mardi 10 janvier 2012

" Dans les rues de la ville toute nue j'ai trouvé..."











































































































































Dans les rues de la ville













Dans les rues de la ville toute nue j'ai trouvé
Des frissons et des espoirs égarés
J'en ai trouvé comme ça des quantités
Qui attendent en silence aux objets trouvés...






J'en ai vu plus d'un sur les murs du métro
à gros traits rageurs insolents et candides
En graffitis rouges, les jurons, les gros mots
Des poètes sombres nés de l'ombre des villes












Dans les rues de la ville toute nue j'ai trouvé
Des frissons et des espoirs égarés
J'en ai trouvé comme ça des quantités
Qui attendent en silence aux objets trouvés





J' en ai surpris un comme un éclat de rire
Une éclaboussure sur l'auguste derrière
Un seau de peinture sur la statue d'un sire
Qui semblait pressé de partir à la guerre








Dans les rues de la ville toute nue j'ai trouvé
Des frissons et des espoirs égarés
J'en ai trouvé comme ça des quantités
Qui attendent en silence aux objets trouvés







Dans les lambeaux morts des affiches guerrières
Surgissant du flou des ombres se dessinent
égrenant les notes des fanfares de misère
Quelques clowns étranges se lèvent et me font signe


(pont )





Sur le papier gris des murs et des devantures 
Traîne un grand dessin né de tous ces délires
Un pavé grotesque c'est la seule signature
De tous ceux qui hurlent pour mieux s'entendre rire












Danielle Messia


































0 commentaires: