samedi 31 décembre 2011

Cucurbitistan, où vont les Avions ?




















































Cucurbitistan, où vont les avions , Danielle... par jwatch_201

















Cucurbitistan






Avec Lénine et Marx, Mao et moi
On s'en allait libérer le Cucurbitistan
Mais y avait Mahatma et Jésus et Bouddha
Qui voulaient le faire aussi et c'était embêtant




Au nom de la croix je vous arrête dit Jésus, vous vous en doutiez
Tire toi d'là sinon c'est ta fête dit Lénine, sans plaisanter
C'est la bagarre générale, la pelouse idéale, 
Y a des maisons, y a des moutons dans les champs, 
et des tas, des tas d'états, des tas d'états de petits enfants






Avec Lénine et Marx, Mao et moi
On s'en allait libérer le Cucurbitistan
Mais y avait Mahatma et Jésus et Bouddha
Qui voulaient le faire aussi et c'était embêtant






Rampez rampez mes très chers frères dit le prophète en ce pays
Debout les damnés de la terre dit le vieillard en vert de gris
La confusion est innommable
On n' voit plus rien c'est détestable
Ah si là-bas on voit la mort, mais de dos, 
On la reconnait bien, elle porte une faux
Les autres porteraient plutôt des drapeaux, 
Ou des faucilles ou des marteaux
Ou bien des sabres, ou bien des goupillons, 
Les uns sont glabres, les autres ont des chignons,
Entre les barbus chauves et ceux qui portent postiches
Comment savoir quel est celui qui triche ?






Mais revenons à nos moutons 
qui sont tous partis, partis partis partis... sur le front






Avec Lénine et Marx, Mao et moi
On a jamais libéré le Cucurbitistan
On a laissé des chars et puis des bazookas,
On leur envoie aussi la pluie et le beau temps
Mais on retrouvera, doux Jésus, gros Bouddha 
En personne, en espèce et peut-être en exil, 
Et quelles que soient nos idées
Tout le monde conviendra qu'on a rempli not' vie
Qu'on était pas ....débiles...







Danielle Messia





































Où vont les avions ?








Où vont les avions qui ont perdu le nord?
Combien de pilotes et de capitaines?
Et les femmes en noir sur les aéroports
Auront-elles longtemps à pleurer leur peine?

Ils sont naufragés d’autres galaxies
Là où le temps n’est jamais fini

Où sont les avions engloutis par les cieux?
Ont-ils trouvé la planète aux merveilles?
Et nul ne peut dire s’ils seront jamais vieux
Ceux-là qui ont vu notre Terre si vieille

Ils sont naufragés des espaces cosmiques
Là où se joue toujours la musique

Où vont les avions qui ont perdu le nord?
Combien de pilotes et de capitaines?

Ils sont naufragés d’autres galaxies
Là où le temps n’est jamais fini









Danielle Messia


























vendredi 30 décembre 2011

"Il y a dans chaque chose un air d'éternité"...

















































Hiver










Il neige sur la ville, petits flocons timides, 
Petits baisers humides de la neige tranquille, 
Des ombres qui circulent dans le jour qui se lève
Comme des somnambules emmêlés dans leurs rêves,
L'enfance qui te happe,
La nostalgie qui frappe à la porte engourdie
Des souvenirs enfouis dans le drap de l'oubli.












La rue coule tranquille comme un fleuve apaisé,
Aucune automobile n'est venue la troubler
Sous tes pas les empreintes ont frayé une sente, 
Un pont que l'on emprunte entre deux berges blanches
ça sent la mandarine et la tiédeur câline, petit nid douillet
Où tu te blottissais quand l'hiver arrivait.








La blancheur infinie te fascine et te saoule 
Coulée dans le grand moule de la terre endormie,
Petites villes aimables, vertige de bonheur, 
étreinte inexplicable qui te saisit le coeur,
ça sent la fête enfuie dans l'ombre de nos nuits,
Elle entre sans frapper, tout se met à briller,
Tout se met à tinter.








L'aurore s'est durcie dans un mur de cristal,
On la croirait surgie d'un monde boréal,
Toutes les notes roses se sont mises à jouer,
Il y a dans chaque chose un air d'éternité...












Ca sent la fête enfuie dans l'ombre de nos nuits,
Elle entre sans frapper, tout se met à briller,
Tout se met à tinter, tout se met à briller, danser...








Danielle Messia







































jeudi 29 décembre 2011

Aller Loin...Sur le Fil du Temps qui passe...














































































































































Aller Loin



Par le monde dans l'espace
Sur le fil du temps qui passe.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Dans l'amour et sans les chaînes
Et peut-être dans la haine.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Aller loin, aller loin, aller loin, j'ai envie d'aller loin. (x2)

Dans la clarté, le mystère
Et les pieds plantés en terre.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Avec des mots à la page
Et des désirs de sauvage.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Aller loin, aller loin, aller loin, j'ai envie d'aller loin. (x2)

Dans le rythme, dans la danse
La prière et le silence.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Dans la paix, la mesure
Comme dans la folie obscure.
J'ai envie, j'ai envie d'aller loin.

Aller loin, aller loin, aller loin, j'ai envie d'aller loin. (x2)






































































mercredi 28 décembre 2011

Ne Laissons Pas Agrandir le Désert !









































































Désert








Quelques vagues terrains vagues entre deux cités
loin du centre quelque centre pour enfants cassés
des machines des usines quelques boites en fer
pas une âme mais dans l'âme comme un grand désert
une route qui cailloute sous un bulldozer
des immeubles comme l'immeuble d'un ciel noir ou vert
Quelques rêves qui t'élèvent puis te laissent amers
pas de drame mais dans l'âme comme un grand désert




Ne laissons pas agrandir le désert X 4






Parallèle je t'appelle mais toujours garder la distance
élégance des civilisés
notre monde, une ronde, pas de rendez-vous
tu t'étonnes puis tu donnes puis tu deviens fou








Ne laissons pas agrandir le désert X 4










J'ai un gros rhume mais je l'assume tout seul dans mon coin
t'as un problème, c'est ton problème
Qu'est-ce qu'on y peut ? Rien !
t'es en détresse, c'est ton business, essaie de guérir
faisons le noir car le hasard pourrait bien sourire, rire, rire










Ne laissons pas agrandir le désert X 4















Quelques vagues terrains vagues entre deux cités
loin du centre quelque centre pour enfants cassés
des machines des usines quelques boites en fer
pas une âme mais dans l'âme  comme un grand désert !








Danielle Messia


























mardi 27 décembre 2011

Voici le Temps de l'Errance...
















































Et mon âme déjà sur mes lèvres errante.










Racine


Phèdre









































Le temps de l'errance








Où sont passés les héros
Ils sont loin, où bien morts à Waterloo
Pour nous pas de grand destin
Encore moins quand on cause au féminin
Puisque la femme du héros
L'héroine nuit et jour elle broie du noir
Quand à la femme du voisin
Pas copine, petite vie et pas d'histoire.






Alors trouver un gourou, une cause
Par le monde chercher partout
Celui qu'on veut admirer
En osmose avec l'univers entier
Mais la route du gourou, la gourance,
Elle m'a caché ses ornières
Au début le vol plané sur Byzance
Puis le plongeon en enfer.








Il n'y a plus de héros, c'est d'accord
Voici le temps de l'errance,
Celle qui colle à la peau et qui mord
Mais qu'a pas de chaines à sa danse
Voici le temps de l'errance...








Danielle Messia


















lundi 26 décembre 2011

Alchimie Musicale, Ouverture des Portes Magnétiques...












































































Alchimie






Je me fonds dans les églises  pour mendier un peu de paix
Je prie dans les salles d'attente avant d'errer sur le quai
Celui dont j'ai fait rencontre dans tes boyaux engorgés
J'ai pris toute sa fatigue, un peu de plomb sous ses pieds,
Sais-tu qu'il est difficile maintenant de porter la terre 
chaque jour un peu plus las d'aborder le millénaire








Laisse nous seulement entrevoir la bonne combinaison
ne nous laisse pas nous éteindre, la mort faire les pieds en plomb, 
Alchimie, Ah Ah Alchimie






Paris, Paris creuset nous sommes de métal
As-tu compris le secret que notre age est médiéval.




Laisse nous seulement entrevoir la bonne combinaison

Ne nous laisse pas nous éteindre,  la mort faire les pieds en plomb, 
Alchimie, Ah Ah Alchimie




Je laisse tomber dans la Seine quelques gouttes de musique
dans l'espoir que s'ouvrent enfin quelques portes magnétiques
Quelques gouttes de bonheur dans ce mercure éternel
un peu d'or, de lumière pour changer ce plomb de fiel.







Laisse nous seulement entrevoir la bonne combinaison

Ne nous laisse pas nous éteindre, 
la mort faire les pieds en plomb, 
Alchimie, Ah Ah Alchimie, Alchimie...





Danielle Messia.




















dimanche 25 décembre 2011

When I Walk Humbly in the Light of Mercy...













































Returning to the source, 
to that inexhaustible source of light and life ...

















































































































































































samedi 24 décembre 2011

Grand-Père : «Vous ne retournerez plus par ce chemin-là»












































































"J'ai l'impression que je n'ai pas beaucoup de séduction immédiate
parce que je n'ai rien de très mode...

En fait, je crois beaucoup que la sincérité est finalement la seule chose qui, à terme, paie."





Danielle Messia










Danielle Messia






























Grand-Père





Je me rappelle grand-père
Lui que nul ne vit jamais
Je l'avais façonné à l'image des contes
Ombre sombre des bois à la lune qui monte

Je me rappelle grand-père
Lui que nul ne vit jamais
Les mains longues et noueuses et les rides profondes
Sur les lèvres, toujours les récits des vieux mondes

{Refrain:}
Grand-père, oh grand-père
Grand-père Heidegger
Grand-père n'existait pas, d'accord !
Mais ça m' fait comme si grand-père était mort

Je me rappelle grand-père
Lui que nul ne vit jamais
Ses cheveux, c'étaient les grands roseaux des rivières
Et ses yeux, les étangs où se perdent les pierres

Je me rappelle grand-père
Lui que nul ne vit jamais
Présence noctambule au-dessus de mes grèves
Qui tirait de sa pipe des bouffées de rêves

{au Refrain}

Tu te rappelles, grand-père, quand j'allais voir ta maison
C'était un arbre creux tout au bout du sentier
Il y avait pour entrer trois mots à prononcer
Je n'irai plus chez toi, ô grand-père, on a rasé la forêt
Le nuage est nuage, un peu d'eau condensée
L'arbre n'est que du bois dont on fait du papier

{au Refrain, x2}



















































Heidegger

Heide, masculin : le païen, l’incroyant, le mécréant. 
Heide, féminin : la lande, la garrigue, la bruyère. 

L’homme in-croyant de la lande...























































La tradition rapporte qu'Esaïe fut scié (cf. Hébreux 11:37) dans un tronc d'arbre creux où il s'était réfugié alors qu'il était poursuivi par Manassé, le grand-père de Josias. 

De la mort de Jérémie, nous ne savons rien, sinon que c'est loin de son pays qu'il disparut, dans cette Egypte dont Dieu avait dit: «Vous ne retournerez plus par ce chemin-là» (Deutéronome 17:16).