Government is an evil; it is only the thoughtlessness and vices of men that make it a necessary evil.
When all men are good and wise, government will of itself decay.
Percy Bysshe Shelley
Buddhas don't practice nonsense.
Bodhidharma
People who don't see their nature and imagine they can practice thoughtlessness all the time are lairs and fools.
Bodhidharma
Quid de la « condition humaine » dans la société contemporaine ?
" L'époque moderne s'accompagne de la glorification théorique du travail et elle arrive en fait à transformer la société tout entière en une société de travailleurs.
Le souhait se réalise donc, comme dans les contes de fées, au moment où il ne peut que mystifier.
C'est une société de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail, et cette société ne sait plus rien des activités plus hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté.
Dans cette société qui est égalitaire, car c'est ainsi que le travail fait vivre ensemble les hommes, il ne reste plus de classe, plus d'aristocratie politique ou spirituelle, qui puisse provoquer une restauration des autres facultés de l'homme.
Même les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société, et, parmi les intellectuels, il ne reste plus que quelques solitaires pour considérer ce qu'ils font comme des œuvres et non comme des moyens de gagner leur vie.
Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société de travailleurs sans travail, c'est-à-dire privés de la seule activité qui leur reste.
On ne peut rien imaginer de pire. "
Condition de l'homme moderne (1961)
Hannah Arendt
Buddha means awareness, the awareness of body and mind that prevents evil from arising in either.
Bodhidharma
" Plus proche, également décisif peut-être, voici un autre événement non moins menaçant.
C'est l'avènement de l'automation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité.
Là, encore, c'est un aspect fondamental de la condition humaine qui est en jeu, mais la révolte, le désir d'être délivré des peines du labeur ne sont pas modernes, ils sont aussi vieux que l'histoire. Le fait même d'être affranchi du travail n'est pas nouveau non plus ; il comptait jadis parmi les privilèges les plus solidement établis de la minorité.
A cet égard, il semblerait simplement qu'on s'est servi du progrès scientifique et technique pour accomplir ce dont toutes les époques avaient rêvé sans pouvoir y parvenir. "
C'est l'avènement de l'automation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité.
Là, encore, c'est un aspect fondamental de la condition humaine qui est en jeu, mais la révolte, le désir d'être délivré des peines du labeur ne sont pas modernes, ils sont aussi vieux que l'histoire. Le fait même d'être affranchi du travail n'est pas nouveau non plus ; il comptait jadis parmi les privilèges les plus solidement établis de la minorité.
A cet égard, il semblerait simplement qu'on s'est servi du progrès scientifique et technique pour accomplir ce dont toutes les époques avaient rêvé sans pouvoir y parvenir. "
Hannah Arendt
Les mots justes trouvés au bon moment
sont de l'action.
Hannah Arendt
« banalité du mal »
mouvements totalitaires
« des organisations massives d’individus
atomisés et isolés ».
« manque de pensée »
(thoughtlessness)
"En 2009,
l'état des mathématiques est loin d'être capable de présenter une condition nécessaire et suffisante générale,
indiquant si oui ou non un comportement chaotique apparaît,
même dans le cas des systèmes discrets."
Les turbulences générées par les masses d'air
autour d'une aile d'avion en mouvement sont chaotiques.
Si le travail est pensé comme condition sine qua non de l’existence humaine,
alors les avancées technologiques feront que bientôt on pourra se passer de plus de 80 vingt pour cent des travailleurs :
qui peut soutenir la tragédie humaine que certaine résolution de cette équation peut sous entendre?
Si on prend en compte le fait que nous vivons dans un monde fini au niveau des ressources et des matériaux rares indispensables aux avancées technologiques nécessaires à la survie des êtres humains,
Si on réalise que l'époque contemporaine semble ne plus avoir en commun que des intérêts privés,
Si une accumulation et une concentration sans fin de biens et de pouvoirs financiers est synonyme d'une accumulation indéfinie de pouvoir:
La technologie oeuvre au progrès...de la surveillance,
si on admet qu'il coexiste en même temps une fragilité technologique,
une perte des savoirs simples et des avancées indéniables rééquilibrant la balance....
Si l'on prend en compte l'accumulation de "l'énergie noire" dégagée par des millions de laissés pour compte...:
Alors on s'aperçoit que nous ne vivons pas une simple crise de l'économie,
mais une crise du sens,
une crise humanitaire;
Sachant que des avancées technologiques et scientifiques permettent la réalisation de programmes à l'échelle planétaire,
Qu'est ce qui pourra garantir dans l'avenir une digne condition humaine,
la diversité nécessaire à la survie,
quelle sera la priorité ? le tout qui fait nombre ?
Qui en décidera ?
Dans un monde impersonnel où après avoir tué Dieu,
l'homme est en passe... de tuer l'Homme...
" Il n'y a point de doctrine plus propre à l'homme que celle-là, qui l'instruit de sa double capacité
de recevoir & de perdre la grace,
à cause du double peril où il est toûjours exposé de desespoir ou d'orgueüil."
Blaise Pascal
exposition interplanétaire














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