mercredi 5 octobre 2011

Fabrique de Pièces d'artifice et de Flamme merveilleuse ...

























































































































La flamme merveilleuse (1903) 


Georges Méliès

























































La science serait-elle un art




L'art de fabriquer



Les feux d'artifice...













Haikus




Natsume Soseki
































Les rites du monde, ses artifices, 


tuent la jeunesse aussi sûrement 


que le fait la servitude ouvrière.













Le jeune homme




 François Mauriac



























Bernand, décor, 1977
















Ce monde gouverné par la biologie 


et la chimie, où le meilleur de l'homme 


sera voulu, prévu, calculé, 


où le talent, le don, la charité, la vertu, 


seront obtenus à volonté 




par des artifices techniques.















Inquiétudes d'un biologiste (1967)




Jean Rostand










































C'était quand les feux d'artifice étaient finis, 




quand la musique militaire s'était tue, 




avait terminé de jouer ses marches guerrières 




que l'on percevait le silence des abîmes.















Jean Follain par André Dhôtel.












































Au milieu des déguisements et des artifices 



qui règnent parmi les hommes, 


il n'y a que l'attention et la vigilance 




qui nous puissent sauver des surprises.













Politique tirée des propres paroles 



de l'Ecriture sainte (1709)















 Jacques Bénigne Bossuet
































Les feux d'artifices




Chine, X° siècle.






Les feux de Bengale, les fusées éclairantes et les véritables  feux d'artifice sont apparus en Chine au X° siècle quand un cuisinier dans l'exercice de ses fonctions mélangea plusieurs ingrédients qui explosèrent, créant ainsi la première explosion d'étincelles due à l'homme.
On a souvent prétendu que ce cuisinier anonyme tentait de fabriquer de la poudre à canon.



Mais ce que l'on sait, c'est qu'il n'existait rien à l'époque qui ressemblât de près ou de loin à de la poudre. 
Ce fut bien plutôt le mélange de souffre, de charbon de bois et de salpêtre concocté  par le cuisinier qui fut à l'origine 
et du feu d'artifice  et de la poudre à canon.








Les historiens n'ont pas réussi à déterminer quel plat le cuisinier tentait de préparer. Toutefois, les trois éléments ci-dessus mentionnés, et fort explosifs lorsqu'on les associait, se rencontraient couramment dans les cuisines chinoises.
Le salpêtre, ou potassium de nitrate, servait de saumure pour la conservation des aliments; 
le souffre était utilisé pour augmenter la puissance des flammes; quant au charbon de bois, 
il servait tout simplement à entretenir le feu.






Les Chinois s'aperçurent bientôt que, si l'on bourrait un bambou  creux au moyen de ces matières, le mélange détonant contenu dans l'espace exigu explosait au ciel.
Le résultat était spectaculaire.
La lumière et le bruit qui accompagnaient l'explosion convenaient parfaitement à ces cérémonies lors desquelles les Chinois  tentaient d'effrayer les esprits du mal, aux mariages, à la célébration des victoires, aux éclipses de lune et aux fêtes du Nouvel An. 
Les Chinois appelaient ces premiers feux d'artifices 
des 'flèches de flammes volantes'.




Les Chinois ne songeaient pas  à utiliser les feux d'artifices uniquement pour les cérémonies.  Ils rêvaient aussi de s'envoler dans les airs. 
Wan-Hu, un de leurs inventeurs, construisit un avion constitué de deux cerfs-volants et propulsé par quarante-deux fusées conçues sur le modèle de celles utilisées pour les feux d'artifice. Lui-même prit place sur un siège posé au centre de l'appareil. Malheureusement, dès la mise à feu, le papier des cerfs-volants, la chaise de bois et le corps de l'infortuné inventeur furent réduits en cendres.


Au début du XVII° siècle, les pyrotechniciens européens réussirent à fabriquer des fusées éclairantes élaborées, qui, en explosant, donnaient à voir des scènes historiques ou le portrait de personnages célèbres.


Il s'agissait là 
d'un divertissement somptueux et fort coûteux
 qui se donnait fréquemment à Versailles.   























TORRE ; M










TORRE ; MOREL ; SEGUIN























TORRE ; MOREL ; SEGUIN



























TORRE ; MOREL ; SEGUIN















SeguinTorreMorel) étaient artificiers du roi. 



















Projet pour le feu d'artifice du mariage du comte de Provence : premier coup

3e quart 18e siècle, 























Pendant huit siècles, cependant, les couleurs des feux d'artifices furent essentiellement des jaunes  et des rouges ambrés. 
Il faudra attendre 1830 pour que les chimistes produisent des poudres de zinc qui donneront des étincelles verdâtres. Quelques années plus tard, on découvrit des composés chimiques qui permirent d'obtenir des explosions en étoiles, d'abord blanches puis rouges et, enfin bleu pâle.  La dernière couleur ajoutée à cette gamme, un bleu pur et brillant, le fut en 1845.
A la fin du siècle dernier, toutes les couleurs que nous connaissons aujourd'hui existaient alors. 





Article extrait du livre intitulé 


'L'origine merveilleuse des choses de tous les jours




Charles Panati, éditions First.


















































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