La flamme merveilleuse (1903)
Georges Méliès
La science serait-elle un art
L'art de fabriquer
Les feux d'artifice...
Haikus
Natsume Soseki
Les rites du monde, ses artifices,
tuent la jeunesse aussi sûrement
que le fait la servitude ouvrière.
Le jeune homme
François Mauriac
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| Bernand, décor, 1977 |
Ce monde gouverné par la biologie
et la chimie, où le meilleur de l'homme
sera voulu, prévu, calculé,
où le talent, le don, la charité, la vertu,
seront obtenus à volonté
par des artifices techniques.
Inquiétudes d'un biologiste (1967)
Jean Rostand
C'était quand les feux d'artifice étaient finis,
quand la musique militaire s'était tue,
avait terminé de jouer ses marches guerrières
que l'on percevait le silence des abîmes.
Jean Follain par André Dhôtel.
Au milieu des déguisements et des artifices
qui règnent parmi les hommes,
il n'y a que l'attention et la vigilance
qui nous puissent sauver des surprises.
Politique tirée des propres paroles
de l'Ecriture sainte (1709)
Jacques Bénigne Bossuet
Les feux d'artifices
Chine, X° siècle.
Les feux de Bengale, les fusées éclairantes et les véritables feux d'artifice sont apparus en Chine au X° siècle quand un cuisinier dans l'exercice de ses fonctions mélangea plusieurs ingrédients qui explosèrent, créant ainsi la première explosion d'étincelles due à l'homme.
On a souvent prétendu que ce cuisinier anonyme tentait de fabriquer de la poudre à canon.
Mais ce que l'on sait, c'est qu'il n'existait rien à l'époque qui ressemblât de près ou de loin à de la poudre.
Ce fut bien plutôt le mélange de souffre, de charbon de bois et de salpêtre concocté par le cuisinier qui fut à l'origine
et du feu d'artifice et de la poudre à canon.
Les historiens n'ont pas réussi à déterminer quel plat le cuisinier tentait de préparer. Toutefois, les trois éléments ci-dessus mentionnés, et fort explosifs lorsqu'on les associait, se rencontraient couramment dans les cuisines chinoises.
Le salpêtre, ou potassium de nitrate, servait de saumure pour la conservation des aliments;
le souffre était utilisé pour augmenter la puissance des flammes; quant au charbon de bois,
il servait tout simplement à entretenir le feu.
Les Chinois s'aperçurent bientôt que, si l'on bourrait un bambou creux au moyen de ces matières, le mélange détonant contenu dans l'espace exigu explosait au ciel.
Le résultat était spectaculaire.
La lumière et le bruit qui accompagnaient l'explosion convenaient parfaitement à ces cérémonies lors desquelles les Chinois tentaient d'effrayer les esprits du mal, aux mariages, à la célébration des victoires, aux éclipses de lune et aux fêtes du Nouvel An.
Les Chinois appelaient ces premiers feux d'artifices
des 'flèches de flammes volantes'.
Les Chinois ne songeaient pas à utiliser les feux d'artifices uniquement pour les cérémonies. Ils rêvaient aussi de s'envoler dans les airs.
Wan-Hu, un de leurs inventeurs, construisit un avion constitué de deux cerfs-volants et propulsé par quarante-deux fusées conçues sur le modèle de celles utilisées pour les feux d'artifice. Lui-même prit place sur un siège posé au centre de l'appareil. Malheureusement, dès la mise à feu, le papier des cerfs-volants, la chaise de bois et le corps de l'infortuné inventeur furent réduits en cendres.
Au début du XVII° siècle, les pyrotechniciens européens réussirent à fabriquer des fusées éclairantes élaborées, qui, en explosant, donnaient à voir des scènes historiques ou le portrait de personnages célèbres.
Il s'agissait là
d'un divertissement somptueux et fort coûteux
qui se donnait fréquemment à Versailles.
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Seguin, Torre, Morel) étaient artificiers du roi. |
Pendant huit siècles, cependant, les couleurs des feux d'artifices furent essentiellement des jaunes et des rouges ambrés.
Il faudra attendre 1830 pour que les chimistes produisent des poudres de zinc qui donneront des étincelles verdâtres. Quelques années plus tard, on découvrit des composés chimiques qui permirent d'obtenir des explosions en étoiles, d'abord blanches puis rouges et, enfin bleu pâle. La dernière couleur ajoutée à cette gamme, un bleu pur et brillant, le fut en 1845.
A la fin du siècle dernier, toutes les couleurs que nous connaissons aujourd'hui existaient alors.
Article extrait du livre intitulé
'L'origine merveilleuse des choses de tous les jours
Charles Panati, éditions First.












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