jeudi 26 mai 2011

Die Weiße Rose, Die blaue Blume...

































































"Nous ne nous taisons pas. Nous sommes votre mauvaise conscience. La rose blanche ne vous laisse pas de calme!"
 
























"Wir schweigen nicht. Wir sind euer schlechtes Gewissen. Die Weiße Rose läßt Euch keine Ruhe!"

 
extrait du site Shoah Project 




































 la « fleur bleue », 

de Novalis dans Henri d’Ofterdingen, 

une poésie en forme de Rose

pour Sophie

ainsi le jeune poète uni par le ciel 

en son éternel amour de la beauté divine

qu'il appelle

« la petite rose de Grüningen » "

 en souvenir de son amour immortel 

voué à

 

 Sophie von Kühn

 

 « fleur bleue » (Die blaue Blume)

 

Rêve d'Henri


















(Novalis désigne en latin celui qui cultive de nouvelles terres)


























Henri d'Ofterdingen
"Il faut voir dans mon roman l'antipathie envers la lumière et l'ombre, la nostalgie de l'Éther clair, chaud et pénétrant" (18 juin 1800)






extrait du site ANTHOLOGIE

















































Marlene Dietrich: Sag Mir Wo Die Blumen Sind. Unicef, 1962.















Das Lied entstand im Oktober 1955, als Pete Seeger in einem Flugzeug unterwegs nach Ohio war. Er gibt an, die Grundidee einem ukrainischen Volkslied entlehnt zu haben, von dem er drei Verse als Zitat in dem Roman Der stille Don von Michail Scholochow entdeckt hatte:







А где ж гуси?
В камыш ушли.
А где ж камыш?
Девки выжали.
А где ж девки?
Девки замуж ушли.
А где ж казаки?
На войну пошли …
Und wo sind die Gänse?
Sie liefen ins Schilf.
Und wo ist das Schilf hin?
Von Mädchen gemäht.
Und wo sind die Mädchen?
Verheiratet längst!
Und wo die Kosaken?
Sind fort in den Krieg!
[…]

Where are the flowers?

The girls have plucked them.
Where are the girls?
They've all taken husbands.
Where are the men?
They're all in the army.
















"Héros ? Peut-on leur donner ce nom ?

Ils n'ont rien entrepris de sublime, n'exigeant qu'un droit élémentaire, celui de vivre,
librement, dans un monde qui soit humain.
La vraie grandeur est sans doute dans cet obscur combat où,
privés de l'enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu,
défendent, absolument seuls, une cause autour d'eux méprisée.
Ils luttent, avec un humble héroïsme, pour ce qui est modeste, très quotidien, mais non point
sans valeur ; et dans le même moment, des despotes habiles sont acclamés sur l'estrade
publique, qui ne promettent, sous prétexte de puissance, qu'une gloire honteuse et la misère."

Inge Scholl, La Rose blanche - Six Allemands contre le nazisme,Les Éditions de Minuit, 1955.
extrait du site
     

La Rose blanche (1942 - 1943)







"Depuis la mainmise
sur la Pologne, 300 000 Juifs ont été abattus comme des bêtes. C'est là
le crime le plus abominable perpétré contre la dignité humaine et aucun
autre dans l'histoire ne pourrait lui être comparé. Quel imbécile oserait
dire qu'ils ont mérité leur sort? Pourquoi tant de citoyens restent-ils
indifférents? Faut-il en conclure que les Allemands sont abrutis, enfoncés
dans un sommeil mortel? Chacun veut s'exonérer lui-même. Mais chacun est
coupable, coupable, coupable....
"
"Nous pouvons encore nous
délivrer de ce monstre que nous avons nous-mêmes créé. Le seul, le plus
saint devoir de chaque Allemand doit être l'extermination de ces brutes.
Et son premier souci doit être non la victoire militaire sur le bolchevisme
mais la défaite du national-socialisme. Résistez, sabotez partout où vous
le pouvez, dans les usines, les universités. Il faut que les Allemands perdent
la guerre. la fin sera atroce, mais elle sera moins redoutable qu'une atrocité
sans fin....
"




 
extrait du site 







 







«Les chaos est le nom que l’on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit.»

  Georges Santayana 


















ASTRALIS
C'était l'aube d'un jour d'été, quand je naquis,
Quand je sentis en moi, pour la première fois,
Mon pouls vivant - et tandis que l'amour
S'égarait toujours plus au profond de l'extase,
Je m'éveillais, et l'impatience grandissait
De moment en moment, se faisait plus pressante
A vouloir l'union plus intime et totale.
 - O Volupté, puissance où s'engendre mon être !
Je suis le centre, le foyer, la source sainte
D'où torrentiellement s'élance tout désir,
Et vers quoi tout désir, divers quand il se brise,
Finit par revenir, apaisé, se rejoindre.
Je vous suis inconnu, et vous m'avez vu naître ! 
N'avez-vous pas été témoins du premier choc,
Tout somnambule encor, de ma présence en moi,
Ce joyeux soir ?  N'avez-vous pas, sur vous, senti
Passer le doux frisson ravi du feu nouveau ? 
J'étais là, tout noyé dans les miels du calice,
Parfumé, parfumant; le vent d'or du matin
Berçait la fleur tout doucement.  Source intérieure
J'étais, lutte suave : à travers et sur moi
Tout ruisselait et m'élevait exquisement. 
Puis un premier pollen vint choir sur le pistil,
- Le baiser, songez-y, quand on sortit de table. 
Refluant tout à coup dans mes émanations,
- Oh! le temps d'un éclair - et déjà je bougeais,
Agitant le calice et les fins filaments.
Et là, tandis que je me commençais moi-même,
Par un précipité rapide des pensées
Les sens terrestres, tout soudain, avaient pris corps.
J'étais aveugle encor, mais des lueurs stellaires
Pointaient dans les lointains merveilleux de mon être.
Rien qui fût proche encore, et je n'étais qu'au loin
L'écho du fond des temps et aussi du futur.
L'amour, sa nostalgie et ses divinations
Firent d'un trait surgir et croître la conscience,
Et comme, en moi, la volupté montait ses flammes,
La douleur la plus haute, aussi, me transperça.
Le monde, autour du tertre clair, s'épanouit
Et la parole du prophète acquit des ailes :
Deux, ils ne le sont plus, mais Henri et Mathilde
Sont l'un à l'autre unis en une même image.
- je m'élevai dès lors, nouveau né dans le ciel,
Puisque était consommé le terrestre destin
Au glorieux instant de transfiguration ;
Aussi le Temps, qui désormais avait perdu
Ses droits, réclamait-il ce qu'il avait prêté.
 
Et le monde nouveau subitement parait,
Qui éclipse l'éclat du plus brillant soleil
A présent qu'on voit poindre hors des ruines moussues
Un avenir d'une splendeur prodigieuse,
Et que tout le banal avec l'habituel
Dorénavant se montre étrange et merveilleux.
En toutes chose l'Un, et dans l'Un toutes choses,
Voir l'image de Dieu sur une herbe, un caillou,
L'esprit de Dieu chez l'homme et dans les animaux,
Là est ce qu'on se doit d'avoir au fond du cœur.
Rien n'est plus commandé par le temps ni l'espace,
Le futur est ici présent dans le passé.
Le voici donc ouvert, le règne de l'Amour,
Et Fable qui commence d'en filer les jours. 
Le jeu initial inaugure tout être,
Chacun songe et se tend aux puissances du verbe ;
Ainsi est-il que la grande âme universelle
Immensément partout vit et s'épanouit.
 
Tout se doit prendre l'un dans l'autre en cohérence,
Et l'un par l'autre chacun doit croître et mûrir ;
Nul ne saurait se voir autrement que dans tous,
Car c'est en se mêlant intimement à eux,
En pénétrant avidement leurs profondeurs,
Que chacun rafraîchit spontanément son être
Et ouvre sa pensée à mille nouveautés.
Le monde se fait rêve; et rêver devient monde.
Ce qu'on croyait, en fait, être arrivé déjà,
On peut le voir, de loin, qui seulement s'avance.
L'Imaginaire est libre et peut vivre à sa guise,
Il peut régner enfin, et tisser ce qu'il veut,
Voilant ici, découvrant là certaines choses
Et puis s'évaporant, léger, dans sa magie.
La souffrance et la volupté, la mort, la vie
Sont ici en rapports parfaits de sympathie
Jamais de sa blessure il ne saurait guérir
Celui qui s'est voué au plus sublime amour.
Il faut, dans la douleur, que le bandeau s'arrache,
Le bandeau refermé sur l'œil intérieur,
Et que soit orphelin, un jour, le cœur fidèle,
Avant que de quitter ce monde de tristesse.
Le corps va se défaire et fondre dans les larmes
Le monde en son entier devient un grand tombeau
Où le cœur, qui se brûle au feu suppliciant
De son désir, ne viendra retomber qu'en cendres.

NOVALIS
Traduction Armel Guerne



extrait du site  









mise en images Jacqueline Waechter mai 2011





















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