samedi 23 avril 2011

W Tango bleu, Oh jeux d'entrevoyures !


























































































































































































































OTANGO






 





Oh Tango, sourires de tes hanches
Oh D. anse d'improvisation,  
Oh l'arc, Ange qui fait la manche
O tanche d'énergie, duo transe
Oh vieille garde qui luit
Oh lune étoilée qui glisse sur la colophane des nuits
















 


Oh jeux d'entrevoyures, 
Oh  sensuelles blessures
Oh brise larmes blanches
Oh va-et-vient du dernier charme,
Oh laits voyageurs en partance 
Oh  fluides mélopées  égrenées aux champs d'exils, 
Oh direction impromptue
Oh, lieu fermé, 
Oh rythmes métissés,






















Oh pas chaloupés, 
Oh souliers crochetés
Oh cordonniers colporteurs d'airs

Oh ultime tango, 
Oh des lices,  suprême en semble, 
Oh suave syntaxe du couple serpentin,





Oh cambrure, 




Oh corps qui se penche






soustrayant le poids plume de l'instant où tout flanche, 
Oh duos d'eux, dais, trépas incendiaires,
Oh  toi musique  argentine,  
Oh travestissement planétaire, c'est leste démesure,





Oh danse sibylline


















Otango !




Quand tu souriais
en la brisure
juste avant l'embarquement...



















Jacqueline Waechter 

2011















































































































































































W Tango Bleu par jwatch_201









Le tango est foncièrement baroque. 
L’esprit classique avance droit devant lui. 
L’esprit baroque s’offre des détours malicieux, délicieux. 
Ce n’est pas qu’il veuille arriver plus vite. 
Ce n’est même pas qu’il veuille arriver. 
C’est qu’il veut jouir du voyage





extraits de Buenos Aires de Alicia Dujovne Ortiz.  
Des villes, éditions du Champ Vallon.













































"PARLEZ-VOUS LE PATOIS DE PARIS ? 
d’après Charles Nisard et d’Hautel"
Éditions d’Orbestier, « Le jeu des mots », 2006, 132 p
















 
Dans la même collection, le titre d’un autre ouvrage, Parlez-vous le patois de Paris ?

se présente comme une sorte d’oxymore. 
Un patois est en effet le parler d’une région rurale. Il désigne ici la langue supposée du petit peuple de Paris avant la Révolution, la capitale constituant, à elle seule, une province.




Cet ouvrage s’inspire de l’Étude sur le langage populaire et le patois de Paris et de sa banlieue publiée en 1872 par Charles Nisard, membre de l’Institut, et du Dictionnaire du bas langage ou des manières de parler usitées parmi le peuple, édité en 1808, œuvre de D’Hautel.
Ces deux auteurs avaient trouvé des témoignages de ce parler, dont l’existence hors de la scène a parfois été mise en doute, dans le théâtre « poissard », ancêtre de notre théâtre de boulevard, du XVIIe et du XVIIIe siècles principalement. La « langue poissarde » corrompt la langue « officielle » pour créer un effet burlesque. À cet effet, elle déforme les mots, souvent par adjonction de suffixes, qui leur donnent des sonorités vulgaires ou paysannes : « éducance » remplace éducation ; 
« entrevoyure », entrevue
« drôlibus », drôle, etc. 
Ces mots ont disparu dans leur presque totalité. 

Charles Nisard avait pris soin de préciser que ces « ”parisianismes” n'étaient pas de nature à être revendiqués par l’argot, quoi qu’ils aient avec lui un air de famille ». 
Et il définissait l’argot (mot qui désigne, au sens propre, les extrémités des membres, les mains et les pieds), comme un patois à l’intérieur du patois parisien : 
« Le langage des porte-balles entre eux, qui se compose en partie de termes burlesques... et le patois des vauriens, des filous, qui est inintelligible pour les honnêtes gens. » 

Nous retrouvons dans cet ouvrage la présentation élégante déjà signalée. Le texte est agrémenté de reproductions d’estampes, œuvres du graveur Larmessin, qui ornait des livres publiés à la fin du XVIIe siècle.




























































































































« Le Tango est une tradition qui se déplace. 
Cet état déplacé le différencie des folklores pour en faire une culture du voyage. 
Voyage des immigrants qui écrivent leur roman, pas à pas, dans la ville de Buenos Aires. 
Ce roman est un livre ouvert à la structure déchirée. 
Même dans cette ville, les Argentins vivent comme des gens du voyage. 
Avec un instrument sous le bras ou un air siffloté au coin des lèvres, ils mettent en pratique la théorie du voyage. [...] »


Histoires de bal
Nathalie Clouet


















































































































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