«Tout être vit dans l'incomplétude.
Et c'est seulement l'amour qui lui permet de se réaliser pleinement.»
Eric Rohmer
Dialogue du film Pauline à la plage
musique Paul Maurice, Al vaivén de mi carreta
Patrick Bauchau : Adrien
Haydée Politoff : Haydée
Daniel Pommereulle : Daniel
" Ozan lui montre ce qu'il faut faire : 'Ainsi, le son prend de la couleur.'
Quand Ozan joue, on dirait du miel. Curieusement le maître a de petites mains épaisses, des doigts larges aux extrémités calleuses. Mais les sons magiques qui coulent de ces doigts sont d'une beauté surnaturelle. Jamais Joakim ne pourra jouer ainsi.
Et Ozan est encore moins charmé par ses improvisations que par ses doigts.
'Que sais-tu des pauses ?' Joakim ne sait rien. Il reproduit ce qu'il a entendu, c'est tout.
'La musique se dégage du repos absolu', dit Ozan.
'Que sais-tu des pauses ?' Joakim ne sait rien. Il reproduit ce qu'il a entendu, c'est tout.
'La musique se dégage du repos absolu', dit Ozan.
'Celui qui ne comprend pas ça, ne maîtrisera jamais la musique. Allez',
et il fait le geste de rejeter quelque chose loin de lui,
'Joue-moi un air dans le makam hidjaz.' Joakim s'y est préparé, c'est le mode musical dans lequel la majorité des mélodies d'Ozan ont été écrites.
Il fait de son mieux. Produit une série de notes qui grimpent en trottinant le sentier menant à la Forteresse.
'Doucement, pas si vite', crie le vieillard, alors que Joakim n'en est même pas à mi-chemin. 'Es-tu trop couard pour affronter le silence?'
'Doucement, pas si vite', crie le vieillard, alors que Joakim n'en est même pas à mi-chemin. 'Es-tu trop couard pour affronter le silence?'














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