LETTRE OUVERTE


Le silence des ports enflamme ma planète
Les ondes des radios surveillent mes décors
Princesse de la nuit, fille des astres morts
La centrale atomique pose son théorème
Dans la veine bleutée du junky qui délire
Noyé dans la musique coule un liquide froid
Qui mesure en c.c. ce qui reste à vivre
De nos cerveaux rongés monte l'hymne à la joie
Je suis un écrivain ivre de dialectique
J'ai l'optimisme suisse sur un compte bloqué
A peu près aussi drôle qu'une porte de clinique
Qui s'ouvre sur la morgue juste après le guichet
Souriez! souriez! déchirez-vous la gueule!
Ordre nouveau est là, pour nos petits enfants!
Mr. Pauwels s'en va fleurir nos camisoles
Dans les matins magiques et les buissons ardents!
Je suis un pessimiste et payé par personne
Au-dessus de mes yeux poussent des fleurs fanées
La fumée des usines me fait une couronne
Ma mère a enfanté dans les pieds d'un crassier
Paroles / Lyrics: Bernard Lavilliers
-Bernard Lavilliers (1981 vhs)- ""lettre Ouverte... par trizone
Bernard Lavilliers - Les barbares (Lyrics)
Les Barbares habitaient dans les angles tranchants
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse
La nuit le haut fourneau mijotait ses dollars
La fumée ruisselait sur nos casques rouillés
Dans le vestiaire cradingue, cinq minutes volées
A la fumée, au feu, au bruit, au désespoir
(Refrain)
Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles,
Vers des pays dociles
Ils rêvaient de tropiques, des tropiques tropicaux
Pleins d'eau à trente degrés, pleins de forêts sanglantes
Ils rêvaient de corail, d'amour, de sable chaud
Epinal leur fourguait ses images en partance
Le fils du patron venait nous visiter
Au sortir du night-club avec de jolies femmes
Il nous regardait faire, essayait d'estimer
La montée de la courbe, la chaleur de la flamme
(au refrain)
Bourgeois adolescents aux mythes ouvriers
Militants acharnés de ce rêve qui bouge
Qui seraient un beau jour de gauche ou bien rangés
Tricolores et tranquilles, la zone c'était rouge
La noirceur des blousons nous faisait des étés
Sombres comme les fleurs de nos arbres acryliques
Nous déroulions nos chaînes essayant de décrocher
La montée de l'amour, de la paix, de la musique
(au refrain)
Quand le car avalait sa ration de six heures
De mains brulées, de silicoses et de gros rouge
Nous rentrions vidés dans nos cuisines, seuls
Un sourire, un café, la douche, rien ne bouge
La radio tapinait à l'étage inférieur
On dormait dans l'enzyme et dans le cargo
Puis nos têtes plongeaient vers des mondes meilleurs
Nos mamans affairées voyaient baisser le jour
(au refrain)
Les barbares habitaient dans les angles tranchants
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse
Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles, vers des pays dociles
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse
La nuit le haut fourneau mijotait ses dollars
La fumée ruisselait sur nos casques rouillés
Dans le vestiaire cradingue, cinq minutes volées
A la fumée, au feu, au bruit, au désespoir
(Refrain)
Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles,
Vers des pays dociles
Ils rêvaient de tropiques, des tropiques tropicaux
Pleins d'eau à trente degrés, pleins de forêts sanglantes
Ils rêvaient de corail, d'amour, de sable chaud
Epinal leur fourguait ses images en partance
Le fils du patron venait nous visiter
Au sortir du night-club avec de jolies femmes
Il nous regardait faire, essayait d'estimer
La montée de la courbe, la chaleur de la flamme
(au refrain)
Bourgeois adolescents aux mythes ouvriers
Militants acharnés de ce rêve qui bouge
Qui seraient un beau jour de gauche ou bien rangés
Tricolores et tranquilles, la zone c'était rouge
La noirceur des blousons nous faisait des étés
Sombres comme les fleurs de nos arbres acryliques
Nous déroulions nos chaînes essayant de décrocher
La montée de l'amour, de la paix, de la musique
(au refrain)
Quand le car avalait sa ration de six heures
De mains brulées, de silicoses et de gros rouge
Nous rentrions vidés dans nos cuisines, seuls
Un sourire, un café, la douche, rien ne bouge
La radio tapinait à l'étage inférieur
On dormait dans l'enzyme et dans le cargo
Puis nos têtes plongeaient vers des mondes meilleurs
Nos mamans affairées voyaient baisser le jour
(au refrain)
Les barbares habitaient dans les angles tranchants
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse
Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles, vers des pays dociles
Lavilliers Jamaïque kingston AMERICAS par frederic-corvest
Lavilliers Jamaïque kingston AMERICAS
Si tu rêves de tropiques, c'est vraiment tropical
Le reggae dans la rue, calypso dans la salle
Si tu veux tout de suite qu'on réponde aux questions
Remonte dans ton jet et retourne à Nation
Tu trouveras ici non pas ce que tu penses
Non pas ce que tu cherches, ça n'a pas d'importance
La beauté, la violence, posées sur la balance
Affamées comme moi...
Kingston kill some, quand le soleil descend à Downtown
J'écoute à la radio une chanson d'amour
Qui dit qu'il n'y a qu'un Dieu, un pays, trois couleurs
Douze tribus dans la Bible, des coups d'flingues dans la cible
Des blancs pour le gâteau, cinq cent mille au ghetto
Un million dans la ville qui brûle en plein soleil
Deux millions dans une île, juste en-dessous du ciel
Affamés comme moi...
Kingston kill some, quand le soleil descend à Downtown
Si tu prends ma machette juste entre les oreilles
C'est fini pour la fête, fini pour le soleil
Plus j'ai faim, plus je fume, plus je fume, plus je crois
Le Dieu qui m'a bâti doit fumer comme moi
Je suis beau comme lui, je danse comme un fauve
Le lion des rastas rôde dans les villas
Affamé comme moi...
Kingston kill some, quand le soleil descend à Downtown
Cadenas sur les grilles, des familles d'en haut
La brume qui scintille au-dessus du ghetto
A Trensh Town ça bouge, t'arrête pas aux feux rouges
A Tivoli Garden, no good man
La lumière qui saute, Kingston est dans le noir
Les gun-men qui rôdent transformés en passoires
Et la mort qui s'en va, affamée comme moi...








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