| Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. | ||
| Lao-Tseu Extrait du Tao Te King | ||
Langage des fleurs...
Orchidée: ferveur, amour raffiné et mystérieux
"Il y a deux mille cinq cents ans, en Chine, Confucius vantait la beauté des orchidées.
Les Aztèques vénéraient certaines orchidées et utilisaient la vanille.
C'est en Hollande que la première orchidée exotique fleurit, en 1615.
Elle symbolise la fécondité, la perfection et la spiritualité."
phalène
V. Hugo l'a fait, à tort, masculin :
Si j'avais, ô Madeleine,
L'oeil du nocturne phalène,
Ball. 9.
"REM. M. Eugène Rambert, poëte de la Suisse contemporaine, a suivi Victor Hugo et a fait phalène masculin :
Des papillons nés dans la plaine Le plus léger fut un phalène, à l'œil de feu (Poésies, 1874, p. 180).
Puis, prenant l'offensive, il me reproche de ne pas accepter le masculin :
Victor Hugo dit le phalène, Musset aussi :
Et c'est l'instinct de l'âme humaine
Qui parle ainsi.
Au papillon qui se présente
En épouseur,
Voit-on la rose complaisante
Dire : ma sœur ! (ib. p. 188) ?
-
Je laisse les poëtes s'arranger avec le genre de phalène.
Un lexicographe ne peut que constater l'usage, auquel Mme Ackermann a été fidèle :
Si par un soir d'été la phalène imprudente
Voit dans l'obscurité luire une lampe ardente,
Poésies philosoph. p. 44."
| Le vrai réalisme consiste à montrer les choses surprenantes que l'habitude cache sous une housse et nous empêche de voir. | ||
| Jean Cocteau Extrait de l' Essai de critique indirecte | ||

Sonnet de porcelaine
Le soir, ouvrant au vent ses ailes de phalène,
Évoque un souvenir fragilement rosé,
Le souvenir, touchant comme un Saxe brisé,
De ta naïveté fraîche de porcelaine.
Notre chambre d'hier, où meurt la marjolaine,
N'aura plus ton regard plein de ciel ardoisé,
Ni ton étonnement puéril et rusé...
Ô frissons de ta nuque où brûlait mon haleine !
Et mon cœur, dont la paix ne craint plus ton retour,
Ne sanglotera plus son misérable amour,
Frêle apparition que le silence éveille !
Loin du sincère avril de venins et de miels,
Tu souris, m'apportant les fleurs de ta corbeille,
Fleurs précieuses des champs artificiels.
Évoque un souvenir fragilement rosé,
Le souvenir, touchant comme un Saxe brisé,
De ta naïveté fraîche de porcelaine.
Notre chambre d'hier, où meurt la marjolaine,
N'aura plus ton regard plein de ciel ardoisé,
Ni ton étonnement puéril et rusé...
Ô frissons de ta nuque où brûlait mon haleine !
Et mon cœur, dont la paix ne craint plus ton retour,
Ne sanglotera plus son misérable amour,
Frêle apparition que le silence éveille !
Loin du sincère avril de venins et de miels,
Tu souris, m'apportant les fleurs de ta corbeille,
Fleurs précieuses des champs artificiels.
Renée Vivien
Il s'agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l'air d'avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante...
Le nom de la Rose
Umberto Eco
Il s'agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l'air d'avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante...
Le nom de la Rose
Citations de Umberto Eco
Le nom de la Rose
Citations de Umberto Eco

























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