La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.
Gandhi
“L'enfadolescence c'est, entre chien et loup,
l'âge où se dessinent en pointillé les courbes inéluctables de nos vies...”
Les romains disaient déjà : "inter canem et lupum".
Pink Floyd Live At Pompeii 1972 - Seamus
envoyé par thegogo. - Découvrez plus de vidéos d'animaux.
Pink Floyd Live At Pompeii 1972 - Seamus
Une pensée naît, concise, presque à point pour prendre une place telle quelle dans ces carnets. Avant que je l'eusse notée, elle s'est désagrégée, disparue de mon esprit, et je sais - pour l'avoir mille fois expérimenté - que mobiliser à ses trousses l'ensemble de mes cellules grises ferait chou blanc. Non seulement je ne la retrouverai pas, mais, le comble, je n'ai plus la moindre idée de ce dont il s'agissait. En de tels moments, je me fais l'effet de ces organismes qui ne fixent pas ce qui est indispensable à la vie, comme le magnésium. Après, il ne me reste plus qu'à singer Harpagon :
- Ma pensée ! Ma pensée !...
Entre chien et loup
d'André Blanchard
La brume du matin, on dirait la petite laine que la nature a passée pour la nuit.
Entre chien et loup
d'André Blanchard

Entre chien et loup
d'André Blanchard
"Quiconque flatte ce péché mignon - se raconter, noter sa petite vie intérieure - a sans doute senti ceci : on réussit à tourner une phrase qui croque tel ou tel de nos ridicules, de nos faiblesses, de nos noirceurs, et voici qu'on en ressort comme absous, fortifié même, à quoi s'ajoute la jubilation d'avoir été capable de s'autopsier de la sorte. Et, maintenant, quelle différence, dites-moi, entre cela et la confession ? Comme ça, sans réfléchir, on en recense au moins deux : pas d'intermédiaire ; d'autre part, si à confesse on est blanchi de façon passive (sans avoir à se bagarrer, juste se laisser aller au repentir), en littérature, s'il s'agit de se faire pardonner ses côtés déplaisants, cela ne se peut que grâce au travail réussi de la plume."
Entre chien et loup
d'André Blanchard
Cela fit qu’un beau jour, entre chien et loup Martin le planta là devers Cambrai et s'enfuit dans la forêt de Proville.
Charles Deulin
Martin et Martine
Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les loups firent la paix avecque les brebis.
C'était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les loups mangeaient mainte bête égarée,
Les bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d'autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages :
Les loups, leurs louveteaux ; et les brebis, leurs chiens.
L'échange en étant fait aux formes ordinaires,
Et réglé par des commissaires,
Au bout de quelque temps que messieurs les louvats
Se virent loups parfaits et friands de tuerie,
Ils vous prennent le temps que dans la bergerie
Messieurs les bergers n'étaient pas,
Étranglent la moitié des agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi ;
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ?
Les Loups et les Brebis
Poèmes de Jean de La Fontaine














0 commentaires:
Enregistrer un commentaire