vendredi 30 avril 2010

Boy and Pigs, The Hen and the Golden Eggs...

...







George Morland
Boy and Pigs...






"Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves"



"This reproduction of a painting by George Morland (1789) has lurid colors and shows the sale of a slave. The artist suggests that friends or relatives are being separated, as one of the slaves is being forcibly restrained as the other slave is being ushered into a boat."


http://chnm.gmu.edu/revolution/d/228/


Source: The Menil Collection (Houston, Texas), 83-110DJ.




Aesop: Aesop's Fables

The Hen and the Golden Eggs

A COTTAGER and his wife had a Hen that laid a golden egg every day. They supposed that the Hen must contain a great lump of gold in its inside, and in order to get the gold they killed it. Having done so, they found to their surprise that the Hen differed in no respect from their other hens. The foolish pair, thus hoping to become rich all at once, deprived themselves of the gain of which they were assured day by day.




Oceano Nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée,
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande " Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont' ils délaissés pour un bord plus fertile ? "
Puis, votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli

On s'entretient de vous parfois dans les veillées,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
Mêle encore quelque temps vos noms d'ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous...

Victor Hugo (1802-1885)



CONSEIL TENU PAR LES RATS

Un Chat, nommé Rodilardus ,
Faisait de Rats telle déconfiture
Que l'on n'en voyait presque plus,
Tant il en avait mis dedans la sépulture.
Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou,
Ne trouvait à manger que le quart de son soûl ;
Et Rodilard passait, chez la gent misérable,
Non pour un Chat, mais pour un Diable.
Or, un jour qu'au haut et au loin
Le Galand alla chercher femme,
Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame,
Le demeurant des Rats tint chapitre en un coin
Sur la nécessité présente.
Dès l'abord, leur Doyen, personne fort prudente,
Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard,
Attacher un grelot au cou de Rodilard ;
Qu'ainsi, quand il irait en guerre,
De sa marche avertis ils s'enfuiraient sous terre ;
Qu'il n'y savait que ce moyen.
Chacun fut de l'avis de Monsieur le Doyen ;
Chose ne leur parut à tous plus salutaire.
La difficulté fut d'attacher le grelot.
L'un dit : Je n'y vas point, je ne suis pas si sot ;
L'autre : Je ne saurais. Si bien que sans rien faire
On se quitta. J'ai maints chapitres vus,
Qui pour néant se sont ainsi tenus :
Chapitres, non de Rats, mais chapitres de moines,
Voire chapitres de chanoines.

Ne faut-il que délibérer,
La cour en conseillers foisonne ;
Est-il besoin d'exécuter,
L'on ne rencontre plus personne.



http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/conseilrats.htm














http://en.wikipedia.org/wiki/George_Morland





Colbert,

"Action ministérielle

L'œuvre de Colbert est à la mesure de la durée de son maintien en charge (1661-1683) et des fonctions qui lui sont attribuées. En 1664, il est fait surintendant des bâtiments; en 1665, surintendant général du commerce, directeur de la Compagnie des Indes orientales, grand trésorier des ordres du roi, contrôleur général des finances; en 1669, secrétaire d'État chargé de la maison du roi, de Paris, du clergé et de la marine; en 1670, grand maître et surintendant général des mines et carrières de France; en 1678, ministre d'État. Seules la guerre et les affaires étrangères lui échappent. On ne présentera ici que son activité en matière financière.

Sa philosophie en ce domaine est très simple. Depuis 1659, il vilipende l'organisation traditionnelle des finances génératrice de désordre, d'accaparement du pouvoir par le surintendant et d'enrichissement par les financiers. Il convient donc d'en finir avec ce système et d'en mettre un nouveau en place dans lequel seront appliquées les maximes d'ordre, de régularité et de simplicité. Son discours financier s'inscrit, cependant, dans sa vision mercantiliste de l'économie.

La fin de l'ancien régime financier

Elle est mise en œuvre par la Chambre de justice et par le roi lui-même, sous le contrôle étroit de Colbert.

La Chambre de justice

Elle se réunit entre le 3 décembre 1661 et le 23 décembre 1665 mais on ne met véritablement fin à son action qu'en 1669. Elle examine les comptes de tous ceux qui ont manié les finances royales depuis 1635 et prononce 164 condamnations à des peines corporelles (12 condamnations à mort, 3 aux galères, 5 bannissements perpétuels du royaume, des bannissements à temps ou hors du ressort et des amendes honorables) ou pécuniaires, souvent énormes – les frères Monnerot sont taxés à 5 000 000 et 5 800 000 livres –, l'ensemble devant rapporter 110 000 000 livres. "





http://www.comite-histoire.minefi.gouv.fr/recherches_finances/les_hommes/controleurs_generaux/xviie_siecle/jean-baptiste_colber4597












"Les Carabiniers met en scène deux hommes pauvres appelés pour se battre à la guerre et qu'on trompe en leur promettant toutes les richesses du monde. Ulysse (Marino Mase) et Michelangelo (Albert Juross) reçoivent du roi de leur pays fictif des lettres qui leur accordent une liberté complète tant qu'ils se battront : ils auront tout ce qu'ils désirent : piscines, Maseratis, femmes – et le tout aux frais de l'ennemi. Ils quittent tous les deux leurs épouses (Catherine Ribeiro et Geneviève Galéa) et traversent champs de bataille et villages, en détruisant et pillant tout leur saoul. Ils racontent leurs exploits à leurs femmes sur des cartes postales qu'ils leur envoient, en rapportant les horreurs des batailles. La représentation idéaliste qu'ils se faisaient de la guerre s'en va en morceaux car ils sont toujours pauvres et maintenant blessés. Ils reviennent à la maison avec une valise pleine de cartes postales montrant des splendeurs du monde pour lesquelles ils se sont battus et s'entendent dire par les responsables militaires qu'ils devront attendre que la guerre soit terminée pour recevoir leur solde. Un jour, le ciel explose en feux d'artifice et ils se précipitent vers la ville, croyant que c'est la fin de la guerre. Mais c'est pour apprendre par leurs supérieurs que leur roi a été vaincu et que tous les criminels de guerre doivent être châtiés. Et les deux hommes se voient alors fusillés pour leurs crimes."


http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Carabiniers

"Le film Les Carabiniers est dédié à Jean Vigo.

Albert Juross, qui interprète le rôle de Michel Ange,

est le pseudonyme du musicien Patrice Moullet, frère du cinéaste Luc Moullet."


Michel-Ange

"Mettez-Vous sur la chaise

...et tournez vous."


Les Carabiniers
Jean-Luc Godard













http://fr.wikipedia.org/wiki/Edwin_Landseer





Jean de LA FONTAINE (1621-1695)


La Poule aux œufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

http://versailles.chez.com/acteurs/colbert.htm




















Sir William Quiller Orchardson

Biography



"Scottish painter. Orchardson was born in Edinburgh where he studied at the Trustees Academy under the enlightened mastership of Robert Scott Lauder ( 1803 69 ). His early subjects were taken from Scottish history (Wishart's Last Exaltation, 1853 ; St Andrews University) but he was also a gifted portrait painter. The charming Mrs John Pettie ( 1865 ; Manchester, AG) was painted as a wedding present for his fellow student Pettie ( 1839 93 ), whom he accompanied to London in 1862 . Orchardson continued to paint Scottish pictures, including subjects from Scott, until 1877 when he abandoned them for the scenes of psychological drama, set in Regency or contemporary times, for which he is best known. His Mariage de convenance ( 1884 ; Glasgow, AG) and its companion After! ( 1886 ; Aberdeen, AG), which deal with a mismatch and its consequence, were greatly praised when exhibited at the Royal Academy (see under London) for their moral seriousness. His use of space as a compositional device to denote emotional isolation became as much a characteristic of his work as the flickering brush strokes, broken colour, and sombre palette he habitually employed."





CSOJ - Fabrice Lucchini - La Fontaine





L'Éléphant et le Singe de Jupiter

Autrefois l'éléphant et le rhinocéros,
En dispute du pas et des droits de l'empire,
Voulurent terminer la querelle en champs clos.
Le jour en était pris, quand quelqu'un vint leur dire
Que le singe de Jupiter,
Portant un caducée, avait paru dans l'air.
Ce singe avait nom Gille, à ce que dit l'hitoire.
Aussitôt l'éléphant de croire
Qu'en qualité d'ambassadeur
Il venait trouver sa Grandeur.
Tout fier de ce sujet de gloire,
Il attend maître Gille, et le trouve un peu lent
A lui présenter a créance.
Maître Gille enfin, en passant,
Va saluer son Excellence.
L'autre était préparé sur la légation:
Mais pas un mot. L'attention
Qu'il croyait que les dieux eussent à sa querelle
N'agitait pas encor chez eux cette nouvelle.
Qu'importe à ceux du firmament
Qu'on soit mouche ou bien éléphant?
Il se vit donc réduit à commencer lui-même:
" Mon cousin Jupiter, dit-il, verra dans peu
Un assez beau combat, de son trône suprême
Toute sa cour verra beau jeu.
- Quel combat?" dit le singe avec un front sévère.
L'éléphant repartit: " Quoi? vous ne savez pas
Que le rhinocéros me dispute le pas,
Qu'Eléphantide a guerre avecque Rhinocère.
Vous connaissez ces lieux, ils ont quelque renom.
- Vraiment je suis ravi d'en apprendre le nom,
Repartit Maître Gille: on ne s'entretient guère
De semblables sujets dans nos vastes lambris."
L'éléphant, honteux et surpris,
Lui dit:" Et parmi nous que venez-vous donc faire?
- Partager un brin d'herbe entre quelques fourmis:
Nous avons soin de tout. Et quant à votre affaire,
On n'en dit rien encor dans le conseil des dieux:
Les petits et les grands sont égaux à leurs yeux."






Le Rat et l'Éléphant

Se croire un personnage est fort commun en France:
On y fait l'homme d'importance,
Et l'on n'est souvent qu'un bourgeois.
C'est proprement le mal françois:
La sotte vanité nous est particulière.
Les espagnols sont vains, mais d'une autre manière:
Leur orgueil me semble, en un mot,
Beaucoup plus fou, mais pas si sot.
Donnons quelque image du nôtre,
Qui, sans doute, en vaut bien un autre.
Un rat des plus petits voyait un éléphant
Des plus gros et raillait le marcher un peu lent
De la bête de haut parage,
Qui marchait à gros équipage.
Sur l'animal à triple étage
Une sultane de renom,
Son chien, son chat et sa guenon,
Son perroquet, sa vieille et toute sa maison,
S'en allait en pèlerinage.
Le rat s'étonnait que les gens
Fussent touchés de voir cette pesante masse:
"Comme si d'occuper ou plus ou moins de place
Nous rendait, disait-il, plus ou moins important!
Mais qu'admirez-vous tant en lui, vous autres hommes?
Serait-ce ce grand corps qui fait peur aux enfants?
Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes,
D'un grain moins que les éléphants."
Il en aurait dit davantage;
Mais le chat, sortant de sa cage,
Lui fit voir en moins d'un instant
Qu'un rat n'est pas un éléphant.









Les fables de la Fontaine






Les Animaux malades de la peste



Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.


Jean de La Fontaine...






Bist du bei mir, de Franco Battiato


Bist Du Bei Mir :


Ardo dal desiderio di vederti
Forza perenne delle catene
Di stare in mezzo a tanta gente
La forza della vita è nel denaro.
Ma soprattutto la ricchezza virtuale
Sta più in alto di quella reale.
Ma soprattutto la ricchezza virtuale sta più in alto.

Bisognerebbe scacciare le avversità come si fa con le mosche.
Per chi rimane incosciente, le colline sono ancora in fiore.
Risuona un mambo nella cavea e il mondo semplicemente gira
Sull’orlo di un precipizio mi inviti adesso a giocare.
Bist du bei mir geh ich mit freuden
Zum sterben und zum meiner ruh
Bist du bei mir mit freuden.

La luce abbagliò i miei sensi come in un quadro di Monet
Mentre l’estate insidiava il giovane Gesualdo.
Risuona un mambo nella cavea e il mondo semplicemente gira,
sull’orlo di un precipizio mi inviti adesso a giocare.
Bist du bei mir geh ich mit freuden
Zum sterben und zum meiner ruh
Bist du bei mir mit freuden.








Battiato, running against the grain




Running against the grain
Running through the rain
Ho attraversato la vita inferiore
Seguendo linee per moto contrario.
Sfruttando per le mie vele
Flussi di controcorrente.
Cercando sempre le cause
Che mi hanno insegnato ad andare
Con disciplina anche contro le mie inclinazioni.
Marmoree scogliere lontane
Spezzano ogni forza in mille spume
L’odore domina sovrano il profumo delle cose.
In verità non mi sono mai legato e adesso
La mia vita fugge in diagonale
Ritorna prepotentemente un desiderio morale
La mi vita cerca fughe in diagonale
Per accelerare le calde influenze del sole.

Osservo la mia condizione
Il mio prezioso ed alterno passato
Le mie bizzarre imprese
Sono mercurio colorato.
Un salto oltre ciò che abbassa
Pinna in altro mare e intanto
La mia vita fugge in diagonale
Ritorna prepotentemente un desiderio morale
La mi vita cerca fughe in diagonale
Per accelerare le calde influenze del sole.

Indipendente la mia vita fugge.










Numerical Art by Jacqueline Waechter 2010













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Comédie Humaine ou Inhumaine?

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"Capolavoroooooo di Marcel L'herbier
con musiche di Rachmaninov (clip)
Follemente innamorato della cantante Claire Lescot (G. Leblanc),
soprannominata l'inumana per la sua freddezza,
il giovane inventore Einar Norsen (J. Catelaine) simula, dopo averglielo annunciato, il suicidio in un incidente d'auto. Davanti al suo feretro , Claire dà sfogo al suo dolore, tra la sorpresa generale. Norsen si rivela, trionfante, ma un maragià indiano, geloso, la fa morire col morso di un serpente velenoso. Norsen, però, la riporta in vita con un marchingegno di sua invenzione. Su una materia da romanzo d'appendice L'Herbier costruisce un film che è un bizzarro cocktail delle avanguardie del tempo: le scenografie (firmate da Fernand Léger, Albert Cavalcanti, Mallet-Stevens, Claude Autant-Lara) rimandano tanto all'Art Déco quanto al cubismo e al futurismo e verso il finale al cinema astratto di Richter e Léger, mentre la partitura musicale (non ancora ritrovata) è di Darius Milhaud e nel montaggio contrappuntistico di alcune sequenze è evidente la lezione di Abel Gance e dei primi film sovietici rivoluzionari. Questa disinvolta e intellettualistica mescolanza di generi e di toni sconcertò il pubblico e divise i critici tra molti detrattori e pochi sostenitori. Come in molti altri film muti degli anni '20 il film proponeva diverse sequenze colorate per viraggi. In Italia fu distribuito col titolo di Futurismo
"



















from Marcel l'Herbier's "L'Inhumaine" (1924).









Honoré de Balzac


L'avant-propos de la Comédie humaine







Edizione elettronica di riferimento

http://www.acamedia.fr


http://visualiseur.bnf.fr/





"En donnant à une œuvre entreprise depuis bientôt treize ans, le titre de la Comédie humaine, il est nécessaire d'en dire la pensée, d'en raconter l'origine, d'en expliquer brièvement le plan, en essayant de parler de ces choses comme si je n'y étais pas intéressé. Ceci n'est pas aussi difficile que le public pourrait le penser. Peu d'œuvres donne beaucoup d'amour-propre, beaucoup de travail donne infiniment de modestie. Cette observation rend compte des examens que Corneille, Molière et autres grands auteurs faisaient de leurs ouvrages: s'il est impossible de les égaler dans leurs belles conceptions, on peut vouloir leur ressembler en ce sentiment.



L'idée première de la Comédie humaine fut d'abord chez moi comme un rêve, comme un de ces projets impossibles que l'on caresse et qu'on laisse s'envoler; une chimère qui sourit, qui montre son visage de femme et qui déploie aussitôt ses ailes en remontant dans un ciel fantastique. Mais la chimère, comme beaucoup de chimères, se change en réalité, elle a ses commandements et sa tyrannie auxquels il faut céder.

Cette idée vint d'une comparaison entre l'Humanité et l'Animalité.





Peinture de George Morland


Ce serait une erreur de croire que la grande querelle qui, dans ces derniers temps, s'est émue entre Cuvier et Geoffroi Saint-Hilaire, reposait sur une innovation scientifique. L'unité de composition occupait déjà sous d'autres termes les plus grands esprits des deux siècles précédents. En relisant les oeuvres si extraordinaires des écrivains mystiques qui se sont occupés des sciences dans leurs relations avec l'infini, tels que Swedenborg, Saint-Martin, etc., et les écrits des plus beaux génies en histoire naturelle, tels que Leibnitz, Buffon, Charles Bonnet, etc., on trouve dans les monades de Leibnitz, dans les molécules organiques de Buffon, dans la force végétatrice de Needham, dans l'emboîtement des parties similaires de Charles Bonnet, assez hardi pour écrire en 1760: L'animal végète comme la plante; on trouve, dis-je, les rudiments de la belle loi du soi pour soi sur laquelle repose l' unité de composition. Il n'y a qu'un animal. Le créateur ne s'est servi que d'un seul et même patron pour tous les êtres organisés. L'animal est un principe qui prend sa forme extérieure, ou, pour parler plus exactement, les différences de sa forme, dans les milieux où il est appelé à se développer. Les Espèces Zoologiques résultent de ces différences. La proclamation et le soutien de ce système, en harmonie d'ailleurs avec les idées que nous nous faisons de la puissance divine, sera l'éternel honneur de Geoffroi Saint-Hilaire, le vainqueur de Cuvier sur ce point de la haute science, et dont le triomphe a été salué par le dernier article qu'écrivit le grand Goethe.

Pénétré de ce système bien avant les débats auxquels il a donné lieu, je vis que, sous ce rapport, la Société ressemblait à la Nature. La Société ne fait-elle pas de l'homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d'hommes différents qu'il y a de variétés en zoologie?












Les différences entre un soldat, un ouvrier, un administrateur, un avocat, un oisif, un savant, un homme d'état, un commerçant, un marin, un poète, un pauvre, un prêtre, sont, quoique plus difficiles à saisir, aussi considérables que celles qui distinguent le loup, le lion, l'âne, le corbeau, le requin, le veau marin, la brebis, etc. Il a donc existé, il existera donc de tout temps des Espèces Sociales comme il y a des Espèces Zoologiques. Si Buffon a fait un magnifique ouvrage en essayant de représenter dans un livre l'ensemble de la zoologie, n'y avait-il pas une oeuvre de ce genre à faire pour la Société? Mais la Nature a posé, pour les variétés animales, des bornes entre lesquelles la Société ne devait pas se tenir. Quand Buffon peignait le lion, il achevait la lionne en quelques phrases; tandis que dans la Société la femme ne se trouve pas toujours être la femelle du mâle. Il peut y avoir deux êtres parfaitement dissemblables dans un ménage. La femme d'un marchand est quelquefois digne d'être celle d'un prince, et souvent celle d'un prince ne vaut pas celle d'un artiste. L'État Social a des hasards que ne se permet pas la Nature, car il est la Nature plus la Société. La description des Espèces Sociales était donc au moins double de celle des Espèces Animales, à ne considérer que les deux sexes. Enfin, entre les animaux, il y a peu de drames, la confusion ne s'y met guère; ils courent sus les uns aux autres, voilà tout. Les hommes courent bien aussi les uns sur les autres; mais leur plus ou moins d'intelligence rend le combat autrement compliqué. Si quelques savants n'admettent pas encore que l'Animalité se transborde dans l'Humanité par un immense courant de vie, l'épicier devient certainement pair de France, et le noble descend parfois au dernier rang social. Puis, Buffon a trouvé la vie excessivement simple chez les animaux. L'animal a peu de mobilier, il n'a ni arts ni sciences; tandis que l'homme, par une loi qui est à rechercher, tend à représenter ses moeurs, sa pensée et sa vie dans tout ce qu'il approprie à ses besoins. Quoique Leuwenhoëk, Swammerdam, Spallanzani, Réaumur, Charles Bonnet, Muller, Haller et autres patients zoographes aient démontré combien les moeurs des animaux étaient intéressantes; les habitudes de chaque animal sont, à nos yeux du moins, constamment semblables en tout temps; tandis que les habitudes, les vêtements, les paroles, les demeures d'un prince, d'un banquier, d'un artiste, d'un bourgeois, d'un prêtre et d'un pauvre sont entièrement dissemblables et changent au gré des civilisations.

Ainsi l'œuvre à faire devait avoir une triple forme: les hommes, les femmes et les choses, c'est-à-dire les personnes et la représentation matérielle qu'ils donnent de leur pensée; enfin l'homme et la vie.








En lisant les sèches et rebutantes nomenclatures de faits appelées histoires, qui ne s'est aperçu que les écrivains ont oublié, dans tous les temps, en Égypte, en Perse, en Grèce, à Rome, de nous donner l'histoire des mœurs. Le morceau de Pétrone sur la vie privée des Romains irrite plutôt qu'il ne satisfait notre curiosité. Après avoir remarqué cette immense lacune dans le champ de l'histoire, l'abbé Bartélemy consacra sa vie à refaire les mœurs grecques dans Anacharsis.

Mais comment rendre intéressant le drame à trois ou quatre mille personnages que présente une Société? comment plaire à la fois au poète, au philosophe et aux masses qui veulent la poésie et la philosophie sous de saisissantes images? Si je concevais l'importance et la poésie de cette histoire du cœur humain, je ne voyais aucun moyen d'exécution; car, jusqu'à notre époque, les plus célèbres conteurs avaient dépensé leur talent à créer un ou deux personnages typiques, à peindre une face de la vie. Ce fut avec cette pensée que je lus les œuvres de Walter Scott. Walter Scott, ce trouveur (trouvère) moderne, imprimait alors une allure gigantesque à un genre de composition injustement appelé secondaire. N'est-il pas véritablement plus difficile de faire concurrence à l'État-Civil avec Daphnis et Chloë, Roland, Amadis, Panurge, Don Quichotte, Manon Lescaut, Clarisse, Lovelace, Robinson Crusoë, Gilblas, Ossian, Julie d'Etanges, mon oncle Tobie, Werther, René, Corinne, Adolphe, Paul et Virginie, Jeanie Dean, Claverhouse, Ivanhoë, Manfred, Mignon, que de mettre en ordre les faits à peu près les mêmes chez toutes les nations, de rechercher l'esprit de lois tombées en désuétude, de rédiger des théories qui égarent les peuples, ou, comme certains métaphysiciens, d'expliquer ce qui est? D'abord, presque toujours ces personnages, dont l'existence devient plus longue, plus authentique que celle des générations au milieu desquelles on les fait naître, ne vivent qu'à la condition d'être une grande image du présent. Conçus dans les entrailles de leur siècle, tout le coeur humain se remue sous leur enveloppe, il s'y cache souvent toute une philosophie. Walter Scott élevait donc à la valeur philosophique de l'histoire le roman, cette littérature qui, de siècle en siècle, incruste d'immortels diamants la couronne poétique des pays où se cultivent les lettres. Il y mettait l'esprit des anciens temps, il y réunissait à la fois le drame, le dialogue, le portrait, le paysage, la description; il y faisait entrer le merveilleux et le vrai, ces éléments de l'épopée, il y faisait coudoyer la poésie par la familiarité des plus humbles langages. Mais, ayant moins imaginé un système que trouvé sa manière dans le feu du travail ou par la logique de ce travail, il n'avait pas songé à relier ses compositions l'une à l'autre de manière à coordonner une histoire complète, dont chaque chapitre eût été un roman, et chaque roman une époque. En apercevant ce défaut de liaison, qui d'ailleurs ne rend pas l'Écossais moins grand, je vis à la fois le système favorable à l'exécution de mon ouvrage et la possibilité de l'exécuter. Quoique, pour ainsi dire, ébloui par la fécondité surprenante de Walter Scott, toujours semblable à lui-même et toujours original, je ne fus pas désespéré, car je trouvai la raison de ce talent dans l'infinie variété de la nature humaine. Le hasard est le plus grand romancier du monde: pour être fécond, il n'y a qu'à l'étudier. La Société française allait être l'historien, je ne devais être que le secrétaire. En dressant l'inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l'histoire oubliée par tant d'historiens, celle des mœurs. Avec beaucoup de patience et de courage, je réaliserais, sur la France au dix-neuvième siècle, ce livre que nous regrettons tous, que Rome, Athènes, Tyr, Memphis, la Perse, l'Inde ne nous ont malheureusement pas laissé sur leurs civilisations, et qu'à l'instar de l'abbé Barthélemy, le courageux et patient Monteil avait essayé pour le Moyen-Age, mais sous une forme peu attrayante.




Ce travail n'était rien encore. S'en tenant à cette reproduction rigoureuse, un écrivain pouvait devenir un peintre plus ou moins fidèle, plus ou moins heureux, patient ou courageux des types humains, le conteur des drames de la vie intime, l'archéologue du mobilier social, le nomenclateur des professions, l'enregistreur du bien et du mal; mais, pour mériter les éloges que doit ambitionner tout artiste, ne devais-je pas étudier les raisons ou la raison de ces effets sociaux, surprendre le sens caché dans cet immense assemblage de figures, de passions et d'événements. Enfin, après avoir cherché, je ne dis pas trouvé, cette raison, ce moteur social, ne fallait-il pas méditer sur les principes naturels et voir en quoi les Sociétés s'écartent ou se rapprochent de la règle éternelle, du vrai, du beau? Malgré l'étendue des prémisses, qui pouvaient être à elles seules un ouvrage, l'oeuvre, pour être entière, voulait une conclusion. Ainsi dépeinte, la Société devait porter avec elle la raison de son mouvement.

La loi de l'écrivain, ce qui le fait tel, ce qui, je ne crains pas de le dire, le rend égal et peut-être supérieur à l'homme d'état, est une décision quelconque sur les choses humaines, un dévouement absolu à des principes. Machiavel, Hobbes, Bossuet, Leibnitz, Kant, Montesquieu sont la science que les hommes d'état appliquent. " Un écrivain doit avoir en morale et en politique des opinions arrêtées, il doit se regarder comme un instituteur des hommes; car les hommes n'ont pas besoin de maîtres pour douter, " a dit Bonald. J'ai pris de bonne heure pour règle ces grandes paroles, qui sont la loi de l'écrivain monarchique aussi bien que celle de l'écrivain démocratique. Aussi, quand on voudra m'opposer à moi-même, se trouvera-t-il qu'on aura mal interprété quelque ironie, ou bien l'on rétorquera mal à propos contre moi le discours d'un de mes personnages, manœuvre particulière aux calomniateurs. Quant au sens intime, à l'âme de cet ouvrage, voici les principes qui lui servent de base.

L'homme n'est ni bon ni méchant, il naît avec des instincts et des aptitudes; la Société, loin de le dépraver, comme l'a prétendu Rousseau, le perfectionne, le rend meilleur; mais l'intérêt développe aussi ses penchants mauvais. Le christianisme, et surtout le catholicisme, étant, comme je l'ai dit dans le Médecin de Campagne, un système complet de répression des tendances dépravées de l'homme, est le plus grand élément d'Ordre Social.

En lisant attentivement le tableau de la Société, moulée, pour ainsi dire, sur le vif avec tout son bien et tout son mal, il en résulte cet enseignement que si la pensée, ou la passion, qui comprend la pensée et le sentiment, est l'élément social, elle en est aussi l'élément destructeur. En ceci, la vie sociale ressemble à la vie humaine. On ne donne aux peuples de longévité qu'en modérant leur action vitale. L'enseignement, ou mieux, l'éducation par des Corps Religieux est donc le grand principe d'existence pour les peuples, le seul moyen de diminuer la somme du mal et d'augmenter la somme du bien dans toute Société. La pensée, principe des maux et des biens, ne peut être préparée, domptée, dirigée que par la religion. L'unique religion possible est le christianisme (voir la lettre écrite de Paris dans LOUIS LAMBERT, où le jeune philosophe mystique explique, à propos de la doctrine de Swedenborg, comment il n'y a jamais eu qu'une même religion depuis l'origine du monde). Le Christianisme a créé les peuples modernes, il les conservera. De là sans doute la nécessité du principe monarchique. Le Catholicisme et la Royauté sont deux principes jumeaux. Quant aux limites dans lesquelles ces deux principes doivent être enfermés par des Institutions afin de ne pas les laisser se développer absolument, chacun sentira qu'une préface aussi succincte que doit l'être celle-ci, ne saurait devenir un traité politique. Aussi ne dois-je entrer ni dans les dissensions religieuses ni dans les dissensions politiques du moment. J'écris à la lueur de deux Vérités éternelles: la Religion, la Monarchie, deux nécessités que les événements contemporains proclament, et vers lesquelles tout écrivain de bon sens doit essayer de ramener notre pays. Sans être l'ennemi de l'Élection, principe excellent pour constituer la loi, je repousse l'Élection prise comme unique moyen social, et surtout aussi mal organisée qu'elle l'est aujourd'hui, car elle ne représente pas d'imposantes minorités aux idées, aux intérêts desquelles songerait un gouvernement monarchique. L' Élection, étendue à tout, nous donne le gouvernement par les masses, le seul qui ne soit point responsable, et où la tyrannie est sans bornes, car elle s'appelle la loi. Aussi regardé-je la Famille et non l'Individu comme le véritable élément social. Sous ce rapport, au risque d'être regardé comme un esprit rétrograde, je me range du côté de Bossuet et de Bonald, au lieu d'aller avec les novateurs modernes. Comme l'Élection est devenue l'unique moyen social, si j'y avais recours pour moi-même, il ne faudrait pas inférer la moindre contradiction entre mes actes et ma pensée. Un ingénieur annonce que tel pont est près de crouler, qu'il y a danger pour tous à s'en servir, et il y passe lui-même quand ce pont est la seule route pour arriver à la ville. Napoléon avait merveilleusement adapté l'Élection au génie de notre pays. Aussi les moindres députés de son Corps Législatif ont-ils été les plus célèbres orateurs des Chambres sous la Restauration. Aucune Chambre n'a valu le Corps législatif en les comparant homme à homme. Le système électif de l'Empire est donc incontestablement le meilleur.

Certaines personnes pourront trouver quelque chose de superbe et d'avantageux dans cette déclaration. On cherchera querelle au romancier de ce qu'il veut être historien, on lui demandera raison de sa politique. J'obéis ici à une obligation, voilà toute la réponse. L'ouvrage que j'ai entrepris aura la longueur d'une histoire, j'en devais la raison, encore cachée, les principes et la morale.

Nécessairement forcé de supprimer les préfaces publiées pour répondre à des critiques essentiellement passagères, je n'en veux conserver qu'une observation.

Les écrivains qui ont un but, fût-ce un retour aux principes qui se trouvent dans le passé par cela même qu'ils sont éternels, doivent toujours déblayer le terrain. Or, quiconque apporte sa pierre dans le domaine des idées, quiconque signale un abus, quiconque marque d'un signe le mauvais pour être retranché, celui-là passe toujours pour être immoral. Le reproche d'immoralité, qui n'a jamais failli à l'écrivain courageux, est d'ailleurs le dernier qui reste à faire quand on n'a plus rien à dire à un poète. Si vous êtes vrai dans vos peintures; si à force de travaux diurnes et nocturnes, vous parvenez à écrire la langue la plus difficile du monde, on vous jette alors le mot immoral à la face. Socrate fut immoral, Jésus-Christ fut immoral; tous deux ils furent poursuivis au nom des Sociétés qu'ils renversaient ou réformaient. Quand on veut tuer quelqu'un, on le taxe d'immoralité. Cette manoeuvre, familière aux partis, est la honte de tous ceux qui l'emploient. Luther et Calvin savaient bien ce qu'ils faisaient en se servant des Intérêts matériels blessés comme d'un bouclier! Aussi ont-ils vécu toute leur vie.

En copiant toute la Société, la saisissant dans l'immensité de ses agitations, il arrive, il devait arriver que telle composition offrait plus de mal que de bien, que telle partie de la fresque représentait un groupe coupable, et la critique de crier à l'immoralité, sans faire observer la moralité de telle autre partie destinée à former un contraste parfait. Comme la critique ignorait le plan général, je lui pardonnais d'autant mieux qu'on ne peut pas plus empêcher la critique qu'on ne peut empêcher la vue, le langage et le jugement de s'exercer. Puis le temps de l'impartialité n'est pas encore venu pour moi. D'ailleurs, l'auteur qui ne sait pas se résoudre à essuyer le feu de la critique ne doit pas plus se mettre à écrire qu'un voyageur ne doit se mettre en route en comptant sur un ciel toujours serein. Sur ce point, il me reste à faire observer que les moralistes les plus consciencieux doutent fort que la Société puisse offrir autant de bonnes que de mauvaises actions, et dans le tableau que j'en fais, il se trouve plus de personnages vertueux que de personnages répréhensibles. Les actions blâmables, les fautes, les crimes, depuis les plus légers jusqu'aux plus graves, y trouvent toujours leur punition humaine ou divine, éclatante ou secrète. J'ai mieux fait que l'historien, je suis plus libre. Cromwell fut, ici-bas, sans autre châtiment que celui que lui infligeait le penseur. Encore y a-t-il eu discussion d'école à école. Bossuet lui-même a ménagé ce grand régicide. Guillaume d'Orange l'usurpateur, Hugues Capet, cet autre usurpateur, meurent pleins de jours, sans avoir eu plus de défiances ni plus de craintes qu'Henri IV et que Charles Ier. La vie de Catherine II et celle de Louis XVI, mises en regard concluraient contre toute espèce de morale à les juger au point de vue de la morale qui régit les particuliers; car pour les Rois, pour les Hommes d'État, il y a, comme l'a dit Napoléon, une petite et une grande morale.

Les Scènes de la vie politique sont basées sur cette belle réflexion. L'histoire n'a pas pour loi, comme le roman, de tendre vers le beau idéal. L'histoire est ou devrait être ce qu'elle fut; tandis que le roman doit être le monde meilleur, a dit madame Necker, un des esprits les plus distingués du dernier siècle. Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails. Obligé de se conformer aux idées d'un pays essentiellement hypocrite, Walter Scott a été faux, relativement à l'humanité, dans la peinture de la femme parce que ses modèles étaient des schismatiques. La femme protestante n'a pas d'idéal. Elle peut être chaste, pure, vertueuse; mais son amour sans expansion sera toujours calme et rangé comme un devoir accompli. Il semblerait que la Vierge Marie ait refroidi le coeur des sophistes qui la bannissaient du ciel, elle et ses trésors de miséricorde. Dans le protestantisme, il n'y a plus rien de possible pour la femme après la faute; tandis que dans l'Eglise catholique l'espoir du pardon la rend sublime. Aussi n'existe-t-il qu'une seule femme pour l'écrivain protestant, tandis que l'écrivain catholique trouve une femme nouvelle, dans chaque nouvelle situation. Si Walter Scott eût été catholique, s'il se fût donné pour tâche la description vraie des différentes Sociétés qui se sont succédé en Ecosse, peut-être le peintre d'Effie et d'Alice (les deux figures qu'il se reprocha dans ses vieux jours d'avoir dessinées) eût-il admis les passions avec leurs fautes et leurs châtiments, avec les vertus que le repentir leur indique. La passion est toute l'humanité. Sans elle, la religion, l'histoire, le roman, l'art seraient inutiles.









En me voyant amasser tant de faits et les peindre comme ils sont, avec la passion pour élément, quelques personnes ont imaginé, bien à tort, que j'appartenais à l'école sensualiste et matérialiste, deux faces du même fait, le panthéisme. Mais peut-être pouvait-on, devait-on s'y tromper. Je ne partage point la croyance à un progrès indéfini, quant aux Sociétés; je crois aux progrès de l'homme sur lui-même. Ceux qui veulent apercevoir chez moi l'intention de considérer l'homme comme une créature finie se trompent donc étrangement. Séraphita, la doctrine en action du Bouddha chrétien, me semble une réponse suffisante à cette accusation assez légèrement avancée d'ailleurs.





Dans certains fragments de ce long ouvrage, j'ai tenté de populariser les faits étonnants, je puis dire les prodiges de l'électricité qui se métamorphose chez l'homme en une puissance incalculée; mais en quoi les phénomènes cérébraux et nerveux qui démontrent l'existence d'un nouveau monde moral dérangent-ils les rapports certains et nécessaires entre les mondes et Dieu? en quoi les dogmes catholiques en seraient-ils ébranlés? Si, par des faits incontestables, la pensée est rangée un jour parmi les fluides qui ne se révèlent que par leurs effets et dont la substance échappe à nos sens même agrandis par tant de moyens mécaniques, il en sera de ceci comme de la sphéricité de la terre observée par Christophe Colomb, comme de sa rotation démontrée par Galilée. Notre avenir restera le même. Le magnétisme animal, aux miracles duquel je me suis familiarisé depuis 1820; les belles recherches de Gall, le continuateur de Lavater; tous ceux qui, depuis cinquante ans, ont travaillé la pensée comme les opticiens ont travaillé la lumière, deux choses quasi semblables, concluent et pour les mystiques, ces disciples de l'apôtre saint Jean, et pour tous les grands penseurs qui ont établi le monde spirituel, cette sphère où se révèlent les rapports entre l'homme et Dieu.

En saisissant bien le sens de cette composition, on reconnaîtra que j'accorde aux faits constants, quotidiens, secrets ou patents, aux actes de la vie individuelle, à leurs causes et à leurs principes autant d'importance que jusqu'alors les historiens en ont attaché aux événements de la vie publique des nations. La bataille inconnue qui se livre dans une vallée de l'Indre entre madame de Mortsauf et la passion est peut-être aussi grande que la plus illustre des batailles connues ( Le Lys dans la vallée ). Dans celle-ci, la gloire d'un conquérant est en jeu; dans l'autre, il s'agit du ciel. Les infortunes des Birotteau, le prêtre et le parfumeur, sont pour moi celles de l'humanité. La Fosseuse ( Médecin de campagne ), et madame Graslin ( Curé de village ) sont presque toute la femme. Nous souffrons tous les jours ainsi. J'ai eu cent fois à faire ce que Richardson n'a fait qu'une seule fois. Lovelace a mille formes, car la corruption sociale prend les couleurs de tous les milieux où elle se développe. Au contraire, Clarisse, cette belle image de la vertu passionnée, a des lignes d'une pureté désespérante. Pour créer beaucoup de vierges, il faut être Raphaël. La littérature est peut-être, sous ce rapport, au-dessous de la peinture. Aussi peut-il m'être permis de faire remarquer combien il se trouve de figures irréprochables (comme vertu) dans les portions publiées de cet ouvrage: Pierrette Lorrain, Ursule Mirouët, Constance Birotteau, la Fosseuse, Eugénie Grandet, Marguerite Claës, Pauline de Villenoix, madame Jules, madame de La Chanterie, Eve Chardon, mademoiselle d'Esgrignon, madame Firmiani, Agathe Rouget, Renée de Maucombe; enfin bien des figures du second plan, qui pour être moins en relief que celles-ci, n'en offrent pas moins au lecteur la pratique des vertus domestiques, Joseph Lebas, Genestas, Benassis, le curé Bonnet, le médecin Minoret, Pillerault, David Séchard, les deux Birotteau, le curé Chaperon, le juge Popinot, Bourgeat, les Sauviat, les Tascheron, et bien d'autres ne résolvent-ils pas le difficile problème littéraire qui consiste à rendre intéressant un personnage vertueux.

Ce n'était pas une petite tâche que de peindre les deux ou trois mille figures saillantes d'une époque, car telle est, en définitif, la somme des types que présente chaque génération et que La Comédie humaine comportera. Ce nombre de figures, de caractères, cette multitude d'existences exigeaient des cadres, et, qu'on me pardonne cette expression, des galeries. De là, les divisions si naturelles, déjà connues, de mon ouvrage en Scènes de la vie privée, de province, parisienne, politique, militaire et de campagne. Dans ces six livres sont classées toutes les Études de mœurs qui forment l'histoire générale de la Société, la collection de tous ses faits et gestes, eussent dit nos ancêtres. Ces six livres répondent d'ailleurs à des idées générales. Chacun d'eux a son sens, sa signification, et formule une époque de la vie humaine. Je répéterai là, mais succinctement, ce qu'écrivit, après s'être enquis de mon plan, Félix Davin, jeune talent ravi aux lettres par une mort prématurée. Les Scènes de la vie privée représentent l'enfance, l'adolescence et leurs fautes, comme les Scènes de la vie de province représentent l'âge des passions, des calculs, des intérêts et de l'ambition. Puis les Scènes de la vie parisienne offrent le tableau des goûts, des vices et de toutes les choses effrénées qu'excitent les moeurs particulières aux capitales où se rencontrent à la fois l'extrême bien et l'extrême mal. Chacune de ces trois parties a sa couleur locale: Paris et la province, cette antithèse sociale a fourni ses immenses ressources. Non-seulement les hommes, mais encore les événements principaux de la vie, se formulent par des types. Il y a des situations qui se représentent dans toutes les existences, des phases typiques, et c'est là l'une des exactitudes que j'ai le plus cherchées. J'ai tâché de donner une idée des différentes contrées de notre beau pays. Mon ouvrage a sa géographie comme il a sa généalogie et ses familles, ses lieux et ses choses, ses personnes et ses faits; comme il a son armorial, ses nobles et ses bourgeois, ses artisans et ses paysans, ses politiques et ses dandies, son armée, tout son monde enfin!







Après avoir peint dans ces trois livres la vie sociale, il restait à montrer les existences d'exception qui résument les intérêts de plusieurs ou de tous, qui sont en quelque sorte hors la loi commune: de là les Scènes de la vie politique. Cette vaste peinture de la société finie et achevée, ne fallait-il pas la montrer dans son état le plus violent, se portant hors de chez elle, soit pour la défense, soit pour la conquête? De là les Scènes de la vie militaire, la portion la moins complète encore de mon ouvrage, mais dont la place sera laissée dans cette édition, afin qu'elle en fasse partie quand je l'aurai terminée. Enfin, les Scènes de la vie de campagne sont en quelque sorte le soir de cette longue journée, s'il m'est permis de nommer ainsi le drame social. Dans ce livre, se trouvent les plus purs caractères et l'application des grands principes d'ordre, de politique, de moralité.

Telle est l'assise pleine de figures, pleine de comédies et de tragédies sur laquelle s'élèvent les Études philosophiques, Seconde Partie de l'ouvrage, où le moyen social de tous les effets se trouve démontré, où les ravages de la pensée sont peints, sentiment à sentiment, et dont le premier ouvrage, La Peau de chagrin, relie en quelque sorte les Études de mœurs aux Études philosophiques par l'anneau d'une fantaisie presque orientale où la Vie elle-même est peinte aux prises avec le Désir, principe de toute Passion.

Au-dessus, se trouveront les Études analytiques, desquelles je ne dirai rien, car il n'en a été publié qu'une seule, La Physiologie du mariage. D'ici à quelque temps, je dois donner deux autres ouvrages de ce genre. D'abord la Pathologie de la vie sociale, puis l'Anatomie des corps enseignants et la Monographie de la vertu.

En voyant tout ce qui reste à faire, peut-être dira-t-on de moi ce qu'ont dit mes éditeurs: Que Dieu vous prête vie! Je souhaite seulement de n'être pas aussi tourmenté par les hommes et par les choses que je le suis depuis que j'ai entrepris cet effroyable labeur. J'ai eu ceci pour moi, dont je rends grâce à Dieu, que les plus grands talents de cette époque, que les plus beaux caractères, que de sincères amis, aussi grands dans la vie privée que ceux-ci le sont dans la vie publique, m'ont serré la main en me disant: - Courage! Et pourquoi n'avouerais-je pas que ces amitiés, que des témoignages donnés çà et là par des inconnus, m'ont soutenu dans la carrière et contre moi-même et contre d'injustes attaques, contre la calomnie qui m'a si souvent poursuivi, contre le découragement et contre cette trop vive espérance dont les paroles sont prises pour celles d'un amour-propre excessif? J'avais résolu d'opposer une impassibilité stoïque aux attaques et aux injures; mais, en deux occasions, de lâches calomnies ont rendu la défense nécessaire. Si les partisans du pardon des injures regrettent que j'aie montré mon savoir en fait d'escrime littéraire, plusieurs chrétiens pensent que nous vivons dans un temps où il est bon de faire voir que le silence a sa générosité.

A ce propos, je dois faire observer que je ne reconnais pour mes ouvrages que ceux qui portent mon nom. En dehors de La Comédie humaine, il n'y a de moi que les Cent contes drôlatiques, deux pièces de théâtre et des articles isolés qui d'ailleurs sont signés. J'use ici d'un droit incontestable. Mais ce désaveu, quand même il atteindrait des ouvrages auxquels j'aurais collaboré, m'est commandé moins par l'amour-propre que par la vérité. Si l'on persistait à m'attribuer des livres que, littérairement parlant, je ne reconnais point pour miens, mais dont la propriété me fut confiée, je laisserais dire par la même raison que je laisse le champ libre aux calomnies.

L'immensité d'un plan qui embrasse à la fois l'histoire et la critique de la Société, l'analyse de ses maux et la discussion de ses principes, m'autorise, je crois, à donner à mon ouvrage le titre sous lequel il parait aujourd'hui: La Comédie humaine. Est-ce ambitieux? N'est-ce que juste? C'est ce que, l'ouvrage terminé, le public décidera.




Honoré de Balzac
Paris, juillet 1842.







































La Cruche Cassée...
Greuze

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Greuze








Hommes Femmes Mode D'Emploi
un film de Claude Lelouch


Fabrice Luchini, Bernard Tapie, Agnès Soral...
Comédie Humaine ou Inhumaine?






Hommes Femmes Mode d'Emploi-

Bernard Tapie & Fabrice Luchini


Comédie Humaine ou Inhumaine?






Père Lachaise...

"A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses :

- A nous deux maintenant !

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen."


Honoré de Balzac

Le Père Goriot









Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010








...

Trouble of the World, Bist Du Bei Mir?

...






















Gravure, aquatinte, papier Arches
7,5 cm x 5 cm


Martine : […] Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

  • « Les Femmes savantes »,
  • dans Œuvres complètes,
  • Molière,
  • édiion. F. Didot, 1856, acte III, scène V, p. 65











Hommage à Jacques Callot
par Jacqueline Waechter
Gravures, 1992






Burin et Pointe Sèche

12,5 cm x 7,5 cm
Papier Arches
Tirage Sépia



http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Callot










http://en.wikipedia.org/wiki/Etching








Hommage à Jacques Callot, Les Grandes Misères de la Guerre...
12,5 cm x 10 cm
Papier Arches
Tirage unique en couleurs, et tirage en noir et blanc...









Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies.

  • « Le Malade imaginaire »

  • dans Œuvres complètes, Molière,
  • édition. Hachette, 1867, vol. 3, acte III, scène III, p. 426


Monsieur Purgon : Et je veux qu’avant qu’il soit quatre jours, vous deveniez dans un état incurable.
Argan : Ah ! miséricorde !
Monsieur Purgon : Que vous tombiez dans la bradypepsie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : De la bradypepsie dans la dyspepsie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : De la dyspepsie dans l’apepsie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : De l’apepsie dans la lienterie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : De la lienterie dans la dysenterie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : De la dysenterie dans l’hydropisie.
Argan : Monsieur Purgon !
Monsieur Purgon : Et de l’hydropisie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie.

  • « Le Malade imaginaire »,
  • dans Œuvres complètes,
  • Molière, éd. Garnier frères,
  • 1965, vol. 2, acte III, scène V, p. 831






Anselme :
Les dettes aujourd'hui, quelque soin qu'on emploie
sont comme les enfants, que l'on conçoit en joie,
Et dont avec peine on fait l'accouchement.
L'argent dans une bourse entre agréablement ;
Mais le terme venu que nous devons le rendre,
C'est lors que les douleurs commencent à nous prendre.

  • « L'Étourdi » (1653),

  • dans Œuvres,
  • Molière,
  • édition. Hachette, 1876, t. 1, acte I, scène V, p. 119










Mascarille : On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps !…

« Le Dépit amoureux »,
dans Œuvres complètes,
Molière,
édition. F. Didot, 1856, acte V, scène IV, p. 82








Trouble of the World - Mahalia Jackson



Trouble Of The World

Performed by Mahalia Jackson

*Soon it will be dawn
Trouble of the world
Trouble of the world
Trouble of the world

Soon it will be dawn
Trouble of the world
Going home to hear you're gone
No more weeping on Whaley
No more weeping on Whaley
No more weeping on Whaley
Going home to live with my love

(Repeat *)

Soon we will be done, trouble of
Going home to live with my love
I want see my Ma
I want see my mother
My Ma to see my mother
Going home to live with God

Soon we will be done
Trouble of the world
Trouble of the world
Trouble of the world
How soon we will be done
With the trouble of the world
I am going home to live with God














Johann Sebastian Bach
~Bist du bei mir from Notenbüchlein
für Anna Magdalena Bach

Ingrid Kertesi~Soprano
Camerata budapest
László Kovacs








Orgon :
Ce que je viens d’entendre, ô Ciel ! est-il croyable ?
Tartuffe :
Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable,
Un malheureux pécheur tout plein d’iniquité,
Le plus grand scélérat qui jamais ait été.

  • Le Tartuffe (12 mai 1664),
  • Molière, édition. Bordas,
  • coll. Les Petits Classiques Bordas, 1964, acte III, scène 6, p. 78, vers 1073-1076








Jacques Callot....Gravure.












Hommage à Jacques callot, by Jacqueline Waechter Numerical Art 2010























HOBBEMA MEINDERT (1638-1709)





"Meindert HOBBEMA (né Meindert LUBBERTSZ 1638 - 1709) l'un des plus grands peintres paysagistes hollandais.
Élève et rival de Jacob Van RUISDAEL.
Ses toiles jouent de la lumière et de l'ombre."
Musique : Mahalia JACKSON chante

I wonder if I will ever find rest...




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Mahalia Jackson--How I got over LIVE

Mahalia Jackson live in Chicago a favorite of Dr. Martin Luther King Jr.
Mahalia sang this at the march on washington just before King gave the I have a dream speech















Bach

- Aria ''Bist du bei mir'' BWV 508

Bist du bei mir, geh ich mit Freuden
Zum Sterben und zu meiner Ruh.
Ach, wie vergnügt wär so mein Ende,
Es drückten deine schönen Hände
Mir die getreuen Augen zu.

If you are with me, I go with gladness
To death and to my rest.
Ah, how pleasant would my end be,
Were it your loving hands
That closed my faithful eyes!

Klaus Mertens, baritone
Ton Koopman, organ





















Gábor Boldoczki

- Let the Bright Seraphim

Concert in Spring Festival 2007, Budapest
Gábor Boldoczki and Ingrid Kertesi
G. F. Händel - Let the Bright Seraphim










Numerical Art, Etching, Paintings and Drawings by Jacqueline Waechter 1992-2010









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