Cabane,
"La cabane ( royale ) était conçue pour le transport des hauts personnages du royaume et de toute leur suite.
Le même mot cabane désignait également une barque de moins fort tonnage
destinée à des voyageurs plus modestes mais
également pourvue d'une maisonnette en bois. "
Multiples en sont les figurations
sur les gravures anciennes.
Le nombre des occupants devait être limité et leur
confort très relatif. Elle présentait cependant l'avantage de posséder un abri.
Souvent dépourvues de mâts et de voilures, elles étaient mues et manœuvrées
à la rame.
On disait « descendre ou remonter le fleuve en cabane ».
"Il descendoit en cabane de Saumur pour aller à Nantes et fut transporté
de sa cabane à l'auberge des Trois Maures."
....
Sur la durée des voyages en cabane,
Roger Dion nous donne les précisions
suivantes:
Dans les circonstances les plus favorables, les bateaux légers a1fectés au
transport des voyageurs sur la Loire et connus, aux xvue et xvme siècles,
sous le nom de cabane, pouvaient accomplir, de quatre heures du matin à huit
heures du soir, le trajet d'Orléans à Saumur, qui est de 182 kilomètres .
transport des voyageurs sur la Loire et connus, aux xvue et xvme siècles,
sous le nom de cabane, pouvaient accomplir, de quatre heures du matin à huit
heures du soir, le trajet d'Orléans à Saumur, qui est de 182 kilomètres .
Plus tard (au siècle dernier), cabane ne désigna plus un bateau, mais la
petite chambre de bois ménagée à l'arrière des barques de mariniers, unique
habitation de ceux-ci pendant leurs longs déplacements. ns y couchaient et
faisaient leur cuisine,
Enfin, les pêcheurs appelèrent encore cabane l'abri confectionné
avec leur voile tendue en forme de toit sur un bâton (gaffe) et recouvrant
leur barque.
Ils pouvaient y vivre et passer la nuit en nomades sous ce toit de
fortune .
De tels bateaux furent empruntés par les émigrants suisses et allemands
rejoignant Nantes par la Loire au début du xvme siècle.
Source,
extrait du Livre
"Loire Angevine et Maine"
Mariniers et Riverains d'Autrefois
J. et C. Fraysse
Cheminements,
2002
"Décès et naissance à bord sont pour nous des indices précieux sur l'itinéraire suivi par des étrangers s'expatriant comme soldats mercenaires, ou bien, sans doute, dans le but de
tenter leur chance à la Louisiane ou au Mississippi.
tenter leur chance à la Louisiane ou au Mississippi.
Ingrandes. 1720, 25 août.
Sépulture d'un enfant décédé dans les bateaux
qui conduisent les troupes de Suisses pour la Louisiane ."
qui conduisent les troupes de Suisses pour la Louisiane ."
Bateax de Loire à voile et à vapeur,
à quai, transports de voyageurs et marchandises
En-Tête de facture 1837
Angers, Lith, Ernerst Lesourd 
Patache
Qui diantre as-tu pu bien être ?
Un roulier sans doute,
Un roulier sans doute,
qui, après avoir fait emplette de trois chevaux et d'une mauvaise patache,
dit pour toujours, adieu à son trou
et s'en alla voiturer les marchands de foire en foire ?
Nicolas Gogol,
Les âmes mortes -1842 ;
traduction de Henri Mongault -1949
Dans le jargon des pêcheurs,
une patache est une larve d'éphémère,
qui vit dans l'eau
et pouvant servir d'appât.

Coche d'eau, chaland de rivière halé par des chevaux.

Long Cours
Sur Les Rivières
Et Canaux
"De fin mars à septembre 1928, l'enfant terrible du milieu littéraire,
celui que la presse appelle le romancier-vapeur,
s'éclipse à bord du Ginette,
un ancien canot de sauvetage de 5,5 m de long
muni d'un moteur de 3 cv,
en compagnie de Tigy, de Boule et du chien Olaf
pour un périple sur les canaux et rivières de France.
Dès les premières écluses, Simenon éprouve la sensation de pénétrer dans un univers inconnu.
Loin par l'esprit des mondanités étouffantes de la Capitale, le jeune capitaine découvre d'abord un langage pittoresque, il découvre également un milieu qui a ses coutumes et sa manière de vivre ; il s'émerveille enfin devant cette géographie sentimentale qui se détourne des paysages connus et révèle des atmosphères lourdes de poésie élémentaire.
Avant que la France souriante, familière et débrouillarde lui ouvre définitivement les bras,
Simenon doit affronter des périls et surmonter des épreuves.
C'est que son périple a tout d'un chemin initiatique."
Honoré de Balzac, la Loire et le vin
"Grandet, un commerçant avisé"
« Son chantier sur le port fournit tous les tonneliers de l’Anjou…
Dans ce pays de Saumur, comme en Touraine, les vicissitudes de l’atmosphère (= météorologie) dominent la vie commerciale…
M. Grandet avait toujours des tonneaux à vendre alors que le tonneau valait plus cher que la denrée à recueillir ; il pouvait mettre sa vendange dans ses celliers et attendre le moment de livrer son poinçon* à deux cents francs quand les petits propriétaires donnaient le leur à cinq louis**.
Sa fameuse récolte de 1811***, sagement serrée, lentement vendue, lui avait rapporté plus de deux cent quarante mille livres ».
Eugénie Grandet, 1833.
* Le poinçon de Montrichard, en usage à Saumur, contient environ 250 litres.
** Un louis est une pièce d’or de vingt francs.
*** L’année 1811 fut celle du célèbre « vin de la Comète ».
La vertu, le bonheur, la vie,
c’est six cent francs de rente au bord de la Loire.
Honoré de Balzac

























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