vendredi 3 septembre 2010

"Que draines-tu au fond de tes sourdes contrées ?"












Pâle soleil d'oubli, lune de la mémoire,
Que draines-tu au fond de tes sourdes contrées ?
Est-ce donc là ce peu que tu donnes à boire
Ces gouttes d'eau, le vin que je te confiai ?



















Une saison en Enfer
1873




Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.
Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. 

Et je l'ai trouvée amère. 
Et je l'ai injuriée.






Une saison en Enfer

Arthur Rimbaud,

 1873













Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde

Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent

Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


Guillaume Apollinaire, 

  Alcools













 






















Georges Brassens


Dand l'eau de la claire fontaine
Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues
En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger
Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi
Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi
Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'ell' fut toute déshabillée
Le jeu dut plaire à l'ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent 
Qu'il fit du vent...





 
Noé fut le premier agriculteur; 
il planta une vigne 
et il en but le vin,
s'enivra 
et se trouva nu 
à l'intérieur de sa tente.  

Bible
   
  


















Greffez des plants de rosiers sur des plants de vigne, ça fera du vin rosé naturel.
 

Pierre Dac
 
Je suis passé auprès du champ d'un paresseux et auprès de la vigne d'un homme privé de coeur Et voici que les orties poussaient partout, les chardons en couvraient la surface et son mur de pierres était écroulé.


 
Proverbes, XXIV, 30-31   




Bible
















 

Chacun de ces murs est tapissé d'espaliers et de vignes dont les fructifications grêles et poudreuses sont l'objet des craintes annuelles de madame Vauquer.



 
Le Père Goriot (1835) 


 Honoré de Balzac

 
Gelée d'octobre, Rend le vigneron sobre.    Dictons
 



En septembre, la bruine Est toujours bonne à la vigne.




 
 

Avec le pampre de la vigne  
Un bout de cotillon lui fit,   
Mais la belle était si petite   
Qu'une seule feuille a suffi. 
Dans l'eau de la claire fontaine  


Georges Brassens
 

Il y avait cette excellente friandise italienne 
qui consiste en quelques grains de raisin muscat confits dans du vin liquoreux
ridés au soleil, momifiés et capiteux
roulés dans des feuilles de vigne.  


Flore et Pomone 



Sidonie Gabrielle Colette
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Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter 
La voix chante toujours à en râle-mourir 
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été.







 







Jane Sourza Raymond Souplex : sur le banc


émission culte de Radio Luxembourg crée en 1937 arrêtée pendant la guerre et reprise de 1949 a 1963 Jane Sourza Carmen Raymond Souplex la hurlette...





 




"Le Glaude : J’ai l’diabète.  
Le Bombé : Ba où que t’as vu ça ?
Le Glaude : Dans l’journal.  
Le Bombé : Y parle de ton diabète dans la montagne ?
Le Glaude : Mais non ! Il en parle en général dans un article. 
Et y’a du particulier dans ce général là.  
Le Bombé : Et bein alors ?  
Le Glaude : Et bein et alors ?! Ma tante Augustine qui avait du diabète dans tous les coins, on lui a enlevé un œil comme ça ... elle est morte. Mon cousin germain Benoît, il était tout p’tit comme ça ... ba lui aussi il y a eu droit au diabète, alors on lui a enlevé un œil comme ça ... il est mort. Alors un et un pour moi ça fait deux.  
Le Bombé : Et ba hey, confidence pour confidence, moi j’ai deux oncles qui sont morts en 14.
Le Glaude : Ah bon ?
Le Bombé : Et ba ça m’étonnerait bien que ça m’arrive. Allez bois donc.
Le Glaude : Ah non.  
Le Bombé : Allez bois donc ! Bois donc !
Le Glaude : Faut plus que je boive !
Le Bombé : Bois donc ! Bois donc !  
Le Glaude : Jamais ! J’vais au docteur !
Le Bombé : Et bein ... on a pas fini d’en causer tiens."




















( La Soupe Aux Choux ) - Louis de Funes
Jean Carmet
La Soupe Aux Choux, un film de Jean_Girault




     





    Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010




     




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