vendredi 10 septembre 2010

De la tendresse avec ou sans sanglot...





















..;c'est juste de la tendresse mais sans sanglot
de la tendresse basée sur la douleur
c'est une réponse 
à un cri que les gens ne poussent même pas...


mais qu'on pressent


qu'on devine




Jacques Brel à Denise Glaser....



JACQUES BREL COMMENT PARLER AUX GENS

Discorama - 18/03/1966 - 02min48s





































































Le monde est méchant

Le monde est méchant, ma petite :
Avec son sourire moqueur
Il dit qu'à ton côté palpite
Une montre en place de coeur.

- Pourtant ton sein ému s'élève
Et s'abaisse comme la mer,
Aux bouillonnements de la sève
Circulant sous ta jeune chair.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tes yeux vifs sont morts
Et se meuvent dans leur orbite
A temps égaux et par ressorts.

- Pourtant une larme irisée
Tremble à tes cils, mouvant rideau,
Comme une perle de rosée
Qui n'est pas prise au verre d'eau.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tu n'as pas d'esprit,
Et que les vers qu'on te récite
Sont pour toi comme du sanscrit.

- Pourtant, sur ta bouche vermeille,
Fleur s'ouvrant et se refermant,
Le rire, intelligente abeille,
Se pose à chaque trait charmant.

C'est que tu m'aimes, ma petite,
Et que tu hais tous ces gens-là.
Quitte-moi ; - comme ils diront vite :
Quel coeur et quel esprit elle a !




















































































Pastel

I like to see you in your oval frames,
Yellowed portraits of beautiful old time
Holding roses a little pale,
As befits flowers hundred years.

The winter wind, touching you cheek,
Has your death your carnations and lilies,
You have more than mud flies
And on the docks while you gisez soiled.

It is past the sweet reign of the beautiful;
The Parabère with Pompadour
Would find that subjects rebels,
And under their grave is buried love.

You, however, old portraits that we forget,
You breathe without your bouquets perfumes,
And smile wistfully
In memory of your dead suitors.



Théophile GAUTIER   (1811-1872)















Pastel

J'aime à vous voir en vos cadres ovales,
Portraits jaunis des belles du vieux temps,
Tenant en main des roses un peu pâles,
Comme il convient à des fleurs de cent ans.

Le vent d'hiver, en vous touchant la joue,
A fait mourir vos oeillets et vos lis,
Vous n'avez plus que des mouches de boue
Et sur les quais vous gisez tout salis.

Il est passé, le doux règne des belles;
La Parabère avec la Pompadour
Ne trouveraient que des sujets rebelles,
Et sous leur tombe est enterré l'amour.

Vous, cependant, vieux portraits qu'on oublie,
Vous respirez vos bouquets sans parfums,
Et souriez avec mélancolie
Au souvenir de vos galants défunts.



Théophile GAUTIER   (1811-1872)








































































Gabriel Fauré, Théophile Gautier 

- Tristesse

 - Jan Van der Crabben, 

Inge Spinette














































































































































































































































































Mignonne, assez dormir!






Quitte les bras du rêve,
L'aurore ouvre des fleurs
le calice vermeil
Un chant léger 
du fond de tous les nids s'élève
Debout
l'amour t'appelle et t'invite au réveil!



Ah! Rose comme la rose, 
et comme le lys blanche


O, Belle 
devant qui pâlit l'astre du jour
Laisse éclore à ma voix 
tes doux yeux de pervenche


Allons, allons, Réveille-toi!, 


Parais!






Je suis l'amour!


Dans les décor de ma féerie
Aux enchantements, jamais épuisés
viens avec moi,
viens je t'en prie
Faire la chasse aux divins baisers
Suis mon désir
loi souveraine


Entends-moi donc, réveille-toi!
Viens et tu seras reine!




puisque l'amour est roi!




oui, l'Amour, l'Amour  est roi!


Allons, réveille-toi!

Allons, 
réveille-toi!





Parais! 


Je suis l'Amour!




Ne tarde plus, suprême ivresse, 


Prends mes baisers fous aux ailes de feu
Prends-les, et tu seras déesse,
car l'Amour, l'amour, l'Amour est dieu


Car l'Amour est dieu






Réveille-toi!



Réveille-toi!













...


Poésie de Joseph Gayda
Musique Théophile Hirlemann


Extrait de la revue mensuelle  illustrée Le Monde Moderne, n°83,  novembre 1901


A. Quantin éditeur, 5 rue Saint-Benoît à  Paris.

























































Ne Me Quitte Pas

 lyrics

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s`oublier
Qui s`enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parois
A coups de pourquoi
Le coeur du bonheur

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t`offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu`après ma mort
Pour couvrir ton corps
D`or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l`amour sera roi
Où l`amour sera loi
Où tu seras reine

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Je t`inventerai
Des mots insensé
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leur coeur s`embraser
Je te raconterai
L`histoire de ce roi
Mort de n`avoir pas
Pu te rencontrer

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte Pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D`un ancien volcan
Qu`on croyait trop vieux
Il est parait-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu`un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu`un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s`épousent-ils pas

Ne me quitte pas
Ne me quitte Pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Je ne vais plus pleurer
Je ne vais Plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et t`écoutre
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L`ombre de ta main
L`ombre de ton chien

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas .




Jacques Brel














































































































JACQUES BREL COMMENT PARLER AUX GENS

Discorama - 18/03/1966 - 02min48s
Interview de Jacques BREL par Denise GLASER. Jacques BREL parle de la difficulté de dire des choses aux gens, de sa violence qui n'est que de la tendresse sans sanglot.
































































































Ne Me Quitte Pas

 (=If you go away)

If you go away on this summer's day,
Then you might as well take the sun away
All the birds that flew in the summer sky
When our love was new and our hearts were high
When the day was young and the nights were long
And the moon stood still for the night bird's song
If you go away, if you go away, if you go away.

But if you stay, I'll make you a day
Like no day has been, or will be again
We'll sail on the sun, we'll ride on the rain
And talk to the trees and worship the wind
But if you go, I'll understand
Leave me just enough love to fill up my hand
If you go away, if you go away, if you go away.

If you go, as I know you will
You must tell the world to stop turning
Till you return again, if you ever do,
For what good is love without loving you?
Can I tell you now, as you turn to go
I'll be dying slowly till the next hello
If you go away, if you go away, if you go away.

But if you stay, I'll make you a night
Like no night has been, or will be again
I'll sail on your smile, I'll ride on your touch
I'll talk to your eyes that I love so much
But if you go, I won't cry
Though the good is gone from the word goodbye
If you go away, if you go away, if you go away.

If you go away, as I know you must
There is nothing left in this world to trust
Just an empty room, full of empty space
Like the empty look I see on your face
I'd have been the shadow of your shadow
If you might have kept me by your side
If you go away, if you go away, if you go away.










































































Numerical art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010

























































































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