dimanche 15 août 2010

"Je ne puis passer sous Silence la Ferveur..."

































Alexey Venetsianov






"Alexey Gavrilovich Venetsianov was born in Russia to a Greek merchant family in 1780. He entered government service in the early 1800s and moved to St. Petersburg. When he decided to devote himself to art, he left his government service job and bought a village in the Tver province, where he proceeded to paint village life -- portraits of peasants, harvesting, rural summer life, children, the peasant's lot in Russia. His ambition was to teach in the Academy of Arts, but he lacked academic training. So he started his own school, teaching serfs and other academy rejects to paint. Tsar Nicholas I liked what he saw and appointed Venetsianov a court painter, giving him the financial support he needed to run the school for underprivileged artists. He died in 1847 when his horses abruptly ran away and his carriage plunged down died a steep slope. He was in his 60s. 
Music is "Cent Mille Chansons" on guitar."





Alexey Venetsianov




















LE SOIR.


Un jardin de cerisiers entoure la maison ;
Les hannetons bourdonnent au-dessus des arbres ;
Les laboureurs arec leurs charrues,
Les jeunes filles avec leurs chansons, rentrent,
Et les mères les attendent pour le souper.

La famille prend son repas autour de la maison ;
A l’horizon brille l’aurore du soir.
La fille présente les mets du souper ;
Sa mère voudrait lui donner des conseils ;
Mais le rossignol l’en empêche.

La mère, autour de la maison,
A couché les petits enfans ;
Elle-même dort près d’eux.
Tout bruit s’éteint... Seuls, la jeune fille
Et le rossignol veillent encore.


Tarass Chevtchenko











Et Pétersbourg l'infatigable
se réveille au son du tambour.
marchands et colporteurs se lèvent
Le cocher roule vers la Bourse.
Armée de son pot au lait
la fille trotte dans la neige.
Douces rumeurs d'un beau matin.
Les volets claquent; la fumée
Monte en colonne d'un bleu tendre...































Gogol et Venetsianov



Onéguine à Lenski

Une simple famille russe
Très accueillante, hospitalière,
Confitures et bavardages
Concernant les soins du ménage.







"votre génie me semble sublime mais il faut qu’il devienne divin…Vous êtes un météore lumineux… Vous avez en peu de mots tout mon être, j’admire votre talent, je rends hommage à votre âme ; je voudrais être votre sœur… « L’Étrangère » lettre de Madame Hanska à Balzac











"Je ne puis passer sous silence la ferveur et le zèle extraordinaires de Monsieur Venetsianov qui a fondé chez nous diverses écoles de peinture et qui, au mépris de la gêne affectant son ménage, prodigue la dernière obole, si l'on peut dire, à ses élèves indigents..."

rapporte le Président de l'Académie des Beaux-Arts au ministre de la cour.

Sources des documents, livre de Youri Melentiev, Ancien, Nouveau, Impérissable...
traduit du russe par Harold Lusternik
rédacteur du texte français : R. Tchernikova
Photos dues aux éditions Planeta
Editions RADOUGA, 1985 pour la traduction française.
Collection personnelle Jacqueline Waechter









Tarass Chevtchenko


Le Testament
Traduction anonyme (1921)





Quand je mourrai, enterrez-moi
Dans une tombe au milieu de la steppe
De ma chère Ukraine,
De façon que je puisse voir l'étendue des champs,
Le Dniéper et ses rochers,
Que je puisse entendre
Son mugissement puissant.

Et quand il emportera de l'Ukraine
Vers la mer bleue
Le sang des ennemis, alors
Je quitterais les prairies et les montagnes
Et m'envolerai
Vers Dieu lui-même
Pour lui offrir mes prières
Mais jusque-là
Je ne connais pas de Dieu !

Enterrez-moi et debout !
Brisez vos fers,
Et arrosez du sang impur des ennemis
La liberté !
Puis, dans la grande famille,
La famille nouvelle et libre,
N'oubliez pas d'accorder à ma mémoire
Une bonne parole !














Nicolai Gedda - Kuda, kuda vy udalilis (Eugen Onegin)






















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