
Le monde progresse, il se mécanise, s'automatise, mais cette marche en avant a un revers de médaille; des choses disparaissent, embarquées dans la grande locomotive qui nous emporte vers l'avenir, nous semons sur le ballast des bagages jugés inutiles...
parmi eux, se trouvent les rouleaux de réglisse.
Extraordinairement difficile d'en trouver depuis quelques années.
Les écoliers des années soixante-dix ignoreront toujours ce qu'était cette grande fête de salive,
ce jus noir qui irradiait nos papilles...
Une frénésie de sucre élastique,
nos dents écrasant le caoutchouc savonneux.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 88
1995
1995

Treno - Lucio Dalla
Era appena uscito fuori che sua madre gli diceva
Quando arrivi almeno telefona
poi in mezzo alla strada si è voltato per vedere Ferrara e la sua casa mentre nevica
tra un'ora sono lì, prendo un treno e sono lì
Arriviamo giusto lì che c'è ancora un po' di luce
Eccola lì la Jugoslavia quanti alberi come è verde
Ha un qualcosa che mi piace
Va corre in fila verso il duemila
Ma il treno non si ferma, anzi a vedere come corre
Va sempre più lontano,
Passa le foreste dell'Europa i ponti, le case
Fino alle linee della mano
Chissà chi era mio padre, chissà chi era mia madre
Dimmelo
Sigarette americane, avessi almeno un po' di pane, soldi
Puttane sono libero
Va corre in fila il treno verso il duemila
La stazione di Milano città della moda e dei miracoli
Il treno rallenta va più piano
Non si vede nessuno andiamo via
Più in là c'è un ponte sul fiume con migliaia di soldati
Ed alcuni carrarmati
Passano il confine tra l'Austria e l'Ungheria
Il treno corre per l'Europa tra due ali di fascisti
Vecchi, nuovi misti
Poi sotto un cielo nucleare, mai visto, irreale
Passa un gruppo di montagne siamo in Russia
E io che volevo telefonare, non ho niente da mangiare
Come nevica
Teresa son qui dentro un sogno
Dentro un sogno tutto bianco sopra un treno e sono stanco
Non lo so mi stan guardando, sono in tanti qui
Han la faccia e le mani degli zingari sono tanti come il vento sono liberi
Sono i pensieri della notte, tra le nuvole della notte
...Ma corre in fila il treno verso il duemila...
...Il treno verso il duemila...
Quando arrivi almeno telefona
poi in mezzo alla strada si è voltato per vedere Ferrara e la sua casa mentre nevica
tra un'ora sono lì, prendo un treno e sono lì
Arriviamo giusto lì che c'è ancora un po' di luce
Eccola lì la Jugoslavia quanti alberi come è verde
Ha un qualcosa che mi piace
Va corre in fila verso il duemila
Ma il treno non si ferma, anzi a vedere come corre
Va sempre più lontano,
Passa le foreste dell'Europa i ponti, le case
Fino alle linee della mano
Chissà chi era mio padre, chissà chi era mia madre
Dimmelo
Sigarette americane, avessi almeno un po' di pane, soldiPuttane sono libero
Va corre in fila il treno verso il duemila
La stazione di Milano città della moda e dei miracoli
Il treno rallenta va più piano
Non si vede nessuno andiamo via
Più in là c'è un ponte sul fiume con migliaia di soldati
Ed alcuni carrarmati
Passano il confine tra l'Austria e l'Ungheria
Il treno corre per l'Europa tra due ali di fascisti
Vecchi, nuovi misti
Poi sotto un cielo nucleare, mai visto, irreale
Passa un gruppo di montagne siamo in Russia
E io che volevo telefonare, non ho niente da mangiare
Come nevica
Teresa son qui dentro un sogno
Dentro un sogno tutto bianco sopra un treno e sono stanco
Non lo so mi stan guardando, sono in tanti qui
Han la faccia e le mani degli zingari sono tanti come il vento sono liberi
Sono i pensieri della notte, tra le nuvole della notte
...Ma corre in fila il treno verso il duemila...
...Il treno verso il duemila...

"Elle est merveilleuse, superbe, sublime, surprenante, nouvelle en plus, elle est la raisonet la folie, le calme et la tempête; la violette
et l'orchidée, elle est la route et la prison, elle est Venise et Montluçon.
Pourquoi Montluçon?
Difficile à expliquer puisque
jamais je ne m'y rendis, mais j'imagine une province,
des pavés anciens, des demeures passives, une solidité
terrestre, Venise à l'envers.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 155
On s'assoit?
Bois lisse du bois des fauteuils.
Le jaune d'un rayon délaie le bleu de sa pupille dans une crème véronèse.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 164
L'Antiquité a le visage sévère qui sied aux personnes symboliques
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 96
Des feuilles, de la rouille à l'écarlate, submergées par une gerbe d'aquarelle, riche et moribonde,
cuivre et bronze, mes lèvres n'ont-elles pas passé l'âge des baisers?
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 164
Elle a des yeux d'eau calme parfois.
Des prunelles-nénuphars, apaisantes.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 155
Des branches balancées au-dessus de nous. Il va faire plus frais. la nuit tombe vite...
chaque herbe le sait.
Il y a dans tout le jardin comme une préparation à un recroquevillement.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 164

La science nouvelle, à la suite de la théorie de la relativité d'Einstein, a apporté les preuves de l'existence
- en dehors du monde à trois dimensions qui est celui de nos sens
- d'une quatrième dimension, celle du temps, et d'une cinquième, celle du psychique.
On a ouvert des perspectives nouvelles qui nous font reconnaître un rapport profond entre science exacte et religion intuitive.
La science nouvelle nous permet une approche plus profonde du divin et elle est sur le chemin de donner une explication naturelle à des choses surnaturelles.'
Carl Theodor Dreyer
Le monde est ainsi constitué qu'il accumule les faits et oublie l'emballage.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 171


Elle vient en dix secondes de briser toutes mes porcelaines, mon magasin à principes empêtrés se pulvérise, mes verres filés si précieux, mes sèvres, mes biscuits, mes chères faïences, mes subtilités, mes marivauderies, mes minaudages.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 170


'Ce qui est caractéristique d'un bon film est une certaine inquiétude rythmique qui est faite, soit des mouvements des personnages à l'intérieur des plans, soit du changement plus ou moins rapide de ceux-ci.
Dans le premier cas, il est important d'avoir une caméra vivante et mobile qui suive les personnages, même à partir d'un gros plan, de sorte que le décor se déplace sans cesse
- comme pour l'oeil lorsque nous suivons une personne du regard.'
Carl Theodor Dreyer
Qui peut s'intéresser à cela?
Alors que ce soir, sur Notre-Dame et dans toute l'île, le soir baigne dans le rose buvard.
Le fleuve coule, beige, et les pierres de la cathédrale se teintent d'un beurre paille fraîche.
Cela ne reviendra plus et seuls ceux qui l'auront vécu le sauront...
Il n' y a pas d'actualités pour les couleurs.
Il n' y a pas d'actualités pour les couleurs.
Journal télévisé de vingt heures:
'Mesdames , Messieurs, bonsoir, un firmament saumon nimbait ce soir les toits de la capitale, et nacrait les fenêtres,
une lumière pastellisée et tendre, le juste milieu entre la mousse de barbe à papa et la tomate mûrissante... '
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 171

Le soleil balance un long direct qui s'écrase sur mon oeil et explose en vermillon.
Elle me sourit.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 173

Gianmaria Testa -
Polvere di gesso
Lampo (1999)
Lampo (1999)
Gianmaria Testa -
e la sera il tramonto
e tutto il rumore che fa
e poi per ogni giorno che passa
faccio un segno su un muro
di questa città
perché non é il tempo che mi manca
e nemmeno l'età
Io ogni mattina quando parto
lascio aperta la mia porta
se qualcuno verrà
e poi metto polvere di gesso
sul pavimento di casa
per i passi che farà
perché quando c'é una porta aperta
di sicuro prima o dopo si sa
Io ogni sera quando torno
lascio delle tracce bianche
sulla polvere che sa
che qui non ci viene mai nessuno
e nemmeno per oggi
non ci sono novità
e poi richiudo la mia porta
per la notte e per il freddo che ci fa
Io ogni mattina ascolto l'alba
e la sera il tramonto
e tutto il rumore che fa
e poi per ogni giorno che passa
graffio un pezzo di muro
di questa città
perché non é il tempo che mi manca
e nemmeno l'età
'Nous désirons que le cinéma nous entrouvre une porte sur l'inexplicable.
Nous désirons éprouver une tension qui soit moins le résultat d'une action extérieure que celui des conflits de l'âme.'
.'
Carl Theodor Dreyer
Numerical Art, Painting, Drawings, Gesso,
Lavis by Jacqueline Waechter 1994-2010
Carl Theodor Dreyer
'Quiconque a vu mes films saura quelle importance j'attache au visage de l'homme.

C'est une terre que l'on n'est jamais las d'explorer.
Il n'y a pas de plus noble expérience, dans un studio, que d'enregistrer l'expression d'un visage sensible à la mystérieuse force de l'inspiration.
Le voir animé de l'intérieur, en se changeant en poésie.'

C'est une terre que l'on n'est jamais las d'explorer.
Il n'y a pas de plus noble expérience, dans un studio, que d'enregistrer l'expression d'un visage sensible à la mystérieuse force de l'inspiration.
Le voir animé de l'intérieur, en se changeant en poésie.'
Carl Theodor Dreyer
Nous devions voir Dies Irae de Carl Dreyer, cinéaste rigoureux admirablement funèbre, aux images d'encre et de neige, et dont la passion pour les cimetières, temples et jardins de presbytères nous était chère.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 147

Noir dans la salle. Il y a, quelque secondes avant que ne commence le film, comme un grésillement imperceptible de la pellicule, un vent dans le feuillage de l'arbre-cinéma...
C'est la part presque religieuse de la cérémonie.
On s'installe plus profondément, on se racle la gorge pour ne pas tousser pendant la projection. Embarquement.
Patrick Cauvin
extrait du livre "Menteur"
Livre de Poche page 182
























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