jeudi 19 août 2010

« C’est toujours l’histoire qui décide lequel des deux prend la plume. »











Hommage à Patrick Cauvin par Jacqueline Waechter 2010
























« Mon ambition, c’est de faire du lecteur un spectateur. 


A coups de dialogues qui sont mes moyens à moi de faire des champs et contrechamps. »




Patrick Cauvin

























"- Et dans le chemin du bonheur, vous n'étiez pas non plus dans le chemin du bonheur?
  -Allons, cette soirée est ma soirée. On ne vit pas 
impunément.
-Un petit rôle dis-je, un tout petit rôle.











Menteur
Patrick Cauvin


Prologue


Elle est tellement volumineuse qu'elle n'a jamais dû pouvoir entrer dans un rêve. Même en forçant.
C'est peut-être pour ça qu'elle est là, d'ailleurs...
"Docteur, je suis si forte que je ne tiens pas  dans les songes des hommes, je n'entre pas dans leurs désirs, je déborde de leurs envies trop étroites...Rendez-moi  

fine, ondoyante et flexible, que je m'insinue dans les
 fantasmes, que je peuple de mes sinuosités graciles leurs désirs éperdus...




Je ferai tout, des régimes, des privations, des gymnastiques, des haltères,  du saut à la perche, des bains de vapeurs, j'emplirai les poubelles de mes choux à la crème, de mon petit-salé aux lentilles, de mes éclairs, de mes babas, une croix sur mes cassoulets chéris, sur mes choucroutes adorées, du sauna vingt fois par jour, de la Badoit par bonbonne, adieu mes saint-émilion, mes quadruples jambon-beurre, mais qu'une fois au moins dans ma vie je jaillisse des graisses, 
que j'apparaisse enfin, 
fluette et délicate, délivrée du berceau des rotondités qui depuis l'enfance m'ensevelit...
Car je suis en dessous,  dissimulée, ma vérité est sous le lard, 
ma forme vraie est camouflée sous les matelas de mes épidermes...il n'y a pas plus mince, plus maigre que moi. Sauvez-moi, docteur, de mon apparence"












Toujours cette tendance à imaginer les désirs des  autres. 
A me mettre à leur place...rentrer dans  une tête. 
C'est la preuve que je m'emmerde.




Je m’emmerde.
Enfin j’essaie.
Ce serait idéal. Cela ferait taire la voix aigrelette et terrifiante, le crissement insidieusement méchant : “Alors, monsieur Berthier, on vient chercher ses résultats? Qu'est-ce qu'on s'imagine, monsieur Berthier, qu'ils vont être bons? Ah, l'incorrigible monsieur Berthier, avec son optimisme... Il a attendu trop longtemps, monsieur Berthier, il a voulu faire le négligent, le faraud. Pourtant, il a été prévenu: des douleurs diffuses puis plus précises. Et vous croyez que ça l'a fait bouger? Pas du tout, une aspirine et on n'y pense plus, enfin on tente de ne plus y penser... On se fie à sa bonne étoile, on aborde les raisonnements vasouillards et consolants: ça ne peut pas être grave... je ne maigris pas, donc ça ne peut pas être 
ça. Ça peut être tout bien sûr, mais pas ça.”
Et puis je me suis décidé, je suis arrivé chez ce con. Un homme qui est susceptible de vous annoncer une mauvaise nouvelle est toujours un con. Il m'a palpé... j'ai guetté la grimace, l'expression de sa tronche de faux jeton, pas un pli n'a bougé, pas un rictus, ni inquiétude ni satisfaction. Ce type devrait jouer les blocs de marbre dans les péplums, les Indiens dans les téléfilms. j'ai avalé ma salive, enfin ce que j'ai trouvé au fond de mes amygdales et qui devait être de la salive, et j'ai flûté :
- Alors ?
Il n'a pas bougé un cil.
- On ne peut rien dire. Il faut faire des examens.
Et voilà, c'était parti... des examens. C'est encore plus dur pour un prof Ça vous renvoie aux temps anciens... j'en ai toujours eu horreur, d'ailleurs. Je les ai tous faits, du certif à l'agrégation, en passant par le BEPC, le bac, les licences; je ne parle pas des concours par pelletées, des écrits par tombereaux, des oraux par charrettes, des maîtrises par paquets de douze, des thèses en vrac, et ce crétin qui vient me parler d'examens...




Menteur - Patrick Cauvin









Antoine Berthier a de l'imagination. Beaucoup. Et c'est bien utile quand l'existence, elle, est d'une affligeante banalité... Chez le médecin, où il attend avec anxiété des résultats d'analyses, il se repasse le film de ses plus beaux mensonges et des situations invraisemblables où ils l'ont entraîné. Comment, censé être parti en week-end avec une fiancée, il a dû passer trois jours à la cave. Comment il a été, plus tard, champion d'escrime ou auteur de «polars»...
Berthier, c'est un aventurier du bobard, un pro du boniment, un spécialiste de l'artifice. C'est nous, en somme. Il y a de la drôlerie et du pathétique dans ce portrait d'un mythomane ordinaire où Patrick Cauvin, prix des Maisons de la Presse 1990 pour 
Rue des Bons-Enfants, retrouve la veine de E=MC2, mon amour.

Ce petit livre est désopilant. Pas seulement parce que le refuge dans le mensonge est criant de vérité, mais aussi surtout parce que Patrick Cauvin nous rend la tendre ironie, la vraie musique des vies rêvées.


André Brincourt, 
Le Figaro littéraire.

Sans mentir, l'un des meilleurs livres d'un Cauvin au mieux de sa forme.
Jean David, 
VSD.


















"Stendhal : vivre, écrire, aimer" de Philippe Berthier


Certains écrivains mettent la vie au-dessus de la littérature. C’est le cas de Stendhal. C’est ce montre l’un des meilleurs spécialistes de Stendhal, Philippe Berthier dans le livre qu’il consacre à l’auteur de "La chartreuse de Parme" et du "Rouge et le Noir". Une biographie éblouissante qui se lit comme un roman.
Stendhal, vivre, écrire, aimer, de Philippe Berthier est publié aux éditions de Fallois (542p., 24€)
Présentation de l’éditeur
Faut-il, pour écrire, renoncer à vivre ? A cette question, contrairement à Flaubert, Stendhal a résolument et très tôt répondu non. S’il a su d’emblée qu’il serait écrivain (en toute simplicité, le Molière du XIXe siècle), l’écriture n’a été pour lui qu’une passion parmi d’autres, aussi définitives : l’amour de la musique et de la peinture, l’amour des paysages, l’amour des idées : l’amour de l’amour, sous le signe du même goût violent d’être heureux. Dans le tourbillon d’une Histoire emportée hors de ses gonds comme dans la léthargie de la modernité bourgeoise, il reste imperturbablement fidèle à ses choix propres : préférant aux fausses urgences de l’engagement les échanges intellectuels, les émotions jamais fanées que lui apportent 1a fraîcheur alpestre d’un lac italien, les chairs ambrées du Corrège et par-dessus tout une femme qui, dans le clair-obscur rêveur du théâtre, chante Mozart et Rossini. A travers les aléas d’une vie contrastée, Stendhal est aussi et surtout "un homme qui pense à autre chose", dans une secrète patrie où son désir revisite inlassablement les mêmes lieux fétichisés. Parfaitement là, et complètement ailleurs. L’auteur a souhaité rendre sensible cette fidélité à soi-même, dans un récit dégraissé, mené sur un tempo vif, et qui surtout échappe au fléau du dix-neuvième siècle qu’était pour Stendhal la gravité. S’approcher en somme de cette chimère : une biographie de Stendhal que Stendhal lui-même aurait eu plaisir à lire.
Biographie de l’auteur
Philippe Berthier est professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle. Cet ouvrage est neuvième qu’il consacre à Stendhal, dont il coédite les Œuvres romanesques complètes dans la Bibliothèque de la Pléiade. Il a fondé et dirige la revueL’Année stendhalienne (Champion).

















« Je vais élever des escargots [...] leur lenteur m'apaise... »


Patrick Cauvin















«La vie n'est qu'une suite de contradictions.»

Patrick Cauvin

- Laura Brams









«Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.»


 Patrick Cauvin 


 - Présidente






Le mari de la coiffeuse


Patrice Leconte





"Le rêve d'Antoine, petit garçon amoureux, est d'épouser une coiffeuse. Il va donc chez le coiffeur aussi souvent que possible. Un jour, par hasard, il découvre la coiffeuse de ses rêves dans un petit salon de coiffure de province. Et depuis, Antoine passe ses journées dans le salon de cette femme qu'il a épousée et qu'il ne quitte plus. Il est devenu le mari de la coiffeuse. Dans ce huis clos, ils vivent un amour passionnel."

Anne-Marie Pisani











Il Marito della Parrucchiera (2a parte ed ultima in italiano)













«Etre en retard est le signe d'une âme négligente, être à l'heure celui d'une âme forte, être en avance est signe de pusillanimité.»






 Patrick Cauvin 


 - Présidente









«Lorsque les dieux vous proposent l'autre monde comme bonheur, il y a toujours gros à parier que la situation terrestre des hommes n'a rien de brillant.»


 Patrick Cauvin 


 - Huit Jours en été



E. Cadel,  Gitans...









«L'amour c'est un dessert : après que le gâteau est mangé, il reste toujours des miettes dans l'assiette.»


Patrick Cauvin 


 - Rue des bons enfants








«Il faut parfois lutter pour qu'un sentiment guide votre vie, tout est si passager, même nos colères passent...»


 Patrick Cauvin

 - Huit Jours en été




Patrick Cauvin, châtelain 



















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