


"Le bonheur n'existe qu'en songe, et je m'endors pour le trouver."
Eugène Scribe ;
L'ennui - Février 1820.


Georges Brassens, 1969.
PENSÉE DES MORTS
Poème d'Alphonse De Lamartine
Voila les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon
Voila le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon
Voila l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais
Voila l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forets
C'est la saison ou tout tombe
Aux coups redoublés des vents
Un vent qui vient de la tombe
Moissonne aussi les vivants
Ils tombent alors par mille
Comme la plume inutile
Que l'aigle abandonne aux airs
Lorsque des plumes nouvelles
Viennent réchauffer ses ailes
A l'approche des hivers
C'est alors que ma paupière
Vous vit pâlir et mourir
Tendres fruits qu'a la lumière
Dieu n'a pas laisser murir
Quoique jeune sur la terre
Je suis déjà solitaire
Parmi ceux de ma saison
Et quand je dis en moi-même
"Ou sont ceux que ton coeur aime?"
Je regarde le gazon
C'est un ami de l'enfance
Qu'aux jours sombres du malheur
Nous prêta la providence
Pour appuyer notre coeur
Il n'est plus: notre âme est veuve
Il nous suit dans notre épreuve
Et nous dit avec pitié
"Ami si ton âme est pleine
De ta joie ou de ta peine
Qui portera la moitié?"
C'est une jeune fiancée
Qui, le front ceint du bandeau
N'emporta qu'une pensée
De sa jeunesse au tombeau
Triste, hélas! dans le ciel même
Pour revoir celui qu'elle aime
Elle revient sur ses pas
Et lui dit: "ma tombe est verte!
Sur cette terre déserte
Qu'attends-tu? je n'y suis pas!"
C'est l'ombre pale d'un père
Qui mourut en nous nommant
C'est une soeur, c'est un frère
Qui nous devance un moment
Tous ceux enfin dont la vie
Un jour ou l'autre ravie,
Emporte une part de nous
Semblent dire sous la pierre
"Vous qui voyez la lumière
De nous vous souvenez vous?"
Voila les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon
Voila le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon
Voila l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais
Voila l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forets
Harp : Lily Laskine plays BOÏELDIEU,
Concerto for Harp and Orchestra (Andante lento)
Lily Laskine (1893-1988) was a French harpist, one of the most prominent of the 20th century.
Here, she's playing the secund movement of this concerto with l'orchestre de chambre Jean-François Paillard.
François-Adrien Boieldieu (1775-1834) was a French composer, and wrote his harp concerto in C, a masterpiece, in 1800.
Catégorie :

«Les belles nuits font les beaux jours !»
Eugène Scribe
- Le Domino noir
François-Adrien Boieldieu
Opera: La Dame Blanche, opéra comique in three acts, first performance10 December 1825, Théâtre Feydeau, Paris.
Libretto: Eugène Scribe
Ouverture
Orchestra: Radio Symphonieorchester Bratislava
Conductor: Ondrej Lénard
"La dame blanche" "(The White Lady)" is an opera in three acts by the French composer François-Adrien Boïeldieu (1775-1834). The libretto was written by Eugène Scribe and is based on episodes from no less than five of the works by Scottish writer Sir Walter Scott, including his novels "The Monastery" and "Guy Mannering".
"La dame blanche" has typical elements of the Romantic in its Gothic mode, including an exotic Scottish locale, a lost heir, a mysterious castle, a hidden fortune, and a ghost, in this case benevolent. The style of the opera influenced "Lucia di Lammermoor", "I puritani" and "La jolie fille de Perth". "La dame blanche" was one of the first attempts to introduce the fantastic into opera. It was also a model for works such as Meyerbeer's "Robert le diable" and Gounod's "Faust".


«L'homme n'a point de port, le temps n'a pas de rive ; Il coule et nous passons !»
Alphonse de Lamartine
- Extrait des Méditations poétiques
Francois Boieldieu - Concert for Harp & Strings in C - II. Andante lento (Marisa Robles)

Le vallon
Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.
Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.
De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.
Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.
Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence :
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur ?
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

Liszt:
Hymne de l'enfant à son réveil
(Lamartine), S.19 (1862)


On admire le monde à travers ce qu'on aime.»
Alphonse de Lamartine

François-Adrien Boieldieu
http://fr.wikipedia.org/wiki/Boieldieu
Opera: La Féte du village voisin, opéra comique in three acts, first performance 5 March 1816, Paris.
Libretto: Sewrin
Madame de Ligneul: Sumi Jo
Orchestra: English Chamber Orchestra
Conductor: Richard Bonynge
Francois Boieldieu
- Concert for Harp & Strings in C - III. Allegro agitato
(Marisa Robles)

Pont du Diable
(Saint-Jean-de-Fos)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_du_Diable_(Saint-Jean-de-Fos)

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1 commentaires:
Un Roblès qui aime un autre Roblès.
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