lundi 12 juillet 2010

Cancellations, Correspondances, Men Songes...

...








Portrait d'Honoré de Balzac au marc de café...










Honoré Balzac souvenirs de jeunesse


« Après les nerveux, ce que je plains le plus, j'oserai dire davan-
tage, ce sont les alentours... La nature entoure
les roses d'épines et les plaisirs d'une foule de
chagrins. Maman suit l'exemple de la nature. »



Le grand jour est enfin venu, tout est ter-
miné, Laurence est partie; comme la maison
est vide, comme le salon est grand. Retombée
dans un calme relatif après cette période d'agi-
tation et d'émotions, Mme de Balzac tourne sa
perpétuelle inquiétude du côté de sa santé.
N'éprouvant pas le besoin de la solitude et ne
sachant goûter les bienfaits de la tranquillité,
il lui faut constamment autour d'elle du mou-
vement, des allées et venues; elle-même va,
vient, interroge, appelle et se plaint sans cesse.
« Veux-tu un tableau d'intérieur? raconte Honoré
à Laure, écoute maman :

« — Louise!... 'donnez-moi un verre d'eau!

« — Oui, madame.

« — Ah! ma pauvre Louise, je suis bien mal,
allez!

({ — Bah! madame!

« — C'est pire que les autres années.


« — Dame! madame!

« — La tête me fend! »

Ces mots prononcés d'une voix éteinte sont
interrompus par ce cri :

« — Louise! les volets battent à faire éclater
les vitres du salon ! »

- "Honoré, installé peut-être dans le salon sur
sa petite table volante, se précipitait pour aider
Louise à assujettir les volets, puis reprenait sa
plume, cherchant vainement son calme, jetant
un mélancolique coup d'œil vers la petite glace
encastrée dans les boiseries de la cheminée, la
glace verdie qui parait maintenant plus petit
encore dans le grand salon démeublé; dans
cet étroit miroir, Laure et Laurence se sont
souri fiancées et le doux regard de Mme de
Berny y a bien des fois, sans doute, rencontré
les yeux brûlants et tristes de son pauvre
Honoré."

source, extrit :
LA DILECTA DE BALZAC
http://www.archive.org/stream/ladilectadebalza00ruxtuoft/ladilectadebalza00ruxtuoft_djvu.txt





Charles Baudelaire hanté par le souvenir de sa mère,
B comme
Balzac...qui rêvait d'une descendance littéraire,
honoré
à la manière de Victor....Hugo...








Léo Ferré - L'étrangère, texte de Louis Aragon




Il existe près des écluses

Un bas quartier de bohémiens

Dont la belle jeunesse s'use

A démêler le tien du mien ...

En bande on s'y rend en voiture,

Ordinairement au mois d'août.

Ils disent la bonne aventure,

Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire ...

On danse en frappant dans ses mains ...

On n'a pas le temps de le croire,

Il fait grand jour et c'est demain.

On revient d'une seule traite.

Gais, sans un sou, vaguement gris,

Avec des fleurs plein les charrettes,

Son destin dans la paume écrit ...

J'ai pris la main d'une éphémère

Qui m'a suivi dans ma maison ...

Elle avait les yeux d'outremer,

Elle en avait la déraison.

Elle avait la marche légère

Et de longues jambes de faon ...

J'aimais déjà les étrangères

Quand j'étais un petit enfant ...

Celle-ci parla vite vite ....

De l'odeur des magniolas.

Sa robe tomba tout de suite,

Quand ma hâte la délia.

En ce temps-là, j'étais crédule.

Un mot m'était promission.

Et je prenais les campanules

Pour les fleurs de la passion.

A chaque fois, tout recommence,

Toute musique me séduit ...

Et la plus banale romance

M'est l'éternelle poésie.

Nous avions joué de notre âme

Un long jour, une courte nuit

Puis au matin : "Bonsoir, Madame ..."

L'amour s'achève avec la pluie ...









(…) les souvenirs du jeune âge reparaissent sous les passions
comme le palimpseste sous les ratures (…) "

Hugo,
L'Homme qui rit, t. I, 1,VII.









"(…) Asie se mit à déplier les papiers avec les soins
que les savants prennent à dérouler les palimpsestes."


Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes.






A une Malabaraise


Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche
Est Large à faire envie à la plus belle blanche ;
A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ;
Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair.

Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître,
Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître,
De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs,
De chasser loin du lit les moustiques rôdeurs,
Et, dès que le matin fait chanter les platanes,
D'acheter au bazar ananas et bananes.
Tout le jour, où tu veux, tu mènes tes pieds nus
Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus ;
Et quand descend le soir au manteau d'écarlate,
Tu poses doucement ton corps sur une natte,
Où tes rêves flottants sont pleins de colibris,
Et toujours, comme toi, gracieux et fleuris.

Pourquoi, l'heureuse enfant, veux-tu voir notre France,
Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance,
Et, confiant ta vie aux bras forts des marins,
Faire de grands adieux à tes chers tamarins ?
Toi, vêtue à moitié de mousselines frêles,
Frissonnante là-bas sous la neige et les grêles,
Comme tu pleurerais tes loisirs doux et francs,
Si, le corset brutal emprisonnant tes flancs,
Il te fallait glaner ton souper dans nos fanges
Et vendre le parfum de tes charmes étranges,
L'oeil pensif, et suivant, dans nos sales brouillards,
Des cocotiers absents les fantômes épars !



Charles Baudelaire
(Recueil : Les fleurs du mal)












« Oh! se sentir né pour aimer, pour rendre une
femme bienheureuse et n'avoir trouvé personne^
pas même une courageuse et noble Marceline
ou quelque vieille marquise! Porter des trésors
dans une besace et ne pouvoir rencontrer une
enfant, quelque jeune fille curieuse pour les
lui faire admirer. J'ai souvent voulu me tuer
de désespoir... Cet immense amour-propre qui
bouillonnait en moi, cette croyance sublime
à une destinée et qui devient du génie peut-être
quand un homme ne se laisse pas déchiqueter
l'âme par le contact des affaires aussi facile-
ment qu'un mouton abandonne sa laine aux
épines des halliers où il passe, tout cela me
sauva. Je voulus me couvrir de gloire et travailler dans le silence pour la maîtresse que
j'espérais avoir un jour... Ce fut comme un
pari fait avec moi-même et où j'étais à la fois
le joueur et l'enjeu ! »

source, extrait de

LA DILECTA DE BALZAC

http://www.archive.org/stream/ladilectadebalza00ruxtuoft/ladilectadebalza00ruxtuoft_djvu.txt






Laure,
prénom de la mère, comme de la sœur d'Honoré de Balzac
et de "la Dilecta"
Laure de Berny, née Laure Antoinette Hinner:




« La personne que j’ai perdue était plus qu’une mère, plus qu’une amie, plus que toute créature peut être pour une autre (…).
Elle m’avait soutenu de parole, d’action, de dévouement pendant les grands orages.
Si je vis, c’est par elle. Elle était tout pour moi.»







Balzac, Correspondance, t. III, p. 131.





  • Il se réveilla d’un sommeil agité et entrecoupé par les impressions confuses qui accompagnent toujours un long évanouissement.

  • (Walter Scott, Ivanhoé,
  • Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)














Charles Baudelaire


VIII Visions d'Oxford - Le Palimpseste

“ Qu'est-ce que le cerveau humain, sinon un palimpseste immense et naturel ? Mon cerveau est un palimpseste et le vôtre aussi, lecteur. Des couches innombrables d'idées, d'images, de sentiments sont tombées successivement sur votre cerveau, aussi doucement que la lumière. Il a semblé que chacune ensevelissait la précédente. Mais aucune en réalité n'a péri. ” Toutefois, entre le palimpseste qui porte, superposées l'une sur l'autre, une tragédie grecque, une légende monacale, et une histoire de chevalerie, et le palimpseste divin créé par Dieu, qui est notre incommensurable mémoire, se présente cette différence, que dans le premier il y a comme un chaos fantastique, grotesque, une collision entre des éléments hétérogènes ; tandis que dans le second la fatalité du tempérament met forcément une harmonie parmi les éléments les plus disparates. Quelque incohérente que soit une existence, l'unité humaine n'en est pas troublée. Tous les échos de la mémoire, si on pouvait les réveiller simultanément, formeraient un concert, agréable ou douloureux, mais logique et sans dissonances.
Souvent des êtres, surpris par un accident subit, suffoqués brusquement par l'eau, et en danger de mort, ont vu s'allumer dans leur cerveau tout le théâtre de leur vie passée. Le temps a été annihilé, et quelques secondes ont suffi à contenir une quantité de sentiments et d'images équivalente à des années. Et ce qu'il y a de plus singulier dans cette expérience, que le hasard a amenée plus d'une fois, ce n'est pas la simultanéité de tant d'éléments qui furent successifs, c'est la réapparition de tout ce que l'être lui même ne connaissait plus, mais qu'il est cependant forcé de reconnaître comme lui étant propre. L'oubli n'est donc que momentané; et dans telles circonstances solennelles, dans la mort peut-être, et généralement dans les excitations intenses créées par l'opium, tout l'immense et compliqué palimpseste de la mémoire se déroule d'un seul coup, avec toutes ses couches superposées de sentiments défunts, mystérieusement embaumés dans ce que nous appelons l'oubli.
Un homme de génie, mélancolique, misanthrope, et voulant se venger de l'injustice de son siècle, jette un jour au feu toutes ses oeuvres encore manuscrites. Et comme on lui reprochait cet effroyable holocauste fait à la haine, qui, d'ailleurs, était le sacrifice de toutes ses propres espérances, il répondit: “Qu'importe? ce qui était important, c'était que ces choses fussent créées ; elles ont été créées, donc elles sont. ” Il prêtait à toute chose créée un caractère indestructible. Combien cette idée s'applique plus évidemment encore à toutes nos pensées, à toutes nos actions, bonnes ou mauvaises! Et si dans cette croyance il y a quelque chose d'infiniment consolant, dans le cas où notre esprit se tourne vers cette partie de nous-mêmes que nous pouvons considérer avec complaisance, n'y a-t-il pas aussi quelque chose d'infiniment terrible, dans le cas futur, inévitable, où notre esprit se tournera vers cette partie de nous-mêmes que nous ne pouvons affronter qu'avec horreur? Dans le spirituel non plus que dans le matériel, rien ne se perd. De même que toute action, lancée dans le tourbillon de l'action universelle, est en soi irrévocable et irréparable, abstraction faite de ses résultats possibles, de même toute pensée est ineffaçable. Le palimpseste de la mémoire est indestructible.
“ Oui, lecteur, innombrables sont les poèmes de joie ou de chagrin qui se sont gravés successivement sur le palimpseste de votre cerveau, et comme les feuilles des forêts vierges, comme les neiges indissolubles de l'Himalaya, comme la lumière qui tombe sur la lumière, leurs couches incessantes se sont accumulées et se sont, chacune à son tour, recouvertes d'oubli. Mais à l'heure de la mort, ou bien dans la fièvre, ou par les recherches de l'opium, tous ces poèmes peuvent reprendre de la vie et de la force. Ils ne sont pas morts, ils dorment. On croit que la tragédie grecque a été chassée et remplacée par la légende du moine, la légende du moine par le roman de chevalerie; mais cela n'est pas. A mesure que l'être humain avance dans la vie, le roman qui, jeune homme, l'éblouissait, la légende fabuleuse qui, enfant, le séduisait, se fanent et s'obscurcissent d'eux-mêmes. Mais les profondes tragédies de l'enfance, - bras d'enfants arrachés à tout jamais du cou de leurs mères, lèvres d'enfants séparées à jamais des baisers de leurs soeurs, - vivent toujours cachées, sous les autres légendes du palimpseste. La passion et la maladie n'ont pas de chimie assez puissante pour brûler ces immortelles empreintes. ”




















La vie antérieure

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Au couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Charles Baudelaire






Concordances
Les Paradis artificiels
Inspiré des Confessions d'un Anglais mangeur d'opium (1822) de Thomas de Quincey.


A cette galerie mélancolique de peintures, vastes et mouvantes allégories de la tristesse, où je trouve (j'ignore si le lecteur qui ne les voit qu'en abrégé peut éprouver la même sensation) un charme musical autant que pittoresque, un morceau vient s'ajouter, qui peut être considéré comme le finale d'une large symphonie.
“Dieu a frappé Savannah-la-Mar, et en une nuit l'a fait descendre, avec tous ses monuments encore droits et sa population endormie, des fondations solides du rivage sur le lit de corail de l'Océan. Dieu dit : "J'ai enseveli Pompéi, et je l'ai caché aux hommes pendant dix-sept siècles; j'ensevelirai cette cité, mais je ne la cacherai pas. Elle sera pour les hommes un monument de ma mystérieuse colère, fixé pendant les générations à venir dans une lumière azurée; car je l'enchâsserai dans le dôme cristallin de mes mers tropicales. Et souvent dans les calmes limpides, à travers le milieu transparent des eaux, les marins qui passent aperçoivent cette ville silencieuse, qu'on dirait conservée sous une cloche, et peuvent parcourir du regard ses places, ses terrasses, compter ses portes et les clochers de ses églises : "Vaste cimetière qui fascine l'oeil comme une révélation féerique de la vie humaine, persistant dans les retraites sous-marines, à l'abri des tempêtes qui tourmentent notre atmosphère." Bien des fois, avec son Noir Interprète, bien des fois en rêve il a visité la solitude inviolée de Savannah-la-Mar. Ils regardaient ensemble dans les beffrois, où les cloches immobiles attendaient en vain des mariages à proclamer; ils s'approchaient des orgues qui ne célébraient plus les joies du ciel ni les tristesses de l'homme ; ensemble ils visitaient les silencieux dortoirs où tous les enfants dormaient depuis cinq générations.
“ Ils attendent l'aube céleste, - se dit tout bas à lui-même le Noir Interprète, - et quand cette aube paraîtra, les cloches et les orgues pousseront un chant de jubilation répété par les échos du Paradis. - Et puis, se tournant vers moi, il disait: Voilà qui est mélancolique et déplorable ; mais une moindre calamité n'aurait pas suffi pour les desseins de Dieu. Comprends bien ceci... Le temps présent se réduit à un point mathématique, et même ce point mathématique périt mille fois avant que nous ayons pu affirmer sa naissance. Dans le présent, tout est fini, et aussi bien ce fini est infini dans la vélocité de sa fuite vers la mort. Mais en Dieu il n'y a rien de fini ; en Dieu il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Pour Dieu, le présent, c'est le futur, et c'est pour le futur qu'il sacrifie le présent de l'homme. C'est pourquoi il opère par le tremblement de terre. C'est pourquoi il travaille par la douleur. Oh ! profond est le labourage du tremblement de terre ! Oh ! profond (et ici sa voix s'enflait comme un sanctus qui s'élève du choeur d'une cathédrale), profond est le labour de la douleur! mais il ne faut pas moins que cela pour l'agriculture de Dieu. sur une nuit de tremblement de terre, il bâtit à l'homme d'agréables habitations pour mille ans. De la douleur d'un enfant il tire de glorieuses vendanges spirituelles qui, autrement, n'auraient pu être récoltées. Avec des charrues moins cruelles, le sol réfractaire n'aurait pas été remué. A la terre, notre planète, à l'habitacle de l'homme, il faut la secousse; et la douleur est plus souvent encore nécessaire comme étant le plus puissant outil de Dieu ; - oui (et il me regardait avec un air solennel), elle est indispensable aux enfants mystérieux de la terre ! ”




Gribouillis de génie à la lueur de la lampe, fantasmagorie réalisée par Jacqueline Waechter d'après l'étude d'un manuscrit de travail d'Honoré de Balzac.






Palimpseste d'Archimède:


http://www.archimedespalimpsest.org/


http://fr.wikipedia.org/wiki/Palimpseste_d%27Archim%C3%A8de

http://fr.wikipedia.org/wiki/Walters_Art_Museum








Charles Baudelaire, fleurs d'écriture ..;




Poème de Charles Baudelaire
- peinture de Delacroix
Interprétation et Musique par Pierre Bohe c 2008 v1.1 -

LE SERPENT QUI DANSE:

Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L'or avec le fer.
A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune éléphant,
Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.
Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,
Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon coeur !













Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010







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