mardi 18 mai 2010

"The Study of Electric and Luminescent Phenomena."

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Girodet, autoportrait, détail d'une feuille d'esquisse.

1807:
"Dr. William Hyde Wollaston, the London chemist and physicist, invents the 'Camera Lucida'. This is an optical device that projects the virtual image of an object onto a screen."
1808:
Humfrey Davy produces the first electric arc light


1808-10:

"A complex telegraphic system, based on an electrochemical current, is designed and demonstrated before he Munich Academy of Science by S.T. von Sommering (or von Soemmerring) (1755-1830). Commissioned by Margrave Leopold of Bavaria, an ally of Napoleon, the electrolytic telegraph consisting thirty-five wires, one for each letter of the alphabet and one for each number. At the transmitting end of his system, arrangements are provided for passing currents from a "voltanic pile" through any one of the signal wires. At the receiving end each wire is connected to one of a series of thirty-five electrodes that are immersed in an acid bath. Completion the circuit caused the evolution of bubbles of hydrogen at the electrode corresponds to a particular letter or a number. (picture)"
1816:
"A French inventor, Joseph Nicephore Niepce, produces the first photograph through a process he calls heliography or sun drawing. Niepce's process uses an instrument like the camera obscura to record an image on paper coated with silver chloride. The image is only temporary, however. It will be another six years before Niepce is able to capture images permanently.





Joseph Henry proposes a single wire telegraph. Sir Francis Ronalds demonstrates such a device in 1816, in his garden at Hammersmith. Others do not share his vision, though, and his ideas, published in 1823, go largely ignored. In the words of the British Admiralty, to whom Ronalds has offered his invention, "Telegraphs of any kind are wholly unnecessary..."

Admiral Sir Home Riggs Popham tests a semaphore telegraph, mounting the semaphores on ships in the English Channel. The trial run takes place sixteen years after the initial invention of the Popham system. It is a success, the Admiral receives £2000, and lines are thereafter established between Whitehall, Portsmouth, Plymouth, Chatham and Dover."






"First known photograph is taken by French photographer Joseph Nicéphore Niépce in 1825 using heliograph process. He took the permanent photograph of the man leading Horse."

http://people.seas.harvard.edu/~jones/history/comm_chron1.html





Girodet, feuilles de dessins, détails








1831:
The Englishman Michael Faraday and the American Joseph Henry independently discover the phenomenon of electromagnetic induction. (However, Henry discovered the properties of mutual- and self-induction) In independent experiments, Faraday and Henry observe that an electric current is induced in a closed coil of wire when a magnet is passed through it.
Henry, a teacher of mathematics in Albany, New York, demonstrates his findings with a bell that rings when stimulated by an electrical impulse.

Faraday, the son of an English blacksmith and Professor of Chemistry at the Royal Institute in London, discovers electromagnetic induction using an electromagnet. He is credited with building the first electrical transformer, and his findings lead directly to the development of electrical machinery for industry.

Faraday proposes a single wire telegraph based on this discovery. The work of both men will inspire Samuel Morse to develop the telegraphic receiver. Further, it will play a significant role in Bell's invention of the telephone.


In Paris, physicist Antoine Cesar Becquerel investigates electromagnetic balance.



1839:
Antoine César Becquerel examines electrochemical effect of light.






















BECQUEREL, Antoine-Césare et Edmond.
Traité d'électricité et de magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, à la physiologie et aux arts
Paris, Firmin Didot, 1855-56.


"Première édition. Un résumé du cours d'Alexandre-Edmond Becquerel au Conservatoire des Arts et Métiers et de celui d'Antoine-Césare Becquerel, son père, au Muséum . C'est "un nouveau traité d'électricité et de magnétisme avec les principales applications qui ont été imaginées jusqu'ici. Ce traité, dans lequel se trouvent résumés les travaux les plus récents, est donc tout à fait distinct du Traité d'électricité et de magnétisme, en sept volumes. (Préface) C'est dans cet ouvrage que Becquerel expose un principe, pour la magnétisme, analogue au principe d'Archimède. "Edmond Becquerel most important achievement in science were in electricity, magnetism and optics. ... From 1845 to 1855, Becquerel devoted most of his attention to the investigation of diamagnetism. Anxious to preserve the simplicity of Ampère's electrical theory of magnetic action, he was unwilling to accept Faraday's contention that diamagnetic phenomena were fundamentally different from those of ordinary magnetism. To explain the repulsion of certain substances by the poles of a magnet, he conceived an "archimedian law" of magnetic action, so called because of its resemblance to Archimedes' hydrostatic principle : "A body placed away from a magnetic center is attracted toward that center with a force equal to the difference which exists between the specific magnetism of the body and that of the milieu in which it is immersed" (Traité d'électricité III p. 52)." DSB I, 556. Tome I: Electricité. Principes généraux. T. 2: Electro-chimie. T. 3: Magnétisme et électromagnétisme.
Illustré par 17 planches hors-texte dépliantes et près de 200 gravures dans le texte. "










Étude pour Joseph reconnu par ses frères

Pierre Noire et rehauts de craie blanche sur vergé bistre; 360 x 490 mm
Don de Monsieur Antoine-César Becquerel au Musée de la ville de Montargis.

Étude des volumes, des révélations dues à la lumière des actions et des musculatures,
des diverses tensions et effets sur les corps...de la surprise et de l'effet dramatique...









Étude pour Joseph reconnu par ses frères
Pierre noire sur Vergé bistre avec effets d'estompe 580 mm x 455 mm
Annotation au crayon noir en bas à droite "Suite pour les études du tableau de Joseph
Don en août 1866 par Monsieur Antoine-César Becquerel d'un carton contenant diverses études de de Girodet"





Académie d'homme assis
Sanguine sur Vélin, 680 mm x 450 mm
Annotation à la mine de plomb en bas à droite " Étude de Girodet avant son prix de Rome"

"Don en août 1866 par Monsieur Antoine-César Becquerel d'un carton contenant diverses études de de Girodet"


Académie d'homme marchant,

Crayon noir sur vergé bistre, 645 mm x 385 mm
Annotation au crayon noir en bas à droite "Contre épreuve d'une étude de Girodet-Trioson"

Don de Monsieur Antoine-César Becquerel avant 1864





Académie d'homme assis
Crayon noir, estompe, traces de sanguine, sur Vergé, 580 mm x 430 mm


"Don en août 1866 par Monsieur Antoine-César Becquerel d'un carton contenant diverses études de de Girodet"




Académie d'homme debout
Fusain, craie noire et rehauts de craie blanche sur vergé gris prolongé de 35 mm dans le bas sur toute la longueur. 470 mm x 296 mm
"Étude d'atelier réalisée d'après le modèle vivant par le jeune artiste se préparant à concourir
pour le Grand Prix de Peinture, qu'il devait obtenir en 1789. "








Académie d'homme assis

Fusain, estompe, pierre noire, craie blanche sur vergé bistre.540 mm x 405 mm

"Don en août 1866 par Monsieur Antoine-César Becquerel d'un carton contenant diverses études de de Girodet"



Antoine César Becquerel

"Becquerel est né, le 7 mars 1788, à Châtillon-sur-Loing, de Louis-Hector Becquerel de la Chevretière, contrôleur des guerres, et d'Anne-Philippe Cornier,
cousine germaine de l'illustre peintre Girodet. "





Détail d'un Portrait présumé de Girodet, 1814, peut-être destiné à Julie Candeille








Médaillon aux deux têtes accolées."

"Vous avez donc songé à nous unir dans un même cadre comme nous pourrions l'être un jour sous le même toit et dans le même tombeau!
Bien m'en a pris de n'avoir pas défait le paquet devant votre bonne gouvernante. Elle eût été témoin du plus étrange effet d'une joie inattendue. Pour la 1ère fois je me suis admirée moi-même. Pour la 1ère fois j'ai été glorieuse et jalouse de mon image, et cependant votre talent, tout magique qu'il soit, n'a pu vous apprendre qu'en faisant ce dessin d'imagination vous travailliez d'après nature. C'est ainsi qu'en effet, et à notre insu nous avons cheminés depuis le 1er jour où je sentis que je vous appartenais. Ma joue collée sur votre joue...mes regards sur la direction des vôtres... attachée à vous comme votre ombre, et maintenant que vos crayons ont consacré l'ouvrage de ma pensée, l'absence, mon ami,
va nous rendre plus présents que jamais l'un à l'autre, et nous ne pourrons plus faire un pas sans, vous et moi, être chargés du double fardeau de mes regrets et de vos souvenirs".

Julie Candeille à Girodet, lettre datée de 1807











"Adieu Girodet. Votre portrait me suit, et, je crois bien aussi, votre pensée..."

Julie Candeille à Girodet, lettre datée du 23 Octobre 1815, Brighton








http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Becquerel

"Sur le conseil de son parent et ami Girodet, il tourna son activité vers les sciences, dont son passage à l'Ecole Polytechnique lui avait fait pressentir les futurs horizons. Il aimait la Géométrie, et la Minéralogie, avec ses cristaux polyédriques, l'attira d'abord ; les propriétés électriques de ces derniers le conduisirent ensuite à l'Électricité.

llaiiy avait constaté qu'en comprimant certains cristaux, on obtenait un dégagement d'électricité; il regardait cette propriété comme exclusive aux substances minérales, qu'il avait essayées. Becquerel reprit les expériences du savant abbé par des procédés différents, les étendit aux matières les plus diverses, minérales ou d'origine organique, et démontra qu'en les plaçant dans des circonstances convenables et en les isolant suffisamment, on obtient avec toutes des effets électriques; que de deux substances comprimées, celle qui l'est le plus prend l'électricité négative, la quantité d'électricité dégagée étant d'ailleurs proportionnelle à la compression.

Ce fut là le point de départ de ses nombreuses recherches sur l'électricité et, de ce moment (1820), il n'est guère de chapitre de l'histoire de cette branche des sciences physiques où son nom ne figure avec honneur.

OErstedt venait de signaler l'action des courants électriques sur l'aiguille aimantée et de mettre à la disposition des physiciens le galvanomètre; de son côté, Seebeck (1821) avait constaté la production de courants électriques par la chaleur. Becquerel reconnut immédiatement tout le parti qu'on pouvait tirer de cette double découverte et, appliquant à ses recherches le nouveau moyen d'investigation fourni par le physicien danois, il donna, en 1823, les lois fondamentales des phénomènes thermo-électriques; il mit en évidence le dégagement constant de l'électricité dans les réactions des corps les uns sur les autres, démontra que le contact n'est pas, comme le croyait Volta, la seule cause de l'électricité dans la pile voltaïque, mais, d'une manière générale, que la production de cet agent est toujours le résultat d'un travail moléculaire, soit mécanique (pression, frottement), soit physique (chaleur), soit chimique (combinaisons et décompositions diverses), et de ces conclusions conduisit à la conception de l'unité d'origine de la chaleur, de la lumière, de l'électricité, et de la transformation de ces agents physiques l'un dans l'autre.

Aujourd'hui, ces vérités paraissent si simples et si banales, qu'il semble qu'on les ait toujours connues, et l'on oublie jusqu'au nom du savant qui sut les découvrir.

En 1825, Becquerel imagina le galvanomètre différentiel, pour comparer les conductibilités des divers métaux, et peu après il indiqua la possibilité de l'application des phénomènes thermo-électriques à la mesure des hautes températures. Reprenant ensuite ses recherches sur le dégagement de l'électricité dans les actions chimiques, il arriva à reconnaître les causes de la diminution d'intensité du courant électrique, depuis longtemps constatée dans les piles de Volta, et, traduisant sa découverte en invention, il créa les piles à deux liquides, dites à courant constant, notamment celle à sulfate de cuivre si répandue partout aujourd'hui sous le nom du physicien anglais Daniell, qui rappelle une fois de plus l'éternel sic vos non vobis de Virgile.
[L'invention de Becquerel date de 1829. Le Mémoire de Daniell est postérieur. L'Académie des Sciences avait par avance réparé cette injustice du public, en ouvrant ses portes à Becquerel l'année même de sa découverte (1829)].

Depuis longtemps, l'esprit chercheur de ce dernier était fortement attiré vers certains phénomènes naturels, dont il aspirait à surprendre l'origine. Appelant à son aide des méthodes aussi simples qu'ingénieuses, il reproduisit plusieurs minéraux qu'on rencontre dans les roches; il étudia les effets électriques qui prennent naissance à l'intérieur des végétaux, dans les altérations et les décompositions qui se produisent à la surface et dans les profondeurs du globe; il perfectionna les appareils thermo-électriques qu'il avait imaginés antérieurement et les appliqua à la détermination de la température des tissus et des liquides chez les animaux et les végétaux.

Ces recherches attirèrent vivement l'attention du monde savant: la Société Royale de Londres, en 1832, décerna à leur auteur la médaille de Copley, qu'elle n'accorde qu'aux savants de premier ordre, et le Gouvernement français, en 1838, créa pour lui, au Muséum, la chaire de Physique appliquée à l'Histoire naturelle, qu'il a occupée pendant quarante ans.

Les laboratoires de jadis ne ressemblaient guère aux splendides installations des établissements scientifiques de nos jours. Dans celui de Becquerel, au Jardin des Plantes, l'espace était parcimonieusement mesuré et réduit au strict nécessaire, les appareils étaient d'une extrême simplicité et le plus souvent fabriqués par le professeur lui-même, les ressources dont il disposait étant trop minimes. Et cependant quelle fécondité d'expériences et de résultais! De 1808 jusqu'à sa mort, il n'a pas publié moins de 427 ouvrages, notes ou mémoires, sur les questions les plus variées.

Le hasard d'une fêlure accidentelle à un tube, fermé à sa base, le conduisit à la curieuse découverte des phénomènes auxquels il a donné le nom d'électro-capillaires et qui résultent de l'action chimique exercée par deux liquides séparés par une cloison perméable. Le tube dont il s'agit contenait une dissolution d'un sel de cuivre et, depuis longtemps, était plongé dans une dissolution de monosulfure de sodium ; au lieu de donner naissance à un sulfure par le mélange des dissolutions, la fêlure s'était recouverte de cristaux de cuivre. Becquerel reconnut que le phénomène était dû à des effets électriques; il en donna la théorie et, procédant par syn-thèse, obtint des dépôts métalliques tantôt dans des fractures ou entre des plaques planes, tantôt au travers d'une colonne d'argile ou de salile. Il montra comment ces effets interviennent dans la nature, non seulement dans l'écorce du globe, mais encore chez les animaux et lea plantes, et résuma ses observations dans un dernier ouvrage qu'il a publié, à l'âge de 87 ans, sur les forces physico-chimiques et leur intervention dans la production des phénomènes naturels."

Extrait de l' article : http://www.sabix.org/bulletin/b5/acbecquerel.html

http://www.paperblog.fr/2383745/les-cours-manuscrits/






http://www.historicalautographs.co.uk/catalogue.asp?content=General%20Science%20and%20Invention

Histoire de l'électricité. Quand Faraday découvre l'induction électromagnétique. - Association S-EAU-S
http://seaus.free.fr/spip.php?article646

Extraits de l'article :

"Lignes de force et champs :

Le concept d’action à distance proposé par Newton ne s’est pas imposé sans mal. Comment imaginer qu’un corps puisse agir là où il n’est pas. Seule la "magie" avait cette prétention. Descartes, rejetant le vide et décrivant l’univers comme une vaste mécanique entraînée par les rouages d’invisibles tourbillons, avait conservé l’adhésion de ceux qui faisaient, d’abord, confiance au sens commun.

Pourtant, l’efficacité mathématique des lois qui en étaient issues, avait imposé le concept d’action à distance, y compris dans le domaine de l’électricité et du magnétisme, avec les lois énoncées par Coulomb et Ampère.

Faraday n’est pas convaincu. Il est déjà difficile d’imaginer que deux corps puissent exercer, l’un sur l’autre, des forces à distance. Que dire alors de courants électriques créés à distance ? Pour Faraday, un lien matériel existe nécessairement entre aimant "inducteur" et courant "induit". Quelque chose agit dans l’espace qui les sépare.

Depuis les observations du Napolitain Giambattista Della Porta (1534-1615) et les schémas qu’en donne Descartes (1664), les physiciens savent réaliser un "spectre magnétique". Une surface lisse, carton ou verre, est placée sur un aimant. On la saupoudre de limaille de fer. Quelques secousses et on fait apparaître le "fantôme" qui hante l’environnement de cet aimant : des faisceaux de lignes semblables à des gerbes de blé : un "champ" magnétique dira Maxwell.

Ces lignes, Faraday les appellera "lignes de force magnétiques". De même des "lignes de force électriques" existent autour des corps chargés d’électricité.


lignes de force électriques entre deux charges opposées






http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Faraday


Faraday, nous dit Maxwell, "voyait par les yeux de son esprit, des lignes traversant tout cet espace où les mathématiciens ne considéraient que des centres de forces agissant à distance ; Faraday voyait un milieu où ils ne voyaient rien que la distance ; Faraday cherchait le siège des phénomènes dans des actions réelles, se produisant dans ce milieu, tandis qu’ils se contentaient de l’avoir trouvé dans une puissance d’action à distance particulière aux fluides électriques". (introduction au "Traité d’Electricité et de Magnétisme. Maxwell. 1873)

Ces "lignes de force" (avec Maxwell, nous disons aujourd’hui "lignes de champ") ont, pour Faraday, des propriétés physiques concrètes et observables.

Par exemple, celles du champ électrique. De toute charge électrique positive, Faraday "voit" partir une ligne de champ qui rejoint nécessairement, quelque part, une charge électrique négative équivalente. Les propriétés de ces lignes de champ expliquent les actions et mouvements observés.

Elles expliquent l’attraction : Ces lignes de champ sont élastiques et soumises à une "tension" longitudinale. Tendues comme un ressort, elles auront tendance à rapprocher les charges électriques, de signe contraire, placées à leur extrémité.

Elles expliquent la répulsion : les lignes de champ issues d’une même charge électrique ou d’une charge de même nature se repoussent latéralement.

Elles s’écartent de la charge ponctuelle qui les produit. Elles écartent, également, l’un de l’autre deux corps portant des charges identiques.

Elles s’accordent, aussi, avec la loi mathématique d’action à distance : les lignes de champ sont plus denses à proximité d’un corps chargé, c’est pourquoi le corps qui s’y trouve placé sera soumis à un nombre plus grand de lignes de forces et donc plus fortement attiré ou repoussé."

La loi de Faraday.

Les champs magnétiques sont eux mêmes constitués de lignes de force reliant deux pôles opposés. Tendues dans leur longueur elles se repoussent également latéralement.

Mais leurs propriétés sont bien plus spectaculaires. Si elles sont "coupées" par un conducteur mobile, à l’image des tiges d’un champ de blé tranchées par la lame d’une faux, une "force électromotrice induite" se crée dans le conducteur qui les coupe et provoque la circulation d’un courant dans celui-ci.

Pour être plus précis : la quantité d’électricité qui traverse ce conducteur est proportionnelle au nombre de lignes de champ coupées. Ou encore :

l’intensité du courant électrique est proportionnelle au nombre de lignes de champ coupées par unité de temps.

C’est la "loi de Faraday" qui deviendra loi de "Faraday-Lenz" quand Lenz aura fait observer que le sens de ce courant induit "est tel que, par ses effets, il s’oppose à la cause qui lui donne naissance". Nouvelle illustration du principe "d’action et de réaction".

Les techniciens et les ingénieurs qui s’emploieront bientôt à construire les génératrices et les moteurs du nouvel âge de la civilisation industrielle, devront beaucoup à cette vision matérielle des champs magnétiques. Ils sauront trouver les matériaux et inventer les formes des "pièces polaires" capables d’amplifier, de multiplier et de canaliser ces lignes de champ. De les rendre parallèles, divergentes où convergentes suivant l’effet recherché.

Mais quel est l’engrenage qui lie, ainsi, lignes de champ magnétique et courant électrique ? Quels mouvements, quelles ondulations animent ces champs ? C’est ce que cherchera à établir Maxwell.










http://www.historicalautographs.co.uk/catalogue.asp?content=General%20Science%20and%20Invention




"Antoine César Becquerel (March 8, 1788January 18, 1878)
was a French scientist and a pioneer in the study of electric and luminescent phenomena."

http://www.paperblog.fr/2383745/les-cours-manuscrits/






Girodet, notes relevées par Henry de Triqueti.


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