


Sur la place
by Jacques Brel
Sur la place chauffée au soleilUne fille s'est mise à danser
Elle tourne toujours, pareille
Aux danseuses d'antiquités,
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l'église où j'allais
On l'appelait le bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté
Sur la place vibrante d'air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit, s'en va, s'en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l'église où j'allais
On l'appelait le bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté
Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et, pour ne point entendre son chant,
Les hommes ferment les carreaux
Comme une porte entre morts et vivants
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux
Sur la place, un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée


Fils de ...by Jacques BrelAlbum: Jacques Brel '67Fils de bourgeois Ou fils d'apôtres Tous les enfants Sont comme les vôtres Fils de César Ou fils de rien Tous les enfants Sont comme le tien Le même sourire Les mêmes larmes Les mêmes alarmes Les mêmes soupirs Fils de César Ou fils de rien Tous les enfants Sont comme le tien Ce n'est qu'après Longtemps après Mais fils de sultan Fils de fakir Tous les enfants Ont un empire Sous voûtes d'or Sous toit de chaumes Tous les enfants Ont un royaume Un coin de vague Une fleur qui tremble Un oiseau mort Qui leur ressemble Fils de sultan Fils de fakir Tous les enfants Ont un empire Ce n'est qu'après Longtemps après Mais fils de ton fils Ou fils d'étranger Tous les enfants Sont des sorciers Fils de l'amour Fils d'amourettes Tous les enfants Sont des poètes Ils sont bergers Ils sont rois mages Font des nuages Pour mieux voler Mais fils de ton fils Ou fils d'étranger Tous les enfants Sont des sorciers Ce n'est qu'après Longtemps après Mais fils de bourgeois Ou fils d'apôtres Tous les enfants Sont comme les vôtres Fils de César Ou fils de rien Tous les enfants Sont comme le tien Le même sourire Les mêmes larmes Les mêmes alarmes Les mêmes soupirs Fils de César Ou fils de rien Tous les enfants Sont comme le tien | ||

Jacques Brel - Fils de


Bruxelles, ma belle, je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris m'ait trahi
Et je sens que son amour aigri, depuis
Elle me soupçonne d'être avec toi, le soir
Je reconnais, c'est vrai
Tous les soirs, dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants
D'une guerre qui est toujours à faire
Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Michèle, te rappelles-tu de la détresse
De la kermesse de la gare du Midi?
Te rappelles-tu de ta Sophie
Qui ne t'avais même pas reconnue?
Les néons, les Léons, les noms des gars
Sublime décadence, la danse des panses
Ministère de la bière, artère vers l'enfer
Place du Broukère
Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Cruel duel, celui qui oppose
Paris névrose et Bruxelles
L'abruti qui se dit que bientôt ce sera fini
L'ennui de l'ennui
Qui va me revoir, mademoiselle Bruxelles
Mais je ne serai plus tel que tu m'as connu
Je serai abattu, courbattu, combattu
Mais je serai venu
Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Paris, je te laisse mon lit...


Jacques Brel
"BRUXELLES"
1962
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Place de Broukère on voyait des vitrines
Avec des hommes des femmes en crinoline
Place de Broukère on voyait l'omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le coeur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il était militaire
Elle était fonctionnaire
Il pensait pas elle pensait rien
Et on voudrait que je sois malin
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le coeur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l'avait laissé faire
Ils l'avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles dansait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le coeur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j'aie le moral
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait


Les mots se fondent les mots sous les mots se morfondent monde immonde »

- C'est une qualité pour vous la colère ?
- Non, c'est une douleur ; quand on est choqué par la vie, on écrit des livres, on fait des films, on écrit... des chansons, peut-être...
C'est Brassens qui dit "Je pousse des petits cris comme un oiseau qui a mal"
Je le dis autrement, parce que...
Lui, comme il est du Midi, l'amour ressemble à un pétale de rose, moi, il me faut des montagnes parce que je suis d'un pays plus barbare, mais c'est la même chose en fait...
...
C'est pas de la colère, c'est de la douleur...
(J.Brel lors d'une interview)

Interview de François MITTERRAND par Luce Perrot.
François Mitterrand parle du dernier disque de Jacques Brel, de l'homme et de son langage.

Hommage à Jean-Pierre COUPRIE par Bruno BREL.

Brel par Jean-Pierre Couprie

"Este video, está dedicado a mi amiga de Chile Sandra.
Ella eligió la canción para este nuevo video.
Espero que les guste a todas las fans de Miguel Bosé."
Ne me quitte pas
Jacques Brel
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas (4 fois)
Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
O? il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
O? tu seras reine
Ne me quitte pas (4 fois)
Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas (4 fois)
On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est para?t-il
Des terres br?l?es
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas (4 fois)
Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
? te regarder
Danser et sourire
Et ? t'?couter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas (4 fois)

Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010

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