vendredi 14 mai 2010

Ce que c'est ...d'être vivant...

...
























A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !















Rock Me More And More



http://jbodart.perso.neuf.fr/magny.htm


















Les Passantes (live) (duo)

















































Paroles Les Passantes


Poème d'Antoine Pol

Georges Brassens











Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir






Mireille, Georges Brassens,
un extrait d'une émission télévisée: Le Grand Échiquier
de Jacques Chancel




http://fr.wikipedia.org/wiki/Mireille_Hartuch







http://www.lehall.com/galerie/mireille/index.html



retrouver ce média sur www.ina.fr









http://www.youtube.com/watch?v=6xQSz_M8cp4












Je reviens de loin



Paroles et Musique: Michel Berger 1973 "Coeur brisé"



© Warner Music France

J'ai bien cru ne plus jamais revoir
La couleur de la mer, le soir
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

J'ai bien cru ne plus jamais sentir
L'odeur des sapins bleus, bleu gris
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

Je pleurais du matin au soir
Et j'avais perdu tout espoir
Ma vie entière était bercée par le hasard

Et maintenant, la vie comme une ombrelle
Maintenant, m'a repris sous son aile
Et je n'aime qu'elle comme avant

J'ai bien cru ne plus jamais danser
Devant le feu les soirs d'hiver
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

Elle me regardait sans me voir
Elle me souriait sans savoir
Et même au soleil, je me sentais seul dans le noir

J'ai bien cru ne plus jamais revoir
La couleur de la mer, le soir
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien


http://www.youtube.com/watch?v=PcJ484ZA8MM





















Lyrics to Le Paradis Blanc :


Il y a tant de vagues et de fumée
Qu'on arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner
Il n'y aura plus d'abonné
Et plus d'idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme avant

Y a tant de vagues, et tant d'idées
Qu'on arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner
Le jour où j'aurai tout donné
Que mes claviers seront usés
D'avoir osé
Toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant
Ce que c'est d'être vivant
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où l'air reste si pur
Qu'on se baigne dedans
A jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme, comme, comme avant
Parler aux poissons
Et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme avant


Michel Berger



















Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010









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