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vendredi 23 avril 2010

"Etre artiste, c'est avoir mal aux autres"...

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"Etre artiste, c'est avoir mal aux autres"...


Jacques Brel




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-" LES LIVRES DE MA VIE : AVENTURE LA LECTURE "---
GEORGES BRASSENS et son ami RENE FALLET bavardent -

ils parlent de "Mon Oncle Benjamin" de CLAUDE TILLIER ---
BRASSENS cite de CHARLES LOUIS PHILIPPE, un passage d'un livre de CLP qu'il a lu - il a une très bonne mémoire - BRASSENS explique son amour de la littérature, parle d'ALPHONSE DE LAMARTINE, MURRET --- RENE FALLET a découvert la poésie tout seul - BRASSENS prend des notes quand il lit, dit quelques notes sur ANDRE GIDE - parle des "Nourritures terrestres", cite une phrase, puis un autre passage - FRANCOIS VILLON est son poète préféré - il relit ses poètes favoris ceux du 17ème siécle et les romantiques - FALLET, n'a pas de mémoire, peut relire - il a lu tout PAUL LEAUTAUD - cite le livre de PAUL LEAUTAUD qu'il faut lire "Le petit ami" - ils parlent de GEORGES COURTELINE - GEORGES BRASSENS cite un passage de "Messieurs les ronds de Cuir" - ils parlent de JULES RENARD, JEAN ANOUILH, MARCEL AYME, LOUIS FERDINAND CELINE, PAUL FORT, GUY DE MAUPASSANT - BRASSENS raconte une histoire - FALLET va relire "L'Etranger" d'ALBERT CAMUS - ils aiment JOHN STEINBECK - BRASSENS a réappris le latin pour lire les auteurs Latins dans le texte, cite OVIDE - FALLET a peur de lire OVIDE, trop vaste - parle des livres que BRASSENS lui a fait lire."








«Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.»


René Fallet Le braconnier de Dieu






























«Il n'est pas de femmes inaccessibles, sauf celle qu'on aime.»

René FalletL'Amour baroque












"Mourir pour mourir que ce soit d'ivresse !
le cœur appuyé par les amis de toujours !
mourir mourir je veux mourir sous tendresse car mourir d'amour c'est mourir qu'à moitié !
Je veux mourir ma vie avant qu'elle me soit vieille !
entre le culs des filles et le culs des bouteilles"






retrouver ce média sur www.ina.fr






"Cette comédie de Claude TILLIER (1801-1844) mise en scène pour la télévision par René LUCOT, raconte les aventures d'un jeune médecin de campagne, épris de liberté et homme généreux, dans les années 1780 à Clamecy. - Toujours fauché, Benjamin se voit contraint par sa famille d'épouser ARABELLE, une riche héritière, alors qu'il est davantage attiré par les attraits de la jolie MANETTE."




Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010











"Votre plus grand regret?
Que la guerre ait duré si longtemps"...










Extrait d'une Interview Jacques Brel Jacques Chancel, au festival de Cannes...









Brel tout simplement
















Avec ÉLÉGANCE





Se sentir quelque peu Romain
Mais au temps de la décadence
Gratter sa mémoire à deux mains
Ne plus parler qu'à son silence
Et
Ne plus vouloir se faire aimer
Pour cause de trop peu d'importance
Être désespéré
Mais avec élégance

Sentir la pente plus glissante
Qu'au temps où le corps était mince
Lire dans les yeux des ravissantes
Que cinquante ans, c'est la province
Et
Brûler sa jeunesse mourante
Mais faire celui qui s'en dispense

Être désespéré
Mais avec élégance

Sortir pour traverser des bars
Où l'on est chaque fois le plus vieux
Y éclabousser de pourboires
Quelques barmans silencieux
Et
Grignoter des banalités
Avec des vieilles en puissance
Être désespéré
Mais avec élégance

Savoir qu'on a toujours eu peur
Savoir son poids de lâcheté
Pouvoir se passer de bonheur
Savoir ne plus se pardonner
Et
N'avoir plus grand-chose à rêver
Mais écouter son cœur qui danse
Être désespéré
Mais avec espérance





















































LA... LA... LA...
1967


Quand je serai vieux je serai insupportable
Sauf pour mon lit et mon maigre passé
Mon chien sera mort ma barbe sera minable
Toutes mes morues m'auront laissé tomber
J'habiterai une quelconque Belgique
Oui m'insultera tout autant que maintenant
Quand je lui chanterai Vive la République
Vivent les Belgiens merde pour les Flamingants...
La... la... la...
La... la... la...

Je serai fui comme un vieil hôpital
Par tous les ventres de haute société
Je boirai donc seul ma pension de cigale
Il faut bien être lorsque l'on a été
Je ne serai reçu que par les chats du quartier
A leur festin pour qu'ils ne soient pas treize
Mais j'y chanterai sur une simple chaise
J'y chanterai après le rat crevé
Messieurs dans le lit de la Marquise
C'était moi les quatre-vingt chasseurs...
La... la... la

Quand viendra l'heure imbécile et fatale
Où il paraît que quelqu'un nous appelle
J'insulterai le flic sacerdotal
Penché vers moi comme un larbin du ciel
Et je mourirai cerné de rigolos
En me disant qu'il était chouette Voltaire
Et que si y en a des qu'ont une plume au chapeau
Y en a des qui ont une plume dans le derrière...
La... la... la
La... la... la

Quand je serai vieux je serai insupportable
Sauf pour mon lit et mon maigre passé
Mon chien sera mort ma barbe sera minable
Toutes mes morues m'auront laissé tomber




















S'il Te Faut :


Tu n'as rien compris

S'il te faut des trains
Pour fuir vers l'aventure
Et de blancs navires
Qui puissent t'emmener
Chercher le soleil
À mettre dans tes yeux
Chercher des chansons
Que tu puisses chanter

Alors s'il te faut l'aurore
Pour croire au lendemain
Et des lendemains
Pour pouvoir espérer
Retrouver l'espoir
Qui t'a glissé des mains
Retrouver la main
Que ta main a quittée

Et alors s'il te faut des mots
Prononcés par des vieux
Pour justifier
Tous tes renoncements
Si la poésie pour toi
N'est plus qu'un jeu
Si toute ta vie
N'est qu'un vieillissement

Alors s'il te faut l'ennui
Pour te sembler profond
Et le bruit des villes
Pour saouler tes remords
Et puis des faiblesses
Pour te paraître bon
Et puis des colères
Pour te paraître fort

Alors alors
Tu n'as rien compris









































Jacques Brel

- S'il te faut





















jacques brel - mon enfance






Mon enfance

by Jacques Brel

Mon enfance passa
De grisailles en silences
De fausses révérences
En manque de batailles
L'hiver j'étais au ventre
De la grande maison
Qui avait jeté l'ancre
Au nord parmi les joncs
L'été à moitié nu
Mais tout à fait modeste
Je devenais indien
Pourtant déjà certain
Que mes oncles repus
M'avaient volé le Far West

Mon enfance passa
Les femmes aux cuisines
Où je rêvais de Chine
Vieillissaient en repas
Les hommes au fromage
S'enveloppaient de tabac
Flamands taiseux et sages
Et ne me savaient pas
Moi qui toutes les nuits
Agenouillé pour rien
Arpégeais mon chagrin
Au pied du trop grand lit
Je voulais prendre un train
Que je n'ai jamais pris

Mon enfance passa
De servante en servante
Je m'étonnais déjà
Qu'elles ne fussent point plantes
Je m'étonnais encore
De ces ronds de famille
Flânant de mort en mort
Et que le deuil habille
Je m'étonnais surtout
D'être de ce troupeau
Qui m'apprenait à pleurer
Que je connaissais trop
J'avais L'œil du berger
Mais le cœur de l'agneau

Mon enfance éclata
Ce fut l'adolescence
Et le mur du silence
Un matin se brisa
Ce fut la première fleur
Et la première fille
La première gentille
Et la première peur
Je volais je le jure
Je jure que je volais
Mon cœur ouvrait les bras
Je n'étais plus barbare

Et la guerre arriva

Et nous voilà ce soir.






















Cours de Gilles Deleuze
- Vincennes 1982
Stromboli
de Roberto Rossellini 1950







Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 2010

a Tribute to Jacques Brel...











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