vendredi 30 avril 2010

Boy and Pigs, The Hen and the Golden Eggs...

...







George Morland
Boy and Pigs...






"Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves"



"This reproduction of a painting by George Morland (1789) has lurid colors and shows the sale of a slave. The artist suggests that friends or relatives are being separated, as one of the slaves is being forcibly restrained as the other slave is being ushered into a boat."


http://chnm.gmu.edu/revolution/d/228/


Source: The Menil Collection (Houston, Texas), 83-110DJ.




Aesop: Aesop's Fables

The Hen and the Golden Eggs

A COTTAGER and his wife had a Hen that laid a golden egg every day. They supposed that the Hen must contain a great lump of gold in its inside, and in order to get the gold they killed it. Having done so, they found to their surprise that the Hen differed in no respect from their other hens. The foolish pair, thus hoping to become rich all at once, deprived themselves of the gain of which they were assured day by day.




Oceano Nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée,
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande " Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont' ils délaissés pour un bord plus fertile ? "
Puis, votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli

On s'entretient de vous parfois dans les veillées,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
Mêle encore quelque temps vos noms d'ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous...

Victor Hugo (1802-1885)



CONSEIL TENU PAR LES RATS

Un Chat, nommé Rodilardus ,
Faisait de Rats telle déconfiture
Que l'on n'en voyait presque plus,
Tant il en avait mis dedans la sépulture.
Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou,
Ne trouvait à manger que le quart de son soûl ;
Et Rodilard passait, chez la gent misérable,
Non pour un Chat, mais pour un Diable.
Or, un jour qu'au haut et au loin
Le Galand alla chercher femme,
Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame,
Le demeurant des Rats tint chapitre en un coin
Sur la nécessité présente.
Dès l'abord, leur Doyen, personne fort prudente,
Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard,
Attacher un grelot au cou de Rodilard ;
Qu'ainsi, quand il irait en guerre,
De sa marche avertis ils s'enfuiraient sous terre ;
Qu'il n'y savait que ce moyen.
Chacun fut de l'avis de Monsieur le Doyen ;
Chose ne leur parut à tous plus salutaire.
La difficulté fut d'attacher le grelot.
L'un dit : Je n'y vas point, je ne suis pas si sot ;
L'autre : Je ne saurais. Si bien que sans rien faire
On se quitta. J'ai maints chapitres vus,
Qui pour néant se sont ainsi tenus :
Chapitres, non de Rats, mais chapitres de moines,
Voire chapitres de chanoines.

Ne faut-il que délibérer,
La cour en conseillers foisonne ;
Est-il besoin d'exécuter,
L'on ne rencontre plus personne.



http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/conseilrats.htm














http://en.wikipedia.org/wiki/George_Morland





Colbert,

"Action ministérielle

L'œuvre de Colbert est à la mesure de la durée de son maintien en charge (1661-1683) et des fonctions qui lui sont attribuées. En 1664, il est fait surintendant des bâtiments; en 1665, surintendant général du commerce, directeur de la Compagnie des Indes orientales, grand trésorier des ordres du roi, contrôleur général des finances; en 1669, secrétaire d'État chargé de la maison du roi, de Paris, du clergé et de la marine; en 1670, grand maître et surintendant général des mines et carrières de France; en 1678, ministre d'État. Seules la guerre et les affaires étrangères lui échappent. On ne présentera ici que son activité en matière financière.

Sa philosophie en ce domaine est très simple. Depuis 1659, il vilipende l'organisation traditionnelle des finances génératrice de désordre, d'accaparement du pouvoir par le surintendant et d'enrichissement par les financiers. Il convient donc d'en finir avec ce système et d'en mettre un nouveau en place dans lequel seront appliquées les maximes d'ordre, de régularité et de simplicité. Son discours financier s'inscrit, cependant, dans sa vision mercantiliste de l'économie.

La fin de l'ancien régime financier

Elle est mise en œuvre par la Chambre de justice et par le roi lui-même, sous le contrôle étroit de Colbert.

La Chambre de justice

Elle se réunit entre le 3 décembre 1661 et le 23 décembre 1665 mais on ne met véritablement fin à son action qu'en 1669. Elle examine les comptes de tous ceux qui ont manié les finances royales depuis 1635 et prononce 164 condamnations à des peines corporelles (12 condamnations à mort, 3 aux galères, 5 bannissements perpétuels du royaume, des bannissements à temps ou hors du ressort et des amendes honorables) ou pécuniaires, souvent énormes – les frères Monnerot sont taxés à 5 000 000 et 5 800 000 livres –, l'ensemble devant rapporter 110 000 000 livres. "





http://www.comite-histoire.minefi.gouv.fr/recherches_finances/les_hommes/controleurs_generaux/xviie_siecle/jean-baptiste_colber4597












"Les Carabiniers met en scène deux hommes pauvres appelés pour se battre à la guerre et qu'on trompe en leur promettant toutes les richesses du monde. Ulysse (Marino Mase) et Michelangelo (Albert Juross) reçoivent du roi de leur pays fictif des lettres qui leur accordent une liberté complète tant qu'ils se battront : ils auront tout ce qu'ils désirent : piscines, Maseratis, femmes – et le tout aux frais de l'ennemi. Ils quittent tous les deux leurs épouses (Catherine Ribeiro et Geneviève Galéa) et traversent champs de bataille et villages, en détruisant et pillant tout leur saoul. Ils racontent leurs exploits à leurs femmes sur des cartes postales qu'ils leur envoient, en rapportant les horreurs des batailles. La représentation idéaliste qu'ils se faisaient de la guerre s'en va en morceaux car ils sont toujours pauvres et maintenant blessés. Ils reviennent à la maison avec une valise pleine de cartes postales montrant des splendeurs du monde pour lesquelles ils se sont battus et s'entendent dire par les responsables militaires qu'ils devront attendre que la guerre soit terminée pour recevoir leur solde. Un jour, le ciel explose en feux d'artifice et ils se précipitent vers la ville, croyant que c'est la fin de la guerre. Mais c'est pour apprendre par leurs supérieurs que leur roi a été vaincu et que tous les criminels de guerre doivent être châtiés. Et les deux hommes se voient alors fusillés pour leurs crimes."


http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Carabiniers

"Le film Les Carabiniers est dédié à Jean Vigo.

Albert Juross, qui interprète le rôle de Michel Ange,

est le pseudonyme du musicien Patrice Moullet, frère du cinéaste Luc Moullet."


Michel-Ange

"Mettez-Vous sur la chaise

...et tournez vous."


Les Carabiniers
Jean-Luc Godard













http://fr.wikipedia.org/wiki/Edwin_Landseer





Jean de LA FONTAINE (1621-1695)


La Poule aux œufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

http://versailles.chez.com/acteurs/colbert.htm




















Sir William Quiller Orchardson

Biography



"Scottish painter. Orchardson was born in Edinburgh where he studied at the Trustees Academy under the enlightened mastership of Robert Scott Lauder ( 1803 69 ). His early subjects were taken from Scottish history (Wishart's Last Exaltation, 1853 ; St Andrews University) but he was also a gifted portrait painter. The charming Mrs John Pettie ( 1865 ; Manchester, AG) was painted as a wedding present for his fellow student Pettie ( 1839 93 ), whom he accompanied to London in 1862 . Orchardson continued to paint Scottish pictures, including subjects from Scott, until 1877 when he abandoned them for the scenes of psychological drama, set in Regency or contemporary times, for which he is best known. His Mariage de convenance ( 1884 ; Glasgow, AG) and its companion After! ( 1886 ; Aberdeen, AG), which deal with a mismatch and its consequence, were greatly praised when exhibited at the Royal Academy (see under London) for their moral seriousness. His use of space as a compositional device to denote emotional isolation became as much a characteristic of his work as the flickering brush strokes, broken colour, and sombre palette he habitually employed."





CSOJ - Fabrice Lucchini - La Fontaine





L'Éléphant et le Singe de Jupiter

Autrefois l'éléphant et le rhinocéros,
En dispute du pas et des droits de l'empire,
Voulurent terminer la querelle en champs clos.
Le jour en était pris, quand quelqu'un vint leur dire
Que le singe de Jupiter,
Portant un caducée, avait paru dans l'air.
Ce singe avait nom Gille, à ce que dit l'hitoire.
Aussitôt l'éléphant de croire
Qu'en qualité d'ambassadeur
Il venait trouver sa Grandeur.
Tout fier de ce sujet de gloire,
Il attend maître Gille, et le trouve un peu lent
A lui présenter a créance.
Maître Gille enfin, en passant,
Va saluer son Excellence.
L'autre était préparé sur la légation:
Mais pas un mot. L'attention
Qu'il croyait que les dieux eussent à sa querelle
N'agitait pas encor chez eux cette nouvelle.
Qu'importe à ceux du firmament
Qu'on soit mouche ou bien éléphant?
Il se vit donc réduit à commencer lui-même:
" Mon cousin Jupiter, dit-il, verra dans peu
Un assez beau combat, de son trône suprême
Toute sa cour verra beau jeu.
- Quel combat?" dit le singe avec un front sévère.
L'éléphant repartit: " Quoi? vous ne savez pas
Que le rhinocéros me dispute le pas,
Qu'Eléphantide a guerre avecque Rhinocère.
Vous connaissez ces lieux, ils ont quelque renom.
- Vraiment je suis ravi d'en apprendre le nom,
Repartit Maître Gille: on ne s'entretient guère
De semblables sujets dans nos vastes lambris."
L'éléphant, honteux et surpris,
Lui dit:" Et parmi nous que venez-vous donc faire?
- Partager un brin d'herbe entre quelques fourmis:
Nous avons soin de tout. Et quant à votre affaire,
On n'en dit rien encor dans le conseil des dieux:
Les petits et les grands sont égaux à leurs yeux."






Le Rat et l'Éléphant

Se croire un personnage est fort commun en France:
On y fait l'homme d'importance,
Et l'on n'est souvent qu'un bourgeois.
C'est proprement le mal françois:
La sotte vanité nous est particulière.
Les espagnols sont vains, mais d'une autre manière:
Leur orgueil me semble, en un mot,
Beaucoup plus fou, mais pas si sot.
Donnons quelque image du nôtre,
Qui, sans doute, en vaut bien un autre.
Un rat des plus petits voyait un éléphant
Des plus gros et raillait le marcher un peu lent
De la bête de haut parage,
Qui marchait à gros équipage.
Sur l'animal à triple étage
Une sultane de renom,
Son chien, son chat et sa guenon,
Son perroquet, sa vieille et toute sa maison,
S'en allait en pèlerinage.
Le rat s'étonnait que les gens
Fussent touchés de voir cette pesante masse:
"Comme si d'occuper ou plus ou moins de place
Nous rendait, disait-il, plus ou moins important!
Mais qu'admirez-vous tant en lui, vous autres hommes?
Serait-ce ce grand corps qui fait peur aux enfants?
Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes,
D'un grain moins que les éléphants."
Il en aurait dit davantage;
Mais le chat, sortant de sa cage,
Lui fit voir en moins d'un instant
Qu'un rat n'est pas un éléphant.









Les fables de la Fontaine






Les Animaux malades de la peste



Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.


Jean de La Fontaine...






Bist du bei mir, de Franco Battiato


Bist Du Bei Mir :


Ardo dal desiderio di vederti
Forza perenne delle catene
Di stare in mezzo a tanta gente
La forza della vita è nel denaro.
Ma soprattutto la ricchezza virtuale
Sta più in alto di quella reale.
Ma soprattutto la ricchezza virtuale sta più in alto.

Bisognerebbe scacciare le avversità come si fa con le mosche.
Per chi rimane incosciente, le colline sono ancora in fiore.
Risuona un mambo nella cavea e il mondo semplicemente gira
Sull’orlo di un precipizio mi inviti adesso a giocare.
Bist du bei mir geh ich mit freuden
Zum sterben und zum meiner ruh
Bist du bei mir mit freuden.

La luce abbagliò i miei sensi come in un quadro di Monet
Mentre l’estate insidiava il giovane Gesualdo.
Risuona un mambo nella cavea e il mondo semplicemente gira,
sull’orlo di un precipizio mi inviti adesso a giocare.
Bist du bei mir geh ich mit freuden
Zum sterben und zum meiner ruh
Bist du bei mir mit freuden.








Battiato, running against the grain




Running against the grain
Running through the rain
Ho attraversato la vita inferiore
Seguendo linee per moto contrario.
Sfruttando per le mie vele
Flussi di controcorrente.
Cercando sempre le cause
Che mi hanno insegnato ad andare
Con disciplina anche contro le mie inclinazioni.
Marmoree scogliere lontane
Spezzano ogni forza in mille spume
L’odore domina sovrano il profumo delle cose.
In verità non mi sono mai legato e adesso
La mia vita fugge in diagonale
Ritorna prepotentemente un desiderio morale
La mi vita cerca fughe in diagonale
Per accelerare le calde influenze del sole.

Osservo la mia condizione
Il mio prezioso ed alterno passato
Le mie bizzarre imprese
Sono mercurio colorato.
Un salto oltre ciò che abbassa
Pinna in altro mare e intanto
La mia vita fugge in diagonale
Ritorna prepotentemente un desiderio morale
La mi vita cerca fughe in diagonale
Per accelerare le calde influenze del sole.

Indipendente la mia vita fugge.










Numerical Art by Jacqueline Waechter 2010













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