jeudi 11 mars 2010

« Tous les matins du monde sont sans retour »...









































Portrait nocturne d'Honoré de Balzac par Jacqueline Waechter
























Esquisse pour un portrait de Guillaume Depardieu, par Jacqueline Waechter.





















Portrait d'Honoré de Balzac par Jacqueline Waechter
























Ne Touchez pas la Hache...un film de Jacques Rivette.
d'après le roman d'Honoré de Balzac, La Duchesse de Langeais.


"Paris, sous la Restauration. Le Général Armand de Montriveau tombe fou amoureux de la duchesse de Langeais, coquette qui s'amuse à le séduire mais se refuse à lui. Comprenant qu'elle ne cèdera pas, il décide de l'ignorer et d'organiser sa vengeance."

























**Au début était Rome et la Pologne, puis vint Paris, l´amour et la guerre**

Guillaume Apollinaire













"Ombre"


"Vous voilà de nouveau près de moi
Souvenirs de mes compagnons morts à la guerre
L'olive du temps
Souvenirs qui n'en faites plus qu'un
Comme cent fourrures ne font qu'un manteau
Comme ces milliers de blessures ne font qu'un article de journal
Apparence impalpable et sombre qui avez pris
La forme changeante de mon ombre
Un Indien à l'affût pendant l'éternité
Ombre vous rampez près de moi
Mais vous ne m'entendez plus
Vous ne connaîtrez plus les poèmes divins que je chante
Tandis que moi je vous entends je vous vois encore
Destinées
Ombre multiple que le soleil vous garde
Vous qui m'aimez assez pour ne jamais me quitter
Et qui dansez au soleil sans faire de poussière
Ombre encre du soleil
Ecriture de ma lumière
Caisson de regrets
Un dieu qui s'humilie"

Guillaume Apollinaire

















Numerical Art, Mixed Media, Installation and Drawings by Jacqueline Waechter...













































Scène extraite du film PROCESS de C.S Leigh 2003.
http://beatricedalle.e-mons...


























"La jolie rousse"


"Me voici devant tous un homme plein de sens
Connaissant la vie et de la mort ce qu'un vivant peut connaître
Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l'amour
Ayant su quelquefois imposer ses idées
Connaissant plusieurs langages
Ayant pas mal voyagé
Ayant vu la guerre dans l'Artillerie et l'Infanterie
Blessé à la tête trépané sous le chloroforme
Ayant perdu ses meilleurs amis dans l'effroyable lutte
Je sais d'ancien et de nouveau autant qu'un homme seul pourrait des deux savoir
Et sans m'inquiéter aujourd'hui de cette guerre
Entre nous et pour nous mes amis
Je juge cette longue querelle de la tradition et de l'invention
De l'Ordre et de l'Aventure
Vous dont la bouche est faite à l'image de celle de Dieu
Bouche qui est l'ordre même
Soyez indulgents quand vous nous comparez
À ceux qui furent la perfection de l'ordre
Nous qui quêtons partout l'aventure
Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons vous donner de vastes et d'étranges domaines
Où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues
Mille phantasmes impondérables
Auxquels il faut donner de la réalité
Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait
Il y a aussi le temps qu'on peut chasser ou faire revenir
Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières
De l'illimité et de l'avenir
Pitié pour nos erreurs pitié pour nos péchés
Voici que vient l'été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
Ô Soleil c'est le temps de la Raison ardente
Et j'attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu'elle prend afin que je l'aime seulement
Elle vient et m'attire ainsi qu'un fer l'aimant
Elle a l'aspect charmant
D'une adorable rousse
Ses cheveux sont d'or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les roses-thé qui se fanent
Mais riez riez de moi
Hommes de partout surtout gens d'ici
Car il y a tant de choses que je n'ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi"

Guillaume Apollinaire











Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


"Tous les matins du monde" est un film français, réalisé par Alain Corneau, sorti sur les écrans en 1991.
Il est tiré d'un roman éponyme écrit par Pascal Quignard.


* Sur la fin de sa vie, Marin Marais, violiste du XVIIe ‑ XVIIIe siècle, se remémore ses souvenirs de jeunesse et en particulier son apprentissage de la viole de gambe auprès de son maître monsieur de Sainte Colombe, et de ses deux filles Madeleine et Toinette.

On apprend à la fin du film que le titre provient de l'aphorisme :
« Tous les matins du monde sont sans retour ».





















TOUS LES MATINS DU MONDE:

Guillaume Depardieu (Jove Marais)












Portraits de lettres-esquisses du poète Guillaume Apollinaire par Jacqueline Waechter



























Versailles
Magyar trailer
Guillaume Depardieu egyik utolsó filmje
Rendezte: Pierre Schoeller


http://www.filmsdulosange.fr/
FESTIVAL DE CANNES 2008

SÉLECTION OFFICIELLE UN CERTAIN REGARD

"Paris, aujourd'hui. Un enfant et sa jeune mère dorment dehors. Nina est sans emploi, ni attaches. Enzo a 5 ans. Leur errance les conduit à Versailles.
Dans les bois, tout près du château, un homme vit dans une cabane, retranché de tout. Damien.
Nina passe une nuit avec lui. Au petit matin, Nina laisse l'enfant et disparaît. À son réveil, Damien découvre Enzo, seul.
Au fil des jours, des saisons, l'homme et l'enfant vont se découvrir, s'apprivoiser, s'attacher.
Leur lien sera aussi fort que leur dénuement.
Un jour pourtant il faudra quitter la cabane... "

























Guillaume Depardieu in the Long version of Leos Carax's "Pola X"





















" A force de "

Barbara et Guillaume Depardieu

interprêté par Isabelle Vajra














"A force de"
est une chanson qui réunit Guillaume Depardieu,
pour le texte
et Barbara, pour la musique.
Cette chanson apparaît en 1996 sur l'ultime album, intitulé "Barbara".

À force de


A force de m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
A force de m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
C'est toi
Que j'ai perdu.
Je t'ai perdu.
Maintenant libre de toi,
C'est là que tu me manques.
C'est là
Que tu me manques.
Tu me manques.
Tant de solitude
Depuis ton départ.
Même le fond se vide.
Plus de sens à rien.
Tu étais dans ma chair,
Tu étais dans mon sang.
Plus pareil dans moi,
Plus moi-même sans toi.
Même le fond se vide
Et tout s'efface.
Plus de sens à rien.
Irais-je alors avec les anges
Maintenant que tu es parti ?
A trop m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
A trop m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
C'est toi
Que j'ai perdu.
Oh mon amour,
Je t'ai perdu,
Je t'ai perdu.




Apollinaire, Poèmes à Lou,

Quatre jours mon amour pas de lettre de toi


Quatre jours mon amour pas de lettre de toi
Le jour n'existe plus le soleil s'est noyé
La caserne est changée en maison de l'effroi
Et je suis triste ainsi qu'un cheval convoyé

Que t'es-t-il arrivé souffres-tu ma chérie
Pleures-tu Tu m'avais bien promis de m'écrire
Lance ta lettre obus de ton artillerie
Qui doit me redonner la vie et le sourire

Huit fois déjà le vaguemestre a répondu
« Pas de lettres pour vous Et j'ai presque pleuré
Et je cherche au quartier ce joli chien perdu
Que nous vîmes ensemble ô mon cœur adoré

En souvenir de toi longtemps je le caresse
Je crois qu'il se souvient du jour où nous le vîmes
Car il me lèche et me regarde avec tendresse
Et c'est le seul ami que je connaisse à Nîmes

Sans nouvelles de toi je suis désespéré
Que fais-tu Je voudrais une lettre demain
Le jour s'est assombri qu'il devienne doré
Et tristement ma Lou je te baise la main


Guillaume Apollinaire










Installation,
cadres et lettre ayant appartenu au poète Guillaume Apollinaire,
photographiés dans la bibliothèque de son dernier domicile,
situé 202 Boulevard Saint- Germain à Paris,
veuve de ses rayonnages de livres...















"A force de..."
Barbara




















Mon amour, ma bien aimée,
Me voici trop loin de toi
Comment survivre éloigné
De ton cœur et de tes bras ?

De mon cœur et de mes bras
Tiens, je l'avais oubliée,
Cette lettre et qui ma foi
Peut me l'avoir envoyer ?

Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoureux
Est-ce André ou Henri
Ou Paul aux si beaux yeux?

Rien ne distrait la folie
Qui l'entoure mais rien ne peut
Détourner mon cœur épris
Oh non, ça ne peut être lui

Mon cœur, mon feu, ma joie
Je reviendrai sois en sûre
Vrai c'est la première fois
que je vois cette écriture

Ton portrait posé sur moi
Me protège et me rassure
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture?

Oui l'Enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces jours, ces heures, ces secondes
Qui nous tiennent séparés

J'ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quel amnésie profonde
Cet amant là c'est noyé

Mon amour, ma toute belle
Je t'aime et je t'aime tant
Il n'y a rien d'éternel
Rien qui ne résiste au temps

Un baiser sur ta prunelle
Sur ta bouche tout autant
Rien qui ne résiste au temps
Et la mémoire est cruelle

Mais adieu ma vie, mon cœur
Il faut bien que je m'en aille
On m'appelle, il est six heure
A demain, vaille que vaille !

A moins que ton artilleur
N'ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur
Le vacarme et la mitraille

Sur ces pages abimées
Il manque une ultime morsure
La certitude affirmée
D'une simple signature

Mon amour, si d'aventure,
Au front je devais tomber,
Je voudrais que tu me jure
De ne jamais m'oublier.

















A Tribute to Guillaume Depardieu and Guillaume Apollinaire ... by J.








Adieu !


L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encor que la mort
Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord

Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins une au moins je t’en prie

Lentement la nuit noire est tombée à présent
On va rentrer après avoir acquis du zan
Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang

La nuit mon coeur la nuit est très douce et très blonde
O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde

L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard

4 fév. 1915


Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou












Honoré de Balzac, Portrait Souvenir, Profil Nuit ...
par Jacqueline Waechter

















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