

Elena Portello 17 ans.
Carrière en trois étapes : elle pose pour La Princesse Gauloise
dans ' Paris Match'n° 228
elle lance la coiffure zigzag au festival de Cannes
cette semaine elle signe son premier contrat à Rome.
"
revue Paris Match du 7 au 14 aout 1954...
De la nouvelle silhouette de la femme française...inspirée de l'époque de François 1er!

Extrait d'un article de la revue Paris Match du 7 au 14 aout 1954...
photo Willy Rizzo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Rizzo
La silhouette révolutionnaire crée par Christian Dior pour l'automne 1954: le "Flat chasted look" ( Ligne du buste chaste) qui déjà bouleverse l'Amérique.
Construit sur les parallèles de la lettre H, le corps féminin apparait fuselé,
la poitrine étant à la fois effacée et remontée par un corset-brassière mystérieux dont Dior n'a pas voulu divulguer le secret.
Contre cette ligne inspirée de l'époque de François 1er, Hollywood a levé l'étendard de la révolte.
Marilyn Monroe a déclaré:
" Il se trouve que je ne suis pas bâtie comme un garçon: cette mode ne sera jamais pour moi"
Marilyn Monroe complete screen test

Contrôle de l'information
"Quand quelqu'un possède un stigmate il est discrédité, sauf si le stigmate n'est pas automatiquement visible. L'individu va donc apprendre à contrôler les informations individuelles, normées, flexibles et durables. Dans nos sociétés contemporaines être illettré est un stigmate mais certaines personnes arrivent à la cacher. Elles arrivent à cacher des informations en fonction des interactions avec les autres. On est dans une logique de dissimulation où les gens « normaux » n'arrivent pas à déchiffrer l'information cachée. Il y a une tension entre l'identité sociale réelle et l'identité virtuelle du stigmatisé. Certains stigmates peuvent ne jamais être révélés. La capacité à masquer l'information va dépendre des contextes et des interlocuteurs. Parfois on cherche à cacher l'information mais le stigmate est dévoilé et cela peut introduire du discrédit."
Afin de masquer un stigmate on peut effacer ou dissimuler tout signe révélateur, faire passer le stigmate pour un autre moins grave. On peut aussi se confesser à des amis pour en faire des alliés. Ainsi, la définition du stigmate se trouve en observant le « normal ». Sa différence se comprend par rapport à la norme. Par exemple, pour Goffman, le « normal » aux Etats-Unis c'est l'homme blanc, hétérosexuel, nordique, diplômé d'université, travaillant à temps plein, protestant et faisant du sport. Donc, par rapport à la norme le stigmate va être plus ou moins important. La distance à la norme va aussi déterminer l'importance de dissimulation du stigmate ou de son renversement (la revendication).
Plus on est proche de la norme, moins on a à renverser le stigmate et moins celui-ci sera choquant."
Sylvain Métafiot
http://www.mapausecafe.net/archive/2010/01/22/3518eebd45e8589413e5b046f732ca1e.html

Extraits de l'article Erving Goffman
Wikipédia sourcesStigmate
"Un individu est dit stigmatisé lorsqu'il présente un attribut qui le disqualifie lors de ses interactions avec autrui. Cet attribut constitue un écart par rapport aux attentes normatives des autres à propos de son identité. Chaque individu est plus ou moins stigmatisé en fonction des circonstances, mais certains le sont plus que d'autres : tous peuvent être placés sur un continuum. Les stigmates sont nombreux et variés : parmi eux, le passé des individus, les handicaps, les tares de caractère, l'homosexualité, l'appartenance à un groupe donné, etc.
Goffman classe ces stigmates dans deux catégories différentes : les stigmates visibles et invisibles. Les premiers caractérisent les attributs physiques et les traits de personnalité directement apparents lors du contact social, les seconds regroupent toutes les facettes de l'individus difficilement décelables lors d'un contact visuel avec celui-ci. L'acteur va donc tout mettre en œuvre afin de cacher ce stigmate ou en tout cas d'éviter qu'il ne constitue un malaise chez son public. Goffman nomme contacts mixtes les interactions à risques entre normaux et stigmatisés. Le risque de fausse note y est théoriquement plus élevé.
L'auteur met toutefois en garde ses lecteurs contre le risque de prendre trop au sérieux cette métaphore."

La présentation de soi
"Goffman, dans La présentation de soi, envisage la vie sociale comme une scène (région où se déroule la représentation), avec ses acteurs, son public et ses coulisses (l'espace où les acteurs peuvent contredire l'impression donnée dans la représentation). Il nomme façade différents éléments avec lesquels l'acteur peut jouer, tel le décor, mais aussi la façade personnelle (signes distinctifs, statut, habits, mimiques, sexe, gestes, etc.). Les acteurs se mettent en scène, offrant à leur public l'image qu'ils se donnent. Ils peuvent avoir plusieurs rôles, sans qu'il y en ait un plus vrai que l'autre, et prendre leur distance vis-à-vis d'eux, jouant sur la dose de respect à la règle qu'il juge nécessaire ou adéquat.
Les acteurs en représentation construisent une définition commune de la situation. Une fausse note est une rupture dans cette définition, suite à une gaffe ou un impair commis par un ou plusieurs acteurs. Cela produit une représentation contradictoire, une remise en question de la réalité commune, causant un malaise général. Pour éviter ces impairs, des techniques de protection, aussi appelé tact, sont mises en œuvre, comme les échanges réparateurs telles les excuses ritualisées, les aveuglements par délicatesse, etc."

Métaphore du rituel
"La face est la valeur sociale positive qu'une personne revendique effectivement à travers une ligne d'action que les autres supposent qu'elle a adoptée au cours d'un contact particulier, explique Goffman dans Les Rites d'interaction. En interaction avec d'autres, la règle fondamentale que doit respecter tout individu est de préserver sa face et celle de ses partenaires. C'est la condition de possibilité de toute interaction, car la face est sacrée. Un travail de figuration assure le respect de sa face et celle des autres, évitant de les compromettre : c'est le tact, le savoir-vivre ou encore la diplomatie. Des échanges réparateurs viennent rétablir l'ordre lorsqu'un incident a eu lieu : le(s) fautif(s) s'excuse(nt), le public lui pardonne, afin de retrouver un équilibre.
Dans toute interaction, un certain niveau d'engagement est requis, ainsi qu'un soutien à l'engagement des autres. Cet engagement peut être défini par le maintien d'une attention intellectuelle et affective pour l'objet officiel de l'interaction. Il n'est pas facile à maintenir, mais si c'est le cas, l'interaction est joyeuse, elle marche."

- ILS ETAIENT 9 CELIBATAIRES
Sacha Guitry sur le pont des Arts, le 28 juin 1939, jour de son élection à l'Académie Goncourt. Tournage de son film "Ils étaient 9 célibataires", à Paris. RV-83172
© Roger-Viollet -

"Apprenant incidemment qu'un décret d'expulsion menace d'extradition immédiate les étrangers non régularisés présents sur le territoire français, Jean Lécuyer, un habile aventurier, imagine de faire contracter mariages blancs à plusieurs femmes aisées visées par le nouveau dispositif : une marchande de guano, mère de deux filles, une ravissante demi-mondaine entretenue par un duc, une artiste de cirque d'origine asiatique, une jeune chanteuse américaine, une comtesse polonaise au tempérament de feu... Les maris de paille, ce seront d'inoffensifs - car âgés de plus de 60 ans - clochards ramassés dans la rue, parmi lesquels un vieil aristocrate ruiné à moitié fou, un faux aveugle et un veuf récent. Sept mariages sont ainsi célébrés - les cinq candidates initiales ayant été rejointes par deux Françaises, l'une patronne de maison close, l'autre assujettie à l'ISF et désireuse de réduire son nombre de parts. La machine se grippe pourtant lorsqu'au lendemain des cérémonies civiles, chacun des sept «jeunes mariés» décide de s'inviter au domicile conjugal. L'organisateur des mariages blancs n'a plus dès lors qu'à se mettre sur leurs traces..."
http://kebekmac.blogspot.com/2009/10/ils-etaient-neuf-celibataires.html

Métaphore cinématographique
"L'ouvrage Les Cadres de l'expérience ne se limite pas aux interactions, mais traite de l'expérience. Goffman emprunte la notion de cadre à l'anthropologue Gregory Bateson. Toute expérience, toute activité sociale, se prête, selon lui, à plusieurs versions, ou cadrages. Ceux-ci entretiennent des rapports les uns avec les autres. Ils fixent la représentation de la réalité, orientant les perceptions, et influencent l'engagement et les conduites. Normalement, ils passent inaperçus et sont partagés par toutes les personnes en présence."
"Erving Goffman distingue :
- Les cadres primaires. Est primaire un cadre qui nous permet, dans une situation donnée, d'accorder un sens à tel ou tel de ces aspects, lequel autrement serait dépourvu de signification. Parmi eux, les cadres naturels impliquent l'action de forces ou de lois de la nature et les cadres sociaux sont le fait d'actions ou d'intentions humaines.
- Les cadres transformés, s'ils sont modalisés sont des transformations qui ne se cachent pas. Par contre, s'ils résultent d'efforts délibérés destinés à désorienter l'activité d'un individu ou d'un ensemble d'individus sans que ceux-ci s'en rendent compte, on parlera de fabrication. Celle-ci peut être bénigne ou abusive.
Ces transformations et modalisations de cadre peuvent se superposer les unes aux autres : on parle alors de premier, deuxième, etc. degré. Certains cadrages présentent des ambiguïtés, la signification de la situation étant peu claire, le comportement à adapter à leur égard étant difficile à prévoir. Des erreurs de cadrage, c'est-à-dire des malentendus, peuvent également survenir : le cadrage semble clair, mais il oriente néanmoins les perceptions et comportements des personnes dans un sens qui se révèle par la suite reposer sur des prémisses fausses. On appelle rupture de cadre le moment, souvent pénible, où l'individu se rend compte qu'il a perçu la situation de manière erronée : la culture même de nos croyances s'en trouve subitement bouleversée."
Wikipédia Sources
"France to the French!"
"A new law -which is not irrelevant today in some people's mind- stipulates that the aliens gotta get away. Then begins another crazy Guitry film, another reductio ad absurdum that tends to show that "being honest" cannot be a job,so you've got to live outside the law to be a good man,and in the end, the facts prove you right.
After hearing a woman (Elvire Popesco) complain about the French government which is about to drive her away of this beautiful country, Jean Lécuyer (alias Sacha Guitry) realizes that the only way for a woman to stay is to get married. An unconsummated marriage of course. That's his lucky break. He sets up a lucrative trade: an old bachelor's home where nine old men (Most of them were former tramps) will wait for the ladies.
And what ladies! Marguerite Moreno is the stand out as a rich South American who made her fortune in...guano. In the office, she wants to make sure that these men are too old to....
And the tramp who marries her will have two sons-in-law: the cops (Gendarmes) he used to meet on the streets when he was homeless.
Guitry 's lines are witty, funny as ever. Many puns, many mistaken identities
(one of the men in his wife's house: she is a Madam with her whores but he does think it's her numerous daughters),
many absurd jokes : -You've got to be sixty to be admitted in this place. Are you?
-Well, it's just a question of minutes! now seconds! Well I'm exactly sixty now!
Guitry, in 1939, even predates Julien Duvivier's "La Fête à Henriette" (1952) final unexpected twist !
Guitry epitomized FRench wit at its best! "



Numerical Art by Jacqueline Waechter 2010
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