mardi 9 février 2010

Variations sur la Corde Sensible des Mille Plateaux...

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Je carre 120

je carre 120

Manolo Millares

Signé, signé et intitulé au dos
Une huile sur une serpillière et des cordes
97 x 130 cm







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Cercle de Corde
"Signé 'Mure' (dans le revers)
Une huile et un cordon sur une toile "
165.1 x 165.1cm
Exécuté en 1969


Tableau d'Antoni Tàpies.



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The Limits of Control...L'Art du fil conducteur...
J.J et la corde de misère...


."Reality is arbitrary."




"The universe has no center and no edges."





"Among us there are those that are not among us.."





" And "The best films are like dreams you're never sure you really had."



JJ.




Antoni Tàpies...Détail d'une œuvre, scarifications de matières...



De l'Espace lisse et de l'espace strié...

« Espace de proximité, d’affects intenses, non polarisé et ouvert, non mesurable, anorganique et peuplé d’événements ou d’héccéités, l’espace lisse s’oppose à l’espace strié, c’est-à-dire métrique, extensif et hiérarchisé. Au premier sont associés le nomadisme, le devenir et l’art haptique, au second, le sédentarisme, la métaphysique de la subjectivité et l’art optique. » (Mireille Buydens, « Espace lisse / Espace strié » in Le vocabulaire de Gilles Deleuze (sous la dir. Robert Sasso et Arnaud Villani), Les Cahiers de Noesis n° 3, Printemps 2003, p. 130.)

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« Se fondant sur l’analyse de Leroi-Gourhan (L’Homme et la Matière, Ed. Albin Michel, 1943), l’espace strié est rapporté au modèle du tissu, avec sa structure (fils de trame et fils de chaîne, et croisement perpendiculaire des deux), sa finitude (largeur du tissu définie par le cadre de la chaîne et l’aller-retour du fil de chaîne dans ce cadre fermé) et son ordre dynamique (les fils de chaîne s’écartent pour laisser passer le mouvement régulé des fils de trame), alors que l’espace lisse sera pensé sur le modèle du feutre, comme « anti-tissu » qui n’implique aucun dégagement des fils, aucun entrecroisement, mais seulement un enchevêtrement aléatoire des fibres, à la fois homogène (« lisse »), susceptible de croître en tous sens, et infini en droit. (…)

C’est à l’occasion des développements sur l’art haptique comme antithèse de l’art optique que ces notions seront développées de la manière la plus fine (Mille plateaux, 1980, pp.614-622).

Deleuze distingue en effet deux grandes voies dans l’art plastique occidental : la première, qui a toute sa faveur et qui fut mise en œuvre par des peintres comme Cézanne ou Bacon, est définie comme l’expression d’une « vision rapprochée » et d’un espace haptique ou lisse.

La seconde, négativement indexée, apparaît comme un « fourvoiement représentatif », fille de l’essentialisme et de ses quadrillages imposés, et exprime au contraire une « vision éloignée », se déployant dans un espace optique ou strié.



L’espace lisse donc l’espace spécifique de l’art haptique : c’est un espace sans profondeur, un espace d’immédiateté et de contact, qui permet au regard de palper l’objet, de se laisser investir par lui et de s’y perdre. (…)

L’espace lisse, enté sur la notion de proximité, est aussi un espace aformel. Il ne contient ni formes ni sujets, mais se peuple de forces et de flux, constituant un espace fluide, mouvant, sans ancrage ni polarisation, sans empreinte qui ne soit éphémère. » (Mireille Buydens, « Espace lisse / Espace strié » in Le vocabulaire de Gilles Deleuze (sous la dir. Robert Sasso et Arnaud Villani), Les Cahiers de Noesis n° 3, Printemps 2003, pp. 132-134.)


http://209.85.229.132/search?q=cache:JVcd4__UYQsJ:www.caute.lautre.net/spip.php%3Farticle592+esaces+lisses+et+espaces+stri%C3%A9s&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr





« La beauté de la vie est dans les petits détails, pas dans les grands évènements »








"À travers de son œuvre, Tàpies montre un intérêt particulier pour les lacérations, les entailles et les griffures au sein de ses compositions. "
Il qualifie ses œuvres de "champs de batailles où les blessures se multiplient à l'infini".

Antoni Tàpies,


The Limits of Control

Isaac de Bankolé ... Souvenirs sparadrap de Night on Earth...

http://jacquelinewaechter.blogspot.com/2009/04/la-nuit-sur-la-terre-vous-prenez-un.html








Two coffee, in two separeted cups"


"Ca, ça vient de lui. Une fois, il y a des années, j'étais dans un café avec lui et il a commandé deux expressos. Le serveur lui a apporté un double expresso. Isaac s'est mis à l'engueuler en français. C'était toute une affaire.
Je lui ai dit : Dis donc, tu les veux vraiment, tes deux expressos!
Il m'a répondu
"Je sais ce que je veux, je lui ai dit ce que je veux et c'est ça que je veux"
Jamais je n'ai oublié.

Jim Jarmusch: Entretiens traduit de l'anglais par Harold Manning
au sujet du film The Limits of Control.

















Casting


Le tueur : Isaach de Bankolé
Les passeurs : Jean-François Stévenin, Tilda Swinton, Alex Descas, Paz de la Huerta, Yuki Kudoh, Gael Barcia Bernal
La cible : Bill Murray







Échos et Variations....




"Le style de Melville atteint ici à un sens de l'épure

qui peut faire songer aux estampes japonaises :

une sécheresse de trait, une forme d'acuité pour l'essentiel uniquement,

et un sens de la dramaturgie qui ne s'embarrasse d'aucune forme de superflu.

Les scènes d'action sont par exemple le plus souvent vidées de tout contenu spectaculaire :

seule "l'exécution" l'intéresse, c'est à dire la façon dont les professionnels s'y prennent, la précision des gestes, la droiture des âmes et la solitude qui accompagne l'excellence acquise dans tel ou tel domaine.

C'est pourquoi chez Melville, toute action s'accompagne d'une certaine ritualisation, d'une solennité qui confine à l'ascèse."

"L'ouverture du Samouraï est à ce titre exemplaire de cet art du geste.

Chaque plan sert d'écrin aux seuls gestes et déplacements du personnage saisi dans une visée strictement comportementaliste (...)

Lors des quinze premières minutes du film, Melville ne montre rien qu'un personnage qui entre et qui sort du champ, qui traverse le cadre selon toutes les possibilités qui lui sont offertes, et qui s'emploie simplement à faire ce qu'il a à faire.

On ne sait rien de Costello et l'on n'en saura pas beaucoup plus par la suite.

Dès l'ouverture, le mouvement accède ainsi à une quasi autonomie et possède en lui-même sa propre fin. De même le geste prévaut sur ce qui le motive ; le geste est le motif et l'emporte désormais sur la geste du polar dans son ensemble.(...)"

Extraits de...

"Jean-Pierre Melville, de solitude et de nuit, éclipses n°44"

http://www.cineclubdecaen.com/analyse/livres/eclipses44jeanpierremelville.htm







Funky Arthur Rimbaud poem with Alain Ligier

« Comme je descendais des fleuves impassibles,



Je ne me sentis plus guidé par les haleurs. »






Arthur Rimbaud











Youki Kudoh souvenirs de Mystery Train.
Paint it Black,
Strangers on a Train : What is Reality?








....la même impression de moments "pris sur le vif". (JJ)








Madrid desde Capitán Haya (1989)



"Lisser l'espace"

"pour parler d'une façon d'aborder une opération dans un espace comme si
il n'y avait aucune frontière".

"Nous essayons de produire un espace opérationnel tel que ses frontières ne nous affectent pas...

Transgresser les limites est la définition même de "lisse".


Eyal Weizman... Hollow Land

Chapitre ...A travers les murs.
L'Architecture de la nouvelle guerre urbaine.
La Fabrique 2008









http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9territorialisation


http://fr.wikipedia.org/wiki/Corps-sans-organes





Mille Plateaux (Paris, Éditions de Minuit, 1980) est le second des deux volumes ayant pour sous-titre Capitalisme et schizophrénie issu de la collaboration entre le philosophe Gilles Deleuze et le philosophe et psychanalyste Félix Guattari. Cet ouvrage continue à explorer par des voies inédites — en s'attaquant notamment à une série d'erreurs afférentes selon les auteurs à l'arborescence, à l'État, au langage... — la question déjà avancée dans L'Anti-Œdipe (premier volume) d'une ontologie révolutionnaire des devenirs (« presque imperceptibles ») qui ne cessent de défaire l'histoire des identités ( « primauté des lignes de fuite » ) et de produire des « coups » imprévisibles au sociologue et au militant.

Sans doute le livre politique de Deleuze et Guattari le plus important, grâce à sa conception originale du pluralisme (l'individu n'y est pas conçu comme fondement de l'organisation sociale : les subjectivités sociales sont toujours au-dessus ou en dessous du niveau de l'individu, composant et décomposant des collectivités de toutes sortes)."

Wikipédia Sources








Le train, métaphore de la machine désirante...

train de vie, trains de la mort...




« Tout est politique »

« On nous objecte qu'en soustrayant le désir au manque et à la loi, nous ne pouvons plus invoquer qu'un état de nature, un désir qui serait réalité naturelle et spontanée. Nous disons tout au contraire : il n'y a de désir qu'agencé ou machiné. Vous ne pouvez pas saisir ou concevoir un désir hors d'un agencement déterminé, sur un plan qui ne préexiste pas, mais qui doit lui-même être construit. Que chacun, groupe ou individu, construise le plan d'immanence où il mène sa vie et son entreprise, c'est la seule affaire importante. Hors de ces conditions, vous manquez en effet de quelque chose, mais vous manquez précisément des conditions qui rendent un désir possible. »

— Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues









Juste une appellation au générique : "Solitaire", "Créole", "Français"...
aéroport Roissy Charles de Gaulle...







  • Nous croyons entendre des fables, lorsqu'on nous dit que, chez les Grecs, une corde ajoutée à la lyre était une innovation politique ; que les sages même en auguraient un changement dans les mœurs, une révolution dans l’État. (Jean-François Marmontel, Élém. litt. t. XIX, p. 312, dans POUGENS.)









Film « Strangers on a Train »





Le briquet de « Strangers on a Train » .











Sullivan's Travels








"But words are still the principal instruments of control.
Suggestions are words.
Persuasions are words.
Orders are words.
No control machine so far devised can operate without words, and any control machine which attempts to do so relying entirely on external force or entirely on physical control of the mind will soon encounter the limits of control."






Meditations on male soloism...







Rock, metal et eléctro pour la musique BO.

Rock le groupe de Jim Jarmusch, les Bad Rabbit,

Métal psychédélique avec les Américains Sun O)))

électro LCD Soundsytem

Daft Punk is playing at my house.

Rock psychédélique Japonais, Boris,












Variations sur la double corde ...
"raid"...


Un homme de l'ombre
L'ombre du vent
"Lone Man",
Sergio Leone
Mon nom est personne...





Un Far West espagnol
un groupe musical Japonais nommé Boris



le taï-chi des jours et des jours en chapelet de pénombre,



des nuits et des nuits à dormir tout habillé...
les yeux grand ouverts,




Un homme aux aguets
et le flamenco des doubles expressos
dans des tasses séparées,




De la danse rituelle et de la bonne dose de caféine...




Des terres brûlées
Naguère d'Espagne
des passeurs sous verres d'avenirs



Une vibrante chanson qui porte malheur!

Un Musée d'Art,
la peinture:
l'un seul tableau par visite...


De l'hégémonie hollywoodienne,
des hélicoptères noirs bourdonnant
dans les airs saturés de chaleur...



Langage engage
outil de contrôle et de séparation
...




Du bâtiment madrilène Torres Blancas
un "arbre" et un réseau,
des alvéoles et des tours de contrôle







Comment réaliser un film d'action avec un minima d'action?




un "film formule"
avec un méchant
'American' ,
une caricature claquemurée dans un bunker

et des "Bohémiens" traités de fils de rien
pollués par la musique, les films et la science
traités de fils de personne
qui "ne comprennent rien au monde réel"
un duo en noir et blanc et en miroirs
mais.....


Nous allons voir beau jeu si la corde ne rompt.
(Molière, l'Étour. III, 10.)





D'un crime qui n'est pas un crime du Milieu
comme dirait le Maigret de Simenon dans la série télévisée
du même nom

"Les truands n'étranglent pas, ils jouent du couteau, du pistolet ou de la mitraillette
mais pas du fil électrique..."










Du fil à retordre
qui est une simple corde de guitare

mais pas de n'importe qu'elle guitare...









Fil conducteur détonateur de la métaphore,





du film noir, du sujet passe-muraille et de l'humour ravageur JJ...






  • Commençons dans deux jours, et mangeons cependant La corde de cet arc : il faut que l’on l’ait faite De vrai boyau […] (Jean de la Fontaine, Fabl. VIII, 27.)




"Même le lilas blanc a une ombre."






Jacqueline Waechter 2010















"Utilise ton imagination et tes compétences"



"Tout est subjectif"



"Celui qui pense être plus grand que les autres finira au cimetière."






cocktail Leitmotiv....




Torres Blancas
"transformer un paysage de chèvres en un paysage humain"

Conception ouverte des catégories
(végétal, minéral, artefact), utopie d'architecte des Trente Glorieuses?


un habitat humaniste?





Milieux ouverts, liberté...de surveiller...et d'envahir?


Ou comment la routine est sans cesse modifiée par des changements plus ou moins perceptibles...





The Limits of Control (2009)

Jim Jarmusch's latest film, to be released May 1, is called "The Limits of Control". Shooting began in Madrid, Spain in February 2008. The synopsis given by Focus Features, who has worldwide rights, reads:

"The Limits of Control is the story of a mysterious loner, a stranger, whose activities remain meticulously outside the law. He is in the process of completing a job, yet he trusts no one, and his objectives are not initially divulged. His journey, paradoxically both intently focused and dreamlike, takes him not only across Spain but also through his own consciousness."

In the press notes, Jarmusch talks about key influences for the film:

"What would it be like if Jacques Rivette remade John Boorman's masterpiece "Point Blank"?
Or what if Marguerite Duras remade Jean-Pierre Melville's "Le Samourai"?





Michelangelo Antonioni looms large in my subconscious so he's probably there, but I wasn't thinking about him beforehand. I was obliquely thinking of Euro crime films from the 1970s and 1980s, like some of Francesco Rosi's work. These impressionistic inspirations floated through my head, in terms of finding a style rather than imitating these movies."








Photos from the set | The Jim Jarmusch Resource Page :
http://www.jim-jarmusch.net/films/the_limits_of_control/photos_set/



William S. Burroughs (1914-1997)


In "The Rolling Stone Book of the Beats":

"Burroughs is the true godfather of outlaw artists. He was always hovering in the shadows, always suspicious of human nature and authority.
Burroughs made us look for what masks the truth. He was always suspicious about movies, saying the truth can't possibly be found in twenty-four frames a second. In the greatest sense, Burroughs made me think about what's supposedly permissible in art."


























"Sometimes, I like it in films when people just sit there, not saying anything,"
the Swinton character says.







"les meilleurs films sont ceux dont on n'arrive pas à déterminer si on les a vus ou rêvés..."





The Limits of Control, by William S Burroughs (1975)

I
"There is a growing interest in new techniques of mind-control. It has been suggested that Sirhan Sirhan was the subject of post-hypnotic suggestion, as he sat shaking violently on the steam table in the kitch of the Ambassador Hotel in Los Angeles while the as-yet unidentified woman held him and whispered in his ear. It has been alleged that behavior-modification techniques are used on troublesome prisoners and inmates, often without their consent. Dr. Delgado, who once stopped a charging bull by remote control of electrodes in the bull's brain, left the U.S. to pursue his studies on human subjects in Spain. Brainwashing, psychotropic drugs, lobotomy and other, more subtle forms of psychosurgery; the technocratic control apparatus of the United States has at its fingertips new techniques which if fully exploited could make Orwell's 1984 seem like a benevolent utopia.







Tableau d'Antoni Tàpies.




II
But words are still the principal instruments of control. Suggestions are words. Persuasions are words. Orders are words. No control machine so far devised can operate without words, and any control machine which attempts to do so relying entirely on external force or entirely on physical control of the mind will soon encounter the limits of control."


A basic impasse of all control machines is this: Control needs time in which to exercise control. Because control also needs opposition or acquiescence; otherwise, it ceases to be control. I control a hypnotized subject (at least partially); I control a slave, a dog, a worker; but if I establish complete control somehow, as by implanting electrodes in the brain, then my subject is little more than a tape recorder, a camera, a robot. You don't control a tape recorder - you use it. Consider the distinction, and the impasse implicit here. All control systems try to make control as tight as possible, but at the same time, if they succeeded completely there would be nothing left to control. Suppose for example a control system installed electrodes in the brains of all prospective workers at birth. Control is now complete. Even the thought of rebellion is neurologically impossible. No police force is necessary. No psychological control is necessary, other than pressing buttons to achieve certain activations and operations.




The Limits of Control, by William S Burroughs (1975)






Tableau d'Antoni Tàpies.



"Deux arbres se battent en duels, sans feuilles.
Le vent souffle puissamment. Ils se chamaillent et se confient.
C’est à la fois esthétique, symbolique et émotionnel. Le suspens s’efface au profit des sentiments. Un soupçon renvoie à la présomption d’innocence. "
suspicion...

"Film très hitchcockien par sa capacité unique à mêler dans un même mouvement l'amour et le meurtre, la séduction et la peur, Suspicion marque un volet important dans la filmographie du réalisateur britannique puisqu'il trouve ce qui sera sa marque de fabrique pour les années à venir. Le film ressemble beaucoup à Marnie (1964) car l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux, fusionelle, cache en fait des troubles psychologiques conséquents (Lina est à moitié paranoïaque et Johnnie est un menteur invétéré). Le film repose essentiellement sur ce principe de suspense dont Hitchcock deviendra une sorte de spécialiste. En créant des mini intrigues à échéances rapides, Hitchcock nous tient en alerte de façon constante. On se demande sans cesse ce qui va arriver aux personnages dans la minute qui suit : seront-ils morts, assassinés ? Seront-ils dans les bras l'un de l'autre ? Le film est marquant également par sa mise en lumière : que ce soit les ombres incessantes qui tournent autour du couple et les emprisonnent dans des toiles d'araignées visuelles ou la lumière dans le verre de lait (anecdote d'Hitchcock révélée à Truffaut pour leur série d'entretiens), tout est mis en oeuvre par le maître pour rendre un environnement à priori agréable angoissant, terrifiant, de façon complétement irrationnelle (on pense ici à Notorious en 1946, avec Cary Grant et Ingrid Bergman). Hitchcock met en oeuvre dans ce film deux principes : les rencontres du hasard (qui finissent par déterminer une vie : la rencontre de Lina et Johnnie), principe que reprend allégrement Woody Allen dans Match Point, par exemple et le principe de suspense qu'il expliquait ainsi : mettre un personnage dans un environnement qui lui sera incongru. Ici, la vieille fille de bonne famille face au play-boy, menteur et parieur invétéré, source de suspense, de doute des personnages l'un envers l'autre...
Ce qu'arrivent parfaitement à faire Hitchcock dans ce film, derrière ces deux ficelles, c'est montrer la détresse des deux personnages, le fait que la vie ne donne pas toujours aux êtres ce qu'ils souhaitent. Soit une étude psychologique extrêmement fine derrière un film de suspense."


http://www.ecrannoir.fr/real/uk/hitchcock/suspicion.htm





"Actually they intend to poison the drinking water as soon as they leave the boat. If all the rowers knew this they would attack, no matter what the odds. We now see that another essential factor in control is to conceal from the controlled the actual intentions of the controllers. Extending the lifeboat analogy to the Ship of State, few existing governments could withstand a sudden, all-out attack by all their underprivileged citizens, and such an attack might well occur if the intentions of certain existing governments were unequivocally apparent. Suppose the lifeboat leaders had built a barricade and could withstand a concerted attack and kill all eight of the rowers if necessary. They would then have to do the rowing themselves and neither would be safe from the other. Similarly, a modern government armed with heavy weapons and prepared for attack could wipe out ninety-five percent of its citizens. But who would do the work, and who would protect them from the soldiers and technicians needed to make and man the weapons? Successful control means achieving a balance and avoiding a showdown where all-out force would be necessary. This is achieved through various techniques of psychological control, also balanced. The techniques of both force and psychological control are constantly improved and refined, and yet worldwide dissent has never been so widespread or so dangerous to the present controllers."



"Never go too far in any direction," is the basic rule on which England is built, and there is some wisdom in that. However, avoiding one impasse they step into another. Anything that is now going forward is on the way out. Well, nothing lasts forever. Time is that which ends, and control needs time. England is simply stalling for time as it slowly founders."
....










7_89_VAN_VECHTEN_PORTRAIT_O

Carl Van Vechten - Portrait de Billie Holiday, 1949

© Washington, Library of Congress, Prints and Photographs Division


















-Roberto Fernandez Balbuena. Desnudo

« On est devenu soi-même imperceptible et clandestin dans un voyage immobile. Plus rien ne peut se passer, ni s'être passé. Plus personne ne peut rien pour moi ni contre moi. Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu'ils sont imaginaires, au contraire : parce que je suis en train de les tracer. Finies les grandes ou les petites guerres. Finis les voyages, toujours à la traîne de quelque chose. Je n'ai plus aucun secret, à force d'avoir perdu le visage, forme et matière. Je ne suis plus qu'une ligne. Je suis devenu capable d'aimer, non pas d'un amour universel abstrait, mais celui que je vais choisir, et qui va me choisir, en aveugle, mon double, qui n'a pas plus de moi que moi. On s'est sauvé par amour et pour l'amour, en abandonnant l'amour et le moi. On n'est plus qu'une ligne abstraite, comme une flèche qui traverse le vide. Déterritorialisation absolue. On est devenu comme tout le monde, mais à la manière dont personne ne peut devenir comme tout le monde. On a peint le monde sur soi, et pas soi sur le monde. »

Mille Plateaux, « Trois nouvelles ou “Qu'est-ce qui s'est passé ?” », p.244





Antoni Tàpies...

The Limits of Control


Il n’est plus dans le temps du film qu’une fonction....



programme.




une commande en plusieurs langues




d'un objectif,




et les consignes viennent à lui,




des petits papiers pliés dans des boîtes d’allumettes ornés de codes chiffrés et de lettres



des traffics
et des équations ...



avalés par un diplomé en maths



devenu acteur de cinéama





égale fonction intériorisée...





Tableaux
musée d’Art moderne de Madrid



Stations
vers ...



le dernier petit morceau de papier



vierge de toutes inscriptions
...


la toile de T au musée


est comme un linceul immaculé




un souvenir de croix



et le blanc visage de la mort



et l'effacement de la dette?



et la marque de la corde en entaille au blouson


au Blues Son??



Jacqueline Waechter 2010








Tableau d'Antoni Tàpies.




« Êtes-vous, par hasard, intéressé par… »
le violon, le cinéma, les molécules, les hallucinogènes?

John Hurt, Youki Kudoh, Luis Tosar, Gael Garcia Bernal
Tilda Swinton, perruque platine, trench et Stetson.
échos de Welles ou d' Hitchcock,
une danseuse de flamenco,
Paz de La Huerta
baptisée Nue:
demander à l’Homme solitaire s’il aime ses fesses,
Bardot dans le Mépris, de Godard.
« Mayas desnudas »
musée Reine Sofia
God Art
l’archer zen
sa cible
JJ
et
Christopher Doyle
qui cadre merveilleusement chaque tableau électrique de vie...


JW...2010







Nous vivons dans un monde où tout est basé sur l'efficacité immédiate.
Il est bon de torpiller cette idée.

JJ
.






"Sometimes a little pain reminds us that we are alive, have dreams that are only half realized and can lose friends under the worst situations."


Point Blank (1967) - Nightclub Scene










Lee Marvin
"Il trouve enfin en 1967, un rôle sommet avec le deuxième film de John Boorman : le mythique Le Point de non-retour. Fantômatique et énigmatique, il est Walker.
Figure abstraite : il y joue un mort revenu (le temps d'un film) à la vie. Boorman dira qu'il s'agissait pour lui de réaliser "un documentaire sur le visage de Lee Marvin".


Règlement de comptes (film, 1953)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
'Règlement de comptes'
Titre original The Big Heat
Réalisation Fritz Lang
Acteurs principaux Glenn Ford, Gloria Grahame, Jocelyn Brando, Lee Marvin
Scénario Sydney Boehm, William P. McGivern, Fritz Lang
Genre Film noir
Durée 90'
Sortie France France 8 décembre 1953
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d’origine États-Unis États-Unis

Règlement de comptes (The Big Heat) est un film américain réalisé par Fritz Lang, sorti en 1953.



Synopsis

Un policier s'attaque à un système mafieux qui tue sa femme dans un attentat raté contre lui. Avec l'aide d'une entraîneuse, il va livrer une guerre sans merci au chef des gangsters.

THE BIG HEAT - STAN RIDGWAY


Stan Ridgway Drive She Said






the ending with Dietrich and Welles "Your future is all used up!"



Paint it Black






Hobbes
"L'homme est un loup pour l'homme".

"En fait Brandon et Philippe ont été loups pour David, puisqu'ils l'ont sacrifié pour leur simple plaisir et supériorité, Cadell est loup pour Brandon et Philippe puisqu'il leur a enseigné des valeurs et des idéologies qui ont entraîner leur devenir criminel , et Nietzschéea été loup pour Cadell , puisqu'il lui a véhiculer sa théorie malseine.!

Tout cela souligne combien notre vie quotidienne est menacée par la mentalité collective.

La corde :

L'usage d'une corde est uniquement d'enserrer la matière. Elle ne peut être rêvée que pour son pouvoir maléfique. Ayant servi à étrangler un être humain, il est logique, qu'elle soit utilisée ensuite pour enserrer ostensiblement des livres, pour étrangler l'esprit de l'humanité lorsqu'il alimente la perversité d'une fausse culture humaniste.

L'usage banal des objets les plus quotidiens se transforme progressivement sous nos yeux; ils passent insensiblement de l'univers objectif qui est le leur à un univers subjectif.

En effet, la corde concrétise le sentiment de culpabilité du héros. La disproportion lorsqu'elle envahit l'écran en gros plan, entre sa petitesse originelle et son gigantisme soudain accentue la petitesse de Philippe surtout par rapport à elle.

La Matière :

L'univers de Hitchcock n'obéit qu'aux lois du monde mental à l'inverse de celui de Lang qui lui n'obéit qu'aux lois mécaniques de la physique.


La Matière dans l'explication ésotérique ( renfermé sur lui même), e

st la concrétisation de l'essence divine dans l'existence;

elle est le négatif ( dans le sens photographique) de Dieu, son inverse.

- Elle est la plus sûre alliée des Ténèbres

Grâce à l'opacité même de sa consistance, la Matière fait écran à la Lumière qu'elle projette alors sous forme d'ombre de plus en plus obscures qui deviennent le refuge des Ténèbres.

Tous les personnages situés sur l'écran dans des zones obscurs subissent l'influence maligne, ils sont lentement séduits et envahis par les Ténèbres . En effet , Philippe à plusieurs reprises demande d'éteindre la lumière préférant alors l'obscurité à la lumière ce qui souligne son état de victime des ténèbres.

La tombée progressive de l'obscurité implique l'emprise croissante des ténèbres. Ce film est entièrement construit sur cette idée. C'est même elle qui justifie la promesse technique du film: tourné en un seul plan continu, comme si rien , pas même la césure du montage pouvait arrêter cette lente descente de l'Ombre, cette sûre montée de la puissance maléfique.


Posséder un secret, c'est enfermer dans les limites même de son corps, une parcelle de connaissance que l'on refuse de révéler aux autres. C'est se cacher, travestir sa pensée, camoufler et dissimuler ses actes, tromper. Mais surtout, c'est créer en soit une zone d'ombre, vouloir conserver une certaine opacité, refuser que la lumière soit faite et par conséquent, la Lumière elle même. C'est absorber un fragment des Ténèbres, qui mine l'âme, ronge l'esprit de l'intérieur. Cet effet de dégradation se ressent plus chez Philippe que chez Brandon . Pourtant, à la fin , ils s'effondreront tous les deux.


Le boire

Tout au long du film, cette activité ne s'arrête pas. Et surtout pour Philippe .

Nous remarquons que la boisson occupe une place privilégiée sur l'écran , au centre de la salle principale.

L'activité interne du boire attaque directement la conscience. Elle l'obscurcit, l'embrume et finalement la noie. Tel un liquide corrosif, elle dilue l'âme. Le lien de cette action avec celle qu'exerce le secret sur la conscience devient par ce biais évident.

Offrir un verre à quelqu'un, c'est un échange, ou partage d'un secret avec lui. L'acte de boire introduit la notion de complicité :

en effet, Brandon offre à Philippe souvent un verre ce qui concrétise le partage du secret du meurtre.

Brandon donne un verre à Keneth et lui demande de l'offrir a Janet, par là on voit la complicité de Brandon et Keneth et on annonce une complicité secrète entre Keneth et Janet.

Le fumer

Fumer, est une pure jouissance et c'est en rien necessaire au processus vital.


Fumer c'est absorber de la matière réduite à l'état d'ombre. Signe d'une puissance maléfique. En effet, Brandon jouit de sa sinistre mise en scène en aspirant sa cigarette pendant que tombe le jour.

...le boire et le fumer constituent une menace au corps à l'âme et à l'esprit..."

...annonce de la mort...


Décor

L'architecture de l'appartement de ces étudiants ressemble à celle d'un wagon,

le voyage criminel ne s'effectue pas cependant à travers l'espace mais plutôt à travers le temps.

C'est à dire à la tombée du jour lorsque les invités mangent boivent et fument.


En fait, le train possède un pouvoir de facination maléfique, signe de l'excitation virile entièrement tournée vers la jouissance, le train comble les désirs pour ne mener qu'à la mort ."




"L’association entre la perte de contrôle de soi
et la perte de contrôle technique fonctionne assez clairement avec les trois protagonistes principaux, Brandon, Granillo et Rupert.
Pour ma part, la réponse d’Hamilton se trouve ici. Derrière l’argumentaire philosophique, la volonté de ces jeunes hommes de se placer au-dessus de la morale, en dehors des notions de Bien et de Mal, vient d’un fantasme identitaire envers la technique, qui elle est amorale par essence.

Une adaptation de Rope aujourd’hui doit à mon sens être capable de restituer cette dimension, c’est à dire montrer au public un rapport à la technique correspondant à l’usage qui en est fait aujourd’hui
."



FROM...http://bendaly.org/archive/2008/05/14/the-rope--d-alfred-hitchcock.aspx




The Limits of Control


Jim Jarmusch : interview & reportage


1) Interview
2) Reportage

Entretien avec Jim Jarmusch (en anglais)



http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/2966802.html#

Entendre a toujours été une composante essentielle du cinéma de Jim Jarmusch. D'où ce désir d'appréhender son œuvre par la face spécifiquement musicale. ARTE Culture l'a interrogé sur le rôle de la musique à l'occasion de la sortie de son dernier film, "The limits of control".
Interview : Bertrand Loutte
A 56 ans, Jim Jarmusch continue à faire du boucan. Il a remonté un groupe, Bad Rabbit, d'obédience "stoner", rock lourd et psychédélique, perclus de feedback. Il y a 30 ans, à New York, il jouait déjà au sein de The Del Byzanteens, plutôt post-punk, et il passait son temps dans le lower east side ou au CBGB, sur le Bowery. Jarmusch fut musicien avant d'être cinéaste, et si, dès ses premiers films, ce sont des musiciens qui endossaient l'habit de l'acteur (John Lurie, Richard Edson – alors batteur de Sonic Youth -, Eszter Balint, pour s'en tenir à "Stranger than Paradise"), c'est essentiellement parce que c'était ce type de gens que Jarmusch fréquentait. Pas étonnant alors que ses bandes son aient toujours été remarquables, très diverses, se mêlant à la structure du film sans à aucun moment être de la musique d'accompagnement, cette vilaine tapisserie sonore.

Neil Young, RZA du Wu-Tang Clan, Tom Waits, Screamin' Jay Hawkins ou le jazz funk éthiopien, la palette est large. Le nouveau film "Limits of Control", ne déroge pas à la règle: on y retrouve Sunn O)))), Earth ou Boris, soit le must en matière de drone doom metal. Et comme, même en promo, Jarmusch reste un gentleman, il est toujours disponible pour parler musique plutôt que de juste faire le service après-vente de sa dernière réalisation.

Edité le : 01-12-09
Dernière mise à jour le : 02-12-09





L'œuvre la plus introspective de Jim Jarmusch qui trace, à travers son personnage, le cheminement d'un auteur en proie à une création complètement libérée. Quittant exceptionnellement son pays, l'auteur de Stranger Than Paradise et Ghost Dog filme une Espagne presque entièrement désertique sans jamais la vider de son âme, comme en témoigne la sublime scène de flamenco. C'est que cette fois l'espace est bien plus mental et intime que réel ou social : tout est affaire de perception, il faut donner un sens, trouver sa voie. Cette longue et patiente recherche est pour lui l'occasion de remettre en scène des obsessions récurrentes, parmi lesquelles la croisée des cultures et des civilisations, la modernisation des mythes, ou l'étrangeté du quotidien."


El Que Se Tenga Por Grande

http://www.youtube.com/watch?v=2WOosBHAtcY



Couper le cordon?




Tableau d'Antoni Tàpies.

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