samedi 6 février 2010

Toute la nuit à regarder les étoiles...

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Chanter Pour Ceux Qui Sont Loin De Chez Eux :


Celui-là passe toute la nuit
A regarder les étoiles
En pensant qu'au bout du monde
Y a quelqu'un qui pense à lui
Et cette petite fille qui joue
Qui ne veut plus jamais sourire
Et qui voit son père partout
Qui s'est construit un empire
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête

{Refrain:}
Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu'on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d'eux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal

Qui a volé leur histoire
Qui a volé leur mémoire
Qui a piétiné leur vie
Comme on marche sur un miroir
Celui-là voudra des bombes
Celui-là comptera les jours
En alignant des bâtons
Comme les barreaux d'une prison
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête
{au Refrain}

Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal


Michel Berger












MAROC HOMMAGE pour Michel Berger































À quoi il sert ?

by Michel Berger



Y a des rêves, des promesses, des mirages qui reviennent cent fois
Des images et des lèvres, des visages, on n'est pas de bois







Et toutes ces lettres qu'on finit pas
Et ces films et ces livres, ces poèmes qui ne parlent que de ça
Et ces yeux, ces regards, ces sourires qu'on ne croise qu'une seule fois
Ce temps qui passe, tous ces mots qu'on ne dit pas

A quoi il sert
Cet amour qui est en nous ?
A qui on le donne ?
Tous ces rêves qui nous secouent ?
Si c'est pour personne
A qui on la voue ?
A quoi elle sert
Cette musique qu'on joue partout ?
Pour qui elle sonne ?
Notre corps qui bat, qui bout
A qui on le donne ?
A qui on l'avoue ?

Y a des ciels, y a des soirs, des étoiles qui nous donnent l'espoir
Des matins, y a des roses, y a des bleus qui recouvrent le noir
Comme un début d'histoire
Je veux la mer, le soleil, des photos pour nous éblouir
Je veux pleurer pour un rien, espérer
Attendre et courir
Donner sans réfléchir

A quoi il sert
Cet amour qui est en nous ?
A qui on le donne ?
Ces colères et ces tabous
Si c'est pour personne
A qui on la voue ?
A quoi elle sert
Cette vie qu'on vit malgré tout ?
A qui on la donne ?
Pourquoi se battre jusqu'au bout ?
Si c'est pour personne
A qui on la voue ?










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Jacques Higelin
Chambre Sous Les Toits

Année : 1998
Label : Warner
Ce titre est extrait de l'album Paradis Paien
Chambre Sous Les Toits












C’est un soir ou les fleurs du mal s’ouvrent et se pavanent
Dans la chambre noire des peines de cœur
Un soir où l’on vendrai son âme au diable ou a Dieu
Pour un sourire, une larme, envolée du chant d’un violon tsigane

Chambre Sous Les Toits
Chambre sous les nues

Un amour sur perd
Un autre revient sur ses pas

Chambre sous les nues
Chambre Sous Les Toits












Une voix dans la rue fredonne un air que je ne connais pas
Devant le rideau de fer d’un cabaret hongrois
Deux ombres enlacées échangent un long baiser













C’est un soir éternel chagrin ou le corps se pâme
Dans les bras d’un désespoir sans fin
Un soir ou la beauté fatale hypnotise ses proies
Amoureuse aveuglée par l’éclat du soleil noir, les fleurs du mal












Chambre Sous Les Toits
Chambre sous les nues
Je n’entends plus l’appel de ta voix
Chambre sous les nues

Chambre Sous Les Toits















Au coin de la rue qq’un siffle un air que je ne connais pas
Devant le rideau de fer d’un cabaret hongrois
Deux ombres enlacées échangent un long baiser

Viens ma lionne, viens
Te faire les griffes sur ma peau
Ployer ta nuque tendre, offrande au bourreau
Sous l’orage anthropophage de mes crocs

Viens ma lionne, viens
Te faire les griffes sur ma peau
Ployer ta nuque tendre, offrande au bourreau
Sous l’orage anthropophage de mes crocs














Jacques Brel

LES DÉSESPÉRÉS
1966


Se tiennent par la main et marchent en silence
Dans ces villes éteintes que le crachin balance
Ne sonnent que leurs pas...pas à pas fredonnés
Ils marchent en silence les désespérés







Ils ont brûlé leurs ailes ils ont perdu leurs branches
Tellement naufragés que la mort paraît blanche
Ils reviennent d'amour ils se sont réveillés
Ils marchent en silence les désespérés

Et je sais leur chemin pour l'avoir cheminé
Déjà plus de cent fois cent fois plus qu'à moitié
Moins vieux ou plus meurtris ils vont le terminer
Ils marchent en silence les désespérés









Et en dessous du pont l'eau est douce et profonde
Voici la bonne hôtesse voici la fin du monde
Ils pleurent leurs prénoms comme de jeunes mariés
Et fondent en silence les désespérés













Que se lève celui qui leur lance la pierre
Il ne sait de l'amour que le verbe s'aimer
Sur le pont n'est plus rien qu'une brume légère
Ça s'oublie en silence ceux qui ont espéré.


Jacques Brel










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Numerical Art and Mixed Media by Jacqueine Waechter



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