jeudi 18 février 2010

Flons Flons, Citrons et Tutti Quanti...

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«Un homme d'expérience ne devrait jamais s’égarer dans le concret. L'abstrait reste l'âme des affaires.»

Michel Audiard -
Dialogue du film Quand passent les faisans



















«Le jour est proche où nous n’aurons plus que “l’impôt” sur les os.»
Michel Audiard
















Mamadou m'a dit
Mamadou m'a dit
On a pressé le citron
On peut jeter la peau

Les citrons c'est les négros
Tous les négros d'Afrique
Sénégal Mauritanie
Haute-Volta Togo Mali
Côte d'Ivoire et Guinée
Cameroun et Tutti Quanti

Les colons sont partis avec des flons-flons
Des discours solennels des bénédictions
Chaque peuple c'est normal dispose de lui-même
Et doit s'épanouir dans l' harmonie
Une fois qu'on l'a saigné aux quatre veines
Qu'on l'a bien ratissé et qu'on lui a tout pris.

{Refrain:}
Les colons sont partis
Ils ont mis à leur place
Une nouvelle élite
Des noirs bien blanchis
Le monde blanc rigole
Les nouveaux c'est bizarre
Sont pires que les anciens
C'est sûrement un hasard.

Le monde blanc rigole quand un petit sergent
Se fait sacrer empereur avec mille glorioles
Après tout c'est pas grave du moment que les terres
Produisent pour les blancs ce qui est nécessaire
Le coton l'arachide le sucre le cacao
Remplissent les bateaux saturent les entrepôts.

{au Refrain}

Après tout c'est pas grave
Les colons sont partis
Que l'Afrique se démerde
Que les paysans crèvent
Les colons sont partis
Avec dans leurs bagages
Quelques bateaux d'esclaves
Pour ne pas perdre la main.

Quelques bateaux d'esclaves pour balayer les rues
Ils se ressemblent tous avec leur passe-montagne
Ils ont froid à la peau et encore plus au cœur
Là-bas c'est la famine et ici la misère
Et comme il faut parfois manger et puis dormir
Dans les foyers taudis on vit dans le sordide.

{au Refrain}

Et puis un jour la Crise
Nous envahit aussi
Qu'on les renvoie chez eux
Ils seront plus heureux
Qu'on leur donne un pourboire
Faut être libéral
Et quand à ceux qui râlent
Un bon coup de pied au cul.

Vous comprenez Monsieur c'est quand pas normal
Ils nous bouffent notre pain ils reluquent nos femmes
Qu'ils retournent faire les singes dans leur cocotiers
Tous nos bons nègres à nous qu'on a si bien soignés
Et puis c'qui est certain c'est qu'un rien les amuse
Ils sont toujours à rire ce sont de vrais gamins


Lyrics François Béranger











«Un financier, ça n'a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche.»
Michel Audiard









La crise est passée...
















François Béranger * Magouille Blues *


Magouille blues
by François Béranger


Tous les sept ans et même parfois avant
On a droit au grand carnaval
Au carnaval de la magouille
Au grand défilé des embrouilles
C'est tellement bidonnant
Que ça en devient consternant

Le candidat de l'Ordre Moral
Avec sa gueule à faire châtrer tous les mâles
Il nous parle sans rigoler
De vieilles vertus desséchées
Travail, Famille, Patrie, ça va changer
Le Père la pudeur va nous réformer
Il nous dit dans son programme d'acier
Que les mâles doivent se retirer
Lui, il a quand même dérapé
Trois ou quatre fois dans sa moitié
Il est vrai qu' c'était pour engendrer
Des bons Français à l'âme bien trempée

Magouille blues {x6}

Les autres grands qui s'opposent
Viennent tous du même clan
Et c'est d'autant plus marrant
De les voir se casser les dents
En s'envoyant dans le nez
Toutes leurs turpitudes passées
Avant qu' l'un d'eux soit Président
Avant qu'il en prenne pour sept ans
Ces messieurs à image sociale
Essaient de nous r'monter le moral
Ils iraient même, qui l'aurait crû,
Jusqu'à nous montrer leur cul

Magouille blues {x6}

Ils n'ont jamais autant de cœur
Que quand il leur faut beaucoup d'électeurs
Quand le jour J sera passé
Finis les serments, finis les baisers
Finies les bonnes résolutions
On r'deviendra tous des pauv' cons
En attendant, ils veulent nous faire croire à
Des arguments de bazar
Français, Françaises, soyez réalistes
Gaffe aux socialo-communistes
C'est là qu'est le plus grand danger
Pour notre vieux pays traumatisé

Magouille blues {x6}

Moi, pour vous dire la vérité
Je suis plutôt pour le danger
La seule chose qui m'inquiète
C'est le mec qui s' trouve à leur tête
Car plusieurs fois par le passé
Il a sa veste retournée
Les seuls qui soient vraiment sympa
Qui soient un peu comme vous et moi
Je n' parle pas du royaliste
Ni bien entendu du fasciste
C'est ceux qu'auront au bout du compte
Deux ou trois pour cent des voix, pourquoi ?

Magouille blues {x6}

Il est vrai que deux ou trois pour cent
Ça fait quand même pas mal de gens
Pas mal de gens qui s'ront fichés
Et qui un jour vont s' retrouver
Dans un stade militairement gardé
Où on pourra toujours chanter

Magouille blues {x6}




François Béranger






















Mort d'un pourri
Année : 1977
Réalisateur : Georges Lautner
Scénario : Georges Lautner
d'après le roman Raf Vallet
Acteurs : Alain Delon (Xav)
Ornella Muti (Valérie)
Stéphane Audran (Christiane)
Mireille Darc (Françoise)
Maurice Ronet (Dubaye)
Michel Aumont (Le commissaire Moreau)
Jean Bouise (Le commissaire Pernais)
Daniel Ceccaldi (Lacor)
Julien Guiomar (Fondari)
Klaus Kinski (Tomsky)
François Chaumette (Lansac)
Henri Virlogeux (Paul)
Charles Moulin (Serrano)
Xavier Depraz (Marcel)
Patrick Laplace (Etienne)
Colette Duval (mlle Braco)
















- A vingt ans j'entrais dans une banque avec un flingue. Dix ans plus tard, j'entrais au Crédit Lyonnais avec des références bancaires. Pour en arriver ou j'en suis, il en a fallu que j'arrange des coups... que j'en déménage des mecs.
J.Guiomar









L'internationale du pognon





- Taxi, taxi ! Au secours !!
- C'est pas ma direction
O.Muti










- Les gens partent, la fonction reste.










«Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus.»
Michel Audiard








Numerical Art by Jacqueline Waechter 2010

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