vendredi 12 février 2010

Flamme and Co....Closer to You...

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Hommage à La beauté magnétique d'Isaach de Bankolé
Par Jacqueline Waechter 2010

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Pour l'astronome de l'invisible au regard panchromatique, le ciel explose à la connaissance.

(Généalogie de la matière, éd. Odile Jacob, 2000)






J'ai en moi un Rimb' et un Ponj.

Certain matin le fou tue le sage et réciproquement.

La nuit c'est le jour vu de dos.

La pointe de l'un creuse la tombe de l'autre.

Le un tue le deux et les nombres, et inversement.

Et l'unité se fait et se défait sous le stylet.

Frères ouvriers en formules, crayonnez !

Crayonnez avec le fusain de la critique les équations d'Einstein, instance du poème du ciel.

Pour maintenir en fleur le cœur de la recherche j'ai choisi Ciel et Physique. Loyauté, royauté des lois.

(Cosmologie dite à Rimbaud, 2007)


Michel Cassé








"Vous ne tournez jamais en numérique ?

Non, je suis un dinosaure ! C’est très subjectif mais je préfère la pellicule, comme je préfère écouter des vinyles. Je ne supporte pas les iPod. Ce qui est magique avec la pellicule, c’est la réaction chimique de la lumière imprégnant une surface. Il y a ensuite une autre réaction chimique pour passer du négatif au positif. Enfin, il y a la projection où la lumière traverse physiquement une substance. Je trouve tout ce processus infiniment plus magique que des chiffres trans­formés en images. Je n’ai rien contre le numérique ou l’analogique, mais ce ne sont que des outils. L’important, c’est l’émotion qui passe dans une œuvre. C’est comme ces guitaristes plus amoureux de leur virtuosité que de ce qu’ils transmettent par la technique. Numérique, 35 mm ou super-8, on s’en fout, ce qui compte c’est que le film soit bon. Chez moi, je n’ai pas d’ordi, pas d’e-mail, je suis même surpris d’avoir un téléphone portable. Mais j’adore le concept de l’e-mail ! Je n’en ai pas tout simplement parce que j’estime déjà ne pas avoir assez de temps pour lire, jouer de la musique, voir mes potes, faire mon travail… Les artistes qui nous ont laissé des choses fortes et durables n’avaient pas forcément les outils technologiques pour se faire connaître. Béla Bartók est mort seul dans la misère, pareil pour Lester Young, Van Gogh ou William Blake… Ce que les gens offrent d’eux-mêmes, leur imagination, c’est ça ma religion."

Jim Jarmusch..."Je suis un dinosaure"

http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/1259767261/article/je-suis-un-dinosaure-jim-jarmush/







"Je crois que mon job, c’est d’être un récepteur. Il faut recevoir – des choses, des mots, des sons, des images – pour pouvoir ensuite offrir. C’est la loi de Joe Strummer : “no input, no output” !


"Tout n’est pas prévu et vous découvrez les choses au fur et à mesure, comme les spectateurs. J’ai décidé de tourner une histoire structurée, avec des repères plutôt qu’une intrigue proprement dite, ce que j’avais déjà fait dans Coffee and Cigarettes et Night on Earth. Je voulais des variations, des répétitions, comme dans le flamenco. J’étais très ouvert à ce qui pouvait advenir pendant le tournage. Le titre est venu de William Burroughs et j’envisageais le film comme une sorte de cut up. J’aime l’Oulipo aussi, Brian Eno et son système de “stratégies obliques”, sa méthode d’écriture. Pendant le tournage, j’avais des phrases écrites sur une petite carte : “Doit-on considérer ces sections comme des transitions ?”, “Donne de l’emphase aux répétitions” ou “Prête attention aux détails les plus intéressants et amplifie-les”.
"Ces choses-là m’aident à trouver une direction."












The Limits of Contol, la démarche féline, la voie aérienne et ferroviaire
le Flamenco, la guitare souvenir de la Guerre d'Espagne...


The Limits Of Control Bande Annonce VF


DURAN CARRASCO, Manuel « SEVILLANO HIJO MAYOR » ; « ALEJANDRO »
Né à Marmolejo (Jaén) en 1921 - mort en 194 ?
Groupe de Francisco OSUNA GALIOT "VIDRIO" & de Manuel DURÁN CARRASCO "SEVILLANO HIJO" - Ciudad Real (Nouvelle Castille) & Jaén (Andalousie)

par R.D.

"Manuel Durán Carrasco Sevillano Hijo Mayor était le fils aîné de Manuel Durán Martínez Sevillano Padre qui avait rejoint la guérilla en août 1940 après s’être évadé de prison. En 1941 Manuel gagnait à son tour la Sierra.

Manuel Durán Carrasco Sevillano Hijo devenait le responsable début 1945 du 3è Groupe guérillero de la 21è Division commandée par Francisco Osuna Galiot Vidrio et dont faisaient partie, entre autres, son père, Jacinto Medina Lozano Periquito El De La Concha, Cristobal Egea Cazorla Egéa et Matias Cortecero Gómez Cucón. Le groupe avait pour zone d’action les districts d’Andujar et La Carolina (Jaén) et Solana del Pino, Fuencaliente, Viso del Marqués, San Lorenzo de Calatrava, Brazatortas et les environs de la vallée de Alcudia (Ciudad Real).

Le 13 novembre 1948, un groupe antiguérilla dans lequel figurait son père Manuel Durán Martínez comme guide, accrochait le groupe au Barranco de Valtravieso (Andujar) et blessait Manuel Durán Carrasco sans pouvoir le capturer. Pendant quatre jours les gardes allaient le pister et le 17 novembre le capturaient dans la Sierra Morena, district de Viso del Marqués (Ciudad Real). Manuel Durán Carrasco Sevillano Hijo est mort de maladie à la prison de Cadix à une date indéterminée."

Source :
F. Aguado Sanchez "El Maquis...", op. cit. // F. Moreno Gomez "La Resistencia...", op. cit. // L. M. Sanchez Tostado "La guerra no acabo...", op. cit. //"











Séville : une histoire du Cante

http://www.flamencoweb.fr/spip/spip.php?article33













La Tour de l'Or de Séville (Torre del Oro) fut élevée, vers 1220, sur la rive gauche du Guadalquivir par les Almohades. Elle était une tour flanquante de l'Alcâzar.

Une courtine la reliait à la Torre de la Plata, une construction octogonale aux caractéristiques similaires, qui était encastrée dans le périmètre fortifié de la ville sévillane almohade. Cette tour existe encore aujourd'hui. Elle est à demi cachée entre les édifices de la Calle Santander.

Les murs de la Tour de l'Or sont construits avec des blocs de pierre locale. Ils ont perdu leur apparence d'origine : ils étaient recouverts de stuc peint en blanc sur lequel était dessinée la disposition des blocs cachés, afin de créer une architecture feinte.

Après les attaques des Normands, et afin d'assurer la défense du port fluvial, mais aussi pour établir une douane dans le but de contrôler le passage des navires sur le fleuve ainsi que l'entrée des marchandises dans la cité, l'emplacement de la Torre del Oro fut choisi sur la rive gauche du Guadalquivir

La tour était reliée à l'autre rive par une série de pontons et par des chaînes afin de verrouiller le passage fluvial. La rupture de cette chaîne permit la prise de la ville, en 1243, par l'armée chrétienne de Ferdinand III le Saint, commandée par l'amiral Ramón de Bonifaz.

L'origine du nom de la tour est très discutée : certains l'attribuent aux reflets dorés des azulejos, ces carreaux de céramique qui la recouvraient, et d'autres évoquent les énormes quantités d'or provenant des Indes qui y étaient déchargées, pour être ensuite transportées à l'Hôtel de la Monnaie qui est situé à proximité."

Sources article : http://cristobal-colon.net/lieux/es/seville10.htm









Comme je descendais des Fleuves impassibles
Je ne me sentis plus guide par le haleurs…

As I descended impassible rivers,
I no longer felt guided by the ferrymen…


Arthur Rimbaud

"Le Guadalquivir, au bord duquel Séville voit le jour, joue un rôle primordial dans la croissance de la ville. Le fleuve, avec son accès à l'océan Atlantique et, par le détroit de Gibraltar, à la mer Méditerranée, est pendant longtemps la principale voie commerciale de la ville. De plus, Séville, par son pont de barques est pendant plusieurs siècles le seul point du sud de l'Andalousie où la traversée du fleuve est possible."

Wikipédia Sources





La gare de Santa Justa





AFRICULTURES

"Les nomades sont intéressants !" entretien d'Olivier Barlet et Jacques Matinet avec Isaach de BankoléParis, mars 2000

http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=1448











CASSANDRA WILSON




How soft a whisper can get
When youre walking through a crowded space
I hear every word being said
And I remember that everyday
I get a little bit closer to you

How long an hour can take
When youre starting into open space
When I feel Im slipping further away
I remember that everyday
I get a little bit closer to you

These are the days
That I wont get back
I wont hear you cry
Or hear you laugh
And when its quiet
And I dont hear a thing
I can always hear you breathe

You know there's nowhere else
I've wanted to be
Than be there when you need me
I'm sorry too
But dont give up on me
And just remember that when you get asleep
I got a little bit closer to you
Closer to you closer to you closer to you



Numerical Art, Drawings and Mixed Media by Jacqueline Waechter 2010












"Tout change. J’attends qu’une nouvelle voie se profile. Je pense que si Antonioni ou Tarkovski tournaient leurs films aujourd’hui, ils ne sortiraient probablement pas… Je regrette vraiment que les possibilités du cinéma soient si limitées par notre monde commerçant. Parfois, des passages de films que j’ai vus il y a cinquante ans me reviennent en mémoire. Je ne sais pas pourquoi mais j’aime ça. Le personnage joué par Tilda Swinton se demande si elle a rêvé d’un oiseau ou si elle l’a vu un jour dans un film. Elle ne sait pas. En fait, c’est une scène de Stalker de Tarkovski. Mais peu importe. Les images vraies et les images de cinéma, la musique se mélangent dans ­notre conscience, comme dans Céline et Julie vont en bateau de Rivette. L’imagination est plus forte que les armes ou la force physique. Un exemple me tient à cœur : vers 500 avant Jésus-Christ, dans un petit village grec, des scientifiques et penseurs, les pythagoriciens, organisèrent une communauté qui dura presque un siècle. Les femmes vivaient à égalité avec les hommes, les animaux avaient une âme. Et tous ces gens-là ont été tués un jour à la suite d’une émeute. Mais le terme, leur nom resté. On ne les a pas oubliés. On se souvient des pythagoriciens encore aujourd’hui. "


Jim Jarmusch





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