vendredi 5 février 2010

Feu Follet de Nuits Blanches sur les Crans Noirs de JR...

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«Tout le temps vivre, à la longue, c'est mortel.»
Jacques Audiberti - Quoat quoat

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«Si les coeurs étaient clairs, le monde serait clair.»
Jacques Audiberti - Le Mal court

















«La vie est faite d’illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.»
Jacques Audiberti
- L’Effet Glapion







































«Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.»
Jacques Audiberti - La Jeune poésie et ses harmoniques

































«Un trésor, c'est pour qu'on y touche.»
Jacques Audiberti - Race des hommes








Drieu...Un soupçon de portrait...


Tancrède 1895 incipit :
« Il était plusieurs fois un jeune homme si beau que les femmes voulaient expressément qu'il écrivît. »
Léon-Paul Fargue


























































Jacques Rigaut...





























































































































































































































































































































































Louis Malle parle de son "Feu Follet"
Sources : Article signé Guillaume Hanoteau
paru dans Paris Match numéro 760
2 Novembre 1963



































Nocturne
Un long bras timbré d'or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les feuilles et les fleurs se pressent et s'entendent.
J'ai vu l'orvet glisser dans la douceur du soir.
Diane sur l'étang se penche et met son masque.
Un soulier de satin court dans la clairière
Comme un rappel de ciel qui rejoint l'horizon.
Les barques de la nuit sont prêtes à partir.
D'autres viendront s'asseoir sur la chaise de fer.
D'autres verront cela quand je ne serai plus.
La lumière oubliera ceux qui l'ont tant aimée.
Nul appel ne viendra rallumer nos visages.
Nul sanglot ne fera retentir notre amour.
Nos fenêtres seront éteintes.
Un couple d'étrangers longera la rue grise.
Les voix,
D'autres voix chanteront, d'autres yeux pleureront
Dans une maison neuve.
Tout sera consommé, tout sera pardonné,
La peine sera fraîche et la forêt nouvelle,
Et peut-être qu'un jour, pour de nouveaux amis,
Dieu tiendra ce bonheur qu'il nous avait promis.
Poèmes, NRF, Paris, 1912

Léon-Paul Fargue



















« Vous faites le ménage de l'univers avec les ustensiles du raisonnement.

Bon. Vous arrivez à une saleté bien rangée. »









"Le génie est une question de muqueuses. L'art est une question de virgules."























«La qualité, c'est de la quantité assimilée.»











«En art, c'est-à-dire en amour, il faut que l'intelligence suive comme un suiveur suit une femme avec l'idée de l'entretenir.»
Léon-Paul Fargue - Suite familière


















«L'intelligence est un capitaine qui est toujours en retard d'une bataille.
Et qui discute après la bataille.»
Léon-Paul Fargue - Sous la lampe


























Sur l'écran noir de mes nuits blanches,
Moi je me fais mon cinéma
Sans pognon et sans caméra
Bardot peut partir en vacances
Ma vedette c'est toujours toi
Pour te dire que je t'aime
Rien à faire, je flanche
J'ai du coeur mais pas d'estomac
C'est pourquoi je prends ma revanche
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma
D'abord un gros plan sur tes hanches
Puis un travelling panorama
Sur ta poitrine grand format
Voilà comment mon film commence
Souriant, je m'avance vers toi...
Un mètre quantre-vingts,
Des biceps plein les manches,
Je crève l'écran de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma...
Te voilà déjà dans mes bras...
Le lit arrive en avalanche....
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma,
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois,
Je recommence la séquence
Où tu me tombes dans les bras...
Je tourne tous les soirs
Y compris le dimanche...
Parfois on sonne, j'ouvre, c'est toi...
Vais-je te prendre par les hanches
Comme sur l'écran de mes nuits blanches ?
Non, je te dis "comment ça va ?"
Et je t'emmène au cinéma.



Claude Nougaro, Michel Legrand.


Avec Michel Legrand et son orchestre.





Le blog de Jean-Luc Bitton consacré à Rigaut

http://rigaut.blogspot.com/




http://nanochevik.blogspot.com/2008/12/jacques-rigaut-le-film-de-jean-luc.html









Numerical Art by Jacqueline Waechter 05/02/2010


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