jeudi 11 février 2010

Anything can Happen...until The End...

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The Limits of Control,
Isaach de Bankolé
A Film directed by Jim Jarmusch


























Coffee & Cigarettes - Delirium - Bill Murray with RZA & GZA














"Après une formation de peintre, puis d'architecte-décorateur, Robert Wilson (né en 1941) a côtoyé l'avant-garde américaine, de John Cage à Andy Warhol, puis s'est tourné vers le théâtre. Ses premières réalisations à New York ne rencontrent qu'un succès de curiosité et d'estime. C'est avec la création du Regard du sourd (Deafman Glance) au festival de Nancy, en 1971, qu'il connaît une soudaine célébrité, issue du choc provoqué par un spectacle entièrement muet d'une durée de sept heures.
Le Regard du sourd s'élabore à partir de la vision d'un enfant noir, devenu sourd et muet après avoir surpris sa nourrice en train d'égorger deux enfants dont elle avait la charge. Le spectacle se construit en imposant sa propre durée : lenteur qui deviendra un style, une succession de tableaux composés d'images d'une beauté insolite tour à tour oniriques, mentales ou obsessionnelles, qui bouleversent la perception de l'espace et du temps au théâtre, en ouvrant sur l'expression poétique d'un monde intérieur où le langage ne prime plus. Salué comme une révolution de la représentation scénique, « une extraordinaire machine de liberté » (Aragon), Le Regard du sourd "

Sources : http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-regard-du-sourd/











Bob WILSON Une vie dans le prisme du théâtre Texte inédit


"Grand rénovateur du théâtre contemporain, Robert Wilson était invité en mars 1998 à Paris. Dans un long monologue l'auteur du «Regard du sourd»
dévoile quelques unes de ses ressources de théâtre dont il a le secret.

En 1967, je marchais dans le New-Jersey, et j'ai vu un policier en train de battre un enfant. J'ai arrêté le policier et lui ai demandé ce qui se passait. il m'a dit de m'occuper de mes affaires. J'ai rétorqué que j'étais un citoyen responsable. Et puis, j'ai compris que l'enfant était muet.
Nous sommes allés avec l'enfant et le policier au commissariat, ils l'ont relâché, et j'ai raccompagné Raymond Andrews à l'endroit où il habitait. C'était un deux pièces avec treize personnes qui vivaient là. A ma grande surprise, les gens avec qui il habitait n'avaient manifestement pas encore compris qu'il n'entendait pas. Au bout de quelques semaines, je suis devenu un peu plus familier avec cet enfant, et autant que je me souvienne, il ne connaissait aucun mot. (. . . ) il était considéré comme un idiot. Je me suis aperçu qu'on allait l'enfermer dans une maison de redressement, parce qu'il était soit-disant «inéluctable». Je leur ai demandé comment ils le savaient. ils ont rétorqué qu'il avait subi des tests. L'examen avait été effectué avec des mots :«Ça ne peut pas le concerner puisque cet enfant ne connaît pas l'alphabet.»
On lui a fait refaire un test. Le résultat fut le même, et la conclusion fut qu'il n'était «pas éducable». On avait donné à l'enfant deux cent cinquante feuilles de papier, et un crayon. Il avait tracé une petite ligne diagonale à chaque coin de page.
J'ai dit : «Comment? Ce sont ces petites lignes qui signifient qu'il ne veut pas apprendre?»
Il n'avait aucun tuteur légal, et seul un tuteur légal pouvait l'empêcher d'aller en maison de redressement. A l'époque, j'avais 27 ans, je vivais seul, et j'ai décidé d'essayer de l'adopter. il était noir américain, il avait treize ans en 1966. J'ai demandé à mon avocat qui avait le même âge que moi : «Tu crois que je pourrais l'adopter?»
-«Non, je ne crois pas», me répondit-il.
-«Qu'est-ce que je pourrais faire pour convaincre le juge de l'adopter? »
Il ne savait pas.
Le juge m'a dit : «Monsieur Wilson, qu'est ce qui vous fait penser que cet enfant est intelligent?»
- «Il a le sens de l'humour, et c'est un signe d'intelligence.»
Ça, le juge ne l'a pas compris. . .
A la fin, j'ai dit au juge : «Vous savez, si vous ne me donnez pas cet enfant et que vous l'envoyez en maison de correction, ça va coûter beaucoup d'argent à l'Etat du New Jersey.»
Le juge m'a alors répondu : «Là, vous venez de marquer un point, M. Wilson.»
Et ils m'ont confié l'enfant, il est venu habiter avec moi.
Le premier travail de théâtre que j'ai entrepris a été écrit en collaboration avec cet enfant sourd et muet. Et là, j'ai pensé en mots, j'ai pensé que cet enfant était intelligent. Je savais qu'il ne connaissait pas l'alphabet. Il m'est alors apparu très clairement qu'il pensait en terme d'images et de signaux. (. . .) Souvent il remarquait des choses que je ne remarquais pas, par ce que j'étais uniquement préoccupé par ce que j'écoutais.
J'ai intitulé ce premier travail: «Le regard du sourd».
J'ai montré le quatrième acte de cette pièce à New York, et Jack Lang nous a invités au festival de Nancy. (. . . ) Cette pièce était basée sur l'observation de Raymond Andrews, qui dessinait des fantasmes, des rêves, que j'ai aidé à organiser sur scène. Le spectacle durait sept heures, en silence. A ma grande surprise, ça a été un grand succès. Quelques semaines après Nancy, j'ai soudain eu beaucoup de sollicitations pour travailler dans le théâtre. On m'a demandé d'aller diriger un opéra à la Scala, d'aller à Berlin pour mettre en scène une pièce, et j'ai refusé. Je ne me sentais pas suffisamment qualifié pour faire de la mise en scène.
Beaucoup de choses ont contribué au succès du «Regard du Sourd». Une des plus importantes, fut le texte de Louis Aragon, «Lettre ouverte à André Breton» Voici une des choses que Raymond faisait dans «Le regard du sourd»
[Wilson mime la scène]
Il répétait cela indéfiniment. Après la fin de notre tournée en France, de retour à New York, j'ai demandé à Raymond s'il pouvait mettre un son sur ce mouvement. il l'a fait.
[Robert Wilson mime à nouveau la scène]"

Sources :
http://www.mouvement.net/html/fiche.php?doc_to_load=244












La Femme à la cafetière














"Riders on the Storm" by The Doors from their album "LA Woman" (1971).

Lyrics:

Riders on the storm
Riders on the storm
Into this house we're born
Into this world we're thrown
Like a dog without a bone
And actor out on loan
Riders on the storm

There's a killer on the road
His brain is squirmin' like a toad
Take a long holiday
Let your children play
If ya give this man a ride
Sweet family will die
Killer on the road, yeah

Girl ya gotta love your man
Girl ya gotta love your man
Take him by the hand
Make him understand
The world on you depends
Our life will never end
Gotta love your man, yeah

Wow!

Riders on the storm
Riders on the storm
Into this house we're born
Into this world we're thrown
Like a dog without a bone
And actor out on loan
Riders on the storm

Riders on the storm
Riders on the storm
Riders on the storm
Riders on the storm
Riders on the storm

Jim Morrison























Jim Morrison 27th birthday poetry 2/4
Recorded on the 8th Dec 1970.
















When the music's over
When the music's over
When the music's over, yeah
When the music's over
Turn out the lights
Turn out the lights
Turn out the lights, yeah

When the music's over
When the music's over
When the music's over
Turn out the lights
Turn out the lights
Turn out the lights

For the music is your special friend
Dance on fire as it intends
Music is your only friend
Until the end
Until the end
Until the end

Jim Morrison












Cancel my subscription to the Resurrection
Send my credentials to the House of Detention
I got some friends inside

The face in the mirror won't stop
The girl in the window won't drop
A feast of friends
Alive! she cried
Waitin' for me
Outside!

Before I sink
Into the big sleep
I want to hear
I want to hear
The scream of the butterfly

Come back, baby
Back into my arm
We're gettin' tired of hangin' around
Waitin' around with our heads to the ground

I hear a very gentle sound
Very near yet very far
Very soft, yeah, very clear
Come today, come today

What have they done to the earth?
What have they done to our fair sister?
Ravaged and plundered and ripped her and bit her
Stuck her with knives in the side of the dawn
And tied her with fences and dragged her down

I hear a very gentle sound
With your ear down to the ground
We want the world and we want it...
We want the world and we want it...
Now
Now?
Now!

Persian night, babe
See the light, babe
Save us!
Jesus!
Save us!

So when the music's over
When the music's over, yeah
When the music's over
Turn out the lights
Turn out the lights
Turn out the lights

Well the music is your special friend
Dance on fire as it intends
Music is your only friend
Until the end
Until the end
Until the end!

Jim Morrison













Numerical Art by Jacqueline Waechter 11/02/2010







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