mercredi 30 septembre 2009

Pity...




















http://fr.wikipedia.org/wiki/IP5






"Pity is an emotion, usually resulting from an encounter with an unfortunate, ... A person experiencing pity will often take mercy on the person/creature, ... (Crédit : Wikipedia)"

“He who would have others pity him must pity others.”
Yiddish Proverb

"For Mercy has a human heart Pity a human face: And Love, the human form divine, And Peace, the human dress."
Blake,William
Songs of Innocence,'The Divine Image'.

"And all must love the human form, In heathen,Turk or Jew; Where mercy, Love and Pity dwell There God is dwelling too."
Blake,William
Songs of Innocence,'The Divine Image'.

"If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite."
Blake,William



Car...o...!








http://en.wikipedia.org/wiki/Concrete_Blonde



http://carolinehenderson.com/

mardi 29 septembre 2009

Duos ...Le Palace!


La concierge est dans la cour
2 actes et 14 tableaux de Raymond Souplex

"Madame Chouminet est concierge rue Lepic,
à l'ombre du Sacré-Coeur.
Ainsi qu'une mère poule veille sur ses poussins,
elle veille sur le repos, la tranquillité et le bonheur
ses locataires.
Parmi ceux-ci, se trouve la famille Pirouette.
Monsieur Pirouette est un brave homme, mais il est un tantinet fou. Il est, du moins il le croit, un
inventeur de génie, mais ses inventions, aussi inutiles que variées, n'ont jamais eu le moindre succès. Il a, dans leur réalisation, englouti ses économies, il a même fait des dettes, et il est
poursuivi par un créancier intransigeant qui lui réclame 18.000 francs.
C'est une somme énorme pour d'aussi petites gens!
Madame Pirouette veut marier sa fille, Simone,
avec un riche industriel, Monsieur de Vauxfrileux.
C"est le seul moyen de rétablir les finances du ménage, mais Simone aime ailleurs...
Comment Madame Chouminet parviendra-t-elle à désintéresser le créancier de Monsieur Pirouette et à faire le bonheur de Simone, en lui faisant épouser celui qu'elle aime?
C'est ce que vous apprendra La Concierge est dans la Cour que vous aurez, nous l'espérons, plaisir à entendre"
NOTE DE L' AUTEUR._Le titre "La concierge est dans la cour" peut vous paraître manquer d'originalité.
Il en a cependant une, c'est que rien ne le justifie.
La concierge n'est, en effet, jamais dans la cour.
Je vous dois une explication, la voici: L'année dernière, Jane Sourza a été dans "Vive la Reine"
sa Majestée Brigitte, reine de Chimérie.
J'ai pensé que passer brutalement du trône royal à la loge de concierge était un bien grand saut, j'ai donc voulu lui laisser un peu de sa splendeur passée. Elle a conservé sa cour.
























































Sur le Banc:
Raymond SOUPLEX Jane SOURZA
Cliché façon carte postale
MAX PARDON 37 Boulevard de Strasbourg Paris


Une poupée pour Jeanne Sourza sous le regard de Raymond SOUPLEX
"La fête du Parc de Saint-Cloud a commencé hier soir...
sur le bateau mouche près du Pont de l'Alma.
Rien de plus normal à cela, puisque les invités allaient s'y rendre par la voie fluviale avec,
à la barre le comédien RAYMOND SOUPLEX.
C'est toujours lui, d'ailleurs,
qui s'est chargé du maniement de la roue de loterie.
Conséquence fortuite : une poupée pour JANE SOURZA."
AGIP Robert Cohen Reportages photographiques
32 du du Sentier Paris




Les cinq dernières minutes:
"CHASSE CROISE"
Jean Daurand
Raymond Souplex
INTERPRESS
16 bis rue Fontaine
Paris 75009




Raymond SOUPLEX (1901-1972)

"Fils d'un fonctionnaire de l'assistance publique, et le cadet d'une famille de quatre enfants, il tente de rentrer au conservatoire en 1920, mais il échoue. En parallèle à ses études de droit au lycée Louis-le-Grand et à son premier emploi de clerc, il compose des chansons et écrit des sketches au cours des années 30.

Il devient chansonnier et tourne dans des cabarets et cafés-théâtres parisiens, dont le Caveau de la République et le Théâtre des Deux Ânes. C'est durant cette période qu'il rencontre Jane Sourza qui devient sa complice pendant de nombreuses années et non sa compagne comme on a pu le croire longtemps.

Dès 1935, il participe aux émissions radiophoniques de Radio Cité avec Noël-Noël, Saint-Granier et Jane Sourza.

Avec cette dernière, il interprète le rôle d'un clochard philosophe dans l'émission humoristique « Sur le banc ». De cette émission sera tiré en 1955 le film du même nom de Robert Vernay ou il tient le rôle principal du clochard."




Photographies, programme de théâtre
Collection personnelle : Jacqueline Waechter

dimanche 27 septembre 2009

I feel like Angels...

Angel, by Jacqueline Waechter
Mixed Media on Canvas

Paolo Bortoluzzi , le Spectre...

Jean Marais et Jorge Donn
dans l"Ange Heurtebise.
photo Colette Masson




Le Feu Follet
film de Louis Malle
avec Maurice Ronet, naissance le 13 avril 1927 à Nice, mort le 14 mars 1983 à Paris



http://encinematheque.net/acteurs/H30/




Les Anges s'envolent...
http://www.ecouterlirepenser.com/textes/pl_lc_lagadoucet.htm






"Alfred Eric Leslie Satie (Honfleur, 17 May 1866 -- Paris, 1 July 1925)
was a French composer and pianist. Starting with his first composition in 1884, he signed his name as Erik Satie.

Satie was introduced as a "gymnopedist" in 1887, shortly before writing his most famous compositions, the Gymnopédies. Later, he also referred to himself as a "phonometrograph" or "phonometrician" (meaning "someone who measures (and writes down) sounds") preferring this designation to that of "musician," after having been called "a clumsy but subtle technician" in a book on contemporary French composers published in 1911."

http://www.di-arezzo.com/france/detail_notice.php?no_article=SALAB04732


Wish You Were Here...




samedi 26 septembre 2009

Jacob...il talonna...



« J'avais entrepris une lutte insensée !
Je combattais la misère avec ma plume »
Honoré de Balzac

À MADAME ÉVELINE DE HANSKA
NÉE COMTESSE RZEWUSKA


Madame, voici l'œuvre que vous m'avez demandée : je suis heureux, en vous la dédiant de pouvoir vous donner un témoignage de la respectueuse affection que vous m'avez permis de vous porter. Si je suis accusé d'impuissance après avoir tenté d'arracher aux profondeurs de la mysticité ce livre qui, sous la transparence de notre belle langue, voulait les lumineuses poésies de l'Orient, à vous la faute ! Ne m'avez-vous pas ordonné cette lutte, semblable à celle de Jacob, en me disant que le plus imparfait dessin de cette figure par vous rêvée, comme elle le fut par moi dès l'enfance, serait encore pour vous quelque chose ? Le voici donc, ce quelque chose. Pourquoi cette œuvre ne peut-elle appartenir exclusivement à ces nobles esprits préservés, comme vous l'êtes, des petitesses mondaines par la solitude ? Ceux-là sauraient y imprimer la mélodieuse mesure qui manque et qui en aurait fait entre les mains d'un de nos poètes la glorieuse épopée que la France attend encore. Ceux-là l'accepteront de moi comme une de ces balustrades sculptées par quelque artiste plein de foi, et sur lesquelles les pèlerins s'appuient pour méditer la fin de l'homme en contemplant le chœur d'une belle église.

Je suis avec respect, Madame, votre dévoué serviteur,

DE BALZAC.
Paris, 23 août 1835.

Seraphita.


" Après une pause pendant laquelle le pasteur parut recueillir ses souvenirs, il reprit en ces termes :
Emmanuel de SWEDENBORG est né à Upsal, en Suède, dans le mois de janvier 1688, suivant quelques auteurs, en 1689, suivant son épitaphe. Son père était évêque de Skara. Swedenborg vécut quatre-vingt-cinq années, sa mort étant arrivée à Londres, le 29 mars 1772. Je me sers de cette expression pour exprimer un simple changement d'état. Selon ses disciples, Swedenborg aurait été vu à Jarvis et à Paris postérieurement à cette date. Permettez, mon cher monsieur Wilfrid, dit monsieur Becker en faisant un geste pour prévenir toute interruption, je raconte des faits sans les affirmer, sans les nier. Ecoutez, et après, vous penserez de tout ceci ce que vous voudrez. Je vous préviendrai lorsque je jugerai, critiquerai, discuterai les doctrines, afin de constater ma neutralité intelligentielle entre la raison et LUI !
La vie d'Emmanuel Swedenborg fut scindée en deux parts, reprit le pasteur. De 1688 à 1745, le baron Emmanuel de Swedenborg apparut dans le monde comme un homme du plus vaste savoir, estimé, chéri pour ses vertus, toujours irréprochable, constamment utile. Tout en remplissant de hautes fonctions en Suède, il a publié de 1709 à 1740, sur la minéralogie, la physique, les mathématiques et l'astronomie, des livres nombreux et solides qui ont éclairé le monde savant. Il a inventé la méthode de bâtir des bassins propres à recevoir les vaisseaux. Il a écrit sur les questions les plus importantes, depuis la hauteur des marées jusqu'à la position de la terre. Il a trouvé tout à la fois les moyens de construire de meilleures écluses pour les canaux, et des procédés plus simples pour l'extraction des métaux. Enfin, il ne s'est pas occupé d'une science sans lui faire faire un progrès. Il étudia pendant sa jeunesse les langues hébraïque, grecque, latine et les langues orientales dont la connaissance lui devint si familière, que plusieurs professeurs célèbres l'ont consulté souvent, et qu'il put reconnaître dans la Tartarie les vestiges du plus ancien livre de la Parole, nommé LES GUERRES DE JEHOVAH, et LES ENONCES dont il est parlé par Moïse dans les NOMBRES (XXI, 14, 15, 27-30) par Josué, par Jérémie et par Samuel. LES GUERRES DE JEHOVAH seraient la partie historique, et LES ENONCES la partie prophétique de ce livre antérieur à la GENESE. Swedenborg, a même affirmé que le JASCHAR ou le LIVRE DU JUSTE, mentionné par Josué, existait dans la Tartarie-Orientale, avec le culte des Correspondances. Un Français a, dit-on, récemment justifié les prévisions de Swedenborg, en annonçant avoir trouvé à Bagdad plusieurs parties de la Bible inconnues en Europe. Lors de la discussion presque européenne que souleva le magnétisme animal à Paris, et à laquelle presque tous les savants prirent une part active, en 1785, monsieur le marquis de Thomé vengea la mémoire de Swedenborg en relevant des assertions échappées aux commissaires nommés par le roi de France pour examiner le magnétisme. Ces messieurs prétendaient qu'il n'existait aucune théorie de l'aimant, tandis que Swedenborg s'en était occupé dès l'an 1720. Monsieur de Thomé saisit cette occasion pour démontrer les causes de l'oubli dans lequel les hommes les plus célèbres laissaient le savant suédois afin de pouvoir fouiller ses trésors et s'en aider pour leurs travaux. " Quelques-uns des plus illustres, dit monsieur de Thomé en faisant allusion à la THEORIE DE LA TERRE par Buffon, ont la faiblesse de se parer des plumes du paon sans lui en faire hommage. " Enfin, il prouva par des citations victorieuses, tirées des œuvres encyclopédiques de Swedenborg, que ce grand prophète avait devancé de plusieurs siècles la marche lente des sciences humaines : il suffit, en effet, de lire ses œuvres philosophiques et minéralogiques, pour en être convaincu. Dans tel passage, il se fait le précurseur de la chimie actuelle, en annonçant que les productions de la nature organisée sont toutes décomposables et aboutissent à deux principes purs ; que l'eau, l'air, le feu, ne sont pas des éléments ; dans tel autre, il va par quelques mots au fond des mystères magnétiques, il en ravit ainsi la première connaissance à Mesmer. - Enfin, voici de lui, dit monsieur Becker en montrant une longue planche attachée entre le poêle et la croisée sur laquelle étaient des livres de toutes grandeurs, voici dix-sept ouvrages différents, dont un seul, ses œuvres Philosophiques et Minéralogiques, publiées en 1734, ont trois volumes in-folio. Ces productions, qui attestent les connaissances positives de Swedenborg, m'ont été données par monsieur Séraphîtüs, son cousin, père de Séraphîta. En 1740, Swedenborg tomba dans un silence absolu, d'où il ne sortit que pour quitter ses occupations temporelles, et penser exclusivement au monde spirituel. Il reçut les premiers ordres du Ciel en 1745. Voici comment il a raconté sa vocation : Un soir, à Londres, après avoir dîné de grand appétit, un brouillard épais se répandit dans sa chambre. Quand les ténèbres se dissipèrent, une créature qui avait pris la forme humaine se leva du coin de sa chambre, et lui dit d'une voix terrible : Ne mange pas tant ! Il fit une diète absolue. La nuit suivante, le même homme vint, rayonnant de lumière, et lui dit : Je suis envoyé par Dieu qui t'a choisi pour expliquer aux hommes le sens de sa parole et de ses créations. Je te dicterai ce que tu dois écrire. La vision dura peu de moments. L'ANGE était, disait-il, vêtu de pourpre. Pendant cette nuit, les yeux de son homme intérieur furent ouverts et disposés pour voir dans le Ciel, dans le monde des Esprits et dans les Enfers ; trois sphères différentes où il rencontra des personnes de sa connaissance, qui avaient péri dans leur forme humaine, les unes depuis longtemps, les autres depuis peu. Dès ce moment, Swedenborg a constamment vécu de la vie des Esprits, et resta dans ce monde comme Envoyé de Dieu. Si sa mission lui fut contestée par les incrédules, sa conduite fut évidemment celle d'un être supérieur à l'humanité. D'abord, quoique borné par sa fortune au strict nécessaire, il a donné des sommes immenses, et notoirement relevé, dans plusieurs villes de commerce, de grandes maisons tombées ou qui allaient faillir. Aucun de ceux qui firent un appel à sa générosité ne s'en alla sans être aussitôt satisfait. Un Anglais incrédule s'est mis à sa poursuite, l'a rencontré dans Paris, et a raconté que chez lui les portes restaient constamment ouvertes. Un jour, son domestique s'étant plaint de cette négligence, qui l'exposait à être soupçonné des vols qui atteindraient l'argent de son maître : - Qu'il soit tranquille, dit Swedenborg en souriant, je lui pardonne sa défiance, il ne voit pas le gardien qui veille à ma porte. En effet, en quelque pays qu'il habitât, il ne ferma jamais ses portes, et rien ne fut perdu chez lui. A Gothembourg, ville située à soixante milles de Stockholm, il annonça, trois jours avant l'arrivée du courrier, l'heure précise de l'incendie qui ravageait Stockholm en faisant observer que sa maison n'était pas brûlée : ce qui était vrai. La reine de Suède dit à Berlin, au roi son frère, qu'une de ses dames étant assignée pour payer une somme qu'elle savait avoir été rendue par son mari avant qu'il mourût, mais n'en trouvant pas la quittance, alla chez Swedenborg, et le pria de demander à son mari où pouvait être la preuve du paiement. Le lendemain, Swedenborg lui indiqua l'endroit où était la quittance ; mais comme, suivant le désir de cette dame, il avait prié le défunt d'apparaître à sa femme, celle-ci vit en songe son mari vêtu de la robe de chambre qu'il portait avant de mourir, et lui montra la quittance dans l'endroit désigné par Swedenborg, et où elle était effectivement cachée. Un jour, en s'embarquant à Londres, dans le navire du capitaine Dixon, il entendit une dame qui demandait si l'on avait fait beaucoup de provisions : - Il n'en faut pas tant, répondit-il. Dans huit jours, à deux heures, nous serons dans le port de Stockholm. Ce qui arriva. L'état de vision dans lequel Swedenborg se mettait à son gré, relativement aux choses de la terre, et qui étonna tous ceux qui l'approchèrent par des effets merveilleux, n'était qu'une faible application de sa faculté de voir les cieux. Parmi ces visions, celles où il raconte ses voyages dans les TERRES ASTRALES ne sont pas les moins curieuses, et ses descriptions doivent nécessairement surprendre par la naïveté des détails. Un homme dont l'immense portée scientifique est incontestable, qui réunissait en lui la conception, la volonté, l'imagination, aurait certes inventé mieux, s'il eût inventé. La littérature fantastique des Orientaux n'offre d'ailleurs rien qui puisse donner une idée de cette œuvre étourdissante et pleine de poésies en germe, s'il est permis de comparer une œuvre de croyance aux œuvres de la fantaisie arabe. L'enlèvement de Swedenborg par l'ange qui lui servit de guide dans son premier voyage, est d'une sublimité qui dépasse, de toute la distance que Dieu a mise entre la terre et le soleil, celle des épopées de Klopstock, de Milton, du Tasse et de Dante. Cette partie, qui sert de début à son ouvrage sur les TERRES ASTRALES, n'a jamais été publiée ; elle appartient aux traditions orales : laissées par Swedenborg aux trois disciples qui étaient au plus près de son cœur. Monsieur Silverichm la possède écrite. Monsieur Séraphîtüs a voulu m'en parler quelquefois ; mais le souvenir de la parole de son cousin était si brûlant, qu'il s'arrêtait aux premiers mots, et tombait dans une rêverie d'où rien ne le pouvait tirer. Le discours par lequel l'Ange prouve à Swedenborg que ces corps ne sont pas faits pour être errants et déserts, écrase, m'a dit le baron, toutes les sciences humaines sous le grandiose d'une logique divine. Selon le prophète, les habitants de Jupiter ne cultivent point les sciences qu'ils nomment des ombres ; ceux de Mercure détestent l'expression des idées par la parole qui leur semble trop matérielle, ils ont un langage oculaire ; ceux de Saturne sont continuellement tentés par de mauvais esprits ; ceux de la Lune sont petits comme des enfants de six ans, leur voix part de l'abdomen, et ils rampent ; ceux de Vénus sont d'une taille gigantesque, mais stupides, et vivent de brigandages ; néanmoins, une partie de cette planète a des habitants d'une grande douceur, qui vivent dans l'amour du bien. Enfin, il décrit les mœurs des peuples attachés à ces globes, et traduit le sens général de leur existence par rapport à l'univers, en des termes si précis ; il donne des explications qui concordent si bien aux effets de leurs révolutions apparentes dans le système général du monde, que peut-être un jour les savants viendront-ils s'abreuver à ces sources lumineuses. Voici, dit monsieur Becker, après avoir pris un livre, en l'ouvrant à l'endroit marqué par le signet, voici par quelles paroles il a terminé cette œuvre : " Si l'on doute que j'aie été transporté dans un grand nombre de Terres Astrales, qu'on se rappelle mes observations sur les distances dans l'autre vie ; elles n'existent que relativement à l'état externe de l'homme ; or, ayant été disposé intérieurement comme les Esprits Angéliques de ces terres, j'ai pu les connaître. " Les circonstances auxquelles nous avons dû de posséder dans ce canton le baron Séraphîtüs, cousin bien-aimé de Swedenborg, ne m'ont laissé étranger à aucun événement de cette vie extraordinaire. Il fut accusé dernièrement d'imposture dans quelques papiers publics de l'Europe, qui rapportèrent le fait suivant, d'après une lettre du chevalier Beylon. Swedenborg, disait-on, instruit par des sénateurs de la correspondance secrète de la feue reine de Suède avec le prince de Prusse, son frère, en révéla les mystères à cette princesse, et la laissa croire qu'il en avait été instruit par des moyens surnaturels. Un homme digne de foi, monsieur Charles-Léonhard de Stahlhammer, capitaine dans la garde royale et chevalier de l'Epée, a répondu par une lettre à cette calomnie.
Le pasteur chercha dans le tiroir de sa table parmi quelques papiers, finit par y trouver une gazette, et la tendit à Wilfrid qui lut à haute voix la lettre suivante :

" Stockholm, 13 mai 1788.
" J'ai lu avec étonnement la lettre qui rapporte l'entretien qu'a eu le fameux Swedenborg avec la reine Louise-Ulrique ; les circonstances en sont tout à fait fausses, et j'espère que l'auteur me pardonnera si, par un récit fidèle qui peut être attesté par plusieurs personnes de distinction qui étaient présentes et qui sont encore en vie, je lui montre combien il s'est trompé. En 1758, peu de temps après la mort du prince de Prusse, Swedenborg vint à la cour : il avait coutume de s'y trouver régulièrement. A peine eut-il été aperçu de la reine, qu'elle lui dit : " A propos, monsieur l'assesseur, avez-vous vu mon frère ? " Swedenborg répondit que non, et la reine lui répliqua : " Si vous le rencontrez, saluez-le de ma part. " En disant cela, elle n'avait d'autre intention que de plaisanter, et ne pensait nullement à lui demander la moindre instruction touchant son frère. Huit jours après, et non pas vingt-quatre jours après, ni dans une audience particulière, Swedenborg vint de nouveau à la cour, mais de si bonne heure, que la reine n'avait pas encore quitté son appartement, appelé la Chambre-Blanche, où elle causait avec ses dames d'honneur et d'autres femmes de la cour. Swedenborg n'attend point que la reine sorte, il entre directement dans son appartement et lui parle bas à l'oreille. La reine, frappée d'étonnement, se trouva mal, et eut besoin de quelque temps pour se remettre. Revenue à elle-même, elle dit aux personnes qui l'entouraient : " Il n'y a que Dieu et mon frère qui puissent savoir ce qu'il vient de me dire ! " Elle avoua qu'il lui avait parlé de sa dernière correspondance avec ce prince, dont le sujet n'était connu que d'eux seuls. Je ne puis expliquer comment Swedenborg eut connaissance de ce secret ; mais ce que je puis assurer sur mon honneur, c'est que ni le comte H..., comme le dit l'auteur de la lettre, ni personne, n'a intercepté ou lu les lettres de la reine. Le sénat d'alors lui permettait d'écrire à son frère dans la plus grande sécurité, et regardait cette correspondance comme très-indifférente à l'état. Il est évident que l'auteur de la susdite lettre n'a pas du tout connu le caractère du comte H... Ce seigneur respectable, qui a rendu les services les plus importants à sa patrie, réunit aux talents de l'esprit les qualités du cœur, et son âge avancé n'affaiblit point en lui ces dons précieux. Il joignit toujours pendant toute son administration la politique la plus éclairée à la plus scrupuleuse intégrité, et se déclara l'ennemi des intrigues secrètes et des menées sourdes, qu'il regardait comme des moyens indignes pour arriver à son but. L'auteur n'a pas mieux connu l'assesseur Swedenborg. La seule faiblesse de cet homme, vraiment honnête, était de croire aux apparitions des esprits ; mais je l'ai connu pendant très longtemps, et je puis assurer qu'il était aussi persuadé de parler et de converser avec des esprits, que je le suis, moi, dans ce moment, d'écrire ceci. Comme citoyen et comme ami, c'était l'homme le plus intègre, ayant en horreur l'imposture et menant une vie exemplaire. L'explication qu'a voulu donner de ce fait le chevalier Beylon est, par conséquent, destituée de fondement ; et la visite faite pendant la nuit à Swedenborg, par les comtes H... et T..., est entièrement controuvée. Au reste, l'auteur de la lettre peut être assuré que je ne suis rien moins que sectateur de Swedenborg ; l'amour seul de la vérité m'a engagé à rendre avec fidélité un fait qu'on a si souvent rapporté avec des détails entièrement faux, et j'affirme ce que je viens d'écrire, en apposant la signature de mon nom. "
- Les témoignages que Swedenborg a donnés de sa mission aux familles de Suède et de Prusse ont sans doute fondé la croyance dans laquelle vivent plusieurs personnages de ces deux cours, reprit monsieur Becker en remettant la gazette dans son tiroir. - Néanmoins, dit-il en continuant, je ne vous dirai pas tous les faits de sa vie matérielle et visible : ses mœurs s'opposaient à ce qu'ils fussent exactement connus. Il vivait caché, sans vouloir s'enrichir ou parvenir à la célébrité. Il se distinguait même par une sorte de répugnance à faire des prosélytes, s'ouvrait à peu de personnes, et ne communiquait ces dons extérieurs qu'à celles en qui éclataient la foi, la sagesse et l'amour. Il savait reconnaître par un seul regard l'état de l'âme de ceux qui l'approchaient, et changeait en Voyants ceux qu'il voulait toucher de sa parole intérieure. Ses disciples ne lui ont, depuis l'année 1745, jamais rien vu faire pour aucun motif humain. Une seule personne, un prêtre suédois, nommé Matthésius, l'accusa de folie. Par un hasard extraordinaire, ce Matthésius, ennemi de Swedenborg et de ses écrits, devint fou peu de temps après, et vivait encore il y a quelques années à Stockholm avec une pension accordée par le roi de Suède. L'éloge de Swedenborg a d'ailleurs été composé avec un soin minutieux quant aux événements de sa vie, et prononcé dans la grande salle de l'Académie royale des sciences à Stockholm par monsieur de Sandel, conseiller au collège des Mines, en 1786. Enfin une déclaration reçue par le lord-maire, à Londres, constate les moindres détails de la dernière maladie et de la mort de Swedenborg, qui fut alors assisté par Monsieur Férélius, ecclésiastique suédois de la plus haute distinction. Les personnes comparues attestent que, loin d'avoir démenti ses écrits, Swedenborg en a constamment attesté la vérité. - " Dans cent ans, dit-il à monsieur Férélius, ma doctrine régira l'EGLISE. " Il a prédit fort exactement le jour et l'heure de sa mort. Le jour même, le dimanche 29 mars 1772, il demanda l'heure. - Cinq heures, lui répondit-on. - Voilà qui est fini, dit-il, Dieu vous bénisse ! Puis, dix minutes après, il expira de la manière la plus tranquille en poussant un léger soupir. La simplicité, la médiocrité, la solitude, furent donc les traits de sa vie. Quand il avait achevé l'un de ses traités, il s'embarquait pour aller l'imprimer à Londres ou en Hollande, et n'en parlait jamais. Il publia successivement ainsi vingt-sept traités différents, tous écrits, dit-il, sous la dictée des Anges. Que ce soit ou non vrai, peu d'hommes sont assez forts pour en soutenir les flammes orales. Les voici tous, dit monsieur Becker en montrant une seconde planche sur laquelle étaient une soixantaine de volumes. Les sept traités où l'esprit de Dieu jette ses plus vives lueurs, sont : LES DELICES DE L'AMOUR CONJUGAL, - LE CIEL ET L'ENFER, - L'APOCALYPSE REVELEE, - L'EXPOSITlON DU SENS INTERNE, - L'AMOUR DIVIN, - LE VRAI CHRISTIANISME, - LA SAGESSE ANGELIQUE DE L'OMNIPOTENCE, OMNISCIENCE, OMNIPRESENCE DE CEUX QUI PARTAGENT L'ETERNITE, L'IMMENSITE DE DIEU. Son explication de l'Apocalypse commence par ces paroles, dit monsieur Becker en prenant et ouvrant le premier volume qui se trouvait près de lui : " Ici je n'ai rien mis du mien, j'ai parlé d'après le Seigneur qui avait dit par le même ange à Jean : TU NE SCELLERAS PAS LES PAROLES DE CETTE PROPHETIE (Apocalypse, 22, 10). "

Rivers of SorroW...






Point Cardinal...


"Souvent en criant beaucoup on ne dit presque rien"

La conduite de Richelieu est connue; plusieurs de ses aventures galantes nous sont parvenues; une seule peut-être nous manquait, je me suis cru autorisé à la mettre au jour"

"Le C.D.R continua long-tems ses visites nocturnes, par l'entremise de Parisatis, qui lui facilitait les moyens d'entrer secrètement chez la Reine. Cette dernière, à laquelle le premier pas avait couté tant de pleurs et de remords, ne garda bientôt plus aucune retenue, et l'heureuse nouvelle de sa grossesse vint porter la joie dans les cœurs. Louis XIII en fit rendre des actions de grâces dans tout son royaume; et la France entière célébra par des feux de joie et des illuminations, cet heureux évènement, d'autant plus précieux, qu'il était moins attendu.
L'époque désirée qui devait mettre le comble à la vengeance du Cardinal et à la satisfaction des Français arriva enfin".

( Vittorio de Siri est d'un avis contraire à ce manuscrit, "Mademoiselle Lafayette, favorite de Louis XIII, s'était, dit-il retirée au couvent des Filles de Sainte-Marie, près de la Porte S-Antoine. Le Roi qui l'aimait beaucoup, s'étant dérobé pour l'aller voir, vint secrètement de Grosbois à Paris, et eu une conversation de quatre heures avec elle. Lorsque les deux amans se séparèrent, le tems se trouva si mauvais, que le Roi, ne pouvant retourner à Grobois, alla coucher au Louvre, où il partagea le lit de la Reine. Cette nuit heureuse, fut, ajoute-t-il, l'époque de la conception de Louis XIV, qui naquit neuf mois après, jour pour jour. note tirée du premier tome de la Galerie de l'ancienne Cour. Sans combattre l'opinion de Vittorio de Siri, on peut se demander par quel hasard surprenant, cette heureuse conception, n'était arrivée qu'après plus de 22 ans de mariage.")



"L'éminence grise de l'Eminence rouge"

par Marc Riglet
Lire, avril 2007

"Le Père Joseph, proche conseiller de Richelieu, fut-il aussi dangereux et influent qu'on le croit?

Le nom de François Le Clerc du Tremblay ne dit rien à personne. Avec celui de Père Joseph, auquel s'accroche l'expression d' «éminence grise», tout s'éclaire, si l'on ose dire, tant l'homme et sa qualité de conseiller occulte renvoient à la pénombre des cloîtres et à l'obscurité des cabinets secrets. C'est peu après sa mort que la réputation de celui qui fut le proche collaborateur du cardinal de Richelieu se forge. C'est au XIXe siècle qu'elle se fige. Alfred de Vigny, dans Cinq-Mars, l'associe à sa détestation de l'Eminence rouge. Jules Michelet n'est pas très aimable non plus lorsqu'il brosse le portrait d'un capucin «vieilli dans la diplomatie», «homme très dangereux» ayant le «goût et le talent de la police». Le double exploit de faire de son nom de clerc et de son surnom des noms communs apparaît donc bien cher payé. Avec la biographie aussi érudite qu'alerte de Benoist Pierre, on s'avise que François Le Clerc du Tremblay ne mérite, finalement, ni tant d'honneur, ni tant d'indignité. Ni tant d'honneur, car si le capucin, fondateur par ailleurs de la communauté des Filles du Calvaire, fut bien le conseiller très apprécié du cardinal de Richelieu, il n'en inspira pas toutes les orientations politiques. Les deux hommes, certes, partageaient la même volonté de consolider le pouvoir royal et, par là, celle de ruiner les entreprises des Princes et du parti huguenot. Mais le Père Joseph restera réservé sur les audaces de son maître qui, en s'alliant avec les princes luthériens pour faire pièce aux ambitions de l'Autriche catholique, n'invente rien de moins que la «realpolitik», l'équilibre des forces et la diplomatie moderne.

Ni tant d'indignité, car, pour être discrète, l'influence du Père Joseph sur Louis XIII et Richelieu ne fut ni occulte - son intense activité diplomatique s'exerçait au vu et au su de tous - ni plus étendue que le niveau moyen d'intrigues et de mauvais coups qui constituaient l'ordinaire des sociétés de cour de l'époque. Mais le biographe ne se contente pas de rectifier la légende. Il apporte du neuf. On comprend que, si elles étaient réunies dans l'action, les deux Eminences, rouge et grise, obéissaient à des desseins différents. Sous la pourpre cardinalice, la passion était tout entière politique. Sous la bure grise, elle restait fondamentalement mystique. La grande affaire du Père Joseph ne fut-elle pas ce projet de croisade contre les Turcs qui longtemps l'occupa... et capota. Le capucin vivait pour le triomphe de la «vraie» religion. Le cardinal agissait pour la gloire de son roi."
Le Père Joseph. L'éminence grise de Richelieu

Benoist Pierre PERRIN




vendredi 25 septembre 2009

Stai pensando...




Live in 1971

Altre apparizioni TV
http://www.youtube.com/group/Battisti
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Io lavoro e penso a te,
torno a casa e penso a te,
io telefono e intanto
penso a te
come stai, e penso a te
dove andiamo e penso a te
le sorrido, abbasso gli occhi
e penso a te
non so con chi adesso sei,
non so' che cosa fai
ma so' di certo a cosa
stai pensando
e' troppo grande la citta'
per due che come noi
non sperano pero'
si stan cercando...cercando
scusa e' tardi, e penso a te
ti accompagno, e penso a te
non son stato divertente e
penso a te
sono al buio, e penso a te
chiudo gli occhi, e penso a te
io non dormo e...penso a te
Lucio Battisti

Cela coule de Source!



j.s bach , i love, j'aime...

"There is nothing to it.
You only have to hit the right note at the right time, and the instrument plays itself"
J.S. Bach

http://fr.wikipedia.org/wiki/Toccata_et_Fugue_en_ré_mineur_de_Bach

La Jaquerie...rue des Marais...


Balzac homme de lettres de plomb
technique mixte sur papier d'imprimerie
Jacqueline Waechter
2009

Scènes Féodales
imprimerie de H. Balzac
rue des Marais, N 17.
1828
Paris
Collection personnelle.



"Avec le Théâtre de Clara Gazul, en 1825, Mérimée s’est imposé comme écrivain. Nommé inspecteur général des Monuments historiques en 1834, il compte parmi les fondateurs de la sauvegarde par l’Etat du patrimoine national. En 1844, il a été reçu à l’Académie française en tant qu’historien de la Guerre sociale à Rome et auteur de Colomba. Il était linguiste, traducteur, antiquisant, médiéviste, hispanisant, slavisant… Pourtant, pendant près de cent cinquante ans, c’est le conteur qui intéressa au premier chef les commentateurs, si bien que le public ignorait jusqu’à l’existence du reste de l’œuvre."


Balzac Imprimeur:
http://www.paris-france.org/Musees/balzac/furne/imprimeur.htm


"Quoiqu'ils aient fréquenté les mêmes salons, Balzac et Mérimée n'étaient pas proches. L'amabilité courtoise du créateur de La Comédie humaine semble ne rencontrer qu'une indifférence polie de la part de l'auteur du Théâtre de Clara Gazul. Eugène de Mirecourt les réunit dans une sorte d'opposition lorsqu'il relate les circonstances de l'élection de Mérimée à l'Académie française."

MIRECOURT, Eugène de.- Mérimée.- Paris : Gustave Havard, 1857.- (Les Contemporains ; 79)

Amazing Artists...






http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF90015093/maurice-bejart-rudolf-noureev-paolo-bortoluzzi.fr.html


jeudi 24 septembre 2009

Memories...I will Survive...






Clan...destin...



"Vers 13 heures un camion bâché se gare devant la porte.
Les huit clandestins ainsi que Victor Kugler et Jo Kleiman y sont embarqués.
Ils sont conduits au centre de détention du SD de l'Euterpestraat
Miep Gies et Bep Voskuijl restent au Prinsengracht."

Livre Maison d'Anne Frank
Un musée avec une histoire