lundi 31 août 2009

Au sommet de l'été se cache l'obscurité...












Guidoni Olympia 90 Je pourris, camarade
Pascal Auriat
Paroles: Jean Guidoni. Musique: Pascal Auriat / Didier Barbelivien 1989
© P.P.R. / Zone Music

Je pourris Camarade
De vivre sans comprendre
De n'être sûr de rien
Sur ces chemins de cendres
A tendre encore une main

A quinze ans Camarade
On parlait de l'amour
Le Dimanche muet
Au visage tendu
Nous attendions le jour

Je pourris Camarade
De n'avoir d'un enfant
Su garder que les pleurs
Et d'avoir oublié
Comment naissait la peur

Et plus tard Camarade
Dans la ville bombardée
Silencieux et rageurs
Les soldats de minuit
Couraient après la vie
Dans la ville bombardée

Je pourris Camarade
De n'avoir pu choisir
Sous quel drapeau marcher
Et d'avoir voulu croire
Que rien ne changerait
Et d'avoir voulu croire
Que rien ne changerait

Tu m'aimais Camarade
Mais j'ai su oublier
L'odeur de tes cheveux
Que gardes-tu de moi
Moi qui brûle sans feu ?

Je pourris Camarade
D'avoir fait du mépris
Un bijou à mon coeur
A des marchands d'oubli
Avoir vendu tes pleurs

Et ton nom Camarade
J'ai voulu l'humilier
Ton amour Camarade
J'ai voulu l'effacer
Homme fou à lier
J'ai voulu t'humilier
L'amitié Camarade

Je m'en veux Camarade
De n'avoir su quoi dire
Devant le jour qui vient
Au bordel du désir
N'avoir été qu'un chien

Je pourris Camarade
De ce doigt qui menace
C'est la mort qui s'ennuie
Ce n'est rien le temps qui passe
Que m'importe la nuit !

Quand un jour Camarade
Dans Paris déchiré
Les veines caillées de sang
Les soldats de minuit
Couraient après la vie
Dans la ville bombardée

Je pourris Camarade
De ce coeur qui s'arrête
Quand derrière les volets
Au sommet de l'été
Se cache l'obscurité

Mais ce soir Camarade
Au-dessus de la terre
Je suis seul Camarade
Si seul parmi les pierres

Et pour moi Camarade
Ni de jour ni de nuit
A quoi bon répéter
Qu'il fait plus noir que noir ?
De l'ombre du passé
Garde les yeux fermés
Au bal des naufragés
Devant toi Camarade
Plus mort qu'un danseur mort
Je pourris Camarade
Camarade

"Pascal Auriat (de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme, est un auteur-compositeur-interprète et producteur de musique français, né le 7 février 1948 à Paris 1er et décédé le 19 janvier 1989.

Il est devenu connu du grand public en 1973, date à laquelle Dalida a enregistré Il venait d'avoir 18 ans, dont il a composé la musique et dont son ami Pascal Sevran a écrit les paroles avec Serge Lebrail.

Pascal Auriat produit et manage également plusieurs artistes comme Jean Guidoni, Linda de Suza ou encore David et Jonathan.

En 1970, il se fait photographier nu pour l'illustration d'une de ses pochettes de disque, ce qui provoque un scandale obligeant son producteur, la société Briand, à refaire une pochette plus conforme aux mœurs de cette époque."
Wikipédia Sources.


samedi 29 août 2009

Saumur, Val de Loire, percussion des images fleuve...




"La maison à Monsieur Grandet est pâle froide silencieuse située en haut de la ville, et abritée par les ruines des remparts. Les deux piliers et la voûte formant la baie de la porte avaient été, comme la maison, construits en tuffeau, pierre blanche particulière au littoral de la Loire."
Eugénie Grandet,
Honoré de Balzac













"Un lecteur trop méconnu de Balzac, c'est Walter Benjamin, dans sa préparation de Paris, capitale du XIXème siècle. Ce qu'il note est à l'intersection du plus central de Benjamin et du plus central de Balzac : travail sur la forme du récit, en rapport à l'écriture de la ville. Par exemple, il recopie cette phrase du Balzac d'Ernst Curtius :
" Toute poésie comme toute oeuvre d'art procède d'une rapide vision des choses. "

"Benjamin s'attarde sur image, discontinuité et vitesse dans le récit, à partir d'une phrase de Séraphîta :
" Comme cette vue intérieure dont les véloces perceptions amènent tour à tour dans l'âme, comme sur une toile, les paysages les plus contrastants du globe. "

Repensons par exemple au Saumur d'Eugénie Grandet : en 1833, de toute sa vie, Balzac n'a pu passer qu'une seule fois à Saumur. C'est dans ce séjour qu'il fait à La Grenadière, de Saint-Cyr-sur-Loire, avec madame de Berny, de mai à juillet 1830. Le 5 juin, ils prennent le bateau à vapeur qui partant à l'aube de Tours emmène à Nantes dans la journée. Il s'arrête trois-quarts d'heure à Saumur, au petit matin, trois ans avant son livre. De ce voyage où il verra pour la première fois la mer, neuf ans plus tard, Balzac arrachera un de ses récits les plus puissants, Béatrix, et en 1834 il en avait déjà tiré l'étrange Drame au bord de la mer.

Bien sûr, du Saumur de Grandet, les images les plus fortes sont seulement une salle basse, un couloir à l'étage, une prairie en bord de Loire et cet incroyable poème en prose sur une vieille porte de jardin entourée de mauvaises herbes. Les souvenirs d'enfance nombreux à Vouvray, autre bourgade vigneronne, y fournissent. Mais Vouvray n'est pas sur la route Paris Bordeaux qu'emprunte le cousin Charles, et ne négocie pas avec Nantes, port Atlantique, où Grandet change son or. Simplement donc cette remarque : la notion d'image, une ville aperçue en élévation un petit matin, dans le silence et la lumière du fleuve, prime celle de reconstruction continue du réel. Surtout, c'est la force de l'image en tant que telle, dans son temps séparé, dans sa brièveté, qui permet au récit de sauver sa force initiale d'intuition, le dresse dans un temps arrêté, pour mieux produire dramatiquement ses linéarités narratives. C'est un coup de force dans le récit : on ne raconte pas du réel, on l'invente par éclats en fonction des nécessités de temps du récit, par une brièveté d'images discontinues qui peut s'appliquer aussi bien aux très grandes narrations, Illusions perdues, La Rabouilleuse, qu'à des textes courts surprenants, basés uniquement sur l'exploration même de ce mécanisme entre image et réalité.

Tous ceux qui aiment à se perdre régulièrement dans Balzac se souviennent de la Grande Bretèche. C'est le nom d'un couvent respectable de Tours, sur la même rive que La Grenadière. C'est le troisième récit, mais écrit en 1832, juste après le coup de gong de La Peau de chagrin, d'Autre étude de femme. On s'en souvient, parce que l'image qui reste c'est celle des yeux brillants de l'amant espagnol qu'on emmure vivant, et dont le récit accompagnera l'agonie. Construction fascinante, parce que, sur un récit court, qu'on lit en public à haute voix en une heure, on passe du témoignage direct du narrateur à une conversation mimant les canons rabelaisiens du monologue via un notaire de petite province, puis au témoignage d'une femme de chambre, avant que le narrateur reprenne la machine en main, une fois la dramaturgie établie, pour le staccato de dernière partie. Balzac d'ailleurs faisant dire à Bianchon, le narrateur, que ce changement de statut narratif est lié à la nécessité de garder au récit ses " proportions arithmétiques ". Construction étonnante, parce que cette percussion narrative s'établit sur un lieu, et que ce fameux préjugé contre lequel tonne Julien Gracq, de la longueur des descriptions balzaciennes, est inopérant : oui, bien sûr, on voit la maison, et on la voit en détail. On la voit d'abord du dehors, étrange, abandonnée, et puis le narrateur, avant l'entrée du notaire, pénètre dans le jardin, deuxième strate de description, enfin le récit de la femme de chambre nous emmènera non seulement dans la maison, mais dans cette très étrange conjonction du personnage devenu maison par emmurement, et dans le lieu devenu sujet de l'histoire parce qu'il a mangé le personnage, la description n'étant pas seulement celle de la maison, mais de la transformation qu'on y apporte en murant le cabinet. Symétriquement, l'image de madame de Merret, hors de sa maison, un corps décharné, à l'agonie, comme si la maison seule avait été son corps vivant.

Il faut sans cesse s'interroger, lisant ou relisant Balzac, sur notre propre perception du récit, en quoi ce n'est pas le spectacle devant nos yeux qui compterait de façon autonome, mais en quoi notre subjectivité, notre reconstruction permanente d'image via la machine de parole est convoquée comme élément génétique du processus de fiction. La Grande Bretèche, nom pris à Tours, est appliqué à Vendôme, où Balzac eut ses années collégiennes, avec visite de la famille (le père et la soeur, pas la mère) deux journées par an, d'où sortira tout armé Louis Lambert.. Mais, dans un premier état du manuscrit, Balzac a rayé : " sur le chemin de Versailles à Paris, entre Auteuil et le Point-du-Jour ", revenant même plus en détail : " j'ai rarement fait un voyage de Versailles à Paris sans entendre mes voisins entasser, sur la maison déserte, des réflexions aussi bizarres "
L'image réelle, celle qui fonde le récit, non seulement donc n'est pas dans le dispositif théâtral du récit, avec l'auberge, le jardin et la rivière, mais au bord d'un route où on l'a vue très souvent, mais toujours de loin, par la diligence qui vous emporte à toute allure. C'est à cause de la superposition de toujours la même image si brève, surgissant et disparaissant du même coup, qu'on peut organiser la convergence de la percussion narrative et de la percussion des images."

François Bon

vendredi 28 août 2009

Record...


















You ask me if I keep a notebook to record my great ideas. I've only ever had one.
Albert Einstein

No stream rises higher than its source. What ever man might build could never express or reflect more than he was. He could record neither more nor less than he had learned of life when the buildings were built.
Frank Lloyd Wright


The first thing which I can record concerning myself is, that I was born. These are wonderful words. This life, to which neither time nor eternity can bring diminution - this everlasting living soul, began. My mind loses itself in these depths.
Groucho Marx

And I remember going to the record studio and there was a park across the street and I'd see all the children playing and I would cry because it would make me sad that I would have to work instead.
Michael Jackson

Well, especially now I come to realize - and then - I would do my schooling which was three hours with a tutor and right after that I would go to the recording studio and record, and I'd record for hours and hours until it's time to go to sleep.
Michael Jackson

It has never been my object to record my dreams, just the determination to realize them.
Man Ray

Embarqué sur un "m'eau"...








"J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot."
Honoré de Balzac

Flou and Frog...Mermaid Blues...Over the Water...
























Tom McRae



Ice has formed
And there's snow between the tracks
And I have seen the surface tear and
I can't look back

And cool low sun
Has blinded you for days
From horizon to horizon
Can I dream this all away

But over the water
Over the water
Over the sea
There's you shining bright
In a sea of fools
Oh I can sing you out of this
Can shake your mermaids blues

Come with me
For alone I fear the tide
It's calling me and dragging me
And I think it's time

But over the water
Over the water
Over the water
Over the sea

Shape your mouth
To fit these words of war
I see the arrows falling backwards
Burning for a cause

I'll swim with you
Until my lungs give out
Oh I can raise you from the deep
Or drown with you in doubt

But over the water
Over the water
Over the water with you
With you, with you ...


Bleu Nuit...


jeudi 27 août 2009

Mysterious Life...






















Carte du Tendre...


Cookie's Fortune ...






Saint Vincent...de Paul...








Silence les grillons
Sur les branches immobiles
Les arbres font des rayons
Et des ombres subtiles
Silence dans la maison
Silence sur la colline
Ces parfums qu'on devine
C'est l'odeur de saison
Mais voilà l' homme
Sous son chapeau de paille
Des taches plein sa blouse
Et sa barbe en bataille

Cézanne peint
Il laisse s'accomplir la magie de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien
Si le bonheur existe
C'est une épreuve d' artiste
Cézanne le sait bien

Vibre la lumière
Chantez les couleurs
Il y met sa vie
Le bruit de son cœur
Et comme un bateau
Porté par sa voile
Doucement le pinceau
Glisse sur la toile
Et voilà l'homme
Qui croise avec ses yeux
Le temps d'un éclair
Le regard des dieux

Cézanne peint
Il laisse s'accomplir le prodige de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien
Si le bonheur existe
C'est une épreuve d'artiste
Cézanne le sait bien
Quand Cézanne peint
Cézanne peint...

Michel Berger, Paroles et Musique.

Rock me Gently...









Rock me Gently, Video:
http://www.erasureinfo.com/releases/singles/rockmegently.html

Amore a Ore...







mercredi 26 août 2009

The Beach was deserted and lying in...

Jacques Coeur...





Vesoul, Jacques Brel, 1968, Marcel Azzola:
http://www.youtube.com/watch?v=8T1n7TPF8As


Paroles Vesoul
Jacques Brel


T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours

Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars

Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard



La Fanette, Jacques Brel

Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et dormait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Combien pour la Fanette j'ai chanté de chansons

Faut dire
Faut dire qu'elle était belle
Comme une perle d'eau
Faut dire qu'elle était belle
Et je ne suis pas beau
Faut dire
Faut dire qu'elle était brune
Tant la dune était blonde
Et tenant l'autre et l'une
Moi je tenais le monde
Faut dire
Faut dire que j'étais fou
De croire à tout cela
Je le croyais à nous
Je la croyais à moi
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
A se méfier de tout

Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et mentait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Comment pour la Fanette s'arrêta la chanson

Faut dire
Faut dire qu'en sortant
D'une vague mourante
Je les vis s'en allant
Comme amant et amante
Faut dire
Faut dire qu'ils ont ri
Quand ils m'ont vu pleurer
Faut dire qu'ils ont chanté
Quand je les ai maudits
Faut dire
Que c'est bien ce jour-là

Qu'ils ont nagé si loin
Qu'ils ont nagé si bien
Qu'on ne les revit pas
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
Mais parlons d'autre chose

Nous étions deux amis et Fanette l'aimait
La place est déserte et pleure sous juillet
Et le soir quelquefois
Quand les vagues s'arrêtent
J'entends comme une voix
J'entends... c'est la Fanette



Je ne peux plus dire je t' aime
Ne me demande pas pourquoi
Je ne ressens ni joie, ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi.
Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là
Et qu'un ami t'a oublié
Tu peux toujours compter sur moi

Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper
Trop de serpents sous les caresses
Trop d' amours à couteaux tirés

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Toi et moi ne sommes plus les mêmes
Pourquoi l'amour vient et s'en va

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici
Et qu'un ami t'a oublié
Tu peux toujours compter sur moi

Et qu'un ami vienne à manquer
Tu peux toujours compter sur moi

Jacques Higelin

So High...Over ...the Rainbow...








Segovia...






Modern Talking...






http://www.youtube.com/watch?v=IrTB-iiecqk



mardi 25 août 2009

Ti Amo Ancora di Più...









Tellement
Riccardo Cocciante

Malgré les tentations
Et contre les menaces
De ces années qui passent
Elle s’arme de passion
Fait tomber les bastions
Mais jamais de guerre lasse

Elle qui sait me mentir
Pour n’ pas me voir souffrir
A ma place, elle se blesse
Elle qui a eu la force
Ce fut sa seule entorse
D’accepter mes faiblesses

Je l’aime tellement,
Tellement, tellement

Au-delà des colères
Au-delà des tempêtes
Et des jours de défaites
C’est la seule qui gère
Mes angoisses secrètes
Mes lendemains de fêtes

Contre tous vos avis
Elle est mon seul abri
Mon ultime forteresse
C’est elle qui sait donner
A tout ce que je fais
Ses lettres de noblesse

Je l’aime tellement,
Tellement, tellement
Je l’aime tellement,
Tellement, tellement

Elle qui même aveuglée
A su me regarder
Au plus profond de l’âme
Je n’ai pas su tricher
J’n'ai pas su me cacher
Je respire dans sa flamme

Même si elle a souffert
De l’usure nécessaire
Qui rend les gens plus sages
Elle est la déraison
De tous mes horizons
De mes derniers ouvrages

Je l’aime tellement,
Tellement, tellement
Je l’aime tellement,
Tellement, tellement


Artiste: Riccardo Cocciante
Chanson: Ti Amo Ancora Di Più

(R.Cocciante - L. Plamondon / R. Cocciante)

Da questo nuovo mondo
dove sto vivendo
ti mando dei saluti bagnati di mare
ti mando dei tramonti infuocati di sole
e una foto nostra seduti sulla sabbia
io che guardo lontano verso l'orizzonte

Vedo immagini d'oltre oceano
che ritornano nella mia mente
e più passa il tempo
e più sento dentro
che ti amo ancora di più

Guidare senza meta
lungo viali alberati
poi camminare solo sulle spiagge immense
salir su un grattacielo a toccare il duemila
e vedere il deserto appena fuori città
tu che invece stai lì nel freddo di Milano

Vedo immagini d'oltre oceano
che ritornano nella mia mente
e più passa il tempo
e più sento dentro
che ti amo ancora di più

Partire per tornare
non è certo andar via
se tu mi dici torna io ritornerò
per infilare inverni sotto il tuo pullover
e riscaldarmi poi sfiorandoti la pelle
tu seduta che leggi un libro di Pavese

Vedo immagini d'oltre oceano
che ritornano nella mia mente
e più passa il tempo
e più sento dentro
che ti amo ancora di più

Io ti amo ancora di più


V...as Life ...








Beaucoup trop d'indifférence...






Qu'est ce qui pourrait sauver l'Amour?


Film Tout Feu tout Flamme...Musique Michel Berger












lundi 24 août 2009

A che serve piangere...






J'appelle la Vie ...un Splendide Hasard...




Splendide hasard,
Splendide nuit,
Y a des regards
Qui donnent la vie.
Splendide amour,
Passions déchues,
Doit-on mourir
D'avoir vécu ?
Les souvenirs volent
Comme des nuages
Et s'évaporent

Les paysages,
J'appelle la vie
Un splendide hasard.

Splendide hasard,
Splendide étoile,
Eveillez la passion en moi,
Splendide amour,
Vertiges bizarrres,
Envoyez mon coeur au combat.
Et toutes les flammes de mon corps,
Voudraient brûler bien plus fort,
J'appelle la vie
Un splendide hasard

Michel Berger

Passion...
Koopman - Amsterdam Baroque Orchestra and Soloists

A Question of Lust...behind the Wheel...


A physicist is just an atom's way of looking at itself.


An expert is a man who has made all the mistakes which can be made, in a narrow field.


An expert is someone who knows some of the worst mistakes, which can be made, in a very narrow field.


Einstein, stop telling God what to do!




http://fr.wikipedia.org/wiki/Barom%C3%A8tre_de_Bohr




Every great and deep difficulty bears in itself its own solution. It forces us to change our thinking in order to find it.

Every sentence I utter must be understood not as an affirmation, but as a question.


Everything we call real is made of things that cannot be regarded as real.


How wonderful that we have met with a paradox. Now we have some hope of making progress.


If anybody says he can think about quantum physics without getting giddy, that only shows he has not understood the first thing about them.


If quantum mechanics hasn't profoundly shocked you, you haven't understood it yet.


It is wrong to think that the task of physics is to find out how Nature is. Physics concerns what we say about Nature.


Never express yourself more clearly than you are able to think.


No, no, you're not thinking; you're just being logical.

Prediction is very difficult, especially if it's about the future.


Technology has advanced more in the last thirty years than in the previous two thousand. The exponential increase in advancement will only continue. Anthropological Commentary The opposite of a trivial truth is false; the opposite of a great truth is also true.


The best weapon of a dictatorship is secrecy, but the best weapon of a democracy should be the weapon of openness.

The opposite of a fact is falsehood, but the opposite of one profound truth may very well be another profound truth.


There are some things so serious you have to laugh at them.


There are trivial truths and the great truths. The opposite of a trivial truth is plainly false. The opposite of a great truth is also true.


We are all agreed that your theory is crazy. The question which divides us is whether it is crazy enough to have a chance of being correct. My own feeling is that it is not crazy enough.


When it comes to atoms, language can be used only as in poetry. The poet, too, is not nearly so concerned with describing facts as with creating images.


You are not thinking. You are merely being logical.


Your theory is crazy, but it's not crazy enough to be true.

Every sentence that I utter must be understood not as an affirmation, but as a question.
Niels Henrik David Bohr (1885-1962)
Danish Physicist

DEPECHE MODE
A Question of Lust...

You Are Everything...Because of...You've Got a Friend...




http://www.youtube.com/watch?v=5d-8hxLMOcg

Le Roi Boiteux...Ne dis rien...





Georges Brassens,
Le Roi des Cons

Paroles:

Non certes elle n'est pas bâtie
Non certes elle n'est pas bâtie
Sur du sable sa dynastie
Sur du sable sa dynastie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il peut dormir ce souverain
Il peut dormir ce souverain
Sur ses deux oreilles serein
Sur ses deux oreilles serein

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Je tu il elle nous vous ils
Je tu il elle nous vous ils
Tout le monde le suit docil'
Tout le monde le suit docil'

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il est possible au demeurant
Il est possible au demeurant
Qu'on déloge le Shah d'Iran
Qu'on déloge le Shah d'Iran

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'un jour on dise c'est fini
Qu'un jour on dise c'est fini
Au petit Roi de Jordanie
Au petit Roi de Jordanie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'en Abyssinie on recuse
Qu'en Abyssinie on recuse
Le Roi des Rois le bon Négus
Le Roi des Rois le bon Négus

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que sur un air de fandango
Que sur un air de fandango
On congédie le vieux Franco
On congédie le vieux Franco

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que la couronne d'Angleterre
Que la couronne d'Angleterre
Ce soir roule par terre
Ce soir roule par terre

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que ça c'est vu dans le passé
Que ça c'est vu dans le passé
Marianne soit renversée
Marianne soit renversée

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Ne dis Rien
Serge Gainsbourg, Anna Karina.


Ne dis Rien

Ne dis Rien
Surtout Pas
Ne dis Rien
Suis-moi
Ne dis Rien
N'aie pas Peur
Ne crains Rien
De moi
Suis-moi jusqu'au bout de la nuit
Jusqu'au bout de ma folie
Laisse le temps, oublie demain
Oublie tout, ne pense plus à rien

Ne dis Rien
Surtout Pas
Ne dis Rien
Suis-moi
Ne dis Rien
N'aie pas Peur
Ne crains Rien
De moi
Suis-moi jusqu'au bout de la nuit
Jusqu'au bout de ma folie
Laisse le temps, oublie demain
Oublie tout, ne pense plus à rien

Les clefs de l'amour...








dimanche 23 août 2009

Whatever Works...What the bleep do we know?






Whatever Works
Un film de Woody Allen
Avec Larry David, Evan Rachel Wood, Henry Cavill, Kristen Johnston, Patricia Clarkson, Michael McKean, Steve Antonucci, Ed Begley Jr.
Durée : 1h32

Mécanique quantique de l'amour : hasard et nécessité, le facteur chance sonnera trois fois...


What the bleep do we know ! - partie 1/7
"What the Bleep Do wE Know!?" est un nouveau genre de film, qui combine un documentaire, une histoire fictive et un dessin animé avec des effets visuels.

Amanda (Marlee Matlin, qui a gagné un Oscar pour Children of a Lesser God), le personnage principal de l'histoire fictive, se retrouve dans un monde qui est appelé la physique quantique par les scientifiques. Des événements et des rencontres chaotiques la mènent à une connaissance plus profonde et cachée, dont elle ne savait rien. Les animations et les effets visuels dans le film soulignent que la science moderne a connu un grand progrès pendant les dernières années. Quatorze scientifiques célèbres et mystiques donnent leur vision sur la réalité et agissent dans le film comme un choeur grec qui commente ce qui se passe dans le monde "fictif".

samedi 22 août 2009

L'Amour à la Mer...




Rue Doudeauville
Paris 18eme
années 97
le petit appartement ancien
donnait sur jardin
mes voisins du dessous
une famille d'Africains,
six enfants et la maman
dans un deux pièces de 26 m2
le papa travaillait à la Ville de Paris
au dessus une très vieille dame
de quatre vingt sept ans
qui vivait seule, qu'on croisait souvent
dans les escaliers
en robe de chambre à fleurs
ou qui se risquait parfois dans la cour
pour un brin de causette avec les voisins de paliers.
Il y avait encore un metteur en scène de théâtre plein de talent
quelques étudiants
et quelques artistes
des garçons de café
célibataires...

En face c'était la résidence luxueuse
qui comprenait aussi les locaux de Drouot Nord
qui eux donnaient sur la rue Doudeauville.
La salle des ventes de la "drouille"
des bibelots de second ordre
et des objets des faillites d'entreprises
offerts dès le petit matin aux plus aventureux
aux rêveurs impénitents
et aux meilleurs preneurs en chasse de la belle prise
faisait recette...

On dormait le plus souvent les fenêtres ouvertes
chacun entendait tout ce qui se passait chez l'autre,
et même chez les voisins d'en face.
A l'aube c'était un concert assourdissant
d'oiseaux qui pépiaient dans les arbres touffus du jardin...

Parfois il y avait le duo de Fa dièse et Si bémol
au rez de jardin
en face
deux copains de nuits blanches
qui jouaient de la guitare
jusqu'à point d'heure,
parce que je crois
que la femme de l'un l'avait quitté
un jour qu'elle en avait eu assez de la vie
de paresse nonchalante de son absent de mari,
et que l'autre camarade
tentait de lui faire oublier sa peine...
L'un jouait faux et l'autre lui tannait
ses réprimandes sous forme d'ordre en portée musicale :
Fa dièse, si bémol!
c'était toujours plus ou moins le même morceau qui dérapait...

Parfois le concerto saugrenu et hoqueté
s'accompagnait de vin rouge
et pantois aussi les voisins moins noctambules
que les deux lascars d'infortune appelaient la police
pour motif de tapage nocturne.
Alors cela donnait des interviews délirantes
dignes d'André Breton le pape du surréalisme:
"Vous pouvez fouiller, y a rien,
mais y a du jaja,
c'est du Bordeaux
vient de chez Ed
mais c'est du bon!
20 balles la bouteille tout de même,
Sur que z"en voulez pas une ptit' goutte?"

Sacrés copains Fa dièse et Si bémol...

Sinfonia, Oster-Oratorium BWV 249...




Kommt, eilet und laufet Oster-Oratorium, BWV 249

- Sinfonia -

Collegium Vocale, Gent
Philippe Herreweghe (conductor)
Johann Sebastian Bach J.S.Bach
Kommt eilet und laufet Sinfonia
Philippe Herreweghe Collegium Vocale Ghent
Baroque Sacred Music Easter Oratorio Oster Oratorium Frohe Ostern Marcel Ponseele
On period instruments

vendredi 21 août 2009

New Orant for the Future...


Un orant
Orant
Orare,
Or are
Oh rare
prier désigne

Un errant mutant,
errance
attitude prière,
transition agenouillée.
attitude ronde-bosse
haut-relief symbolique.

Présence absence
sculpture tomb'eau
devenir d' enfeu métallique
prière design...





















































































































Œuvre d'Alain Vuillemet


New Orant for the Future...

Orant
With arms spread open
a type of gesture
a grace
a prayer

Orant
With the hands raised,
set apart,
With the palms face outward.

Orant
a way of the fear surrender
with a love stream face
Sculptor of freedom morphing
New form of metallic meditation,
Change...your mind!

In looking up
Remain in perfect solace...


http://www.vuillemet.com/

Au printemps... 1958...





"Brel est entouré de femmes. Il se marie en 1950 (Il a vingt-et-un ans) avec Thérèse Michielsen, surnommée Miche. Elle lui donne trois filles : Chantal, qui naît en décembre 1951, France en juillet 1953 et Isabelle en 1958.

Dans les années 1960, il s'éprend de Suzanne Gabriello, dite Zizou.
Mais il n'aurait peut-être vraiment aimé que sa dernière compagne, Maddly Bamy, rencontrée sur le tournage de L'Aventure c'est l'Aventure en 1972.
Il lui aurait dit, en partant avec elle vers les îles Marquises :
"Tu es la première femme que j'emmène"





«Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.»


«J'aime trop l'amour pour beaucoup aimer les femmes...»


«Il nous fallut bien du talent Pour être vieux sans être adultes.»
Paroles de la chanson Les vieux amants

«Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile...»

Paroles de la chanson La Quête



«Heureux les amants que nous sommes
Et qui demain, loin l'un de l'autre
S'aimeront par dessus les hommes.»
Paroles de la chanson Heureux



«Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont.»



«Et puis si j'étais le bon Dieu
Je crois que je serais pas fier
Je sais on fait ce qu'on peut
Mais il y a la manière.»

Paroles de la chanson Fernand

«Il y en a qui ont le cœur si large qu'on y rentre sans frapper.
Il y en a qui ont le cœur si frêle qu'on le brise d'un doigt.»


«Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère.»
Paroles de la chanson L'Ostendaise

«On n'oublie rien de rien, on s'habitue, c'est tout.»


«La bêtise, c’est de la paresse.»


«Il y en a qui ont le cœur si vaste qu'ils sont toujours en voyage.»

«Il nous faut écouter l'oiseau au fond des bois, le murmure de l'été, le sang qui monte en soi...»



«Les hommes ne disent que des bêtises quand ils parlent des femmes.
Par contre les femmes ne disent pas toujours des sottises quand elles parlent des hommes.»
[ Extrait de l'émission radio Radioscopie - 21 Mai 1973

«Les hommes prudents sont des infirmes.»
Cité par Marc Robine dans Grand Jacques

«On ne meurt pas de se casser la figure.
On ne meurt pas d’humiliation.
On meurt d’un coup de couteau dans le dos.»
Cité par Marc Robine dans Grand Jacques

«Quand un homme n’a pas peur de coucher avec une femme, c’est qu’il ne l’aime pas.»
Cité par Marc Robine dans Grand Jacques


«Le talent, ça n’existe pas.
Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose.»
Extrait de l'émission télévisée Jacques Brel parle

«L'humour est la forme la plus saine de la lucidité.»

«La qualité d'un homme se calcule à sa démesure ; tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite.»

«Le monde sommeille par manque d'imprudence.»
Paroles de la chanson Jojo

«Malheur à qui peut préférer le verbe être au verbe avoir, je sais son désespoir.»
la chanson Chacun sa dulcinée

«Tout ce que l'on cherche à redécouvrir
Fleurit chaque jour au coin de nos vies.»


«Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants.»
Paroles de La Chanson des vieux amants

«Je suis un mort Encore vivant !»
Paroles de la chanson La chanson de Van Horst

« La qualité d'un homme se calcule à sa démesure ;
tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite. »

"Je suis lâche, je ne sais pas quitter une femme."

«C’est par leur murmure
Que les étangs mettent les fleuves en prison.»
Paroles de la chanson Le prochain amour

«La vie qui s’en vient
Et qui s’en va
Nous laisse pantois
Comme des chiens...»
Paroles de la chanson De deux vieilles notes

"Dans la vie, il faut choisir entre le verbe "être" et le verbe "avoir"."

"Divorcer? Il faut avoir des raisons.
Je n'en ai pas."



"Je ne suis pas le mari idéal, mais je ne divorce pas."



"Je suis ravi d'avoir eu une enfance morose.
Cela doit être abominable d'avoir une enfance heureuse..."


Bougnat tu peux garder ton vin - Ce soir je boirai mon chagrin.

Je crois qu'en fait un homme passe sa vie à guérir de son enfance.

"Je vois la Beauté, la Pureté, je vois la Femme que chaque homme porte secrètement dans son coeur."

Dans ma pipe je brûlerai mes souvenirs d'enfance,
Mes rêves inachevés, mes restes d'espérance.
Et je ne garderai pour habiller mon âme
Que l'idée d'un rosier et qu'un prénom de femme.
Puis je regarderai le haut de ma colline
Qui danse, qui se devine, qui finit par sombrer.
Et dans l'odeur des fleurs qui bientôt s'éteindra,
Je sais que j'aurai peur une dernière fois.

  • Le dernier repas, Jacques Brel, Jacques Brel, Gérard Jouannest, Jean Corti, album Jef (1964 chez Barclay).
"Oui, je suis aux côtés des hommes de progrès.
Car lutter pour l'amélioration de la condition humaine,
préserver la dignité de l'individu,
ce sont là des idées qui ont été soutenues plutôt par Jaurès que par Napoléon III, n'est-ce pas?"


Jacques Brel

jeudi 20 août 2009

Un Chant d'Amour - A Song of Love (1950)



Un Chant d'Amour
1950, Runtime: 25 minutes


(From Wikipedia entry: Un Chant d'Amour)

Un Chant d'Amour is French writer Jean Genet's only film, which he directed in 1950. Because of its explicit (though artistically presented) homosexual content, the 26-minute movie was long banned and was also disowned by Genet later in his life.

The plot is set in a French prison, where a prison guard takes voyeuristic pleasure in observing the prisoners perform masturbatory sexual acts. In two adjacent cells, there are an older Algerian-looking man and a handsome convict in his twenties. The older man is in love with the younger one, rubbing himself against the wall and sharing his cigarette smoke with his beloved through a straw.

The prison guard, apparently jealous of the prisoner's relationship, enters the older convict's cell, beats him, and makes him suck on his gun in an unmistakably sexual fashion. But the inmate drifts off into a fantasy where he and his object of desire roam the countryside. In the final scene it becomes clear that the guard's power is no match for the intensity of attraction between the prisoners, even though their relationship is not consummated.

Genet does not use sound in his film, forcing the viewer to completely focus on closeups of faces, armpits, and semi-erect penises. Originally produced as a porn movie of sorts, the film with its highly sexualized atmosphere has later been recognized as a formative factor for works such as the films by Andy Warhol.

http://www.ubu.com/film/genet.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Un_Chant_d'Amour

Eyes Wide Open...










"TU N'AIMERAS POINT : TROUBLANT ET SUBTIL

Film qui dépeint la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem, Tu n'aimeras point sonne comme un commandement irrévocable, celui de la beauté du cinéma. Troublant, subtil, précis, un film qui aborde un thème tabou de façon convaincante.

David A.

Dans un quartier de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem, Aaron reprend la boucherie de son père, mort il y a peu. Marié et père de quatre enfants, Aaron observe scrupuleusement les lois juives qui régissent la vie de la communauté. Un jour il croise la route d'Ezri, un pratiquant juif venant de province pour retrouver un ami dans la ville sainte. Très vite Aaron le prend sous son aile et lui offre un travail dans son commerce mais leur relation va bientôt se nourrir d'ambiguïtés car Ezri est homosexuel. Les bruits commencent à courir dans le quartier et l'opprobre finit par atteindre la famille d'Aaron.

TU N'AIMERAS POINT
Un film de Haim Tabakman
Avec Zohar Strauss, Ran Danker, Tinkerbell, Tzahi Grad, Isaac Sherry, Avi Grayinik, Eva Zrihen-Attali
Durée : 1h30

TU N'AIMERAS POINT de Haim Tabakman

Film troublant qui dépeint le quotidien d'une communauté pétrie de règles et de lois, Tu n'aimeras point (dont le titre original est Eyes wide open, « les yeux grands ouverts », faisant référence à la fois au fait de faire face à la réalité mais également au film presque homonyme de Stanley Kubrick, Eyes wide shut, l'histoire de la crise d'un couple autour de la question de la sexualité de l'épouse) fait s'affronter deux mondes incompatibles, qui se repoussent l'un l'autre, comme l'eau et l'huile. Aaron est un chef de famille qui perd ses repères, ses certitudes et ses principes moraux au contact de l'un des siens constamment repoussé par la communauté. Outre le décor surprenant d'un quartier de Jérusalem refermé sur lui-même, où ne vivent que les ultra-orthodoxes à l'abri du monde contemporain et de ses tentations, le film rend compte d'une hiérarchie sociale stricte, où chacun doit respecter sa place sous peine de bannissement.

A la synagogue et aux ruelles où règnent les principes de la religion se confrontent deux autres espaces plus privés, l'arrière boutique de la boucherie et la source d'eau utilisée pour la purification à la marge de la ville. Le bassin à l'écart des chemins où Aaron et Ezri se baigneront ensemble pour la première fois et en contrepoint le frigo de la boucherie où l'on entrepose la viande, où l'on purifie l'impur et l'impropre à la consommation en nourriture sacrée, lieu à l'écart qui verra s'accomplir la faute. Au centre de la communauté, un sentiment de pureté, pureté de la chair et du corps contre les excès du monde, refus des idées progressistes pour au contraire retrouver l'enseignement originel du Talmud, un enseignement soumis à la réflexion de chacun de façon quotidienne, y compris sur le lieu de travail.

TU N'AIMERAS POINT de haim tabakman

Aaron, qui n'a pas eu la chance d'avoir étudié dans une école judaïque, est soucieux des conseils du rabbin, soucieux d'apprendre davantage les subtilités de la Loi juive mais ne peut s'empêcher d'éprouver le conflit qui se trame en lui. Au coeur d'un quartier où chacun surveille son prochain, où chacun observe le respect des lois par tous, il n'y a pas de place pour d'autres choix, d'autres conceptions de la vie humaine. Les juifs ultra-orthodoxes ne nomment jamais ce « mal » car à leurs yeux l'homosexualité n'existe pas. Elle n'existe que comme une tentation, une faute, un crime inavouable et impur. Le titre français, pour une fois choisi avec beaucoup de pertinence, reprend la sentence des commandements inscrits sur les tables de la Loi apportées par Moïse, prophète et guide d'un peuple qui cherche le salut. Tu n'aimeras point est un film subtil, déroutant par son atmosphère oppressante mais tellement juste sur les contradictions inhérentes à la nature humaine, un film qui allie rigueur de la mise en scène à la précision de l'écriture. Un vrai moment de cinéma."
David A.



"Film qui dépeint la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem, Tu n'aimeras point sonne comme un commandement irrévocable, celui de la beauté du cinéma. Troublant, subtil, précis, un film qui aborde un thème tabou de façon convaincante."
David A.