vendredi 31 juillet 2009

Tombé du ciel...Sorrow...



Arno-Tombé du ciel FestivalChorus92


Tombe Du Ciel

Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l`oreille d`un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D`une hôtesse de l`air fidèle
Tombée du haut d`la passerelle
Dans les bras d`un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal

Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d`sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d`une étoile dans le désert

Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d`import export

Tombés en haut comme les petites gouttes d`eau
Que j`entends tomber dehors par la f`nêtre
Quand je m`endors le coeur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l`âge dans l`oubli

{...}

C`est fou c`qu`on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l`air
La semelle battant la poussière

On voit tomber des balcons
Des ports d`fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs

Tombé à terre pour la fille qu`on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pamoison
Avalé la cigue goûté le poison qui tue

L`amour encore et toujours

Jacques Higelin

Sorrow



Sorrow
Sorrow - since you left me
Sorrow
Sorrow - in my heart
I just can't believe it's over
I never could have dreamed that we would part

Sorrow
Sorrow - in the morning
Sorrow
Sorrow - late at night
Like a ship without a sailor
That's how I am wihout your arms
To hold me tight

Do you remember those happy days
The happy days that we shared
I just had to look at you
And I knew that you cared
I thought I would spend those happy days
Loving you my whole life through
There was such happiness then
And now - there's only

Sorrow
Sorrow all around me
Sorrow
Sorrow through and through
If I live a hundred live times
I'll never realize that I am losing you

Do you remember those happy days
The happy days that we shared
I just had to look at you
And I knew that you cared
I thought I would spend those happy days
Loving you my whole life through
There was such happiness then
And now - there's only
Sorrow
Sorrow

Mort Shuman

Un Max...



























Miguel Bosé - Album Velvetina
Género:Pop dance trip-hop chill out
Año:2005
Discográfica: WEA

España


Ojalá ojalá / Aún más / No se trata de / Hey Max / Celeste amor / Ella dijo no
De la mano de Dios / La tropa del rey / Verde canalla / Paro el horizonte
Down with love / Tu mano dirá / May day


Créditos
Backing Vocals - Helen De Quiroga
Mastered By - Ian Cooper
Producer - Antonio Cortés
Strings - Nicolás Sorin
Written-By - Miguel Bosé, Antonio Cortés


Grabado, producido y mezclado en La Cuadra, Madrid.
Masterizado en los estudios Metropolis, Londres
(P) & (C) 2005 Warner Music Benelux B.V.
















Numerical Art and Drawings by Jacqueline Waechter 










Un vrai mélange de sentiments...










retrouver ce média sur www.ina.fr

Nilda Fernandez "Madrid, madrid"









Miguel Bosé





Père taureau trop c'est trop
fils danseur
l'élégance du geste
sans le sang
Mère beauté céleste
cinéma sens des poètes
Luis Bunuel
façon Jean Cocteau
fils chanteur
haut parleur
dans le nom de Maman
fils jeunesse
scène show business
amours fratern'elles
au cœur de Madrid la virile
sensualité rimmel des cils
balancelles cor por' elles
maturité en fauteuil Voltaire
Candide au jardin
pont des soupirs
voyage en Italie
Saint François parlant aux oiseaux
dans le testament d'Orphée.
Vin Michel versé dans le verre
table cène
saint homme sans apôtre...
la valse du petit chien
au petit matin
douceur au creux de la main..

la beauté de l'archange a terrassé le dragon...





Numerical Art, Drawings and Poem by Jacqueline Waechter






Vagabundo...



MIGUEL BOSE - VAGABUNDO

pROVA


Le Testament d'Orphée


Entró en mi vida como un sueño
Donde no existía dueño ni tiempo ni lugar
Ese sueño enano fue gigante
Necesitando a cada instante tenerla cerca de mí

No hay una flor que tenga olor tan suave
Respiro su aroma y la siento dentro de mí
Baila descalza se desliza en el aire
Colorea mi espacio con caricias que le di

Y ahora soy
Un vagabundo en las calles de su amor
Viviendo en las aceras de su corazón
Y me arropo entre cartones
En un mar de callejones
Visto arapos de ilusiones
Y los besos que le sobran
Es la limosna que me da...

Miseria amor cambié miseria
Por aquellas cosas bellas que te di
Amor que quiera amar a su manera
Si no deja que la quieran no puede ser

Dibujo su cuerpo con el vaho de mi aliento
Tras el cristal ella vuelve a desaparecer
Y ahora mi niña te deshaces en silencio
La noche está fría esperemos al amanecer...

Y ahora soy...
Vagabundo, Miguel Bosé.

Jean Cocteau
Poèmes à Jean Marais


Ton Jean

Je te donne un livre
Tu me donnes tout!
Tu m'apprends à vivre
Vivre tout d'un coup

À tes moindres signes
Je lis mon destin
Que peuvent ces lignes
Trouvées le matin?

Pardonne, pardonne
Cet amour écrit,
Lorsque tu me donnes
Ta bouche et ton cri.

Je n'ai qu'une excuse
D'écrire ces vers...
Ils sont une ruse :
J'écris à l'envers.

Lis-les dans ta glace
Et sois indulgent
Car un autre Jean
Se montre à ma place.

Celui qui serait
Digne de ton rêve
Comme ces portraits
Où ta main m'achève

Et je finirai
Par être cet ange
Par me retirer
Pour être enfin celui dans lequel tu me changes.


Le mauvais tapis volant
Ma sottise est sans limite
C'est la sottise du marbre
La sottise de l'arbre
C'est la nature qu'elle imite.

Il ne faut pas trop m'en vouloir
Ni me trouver trop ridicule
Car je marche endormi le long de ce couloir
Où ceux qui veillent reculent.

Dans le sommeil reste tapi
Comme un trésor dans sa cachette
Pour savoir mieux voler attendons que j'achète
Bientôt un mieux volant tapis

Mais nul ne peut t'aimer qu'il veille ou bien qu'il dorme
Plus que ce poète-oiseleur
Qui n'était que fantôme et n'a pris une forme
Que par ta forme et ta couleur.


Ma. Nuit
Quelquefois je m'endors. Soudain je me réveille
Le mur s'ouvre sur la merveille
De mon bel enfant endormi.
Je pense : on ne dort pas. On rêve à son ami
On lui glisse des vers sous la porte mal close
II dort... Il dort nu sur sa grande main rose
II dort : où le sommeil enlève-t-il ses pas ?

Il dort et c'est divin que je ne dorme pas
Que je m'échappe à ce monde astucieux du rêve
Et je sors une jambe et l'autre, je me lève
Je marche vers la table où je chante debout
Mon enfant endormi circule Dieu sait où
C'est à moi de veiller, d'être la sentinelle
Du bonheur que la vie accepte au milieu d'elle

Maligne à faire l'ombre et le froid sur l'amour
A se moquer de lui, prête à jouer des tours
Atroces, à brouiller les flèches et les cibles
A susciter les jeux des âmes insensibles
À... Mais que dis-je ? Assez. Mon enfant m'aime. Il dort.

Et je garde en avare un sublime trésor
Dont je saurai verser l'intérêt à la foule
Et de mon cœur ouvert le sang d'encre s'écoule
Dors mon fils, mon amant, mon peintre, mon acteur
Je suis ton seul poète et ton seul spectateur
Dors. Il est doux Jeannot de veiller de la sorte
Et de laisser mon sang s'allonger sous ta porte.


Carte postale souvenir
L'alcyon où la neige dort
Où ? Cherchez vous-même. Le sais-je ?
Nous irons dormir sous la neige
À l'auberge du Chamois d'or.

Le soleil sur les hautes cimes
Veloutait les neiges cruelles
C'est ainsi que nous réussîmes
À voler sans acheter d'ailes.

Ainsi nous nous envolâmes
Ainsi que le froid endormait
Les enveloppes de nos âmes
Jusqu'au crocus du mois de mai.

C'est ainsi que l'alcyon vole
C'est ainsi que la neige fond
C'est ainsi, c'est ainsi que font
Les plumages de ma parole.




jeudi 30 juillet 2009

Number One in Heaven...









SPARKS -" La Dolce Vita"


Les Sparks,

un duo de frangins musical parmi les favoris de Guy Lux!
Je me souviens que, dès qu'il le pouvait, l'animateur vedette les plaçait à la une de ses émissions de variétés à la télévision,
et que c'était un véritable régal que de découvrir leur musique électronique déjantée poétique et pleine d'esprit
les multiples facettes de leur talent artistique.
Je me souviens que,
Dominique,
au collège Saint-Exupéry
un copain par ailleurs fan de Boris Vian, l'Ecume des Jours,
et qui était quelque peu fâché avec la langue de Molière
avait appris par cœur le fameux extrait de la pièce de l'Avare,
la tirade d'Harpagon
uniquement en écoutant This Town Ain't Big Enough ...

[(Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.)]
HARPAGON - Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ! On m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent ! Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? où est-il ? où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? où ne pas courir ? N'est-il point là ? n'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête ! [(il se prend lui-même le bras.)]
Rends-moi mon argent, coquin !... Ah ! c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de toi ! Et, puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde ! Sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus, je me meurs, je suis mort, je suis enterré ! N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ? Euh ! que dites-vous ? Ce n'est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure ; et l'on a choisi justement le temps que je parlais à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice et faire donner la question à toute ma maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! de quoi est-ce qu'on parle là ? de celui qui m'a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l'on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. N'est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous et se mettent à rire. Vous verrez qu'ils ont part, sans doute, au vol que l'on m'a fait. Allons, vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux ! Je veux faire pendre tout le monde ; et, si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après !



Résultat de l'interrogation orale au cours de la professeur de français
Madame Mauduit
une hilarité générale dans la classe,
y compris notre formidable prof
qui avait le sens de l'humour fort à propos
en imitant Robert Lamoureux dans le rôle du général orchestrant la manœuvre
dans le film "La Septième Compagnie" :
Pas si Viiite..."
car l'ami ne savait plus dire son texte sans vrombir
sa tirade à fond la caisse fracassée mon capitaine!...et glissait sur les mots comme
Pithiviers dans les boites de conserves du film, quelle débâcle hilarante...


Il y a quelque temps,
j'ai eu le plaisir et la chance d'assister à un concert des Sparks
à Paris, organisé par un fan club de fans belges je crois
extraordinaire moment!
les gens étaient venus en famille il y avait des jeunes de 11 à 77 ans au moins
les frères étaient aux anges d'être à Paris pour chanter
et nous avec!

une ambiance mes amis , une ambiance
à L'Elysée Montmartre...pas loin du septième ciel,
le 27 Septembre 2006 , la Dolce Vita!!!


Le Jour J...



..."Lorsque vous aurez atteint le bord des eaux du Jourdain c'est dans le Jourdain même que vous vous tiendrez"...
(Josué I,II et III, 8)

mardi 28 juillet 2009

Trilogie de l'ignorance étoilée...

On connaîtra bien qu'il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d'autrui, de faire des choses fort accomplies.
René Descartes

Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.
Gustave Thibon

Il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop. Louis XIV, Instructions pour le Dauphin.

White Bird...







IT'S A BEAUTIFUL DAY




It's A Beautiful Day Lyrics


It's a beautiful Day
White Bird

White Bird
In a golden cage
On a winter's day
In the rain
White bird
In a golden cage
Alone

The leaves blow
Cross the long black road
To the darkened skies
In its rage
But the white bird
Just sits in her cage
Unknown.

White bird must fly
Or she will die

White bird
Dreams of the aspen tree
With their dying leaves
Turning gold
But the white bird
Just sits in her cage
Growing old.

White bird must fly
Or she will die
White bird must fly
Or she will die

The sunsets come
The sunsets go
The clouds Float by
And The Earth Turns slow
And the Young Birds Eyes
Do always Glow
And She must fly
She must fly
She must fly

White bird
In a golden cage
On a winter's day
In the rain
White bird
In a golden cage
Alone

White bird must fly
Or she will die
White bird must fly
Or she will die
White bird must fly
Or she will die
White bird must fly

lundi 27 juillet 2009

SERAPHITUS, SERAPHITA...







....

































Portrait au crayon d'Honoré de Balzac jeune, collage...

Oeuvre de Jacqueline Waechter réalisée en 2009
intitulée BALZAC SERAPHITUS, SERAPHITA,

en souvenir de sa mère

fervente lectrice de l'oeuvre d'Emanuel Swedenborg

et de son père qui courait au printemps les forêts

pour boire la sève des arbres afin de vivre centenaire...

et de son "étoile polaire"...
Madame Hanska...










Séraphîta d'après Wikipédia :

Dans un château de Norvège situé près du fjord Stromfjord, Séraphitüs, un être étrange et mélancolique, semble cacher un terrible secret. Il aime Minna et il est aimé d’elle, qui voit en lui un homme. Mais Séraphitus est aussi aimé par Wilfrid, qui le considère comme une femme (Séraphîta).

En réalité, Séraphitus-Séraphita est un parfait androgyne, né de parents acquis à la doctrine de Swedenborg qui vise à transcender la condition humaine et dont Séraphitus-Séraphita est l’exemple parfait. Immensément érudit, doué de facultés mentales dépassant le commun des mortels, il mène une vie solitaire et contemplative. Mais cet être quasi céleste rêve de connaître l’amour parfait, celui qui consiste à aimer conjointement deux êtres de sexes opposés.

Finalement, sous les yeux effarés de Minna et Wilfrid, l’être total se transforme en séraphin et monte au ciel.

Le roman eut, comme en témoigne le nombre d’éditions, un succès public considérable.

mazzy star - flowers in december

http://www.music-story.com/mazzy-star/biographie




Flowers in december

Before i let you down again
I just want to see you in your eyes
I would have taken everything out on you
I only thought you could understand

They say everyman goes blind in his heart
And they say everybody steals somebody's heart away
And i got nothing more to say about it
Nothing more than you would me

Send me your flowers, of your december
Send me your dreams, of your candy wine
I got just one thing I can't give you
Just one more thing of mine

They say everyman goes blind in his heart
They say everybody steals somebody's heart away
And i've been wondering why you let me down
And I been taking it all for granted

Mazzy Star...








...

Années nonante au Basfroi, ouaf ouf paris chaud...Dîne Ding Song




Années nonante
rue Basfroi
à Paris
un concert tout stellaire moussait
ma belge attitude
en un happening plein de bulles
de joie dessinée en bandes songs
et dont je me souviens ,
pas de faux col...

Années nonante
Il y a avait radio Tsf
qui n'était pas devenue jazzy
mais 'libertaireocommunion'
des artistes diffusions plein les ondes
invités
il y avait Sttellla qui tramway stationnait nos désirs
et swinguait nos amours
en fort souvenir des Halles
façon joyeux Garçons Bouchers
il y avait toujours pour accompagner l'artiste
un copain tout François de rigolade
qui n'oubliait jamais son accord des on!,
Hadji-Lazaro
Vian chevalier Boris des sons pop uhl' eux
là qu c'est bon,
évoluant tout crémeux
dans le Pigalle des mille feuilles
tranchant du gâteaux de plaisir
aux amandes notes effilées
angélique confite et vertige de la nostalgie.

Année nonante
il y avait Jean Luc Fonck
qui se produisait
dans les petits bars sous sols
du onze ème arrondissement
j'y allais me faire passage des panoramas
avec mon ami d'enfance
prénommé Jean-Luc
dont la mère se prénomme Lucienne...
mais si mais si c'est vrai!
j'y allais accompagnée d'Emmanuelle
bien avant de savoir que Jean Luc Fonck
avait fantasmé sur Sylvia Kristel...

"Quelle ambiance mes amis quelle ambiance!"
Quand la foule se prêtait au jeu quadriphonie de doux dingues
d'un côté vous faites Queen, We will rock you...
de l'autre côté Torremolinos...
au milieu Pink Floyd ...Money et
Nous ne roucoulons pas devant les pigeons...
les garçon et les filles, on verra qui gagne...!
surtout que dans le concert des chœurs en délire
il y avait le papa et la maman de Jean-Luc Fonck
tout gentils et heureux d'accompagner le concert
tout deux juste bien là pour booster les décibels
des voix délirantes équipées!

Question Collection Main Verte
nous avons quelques points communs
un livre édité par PSi Jardins de Senteurs pour mon côté
fin des années quatre-vingt,
et pour Jean-Luc Fonck, la chanson La Main Verte
comme qui dirait l'artiste dans ses concerts chaleureux
c'est qui qu'a gagné?
ben c'est toi Jean-Luc
qui sait si bien nous faire toast heures twister...
qui sait si bien nous donner le La!
A Fonck les manettes de la sono
go la vie farce en Gilles car nav cap canaveral
Fonck sur le Fun et la gaie planète du pays du sourire!

ainsi Fonck Fonck Fonck...





Le véhicule social en marche vers la grande tasse

http://www.dailymotion.com/video/x66kd_la-cascade_fun

"
Tu te demandes comment Jean-Luc a commencé sa carrière d'amuseur public ? Si tu savais...
En 1957, les Soviétiques envoient leur Spoutnik à la conquête de l'espace. La même année, le 9 mars exactement, Lucienne et René Fonck donnent naissance à Jean-Luc dans une clinique d'Arlon. Point commun entre les deux événements ? Aucun. Mais il fallait bien commencer l'histoire de Sttellla par quelque chose. Donc voilà...

La véritable histoire, celle qui figure dans toutes les encyclopédies Rock belge, du moins s'il en existe, débute le 14 mars 1975. Nous sommes à l'institut Berkendael, une école aux briques tristes et aux élèves fanfarons situés à quelques pavés de la prison de Saint-Gilles. Berkendael a monté un truc un peu pompeux baptisé Transmondialmusic. Jean-Luc ne sait jouer d'aucun instrument mais il se produit quand même avec un groupe dans lequel on trouve une certaine Mimi Crofilm. Aujourd'hui, cette performance, offerte dans un local de géographie, fait l'objet de la même passion que celles suscitées par le premier gig de U2 en Belgique en 79, au Klacic, ou celui du Velvet Underground à la Factory de New York, dix ans plus tôt. Autrement dit : personne, ou presque, n'y était mais tout le monde aurait bien voulu.


Surpris de se sentir aussi à l'aise sur les planches, Jean-Luc poursuit l'aventure en multipliant les prestations avec son groupe Sttellla. Pourquoi Sttellla ? "Parce que la bière", a-t-il déjà répondu dans un million d'interviews. Après avoir écumé les arrière-salles de café, les maisons de jeunes et de moins jeunes, les fêtes de quartiers et les quartiers en fête, Sttellla sort son premier 45 tours auto produit : "Jane te crois plus / WC 55", un collector aujourd'hui.

"Pouet-Pouette", 33 tours auto produit de dix-neuf titres, sort en 78. Comme on dit dans ces cas-là, Sttellla impose d'emblée son style. Un style drôle, sans prétention et sans comparaison même si les critiques de l'époque citent souvent comme références Gruppo Sportivo, Au Bonheur des Dames, Boby Lapointe voire le Grand Jojo. On n'invente rien...

Comme vous et moi, le couple Jean-Luc/Mimi doit aussi manger. S'ils boivent beaucoup avant et après leurs concerts, les membres de Sttellla travaillent encore "normalement" pour remplir leur frigidaire. Jean-Luc et Mimi entrent dans la grande famille des fonctionnaires. Jean-Luc bossera au ministère de la Justice (normal quand on fait ses classes secondaires près d'une prison) avant de découvrir les multiples avantages des congés sans soldes renouvelables.

Les calembours et les arrangements minimalistes étaient déjà présents sur "Pouet-Pouette". Ils sont légion sur "Fuite au prochain lavabo", deuxième effort discographique de Sttellla paru en 1985 et toujours auto produit. On y trouve notamment "Le père Noël", "Non!Non!Jean-François" et le prémonitoire "Lady Di va faire dodo".

Dans la foulée, Sttellla repart en tournée. Sttellla est un groupe de pression (facile, facile) et commence à faire parler de lui à l'étranger : la France d'abord, le Québec et la Suisse ensuite. Lors d'un after show chaud à Montréal, Jean-Luc, Mimi et leur synthétiseur Casio rencontrent François Hadji-Lazaro des Garçons Bouchers et signent sur le label indépendant Boucherie Productions en 88. Boucherie Production publie un an plus tard "Sttellla", une compilation réunissant des titres de "Fuite au prochain lavabo" et du double 45 tours "Les poissons s'en fishent et les pieds s'en footent" paru en 88.

Bénéficiant de l'expérience et du réseau de distribution de Boucheries Productions, Sttellla met la pression et passe à la vitesse supérieure. Tournées, Clips ("Non! Non! Jean-François"), festivals (printemps de Bourges, festival international de Montréal,...), enregistrement de nouvelles maquettes.

L'album "L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau" sort sur Boucherie Productions en 1990. La voix de Mimi s'est affirmée. Jean-Luc a peaufiné ses textes et repousse à chaque fois les limites techniques de son synthé. Le style, lui, n'a pas changé. Calembours irrésistibles ("Quelle heure reptile?", "haute tension Léon" et "Boogie sonne le glas") se fondent sur des mélodies minimalistes truffées de boîtes à rythmes, de sonorités "cheap" et de choeurs des bidous-bidets qui sont à Sttellla ce que les Clodettes furent à Claude François. Comme ce fut déjà le cas pour la compilation "Sttellla", les critiques dithyrambiques en France. Des monuments comme "Best", "Oxygen" ou "Rock & Folk" chroniquent "L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau", ce qui ne s'était plus vu pour un artiste belge chantant en français depuis Soeur Sourire.

Suivent alors deux années durant lesquelles le duo parcourt les routes de Francophonie dans une petite auto. Au hasard de leurs pérégrinations scéniques, ils sont rejoints par Noir Désir en fin de concert mémorable à Bordeau, par Sara Mandiano qui chante avec eux "j'ai des doutes" à Montréal, ou encore par le fidèle François Hadji-Lazaro qui joue de la cornemuse avec Sttellla à Bruxelles.

Sans prendre le temps de se reposer, Jean-Luc Fonck attaque l'écriture du nouvel album de Sttellla. Il n'a pas l'occasion de prendre des vacances mais il y pense. La mer, la plage, le soleil, la sangria, les pralines, les taureaux en plastiques avec un trou dans le dos pour mettre des cure-dents, la crème à bronzer, les castagnettes, les coups de soleil, les affiches de corrida sur lesquelles on peut mettre son nom, le flamenco, la cerveza, les tapas... Les vacances quoi! "Torremolinos", cette ville où il y a plus de Belges que d'Espagnols naît de son imagination vagabonde. C'est le tube. Le carton. Le jack-pot! Les radios le matraquent, les télés invitent Jean-Luc sur tous les plateaux et les charters font le plein pour la Costa Del Sol. Pour l'anecdote, on signalera que cette chanson, parmi les plus connues de Jean-Luc, ne comporte pas l'ombre d'un calembour ni le moindre jeu de mots !

"Torremolinos" paraît en 92 et sert de locomotive à l'album "Manneken pis not war/Faisez la mouche pas la guêpe", qui abrite d'autres perles précieuses, comme "Hélène aimait Alain", "Nagasaki ne profite jamais", "Brigitte Bardot danse le tango" avec Adamo "himself" en "guest star" ou encore "Parmesan autour de toi". Et Dieu sait si on en a parlé ! "Manneken pis not war/Faisez la mouche pas la guêpe" est certifié disque d'or en Belgique et la tournée de Sttellla, où le duo s'accompagne d'un groupe, attire plus de 35000 personnes rien que chez nous. Un triomphe qui s'exportera une fois de plus en France, en Suisse et au Québec avant de revenir pour un dernier concert en forme d'apothéose aux Halles de Schaerbeek. Le 5 décembre 1992, ils sont plus de 2500 à danser la polka avec Sttellla et Saint-Nicolas lors d'un show grandiose avec majorettes et multiples "Guests".

Comme Simple Minds après "New goldream" et Nirvana après "Nevermind", Sttellla sent la pression peser sur les épaules. Après la parenthèse "Le meilleur du best of des plus grands greatest hits de Sttellla" en 93 qui, comme son titre le laisse supposer, constitue 'Le meilleur du best of des plus grands greatest hits", Jean-Luc Fonck se retire pour quelques semaines dans une retraite boisée des Ardennes belges. Désormais saul dans la vie, mais pas pour longtemps, il s'attaque à son nouvel opus qui sera produit par Christian "Dieu" Martin qui avait déjà bossé sur "L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau".

Sorti en septembre 95, "The dark side of the moule" n'est pas un hommage à l'oeuvre mythique de Pink Floyd mais bien un nouvel album de Sttellla placé sous le triple signe de la famille, de l'amitié et des retrouvailles. Papa Fonck crie "Salope" sur "Robert et Cathy". Maman Fonck chante, et très bien du reste, "Gernaine". D'ailleurs, elle (la maman, pas "Gernaine") volera la vedette à son fiston lors de plusieurs concerts de la tournée qui va suivre. Mais Jean-Luc n'a pas invité que ses parents sur "The dark side of the moule". Ses copains, et ils sont nombreux, ses copines, elles le sont aussi, ont participé d'une manière ou d'une autre, à l'enregistrement. Mimi chante sur plusieurs titres. Benoît Poelvoorde, Eric "Priba 2000", Perry Rose, Jeff Bodart, les Bidous-Bidets, et on en passe, sont notamment crédités.

Jean-Luc qui œuvre désormais en solo sur scène, commence par une mini-tournée en Suisse avant de squatter un cabaret parisien pour une vingtaine de concerts en novembre et décembre 95. A Paris, ils appellent ça un "One Belg show". Jean-Luc appelle ça une fiesta. Quant à nous, on parlera simplement d'une réussite.

La "Dark side of the moule tour" va jouer les prolongations, s'arrêtant partout où se dresse un chapiteau, des médiatiques Francofolies de Spa qui lui feront sa Fête en juillet 96 à Forest-National pour l'anniversaire de Radio 21, en passant par... tout où il est passé. Des chiffres ? En deux ans, Jean-Luc aura saoulé, fait rire, tapé dans les mains, crier "salope" ou "connard" à plus de 120000 personnes rien qu'en Belgique. Pour elles, et pour les autres, le témoignage live "Huy Chimay, Sete Maredsous, Troyes Caen Paris Orange. Quelle belle tournée" parut en octobre 97. Et c'est vrai qu'elle fut belle cette tournée...

L'album de cette tournée qui l'a vu passer par Mons et Barvaux (entre autres), fait un carton ; J-L devrait d'ici peu imiter J-C et transformer le carton en or... Mais shhttt, le disque d'or...

C'est aussi en 1997 que Jean-Luc rejoint la joyeuse équipe de Jacques Mercier dans 'le jeu des dictionnaires et la semaine infernale', émission radio quotidienne à ne pas rater où il nous délivre des définitions de mots surréalistes, souvent illustrées par des petits contes truffés de jeux de mots hilarants ; avec lui, c'est sûr, le conte est bon !

En 1998 il déterre la hache de guerre à la morosité en sortant l'album '' Il faut tourner l'Apache''. Toujours merveilleusement produit par Christian Martin, cet album contient les tubes ''Ah ah ah ah ah années 80'' et '' De James Bourg à Gainsbond''(Bonjour les filles !) ; tout le monde veut le sien, carquois qu'on en pense, indien vaut mieux que deux tu l'auras ; les ventes montent donc en flèches et il est rapidement disque d'or lui aussi...

La ''Tournée l'Apache'' qui suit l'album est une fois de plus phénoménale, Jean-Luc et sa petite tribu, puisqu'il est maintenant accompagné sur scène par Laurence Gazon (Quels costumes, on se demande qui Laurence d'Art habille !) aux claviers et par Philippe Corthouts aux guitares, banjo, mandoline et pedal steel-guitar, sèment la joie et la bonne humeur partout et même ailleurs, jusqu'aux Etats Unis ! Voir à ce sujet la cassette VHS réalisée par Didier Verbeek ''STTELLLA EN AMERIQUE'' où on peut voir des gens se marrer et faire des farandoles alors qu'ils ne comprennent pas grand chose (c'est le moins qu'on puisse dire ! ) aux paroles du Grand-Chef Jean-Luc...

... Jean-Luc Manitou de main de Maître et le prouve encore en composant, toujours en 1998, toutes les musiques du premier album de Bla Bla (marionnette très populaire en Belgique), c'est un véritable triomphe et le disque se couvre d'or en à peine trois mois ! C'est Bernard Halut qui a écrit les paroles de cet album. L'année suivante, la même équipe sortira le deuxième album de Bla Bla.

En 2000, notre grand Gourou continue à mettre tout le monde dans sa poche, en participant plus qu'activement à l'émission hebdomadaire ''les @llumés.be'', produite par Leslie Cable. Avec Christian et Claude Martin, ils y forment LE trio de l'année, j'ai nommé ''Jean-Luc et les Doubles Slaches !'' Ce Boys Band décalé interprète toutes les semaines une nouvelle chanson spécialement composée par Jean-Luc pour l'émission (faut le faire !), comme si ça ne suffisait pas (avec lui, on n'en a jamais assez !) il nous ravit en début et en fin d'émission avec deux sketches, les délirants ''mets ta ceinture'' où apparaissent les fantastiques frères Martin, et parfois d'autres invités, comme la très rigolote Marie de Team for Action !
L'émission fait un malheur, et comme le malheur de personne fait le bonheur de tous, elle est reconduite l'année d'après ; ce qui n'empêche pas notre infatigable Jean-Luc de sortir un nouveau joyau du Rock & Roll belge et international, l'album ''Un Homme Avec Un Grand H Au Pays Des Prises De Tête''. Pour ce disque, comme pour la tournée qui le suit, le trio est devenu quatuor grâce à l'arrivée de Delphine Druet et son violon magique ! Le succès est bien sûr toujours au rendez-vous (ah non peut-être !). Grosse nouveauté lors des concerts de cette tournée, Jean-Luc et Christian Martin présentent ''Le Complètement J-T'' sous-titré ''Le Journal Des Saouls Et Des Malentendus'', film d'une vingtaine de minutes, chaque fois différent, tourné et monté le jour même grâce à l'aide précieuse d'Isabelle Soumeryn-Schmidt, mieux connue en fin de tournée sous la charmant nom de Poupette ! Le public raffole de ce J-T complètement disjoncté !

Le 9 Mars, pour son 45ème anniversaire, 3500 personnes sont venues déguisées pour lui faire la fête lors d'un concert plus que mémorable... Jean-Luc n'en est toujours pas revenu !

En 2002 est sorti le troisième album de Bla Bla, l'excellent ''Les Zozos'' dont les musiques sont toujours composées par Jean-Luc... On se demande quand il se repose, puisqu'en même temps il continue à participer aux ''@llumés.be'' dont c'est la troisième saison, tout en écrivant, depuis septembre, ''Mon Beau Zapping'' une rubrique hebdomadaire (et poilante !) dans le ''Télémoustique''.

Ce n'est pas encore en cette année 2003 que Jean-Luc compte se reposer... En effet, en plus des ''Mon Beau Zapping'', des sketches et nouvelles chansons pour les @llumés et de ses interventions, une à deux fois par mois, dans ''Le Jeu Du Dictionnaire Et La Semaine Infernale'' Il nous a offert, sous la forme d'un feuilleton dans le quotidien ''La Dernière Heure'', sa première Nouvelle, furieusement surréaliste, : ''Il ne pleut jamais dans les aquariums''...

Fin de l'année 2003, qui, on s'en souvient, a vu la parution du premier recueil de nouvelles de Jean-Luc , " HISTOIRES A DELIRE DEBOUT " parus chez Casterman dans la collection " C’est pour Offrir " dirigée par Philippe Geluck, excusez du peu…Un double CD/DVD intitulé – à juste titre – " DOUBLE " est également sorti, avec en audio un Best Of STTELLLA +des nouveaux titres + des nouvelles versions d'anciennes chansons, et en vidéo, un Best Of des images comprenant des ''Mets Ta Ceinture'',, des ''Complètement J-T'' etc. Quelle belle année 2003 nous avons eu là ! ! !

2004 voit la sortie du deuxième recueil de nouvelles " NOUVELLES HISTOIRES A DELIRE DEBOUT " ( ! ! !) toujours chez Casterman et toujours dans la collection de Philippe Geluck. C’est aussi l’année de sortie du quatrième album de Bla-Bla , un best of des meilleurs morceaux des trois premiers albums avec trois inédits. Fin de l’année 2004 voit la naissance de l’émission déjà culte: " La Télé Infernale ". Difficile d’oublier les visites infernales de Jean-Luc et Christian Martin ainsi que les pastiches de l’inspecteur Derrick….

Début de l’année 2005, une surprise : Jean-Luc au théâtre ! Pendant 25 représentations à guichets fermés au théâtre de la Toison d’Or à Bruxelles. " NOOOON PAS EUX ! " C’est le titre de la pièce mise en scène par Laurence Bibot. Jean-Luc a écrit le scénario. Les trois rôles sont interprétés par Christian Martin, Claude Martin et Jean-Luc Fonck. Un grand moment ! Molière s’est retourné plusieurs fois dans sa tombe. On espère qu’il est remis à l’endroit. Fin 2005 : La Télé Infernale a repris son rythme de croisière quotidien…

Nous voici donc en 2006. Les séquences dans la télé infernale (RTBF) et sur Betv se poursuivent…mais ce n’est pas tout loin de là : outre le quatrième recueil de nouvelles de Jean-Luc " Prochaine Histoires à Délire Debout " sort en mai 2006 – toujours dans la collection de Philippe Geluck " C’est pour offrir " (CASTERMAN), Jean-Luc et Christian Martin entrent en studio pour commencer en février le nouvel album de Sttellla. Celui-ci sera terminé début juillet… Ils ont bossé comme des malades et Christian s’est surpassé en tant que producteur et en tant que…bassiste !

Hé oui, sur l’album comme sur scène, Sttellla a un nouveau bassiste : le meilleur du monde ! Comme si ça ne suffisait pas, et qu’il y avait déjà dans Sttellla le meilleur guitariste du monde : Philippe " John Wayne " Corthouts, voici venir l’autre meilleur guitariste du monde : Léo Geraci et le meilleur batteur du monde : Marcus " Champollion " Weymaere ! Rien d’étonnant dès lors que l’album " LE PLUS BEAU JOUR DE MAGIE " soit vraisemblablement le meilleur du monde. Et quand je pense qu’on va retrouver tout ce beau monde sur scène, cela ne pourra qu’être la meilleure tournée du monde… en mieux, évidemment… Puisque Pierre Mercier, le meilleur tourneur du monde, Jean-Marc Closjans, le meilleur éclairagiste du monde (en plus d’être le meilleur ampèremètre/voltmètre du monde), Arto, la meilleure sono du monde et vous, le meilleur public du monde, seront/serez de la partie…. Vous trouverez toutes les infos sur les dates de la tournée sur le meilleur site du monde : celui-ci…avec le plus meilleur webmaster du monde : Gaëtan ! (NDLR : euh, c'est Jean-Luc qui a fait la bio, je n'y suis pour rien...)

C’est au moment où le nouvel album sort (4 septembre 2006) que se termine cette meilleure bio du monde …………momentanément bien sûr…

Si vous voulez en savoir plus, il y a " STTELLLA BIO DE JEAN-LUC FONCK " le bouquin de Thierry Coljon sorti chez Luc Pire le 4 septembre également……….comme le titre l’indique, c’est l’autre meilleure bio du monde

Quoi de neuf pour l’avenir… ? En dehors de la tournée, on murmure qu’un quatrième bouquin sortirait en 2007… On chuchote qu’un album live début 2008…et qu’une nouvelle pièce de théâtre au printemps 2008… On vous tient au courant………

... A suivre
... de près !"






JLF d'Après Wiki pédia...
"Jean-Luc Fonck (né en 1957 à Arlon en Belgique) est un chanteur-poète humoristique belge.

Il est le chanteur et membre le plus connu du groupe Sttellla.

Biographie

Jean-Luc Fonck est le cadet de trois enfants, il a deux sœurs. De père en fils, depuis le grand-père, on est boulanger chez les Fonck. Jean-Luc vit à Arlon jusque l'âge de douze ans puis débarque à Bruxelles où il rencontre Mimi sur les bancs d'une école bruxelloise. Mimi et Jean-Luc font les quatre cents coups, elle pousse un peu la chansonnette et lui essaie tant bien que mal de jouer de la guitare.

« Tout a commencé par une blague, tout s'est poursuivi par une blague. Je ne savais ni chanter, ni lire une partition ». C'est en 1975 que Sttellla naît officiellement avec des potes de l'école (ils sont parfois neuf sur scène). « À nos débuts, on jouait pour une poignée de fans. À la fin, on donnait des concerts devant six mille personnes ». Il a acquis depuis une certaine maîtrise de l'art de l'humour par l'absurde.

C'est le contrat avec le label français « Boucherie Productions » qui fera de Sttellla une valeur sûre des festivals. Entre 1975 et 1993, le groupe donne plus de cinq cents concerts en Belgique, en France et au Québec.

Fin 1993, la rupture avec Mimi entraîne la fin de Sttellla sous forme de duo, et c'est en 1995 que Jean-Luc Fonck entame en Suisse sa première tournée en solo, puis plus tard accompagné d'un groupe, une tournée de deux ans et cent cinquante concerts qui ont réuni au total cent vingt mille personnes.

L'écrivain

En 2003, Jean-Luc Fonck publie les "Histoires à délire debout", chez Casterman dans la collection "C'est pour offrir" dirigée par son ami Philippe Geluck. Ces histoires sont de petites nouvelles, empruntes de poésies et teintées d'un onirisme qui évoque le monde du dessinateur Fred. Comme il l'avouera dans une interview, "je ne sais pas chanter. Avant que les gens ne s'en rendent compte, je vais me recycler dans un autre truc que je ne sais pas faire, écrire".

L'avenir lui donnera tort car en 2004 et en 2006, paraîssent deux autres volumes des histoires à délire debout ( "Nouvelles histoires à délire debout" et "Histoires à délire debout, Tome 3 : Prochaines histoires à délire debout" ). En 2007 un quatrième livre a été publié, "Le contrat".

Jean-Luc Fonck fut également membre de l'équipe du jeu des dictionnaires ainsi que de la défunte émission La Télé infernale."


site officiel hautement recommandé : http://www.sttellla.be/

Oh Freddie, Oh Brother, The Show Must go On...







J'avais 16 ans
mon ami Paul Henri étudiait aux Beaux Arts
à Paris
chez lui c'était sévère
son père était militaire
un aieul avait été maire de Versailles...
on habitait tous les deux Vélizy
sa mère ne voulait pas qu'il salisse sa chambre
alors il venait chez moi
9 m2, un piano un lit
des livres et des dessins dans une grande boite de bois
il ne restait pas beaucoup de place pour mon ami
et moi
Paul Henri adorait la calligraphie
il en couvrait des pages et des cartes postales qu'il envoyait aux amis
il peignait des signes serrés en alignements brou de noix
au pinceau japonais ou chinois
tandis que je m'exerçais à délaver au trichloréthylène
quelques photos de magazines féminins
lancée en orbite lunaire sur ses conseils.
Lui il doutait toujours de lui, espérait faire pas trop mal,
moi, j'essayais de l'encourager.
J'avais toujours trouvé qu'ils étaient trop beaux
ces bouts de papiers glacés des Elle et Marie Claire
et que pour cette raison là
ils étaient source de cruauté et d'injustice
il faut bien vous avouer
que ma jeunesse était un peu survoltée
Ma mère rouspétait après l'odeur et les taches façon café
difficiles à retirer du sol plastique grisâtre et gaufré
pour raisons antidérapantes, ce qui ne facilitait pas l'entretien
Paul Henri adorait Queen,
et là c'était mon père que cela agaçait un peu.

quoique cela le changeait de Syd Barret mon idole qui tournait
sur ma platine Dual d'anniversaire
du soir au matin, à tel point que j'en arrivais à détester
Roger Waters pour ce qu'il avait fait comme dégâts
sans pouvoir m'empêcher d'admirer the Dark Side of the Moon,
voilà ce qui souvent alimentait ma conversation auprès de Paul Henri
Mais lui, c'était Queen, son champion favori,
point à la ligne en clef de Fa.
Coma.

Queen, à cette époque là je ne l'entendait pas bien
à cause du We will Rock You qui me martelait la tête
Hélas il a fallu que Freddie Mercury soit rat trappé
par ce virus sournois, Si
Da
pour que sa voix sublime me transperce le cœur voilé de brumes...
et à ce moment là vers la fin, j'avoue que
je ne pouvais pas l'entendre non plus
sans être soulevée de gonflements de pleurs
sans être obligée de stopper tout.
Cent ans de solitude imagée dans un si beau visage...

Un duel au corps, un peu de foudre
et puis la vie , si fragile qui nous quitte,
un petit tour de piste
encore un peu de voix
et puis c'est fini...
Oh Freddie,
Oh Brother
Oh Fred dis nous l'amour
encore une fois
Queen sur bande FM...


We will we will rock you
Buddy youre a boy make a big noise
Playin in the street gonna be a big man some day
You got mud on yo face
You big disgrace
Kickin your can all over the place

We will we will rock you
We will we will rock you

Buddy youre a young man hard man
Shoutin in the street gonna take on the world some day
You got blood on yo face
You big disgrace
Wavin your banner all over the place

We will we will rock you
We will we will rock you

Buddy youre an old man poor man
Pleadin with your eyes gonna make you some peace some day

You got mud on your face
You big disgrace
Somebody better put you back in your place

We will we will rock you
We will we will rock you

Queen

Abandoned places - I guess we know the score
On and on, does anybody know what we are looking for...
Another hero, another mindless crime
Behind the curtain, in the pantomime
Hold the line, does anybody want to take it anymore
The show must go on,
The show must go on
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on.
Whatever happens, Ill leave it all to chance
Another heartache, another failed romance
On and on, does anybody know what we are living for?
I guess Im learning, I must be warmer now
Ill soon be turning, round the corner now
Outside the dawn is breaking
But inside in the dark Im aching to be free
The show must go on
The show must go on
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on
My soul is painted like the wings of butterflies
Fairytales of yesterday will grow but never die
I can fly - my friends
The show must go on
The show must go on
Ill face it with a grin
Im never giving in
On - with the show -
Ill top the bill, Ill overkill
I have to find the will to carry on
On with the -
On with the show -
The show must go on..

Wonderful song!






Sailing


Well, it's not far down to paradise, at least it's not for me
And if the wind is right you can sail away and find tranquility
Oh, the canvas can do miracles, just you wait and see.
Believe me.

It's not far to never-never land, no reason to pretend
And if the wind is right you can find the joy of innocence again
Oh, the canvas can do miracles, just you wait and see.
Believe me.

CHORUS:
Sailing takes me away to where I've always heard it could be
Just a dream and the wind to carry me
And soon I will be free

Fantasy, it gets the best of me
When I'm sailing
All caught up in the reverie, every word is a symphony
Won't you believe me?

CHORUS

Well it's not far back to sanity, at least it's not for me
And if the wind is right you can sail away and find serenity
Oh, the canvas can do miracles, just you wait and see.
Believe me.

CHORUS

Vague à l'âme

Tout près
au paradis,
au moins
si ce n'est pas pour moi
ce vent lointain
Oh mer de tranquillité
Oh, la toile des miracles,
simplement
attendez et voyez.
Croyez-moi.

Juste pas loin
au pays
l'imaginaire,
pourquoi faire semblant?
juste le vent joyeux de l'innocence
nous ouvr'eau
des miracles,
attendez et voyez.
Croyez-moi.

La navigation
cela pourrait être
Juste un rêve
le vent
Et bientôt
je serai libre...

La fantaisie,
le meilleur de moi même
Quand je navigue
courant dans la rêverie,
mot symphonie
Vous ne me croirez pas ?

Santé d'esprit frôlement,
au moins
si ce n'est pas pour moi
le vent navigue loin
voilà quelque sérénité
Oh, la toile peut bien faire des miracles,
juste
vous attendez et vous voyez.
Croyez-moi.

dimanche 26 juillet 2009

London Radio Stations




http://www.krinein.com/musique/pink-floyd-animals-1484.html

"Pigs (Three Different Ones)"

Big man, pig man, ha ha, charade you are
You well heeled big wheel, ha ha, charade you are
And when your hand is on your heart
You're nearly a good laugh
Almost a joker
With your head down in the pig bin
Saying "keep on digging"
Pig stain on your fat chin
What do you hope to find?
When you're down in the pig mine
You're nearly a laugh
You're nearly a laugh
But you're really a cry.
Bus stop rat bag, ha ha, charade you are
You fucked up old hag, ha ha, charade you are
You radiate cold shafts of broken glass
You're nearly a good laugh
Almost worth a quick grin
You like the feel of steel
You're hot stuff with a hat pin
And good fun with a hand gun
You're nearly a laugh
You're nearly a laugh
But you're really a cry.
Hey you Whitehouse, ha ha, charade you are
You house proud town mouse, ha ha, charade you are
You're trying to keep our feelings off the street
You're nearly a real treat
All tight lips and cold feet
And do you feel abused?
.....!.....!.....!.....!
You gotta stem the evil tide
And keep it all on the inside
Mary you're nearly a treat
Mary you're nearly a treat
But you're really a cry.

Porcs (trois Différentes Sortes)

Grand homme, homme-cochon, ha ha tu es démasqué
Toi, la flamboyante grande roue, ha ha tu es démasqué
Et quand tu mets ta main sur ton cœur
Tu es presque drôle
Voir même un farceur
Des taches de cochon sur ton menton bien gras
Qu'est-ce que tu espères trouver
Lorsque tu es au fond de la porcherie
T'es pas loin d'être drôle
T'es pas loin d'être drôle
Mais t'es vraiment à pleurer.
Mais arrête toi sale vermine, ha ha tu es démasqué
Toi, la vieille peau foutue, ah ah tu es démasquée
Tu irradies des éclats froids de verre brisé
Tu es presque hilarant
Ca vaut presque un petit sourire
Tu aimes la sensation de l'acier
Tu fais des merveilles avec une épingle à chapeau
Et tu fais marrer avec un pistolet à la main
Tu es presque comique
Tu es presque comique,
Mais t'es vraiment à pleurer à pleurer.
Eh toi, Whitehouse ah ah tu es démasquée
Toi le fier rat des villes, ah ah tu es démasquée
Tu essaies de vider les rues de nos sentiments

Tu es presque une bonne affaire
Avec tes lèvres serrées et tes pieds froids
Te sens-tu abusé
Tu dois contenir la maudite marée
Afin que rien ne sorte
Mary tu es presque une bonne affaire
Mary tu es presque une bonne affaire
Mais t'es vraiment à pleurer.


Laurent pour Krinein magazine:
Pink Floyd - Animals

Envie d'un trip or­wel­lien sau­pou­dré de pa­ro­die bi­blique au vo­co­der et de co­chon­naille bien-​pen­sante ? Bien­ve­nue dans l'album le plus éprou­vant que les se­ven­ties nous aient of­fert.

Ani­mals est en gé­né­ral le grand ou­blié de la dis­co­gra­phie floy­dienne (y com­pris dans les set-​lists ré­centes du groupe en concert), celui qu'on ne conseille qu'aux fans hard-​core, une sorte d'ar­rière-​salle murée dans la­quelle au­raient eu lieu les ex­pé­ri­men­ta­tions les moins avouables du pro­ces­sus qui abou­tit au triomphe de The Wall. L'his­toire n'en re­tient en gé­né­ral que le fait que cet album, après un Wish You Were Here de­ve­nu clas­sique mais ob­jec­ti­ve­ment in­égal, per­mit à Roger Wa­ters d'as­seoir sa do­mi­na­tion créa­tive au sein du groupe en lui four­nis­sant clé en main sa ma­tière in­tel­lec­tuelle, tout en lais­sant à David Gil­mour, peut-​être pour mieux l'ef­fa­cer en ces temps où l'on com­men­ça à re­con­naître au rock la fa­cul­té de pen­ser, la res­pon­sa­bi­li­té de la concré­ti­sa­tion ins­tru­men­tale. Car Ani­mals est, de tous les al­bums du Floyd, celui qui mé­rite le mieux le titre de concept-​al­bum, aucun des 5 titres qu'il contient n'étant en me­sure d'exis­ter en de­hors de ce bes­tiaire sombre et déses­pé­ré.

Ré­so­lu­ment tour­né vers le rock pro­gres­sif en pleine ex­plo­sion punk, in­ca­pable de four­nir aux ra­dios quelque chose qui puisse s'ap­pa­ren­ter à un single de la trempe de Money ou Have a cigar, Ani­mals tient à sa sor­tie en 1977 du sui­cide com­mer­cial, d'au­tant que les ten­sions au sein du groupe sont déjà bien réelles. La po­chette est de celle qui ne s'ou­blient pas : une cen­trale élec­trique et ses che­mi­nées, une zone in­dus­trielle dé­la­brée, un co­chon gon­flé à l'hé­lium... Cette am­biance pa­raît sor­tie de l'es­prit d'un ar­tiste, et pour­tant tout est réel, puis­qu'il s'agit de la sta­tion élec­trique de Bat­ter­sea (on l'aper­çoit aussi sur la po­chette in­té­rieure du Qua­dro­phe­nia des Who). L'image est si mar­quante que 7 ans plus tard Mi­chael Apted de­vait en tirer l'en­semble du vi­suel de son 1984, adap­ta­tion ci­né­ma­to­gra­phique du clas­sique de Georges Or­well. Mais c'est plu­tôt de La ferme des animaux, du même Or­well, que Ani­mals s'ins­pire. Sur une base assez simple, voire sim­pliste pour cer­tains, Wa­ters (res­pon­sable de la to­ta­li­té des textes) laisse libre cours à sa mi­san­thro­pie sans se re­gar­der le nom­bril comme il le fera par la suite. Ré­su­mons nous : les porcs do­minent le monde avec toute l'hy­po­cri­sie et la cruau­té dont ils sont ca­pables, les mou­tons sont leurs vic­times, et les chiens consti­tuent le bras armé du pou­voir por­cin. Pour mieux fus­ti­ger l'hu­ma­ni­té et dé­non­cer la dé­gé­né­res­cence de la so­cié­té bri­tan­nique de l'époque, trois races ani­males sont dé­crites qui, si elles sont très fa­mi­lière de l'homme, n'en sont pas moins ca­pables de l'ef­frayer ou l'api­toyer selon qu'elles obéissent ou non à leur ins­tinct.

Ani­mals re­pose sur trois com­po­si­tions mas­sives (Dogs, Pigs et Sheep), en­tou­rées des deux moi­tiés d'une bal­lade folk (Pigs on the wing Part I & II, pre­mière et der­nière piste de l'album). Dogs, cré­di­té à Wa­ters et Gil­mour et long de plus de 17 mi­nutes, oc­cupe l'en­semble de la pre­mière face du vi­nyle. A l'ori­gine, ce de­vait être une com­po­si­tion de Wa­ters in­ti­tu­lée Got to be crazy. Après que les textes aient été revus pour s'adap­ter au concept Ani­mals (mo­di­fi­ca­tions si sub­tiles qu'au final il n'est pas tou­jours évident de re­col­ler les mor­ceaux), Gil­mour y a ad­joint des har­mo­nies et des par­ties de gui­tares parmi les plus abou­ties de sa car­rière. Ri­chard Wright, bien qu'étant quelque peu re­lé­gué au se­cond plan (et ce sera en­core pire sur The Wall), tire son épingle du jeu grâce à son art de la tex­ture. Au final, on ob­tient ce qui est una­ni­me­ment re­con­nu comme le meilleur mor­ceau de l'album, une preuve de plus que le Floyd ne fonc­tionne ja­mais aussi bien que lorsque ses membres par­viennent à unir leurs ef­forts.

Dogs dé­bute sur une par­tie chan­tée par Gil­mour à la troi­sième per­sonne (il s'adresse au jeune chien dé­si­reux s'im­po­ser dans la so­cié­té ani­male par l'in­trigue et la force), sou­te­nu par des ac­cords de gui­tare acous­tique plu­tôt com­plexes et in­ha­bi­tuels. Suivent une série de solos har­mo­ni­sés ex­cep­tion­nels de maî­trise. Gil­mour aban­donne un temps sa Stra­to­cas­ter au pro­fit d'une Te­le­cas­ter, gui­tare au son plus brut et grin­çant, qu'il fait chan­ter, puis pleu­rer et enfin rire, avant que celle-​ci ne s'ef­face pour lais­ser place au mo­ment le plus an­gois­sant (et le plus beau) de l'album : sur une grille d'ac­cords in­croya­ble­ment poi­gnante, Gil­mour chante les vers les plus durs que Roger Wa­ters ait ja­mais écrits :
So Have a good drown, as you go down
All alone, drag­ged down by the stone
(faites vous tra­duire, moi je peux pas, c'est trop atroce !)

Le chien-​yup­pie est de­ve­nu un pauvre tou­tou vieillis­sant et in­utile que les co­chons ren­voient à l'ano­ny­mat et la pau­vre­té. Suit un long solo de syn­thé sur des nappes très pla­nantes, pen­dant que le mot "stone" est ré­pé­té à l'envi, avant de se joindre à de loin­tains aboie­ments. On a là un de ces pas­sages scé­na­ri­sés dont le Floyd raf­fole. En réa­li­té, le but est que l'au­di­teur res­sente la pa­nique, puis la lente ago­nie du chien qui se noie, en­traî­né par une pierre qui sym­bo­lise le poids du re­mords et la dé­pres­sion res­sen­tie en pre­nant conscience de sa condi­tion d'ins­tru­ment. Le début de la chan­son est alors re­pris, cette fois chan­té par Roger Wa­ters, qui in­ter­prète un chien s'in­ter­ro­geant sur le sens de sa vie et conclut par une série d'ac­cu­sa­tions lan­ci­nantes, comme si la co­lère ac­cu­mu­lée tout au long des pas­sages pré­cé­dents se li­bé­rait enfin. A l'issue de ce mo­nu­ment, l'au­di­teur est ter­ras­sé. Pigs et Sheep, bien que très réus­sis, ne par­vien­dront pas à pro­cu­rer au­tant d'émo­tions. Conscient de ce pro­blème de rythme, Wa­ters (qui signe seul ces deux com­po­si­tions) y pal­lie­ra en lais­sant plus que ja­mais la gui­tare et les ar­ran­ge­ments in­ven­tifs de Gil­mour oc­cu­per les avant-​postes.

Pigs, bien que re­po­sant sur une base mu­si­cale très simple, pas­sionne de bout en bout. Les textes, en­core plus énig­ma­tiques qu'à l'ac­cou­tu­mée, fus­tigent la mo­rale bri­tan­nique per­son­ni­fiée par Mary Whi­te­house (cé­lèbre conser­va­trice bri­tan­nique qui fit beau­coup pour la cen­sure en An­gle­terre, no­tam­ment à la té­lé­vi­sion), que Wa­ters cite nom­mé­ment. Mu­si­ca­le­ment par­lant, l'am­biance étonne par sa lour­deur, no­tam­ment grâce à une ryth­mique en béton armé de Nick Mason. Rares sont les groupes qui, au­tant que Pink Floyd, sont ca­pables d'in­té­grer les gad­gets de stu­dio dont ils dis­posent à la thé­ma­tique de leur mu­sique. Ici, les ef­fets ap­pli­qués à la voix de Wa­ters pen­dant les cou­plets sou­lignent l'iro­nie des textes, pen­dant que les in­nom­brables sons de gui­tare en­ten­dus fi­nissent par évo­quer le cri des ani­maux que l'album met en scène comme, dans Pigs, ce long solo qui passe au tra­vers d'une voice-​box et finit par res­sem­bler à des cris de co­chons me­na­çants. Après une deuxième série de cou­plets un brin ré­pé­ti­tifs, le mor­ceau se conclut sur un solo blue­sy et ra­geur de Gil­mour. Si ses in­ter­ven­tions sur Dogs sont dis­til­lées avec pré­ci­sion (Gil­mour crée sou­vent ses solos en en­re­gis­trant des im­pro­vi­sa­tions à la voix, puis en re­pro­dui­sant les meilleures lignes mé­lo­diques ob­te­nues sur sa gui­tare), ici c'est l'im­pro­vi­sa­tion et l'éner­gie qui do­minent son jeu.

Reste alors à né­go­cier un vi­rage im­por­tant dans l'album. Sheep nous donne le point de vue de l'es­pèce do­mi­née, et re­pré­sente lo­gi­que­ment une rup­ture de ton à tous les points de vue. Pigs, avec son tempo lent et son am­biance pe­sante, évo­quait la me­nace constante d'un pou­voir ré­pres­sif. Il est donc lo­gique que Sheep, après une tran­si­tion lé­gè­re­ment jazzy qui met en ve­dette Ri­chard Wright, re­noue avec un shuffle ra­pide à la One of these days. Au ni­veau des textes, c'est une lé­gère dé­cep­tion. Les mé­ta­phores de­viennent un peu lour­dingues ("You bet­ter watch out, there may be dogs about"), mais Wa­ters trouve un se­cond souffle en re­vi­si­tant avec hu­mour le Psaume 23 (gros­so modo : "L'Eter­nel est mon ber­ger (...) il me conduit sur les sen­tiers de la jus­tice à cause de son nom" de­vient "L'Eter­nel est mon ber­ger (...) d'un coup de cou­teau il me li­bère, et me conver­tit en tranches de gigot" - bon, en an­glais çà passe mieux !). Ce pas­sage est ré­ci­té par une voix ro­bo­tique à peine au­dible, pro­ba­ble­ment pour évo­quer la crainte que sus­cite la cen­sure por­cine. Après un nou­veau solo de syn­thé, le mor­ceau se conclut sur un riff de gui­tare éner­gique et li­bé­ra­teur (Gil­mour re­nou­vel­le­ra l'exer­cice sur The Wall avec Run Like Hell). Sheep est un peu le point faible de l'album, sa struc­ture mu­si­cale n'étant pas suf­fi­sam­ment ins­pi­rée pour va­loir d'être éti­rée sur plus de dix mi­nutes.

En guise de conclu­sion, Wa­ters, dans la deuxième par­tie de Pigs on the Wing, re­con­naît avec amer­tume que son sta­tut so­cial pri­vi­lé­gié fait de lui un chien, un membre de l'es­pèce do­mi­nante ("Now that I found so­mew­here safe to burry my bone"). On re­con­naît bien là le conflit in­té­rieur qui fi­ni­ra par le conduire quelques an­nées plus tard, outre des conflits ré­cur­rents avec Gil­mour (qui le consi­dère comme égo­cen­trique et mal­hon­nête avec lui même), à une im­passe créa­tive et une car­rière solo peu fruc­tueuse.

Ani­mals est un album dif­fi­cile, que l'on peut mettre des an­nées à ap­pré­cier. Contrai­re­ment à Dark Side of the Moon, il ne com­porte aucun as­pect fa­ci­li­tant l'adhé­sion, et du reste peu de gens s'en sou­viennent comme d'un re­flet des ten­sions po­li­tiques qui en ont ins­pi­ré les textes. Sa noir­ceur et la co­lère qu'il contient sont le plus sou­vent liés aux ten­sions entre Wa­ters et ses com­parses, qui le dé­cri­ront par la suite comme quel­qu'un d'aussi to­ta­li­taire que le sys­tème qu'il dé­nonce. Après la sé­pa­ra­tion du groupe, et le grand dé­bal­lage qui s'en­sui­vit, David Gil­mour et Ri­chard Wright ont sou­vent dé­crit Ani­mals comme un échec ar­tis­tique, pro­pos in­justes et seule­ment jus­ti­fiés par le mau­vais sou­ve­nir per­son­nel qu'il re­pré­sente pour eux. Il convient en fait de consi­dé­rer cet album dans son époque plu­tôt que dans l'His­toire de Pink Floyd. C'est une oeuvre qui né­ces­site, pour en res­sen­tir toute la va­leur, qu'on s'in­ter­roge sur la thé­ma­tique qu'elle trans­porte afin de mieux per­ce­voir la ma­nière dont elle épouse le conte­nu mu­si­cal.

Le tra­vail somp­tueux ac­com­pli sur le pa­cka­ging ori­gi­nal peut y aider. En ver­sion vi­nyle, la po­chette in­té­rieure contient des pho­tos dé­taillée du fa­meux site in­dus­triel et du co­chon gon­flable. Le jour où celles-​ci furent prises, le câble de sé­cu­ri­té lâcha et l'ani­mal (qui doit bien faire 5 mètres de long) fut aper­çu par un pi­lote de ligne à une al­ti­tude de 6000 mètres, avant d'être re­trou­vé dans un champ de Can­ter­bu­ry. L'anec­dote fut l'oc­ca­sion d'une série de pho­tos cé­lèbres qui furent uti­li­sées à des fins pro­mo­tion­nelles par la suite, et on revit sou­vent le co­chon dans les concerts du groupe. Des pho­tos de mou­tons, de chiens et de co­chons ornent par ailleurs le disque vi­nyle lui même, qui fut de cou­leur rose sur une par­tie des pre­miers al­bums ven­dus. En ce qui concerne le CD, seule la ver­sion « re­mas­ter » com­porte la to­ta­li­té des pho­tos ori­gi­nales.

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Loup y es tu?
,
l'homme des trois petits cochons,
ha ha, la charade que vous êtes
et la maison à reconstruire
et la queue translucide en plastique tirebouchon.
Vous avez bien refait un talon en coup de maître
tiré le gros lot à la grande roue d'infortune
en marche arrière de la loi de la nature,
ha ha, charade et gros comme Jean devant que vous êtes
Et quand votre main gantée est sur votre cœur
Vous êtes presque un bon coup velours
rire en coin et poing américain à la fleur boutonnière.
ah Ah, Nain Jaune vous êtes
presque trop crédible avec votre Joker
Avec votre tête en bas fourrée dans la boîte à sel des théâtres cochon
farcissant l'adage saucisson"continue de creuser"...

Tache de tranche de cochon de lait
éclaboussures sur votre menton du petit déjeuner
ah ah, la radio de la cité interdite des Pigs
quand toute jeunette je regardais fascinée
le gros cochon de plastique voler à Paris
et sur mes jeunes années au concert du Floyd
et en Pink quadriphonie.
Ah Ah, j'en avais eu, de façon prémonitoire,les oreilles bouchées
et le souffle coupé...
J'avais voulu enquêter sur Battersea
pour remonter à la source du groove façon fée électricité
Je me souviens seulement de l'année 1977, de ma journée à errer
au milieu de la zone à London,
tournant auprès de la grande usine
au milieu des détritus et de la pluie fine d'un hésitant
et si pâle mois de juillet...


Quand vous êtes descendus dans le cochon qui s'en dédie
Qu'espériez-vous trouver à lire dans le marc de café?
Vous, presque un rire mal placé et pas à propos
presque un rire de trop, stridents dans le concert du délire
Mais vous êtes vraiment un cri,
jaune comme les blés après la mort de Vincent
dans les champs brûlés d'Auvers,
sombre comme le dernier mot de Visconti
dans l'eau delà de Mort à Venise
Basta...

Le sac de nœuds de rats d'arrêt d'autobus programmés,
ha ha, la charade que vous nous faîtes
Vous avez foutu l'ancienne sorcière dans un sale état,
ha ha, la charade que vous êtes,
un vrai roman fleuve, y a pas photo, mon dragon
merci San Antonio...
Vous rayonnez des puits froids de verre cassé
en trous noirs de laves dans les terrils du silence
Vous êtes presque un bon rire frais comme la dernière injection
Presque une valeur refuge, ce un sourire rapide morphine
coulée dans l'éclat doré du dernier verre d'alcool.

Vous aimez le sens d'acier des charges rôties à point
Vous êtes pour l'emploi du truc chaud
avec une épingle de chapeau caché dedans
Et le bon amusement avec un fusil demain en virus porcelet
cela vous fait monter l'adrénaline
et le thermomètre est prêt à exploser
Vous êtes à l'aune de ce rire inquiétant d'oiseau croisé avec une laie
Vous êtes presque un rire jaune comme le souffre après Hiroshima.
Vous êtes vraiment le fin du fond du cri animal.

Hé vous le Mouton, ha ha, la charrette que vous tirez
et vous serez tondu pour des biens entendus,
à la première déflation venue
Vous logez la souris municipale fière du fromage troué
conservé en vos garde mangers,
ha ha, la charade que vous faites, gruyère dans le groin
Vous essayez de garder nos sentiments en troupeau de la rue au Lard
Vous êtes presque un plaisir réel tranché
dans la fine fleur de la poitrine
Toutes les lèvres serrées
et les pieds froids font de jolis plats en gelée
n'est ce pas,
Et vous sentez-vous abusés par ce que vous venez de déguster
à votre dernier repas ?
.....!.....!.....!.....!
Vous arrêtez la méchante marée porcine avec des masques de papier
Et gardez tout cela sur l'intérieur,
vous êtes presque un plaisir condensé de naïveté
Ah Ah y a vraiment de quoi grogner un cri
et quand le loup entrera dans la bergerie,
un joyeux mélange ailé de grippe au cochon
élevé dans la paille de riz
ah Ah...La ferme des animaux...un vrai régal!,
coincé entre le stock de médocs avariés
et l'inutilité de la fixation en chien d'arrêt
pour courser la bête mutation qui n'en finit pas de s'évaluer...

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux