





"Sketch for Vaslav Nijinsky's costume in Le Pavillon d'Armide
Alexandre Benois - Russian Painter, theatre designer
1909
Dansmuseet, Stockholm
(Thumbnail only)"
"The first performance of "Le Pavillon d' Armide" was in Paris on May 19, 1909. It is a ballet in three scenes by Alexander Benois, based on a short story by Theophile Gautier. Music by Nicholas Tcherepnine. Choreography by Michel Fokine. Decor and costumes by Alexander Benois."
"Tous les lustres de la salle restaient allumés, et l'assistance, tournant le dos à la scène, regardait la loge des jeunes souverains...jusqu'au moment où Nijinsky fit son entrée et commença à danser.
Alors, petit à petit, les spectateurs pivotèrent sur eux-mêmes et, oubliant la loge royale se retournèrent vers le spectacle dont Nijinsky fut le triomphateur."
Propos de Diaghilev assistant à la représentation donnée pour la cérémonie du couronnement de Georges V à Londres le 26 Juin 1911.
"Le Pavillon d'Armide est un ballet en un acte et trois tableaux sur une chorégraphie de Michel Fokine, un livret et des décors d'Alexandre Benois et une musique de Nicolas Tcherepnime. Cette œuvre fut créée le 19 mai 1909 au Châtelet par les Ballets Russes de Diaghilev.
Le ballet s'inspire d'Omphale, une nouvelle de Théophile Gautier."
Argument : admirant une tapisserie figurant Armide et sa cour, le vicomte de Beaugency rêve qu'il est Rinaldo et succombe aux charmes de la déesse.
"Un collier de perles tombant très bas dans son décolleté devait y ajouter la dernière touche d'élégance, mais lors de la création en juin 1909, Nijinsky fut gêné par sa longueur. Il eut l'idée de l'ajuster étroitement autour de son cou: la mode des 'colliers de chiens' était lancée, pour les délices de Cartier, et des grands bijoutiers de l'époque."
http://www.noureev.org/rudolf-noureev-famille-choregraphique/NEO-CLASSIQUE/mikhail-fokine
"Omphale, histoire rococo
Nouvelle (en français), de Théophile Gautier
Première pré-publication par Journal des Gens du Monde (Le), en Février 1834.
| Thème(s) associé(s): Amour - Rêve - |
| Figure(s) associé(s): Antiquaire - Jeune femme - Jeune homme - |
| Objet(s) associé(s): Tableau - |
| Lieu(x) associé(s) : Boutique - |
Mes années de collège achevées, raconte le narrateur, je logeai quelque temps à Paris dans un pavillon Régence qui appartenait à mon oncle. La tapisserie de ma chambre représentait Hercule aux pieds d'Omphale. En me déshabillant, je crus que les yeux d'Omphale avaient remué, et j'eus quelque peine à m'endormir. Quelques minutes plus tard, Omphale se détacha du mur et vint à mon lit; j'appris que son appareil mythologique était un déguisement, qu'elle s'appelait en réalité la marquise de T..., et que j'avais eu l'heur de lui plaire. Elle renouvela plusieurs fois sa visite et m'initia aux jeux de l'amour. Mais un beau matin, mon oncle intervint; il me renvoya chez mes parents, non sans avoir fait décrocher la tapisserie. Je la retrouvai, tout récemment, roulée, chez un marchand de bric-à-brac; mais un Anglais en donna un gros prix et l'emporta.
Synopsis emprunté à Castex, Le Conte Fantastique en France, p.224.
http://indexfantastique.phpnet.org/Textes/FicheTxt.php3?key=886&LstCle=&itemNb=
Dans la mythologie grecque, Omphale, dont le nom déifié signifie tantôt nombril du monde, axe, pierre angulaire, clé de voute, messager des dieux, lien en la terre et le ciel est la "fille" de la rivière Iardanus, devint l'épouse du dieu des montagnes, Tmolos (roi de Lydie), puis reine à son tour quand ce dernier fut encorné.
Mythe
"C'est l'oracle d'Apollon qui conseilla à Héraclès de se vendre comme esclave à la reine de Lydie afin de se purifier du meurtre de son ami Iphitos. Après lui avoir imposé un certain nombre de travaux la reine libéra le héros de son esclavage et l'épousa[1]. Une version tardive du mythe présente une singulière inversion des rôles dans le couple" :
«Tandis qu'Omphale, couverte de la peau du lion de Némée, tenait la massue, Héraclès, habillé en femme, vêtu d'une robe de pourpre, travaillait à des ouvrages de laine, et souffrait qu'Omphale lui donnât quelquefois de petits soufflets avec sa pantoufle.»
(Lucien, Comment il faut écrire l'histoire, X)
"On le trouve ainsi représenté sur d'anciens monuments.
Héraclès eut d'Omphale une nombreuse descendance dont un fils nommé Agésilas (ou Agélas), dont les Héraclides de Lydie et Crésus prétendaient être les descendants.
Héraclès, durant son esclavage, selon son habitude, n'observa pas au sujet de cette princesse une fidélité bien scrupuleuse et courtisa une de ses suivantes appelée Malis."
"Nikolaï Nikolaïevitch Tcherepnine (en russe : Николай Николаевич Черепнин; ISO 9 : Nikolaj Nikolaevič Čerepnin) est un compositeur russe, né à Saint-Pétersbourg le 15 mai 1873 et mort à Issy-les-Moulineaux le 26 juin 1945.
Avec Serge Rachmaninov (1873-1943), Alexandre Glazounov (1865-1936), Anatoli Liadov (1855-1914), Nicolas Medtner (1879-1951), Anton Arenski (1861-1906) et Sergueï Taneïev (1856-1915), parfois appelés « les grands épigones », il fait partie des successeurs du Groupe des Cinq. Ces compositeurs renforcèrent les positions acquises par leurs prédécesseurs et tentèrent d’« universaliser » la musique russe.
Le Variation - Allegro - Moderato tranquillo - Vivace - Grave. Maestoso e molto sostenuto de son ballet Le Pavillon d'Armide sert de générique à l'émission Un dîner en musique, diffusée quotidiennement sur Radio Classique."
Wikipédia, sources.
"Vaslav Nijinski est le fils d'un couple de danseurs polonais et le frère de la danseuse Bronislava Nijinska. Il se considérait comme Polonais même s'il ne parlait pas couramment le polonais. Considéré comme le plus grand danseur de son époque, il fut l'étoile des Ballets russes, et marqua de son interprétation les créations de Schéhérazade, du Spectre de la rose, de Petrouchka et de L'Après-midi d'un faune.Danseur étoile du Théâtre Mariinsky, Nijinski se refuse à porter les hauts-de-chausse réglementaires. C'est ainsi que dans L'Oiseau de feu, en 1911 et malgré une brillante interprétation avec sa partenaire, Tamara Karsavina, il est mis à la porte, son justaucorps court et son maillot moulant considérés comme indécents.
Nijinski opère une rupture avec le passé en 1912, avec L'Après-midi d'un faune, d'après le Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy. Très bon danseur classique, réputé entre autres pour ses bonds magnifiques, il crée cette pièce avec un seul petit bond, des déplacements latéraux, corps cassé, sans repères, dans un mouvement unique, sans thèmes ni accents marquant le tempo. Avec Le Sacre du printemps, il décortique les positions classiques : les danseurs ont les pieds rentrés et les genoux pliés. Le moderne s'impose en pleine tradition du ballet russe.
Nijinski est aussi l'auteur d'un système de notation de la danse qu'il inventa pour son usage personnel. Grâce aux recherches de spécialistes, on a pu reconstituer fidèlement certaines de ses chorégraphies, dont L'Après-midi d'un faune et une partie du Sacre du printemps.
Il épouse Romola de Pulszky en 1913, alors qu'il est l'amant de Serge de Diaghilev.
En 1919 il sombre dans une folie mégalomane et mystique et perd la totalité de ses moyens. Il se retire en Suisse jusqu'à son décès en 1950."
http://www.nypl.org/research/lpa/nijinsky/home.html
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