

...Leonard Cohen..."En 1993, épuisé par une longue tournée et quelques excès, il rejoint les moines bouddhistes de Mount Baldy, dans le Sud de la Californie.
Son nom de moine est Jikan, “ le silence entre deux pensées. ”
Pendant plus de dix ans, Leonard Cohen se met au service de son maitre Roshi, médite, cuisine et écrit des poèmes qui seront la matière de Ten New Songs. Devenu zen, il n’a pas pour autant renié le judaïsme :
“ Le zen n’est pas une religion. Je sui né dans une religion qui me convient parfaitement, le judaïsme. Et je n’en cherche pas d’autre. Il n’y a pas de Dieu, de cosmogonie, de prière dans le zen. C’est un entraînement qui peut illuminer le bouddhisme, comme le christianisme ou le judaïsme. ON m’a demandé un jour comment je faisais concilier le judaïsme et le zen. C’est comme si on me demandait de concilier gymnastique et religion ! Il n’ y a aucun conflit. ”
....




spiritualité
s...cène de la vie.
"Du XI au milieu du XIIè siècle, l'école dhyaniste fondée par VINITARUCCI (Thiên phai Nam phuong : 580-1216), celle fondée par VÔ NGÔN THÔNG, appelée aussi
l'Ecole de la contemplation du mur (Thiên phai Bich quan : 826-1221) en 826 à la pagode Kiên So (12) et celle de THAO DUONG : 1096-1205 fondée par le moine du même nom à la pagode Khai Quôc, située à Hanôi même furent des centres de débats religieux. Mais la participation active des religieux, moines ou croyants laïcs, à la vie politique du pays, à la défense du territoire nationale et de la liberté collective ont modifié peu à peu leur discours, ainsi que le rôle et le rang du bouddhisme dans la vie nationale.
Si Dô Phap Thuân (915-990), nommé Moine supérieur (Phap su) par Lê Dai Hanh, se contenta de conseiller au roi le non-agir (asamkhirta : extinction des désirs) (14) comme moyen efficace pour maintenir la paix au royaume du sud [du Ciel], Van Hanh éleva les propos vers des réflexions beaucoup plus abstraites, traitant la philosophie de la voie moyenne, non duelle de Nagarjuna.
Déjà en 1013 dans son gâtha-testament, Van Hanh a utilisé des images de la nature pour traiter de façon poétique l'aspect éphémère et transitoire du corps charnel, la permanence à saisir dans le changement. L'émotion est laissée en différée et on peut considérer que méditer sur chaque mot, en faire jaillir la portée philosophique est un acte religieux mais aussi un acte de savoir, et un acte de contemplation artistique. La nature y est traité de façon symbolique mais aussi de façon émotionnelle. On peut, certes, invoquer l'influence du Taoïsme de Trang Tu ou celle du Yi King. Mais la prosodie assez sèche proche des stances à psalmodier qu'à déclamer utilisée par les moines exige un traitement inspirée de l'image qui doit pouvoir amplifier le propos par sa simple évocation. Le lyrisme naturaliste des romantiques occidentaux aux XIXè siècle ou vietnamiens au XXè siècle est à peine perceptible ici.
La nature est sacrée, même dans l'infiniment humble ou petit :
Thi dê tu
Thân nhu diên anh, huu hoan vô
(Nous [les êtres vivants] sommes éphémères tel l'éclair)
Van môc xuân vinh, thu huu khô
([Comme les arbres], au printemps dix milles s'épanouissent, l'automne venu, tous se dessèchent)
Nhiêm vân thinh suy vô bô uy
(N'éprouvez aucune crainte, laisser la vie disposer des moments de prospérité ou de déclin)
Thinh suy nhu lô thao dâu phô
(Car ses instants sont aussi brefs, aussi fragiles comme la goutte de rosée sur la pointe d'une feuille d'herbe)
NGUYÊN Van Hanh ( ?-1018) : Aux disciples (Tho Van Ly Trân, op. cit. I, pp. 214-218)"
http://chimviet.free.fr/tacgia/vhcluan/qttf057.htm
"L'ex..ist...en...ce
et
la non-ex..ist...en...ce,
l'ét...ere...nel
l'imper...man...en...ce,
re...tour au sein de l'ét...ere n'El,
l'Eve..il...'
JW 2009

économie extrême des mots
huu vô ; sac không
tâm thân
hiên tuong ban thê...
"De Viên Chiêu (Mai Truc : 998-1090), neveu de la reine Linh cam qui aborda le problème de la matérialité éphémère par une image percutante d'un mur écroulé à Man Giac (Ly Truong : 1053-1097) qui utilisa la fleur d'abricotier pour symboliser la permanence, les approches restèrent cantonnées au domaine du sensible."
phénoménal
l'immuable...

.... Liên phat lo trung thâp vi can :
la fleur de lotus qui s'ouvre dans le feu reste imprégnée d'humidité,
Thi tich : recommandations à l'heure de ma mort.

Son nom de moine est Jikan, “ le silence entre deux pensées. ”
Pendant plus de dix ans, Leonard Cohen se met au service de son maitre Roshi, médite, cuisine et écrit des poèmes qui seront la matière de Ten New Songs. Devenu zen, il n’a pas pour autant renié le judaïsme :
“ Le zen n’est pas une religion. Je sui né dans une religion qui me convient parfaitement, le judaïsme. Et je n’en cherche pas d’autre. Il n’y a pas de Dieu, de cosmogonie, de prière dans le zen. C’est un entraînement qui peut illuminer le bouddhisme, comme le christianisme ou le judaïsme. ON m’a demandé un jour comment je faisais concilier le judaïsme et le zen. C’est comme si on me demandait de concilier gymnastique et religion ! Il n’ y a aucun conflit. ”
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http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=458



spiritualité
s...cène de la vie.
"Du XI au milieu du XIIè siècle, l'école dhyaniste fondée par VINITARUCCI (Thiên phai Nam phuong : 580-1216), celle fondée par VÔ NGÔN THÔNG, appelée aussi
l'Ecole de la contemplation du mur (Thiên phai Bich quan : 826-1221) en 826 à la pagode Kiên So (12) et celle de THAO DUONG : 1096-1205 fondée par le moine du même nom à la pagode Khai Quôc, située à Hanôi même furent des centres de débats religieux. Mais la participation active des religieux, moines ou croyants laïcs, à la vie politique du pays, à la défense du territoire nationale et de la liberté collective ont modifié peu à peu leur discours, ainsi que le rôle et le rang du bouddhisme dans la vie nationale.
Si Dô Phap Thuân (915-990), nommé Moine supérieur (Phap su) par Lê Dai Hanh, se contenta de conseiller au roi le non-agir (asamkhirta : extinction des désirs) (14) comme moyen efficace pour maintenir la paix au royaume du sud [du Ciel], Van Hanh éleva les propos vers des réflexions beaucoup plus abstraites, traitant la philosophie de la voie moyenne, non duelle de Nagarjuna.
Déjà en 1013 dans son gâtha-testament, Van Hanh a utilisé des images de la nature pour traiter de façon poétique l'aspect éphémère et transitoire du corps charnel, la permanence à saisir dans le changement. L'émotion est laissée en différée et on peut considérer que méditer sur chaque mot, en faire jaillir la portée philosophique est un acte religieux mais aussi un acte de savoir, et un acte de contemplation artistique. La nature y est traité de façon symbolique mais aussi de façon émotionnelle. On peut, certes, invoquer l'influence du Taoïsme de Trang Tu ou celle du Yi King. Mais la prosodie assez sèche proche des stances à psalmodier qu'à déclamer utilisée par les moines exige un traitement inspirée de l'image qui doit pouvoir amplifier le propos par sa simple évocation. Le lyrisme naturaliste des romantiques occidentaux aux XIXè siècle ou vietnamiens au XXè siècle est à peine perceptible ici.
La nature est sacrée, même dans l'infiniment humble ou petit :
Thi dê tu
Thân nhu diên anh, huu hoan vô
(Nous [les êtres vivants] sommes éphémères tel l'éclair)
Van môc xuân vinh, thu huu khô
([Comme les arbres], au printemps dix milles s'épanouissent, l'automne venu, tous se dessèchent)
Nhiêm vân thinh suy vô bô uy
(N'éprouvez aucune crainte, laisser la vie disposer des moments de prospérité ou de déclin)
Thinh suy nhu lô thao dâu phô
(Car ses instants sont aussi brefs, aussi fragiles comme la goutte de rosée sur la pointe d'une feuille d'herbe)
NGUYÊN Van Hanh ( ?-1018) : Aux disciples (Tho Van Ly Trân, op. cit. I, pp. 214-218)"
http://chimviet.free.fr/tacgia/vhcluan/qttf057.htm"L'ex..ist...en...ce
et
la non-ex..ist...en...ce,
l'ét...ere...nel
l'imper...man...en...ce,
re...tour au sein de l'ét...ere n'El,
l'Eve..il...'
JW 2009

économie extrême des mots
huu vô ; sac không
tâm thân
hiên tuong ban thê...
"De Viên Chiêu (Mai Truc : 998-1090), neveu de la reine Linh cam qui aborda le problème de la matérialité éphémère par une image percutante d'un mur écroulé à Man Giac (Ly Truong : 1053-1097) qui utilisa la fleur d'abricotier pour symboliser la permanence, les approches restèrent cantonnées au domaine du sensible."
phénoménal
l'immuable...

.... Liên phat lo trung thâp vi can :
la fleur de lotus qui s'ouvre dans le feu reste imprégnée d'humidité,
Thi tich : recommandations à l'heure de ma mort.

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