


Papa c'était un lapinQui s'app'lait J.-B. Chopin
Et qu'avait son domicile,
A Bell'ville;
L' soir, avec sa p'tit famille,
I' s' baladait, en chantant,
Des hauteurs de la Courtille,
A Ménilmontant.
I' buvait si peu qu'un soir
On l'a r'trouvé su'l' trottoir,
Il' tait crevé bien tranquille,
A Bell'ville;
On l'a mis dans d' la terr' glaise,
Pour un prix exorbitant,
Tout en haut du Pèr'- Lachaise,
A énilmontant.
Depuis c'est moi qu'est l' souteneur
Naturel à ma p'tit' s?ur,
Qu'est l'ami' d' la p'tit' Cécile,
A Bell'ville;
Qu'est sout'nu' par son grand frère,
Qui s'appelle Eloi Constant,
Qui n'a jamais connu son père
A Ménilmontant.
Ma s'ur est avec Eloi,
Dont la s'ur est avec moi,
L'soir, su'l' boul'vard, ej' la r'file,
A Bell'ville;
Comm' ça j' gagn' pas mal de braise,
Mon beau-frère en gagne autant,
Pisqu'i r'fil' ma s?ur Thérèse,
A Ménilmontant.
L' Dimanche, au lieu d'travailler,
J'mont' les môm' au poulailler,
Voir jouer l'drame ou l'vaud'ville,
A Belle'ville;
Le soir, on fait ses épates,
On étal' son culbutant
Minc' des g'noux et larg' des pattes,
A Ménilmontant.
C'est comm' ça qu' c'est l' vrai moyen
D'dev'nir un bon citoyen :
On grandit, sans s' fair' de bile,
A Bell'ville;
On cri' :
Viv' l'Indépendance !
On a l' c'ur bath et content,
Et l'on nag', dans l'abondance,
A Ménilmontant.
Aristide Bruant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Bruant
" This facetiously humorous song about a fat cat is actually full of ironic social protest as Montand sings about how people would rather indulge their pets than think about real social problems. Ivo Livi, (Montand) raised as a communist, was not unlikely to present a song like this ."
Words R. Lagary. Music: Philippe-Gérard 1959
Le chat de la voisine
Qui mange la bonne cuisine
Et fait ses gros ronrons
Sur un bel édredon dondon
Le chat de la voisine
Qui s'met pleines les babines
De poulet, de fois gras
Et ne chasse pas les rats
Miaou, miaou
Qu'il est touchant le chant du chat
Ronron, ronron
Et vive le chat et vive le chat
Je ne dessin'rai pas l'homme et son agonie
L'enfant des premiers pas qui gèle dans son nid
Je ne parlerai pas du soldat qui a peur
D'échanger une jambe contre une croix d'honneur
Du vieillard rejeté aux poubelles de la faim
Je n'en parlerai pas, mieux vaut ce p'tit refrain
Le chat de la voisine
Qui mange la bonne cuisine
Et fait ses gros ronrons
Sur un bel édredon dondon
Le chat de la voisine
Qui s'met pleines les babines
De poulet, de fois gras
Et ne chasse pas les rats
Miaou, miaou
Qu'il est touchant le chant du chat
Ronron, ronron
Et vive le chat et vive le chat
Je n'serai pas l'empêcheur de déjeuner en rond
A louanger la sueur qui brûle sur les fronts
Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure
La perte de ses doigts morts aux champs du labeur
De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé
Je n'en parlerai pas, il vaut mieux glorifier
Le chat de la voisine
Qui mange la bonne cuisine
Et fait ses gros ronrons
Sur un bel édredon dondon
Le chat de la voisine
Qui s'met pleines les babines
De poulet, de fois gras
Et ne chasse pas les rats
Miaou, miaou
Qu'il est touchant le chant du chat
Ronron, ronron
Et vive le chat et vive le chat...
Quand je monte, je monte, je monte, je monte chez toi
J'ai le cœur qui saute, qui saute, qui saute de joie
Et dans le petit escalier
Qui n'en finit pas de monter
Oh j'aime, j'aime, j'aime, j'aime venir chez toi
Même, même, même si c'est haut chez toi
Aussi ne t'étonne pas
Si j'ai le cœur qui bat
Quand je monte, je monte, je monte, je monte chez toi
Tu n'as qu'un petit septième de banlieue
Et tout près d'un lit de bois
Un joli carré de ciel toujours bleu
Qui s'allume sur les toits
Là-haut, je sais que tu m'attends
Et je prends tout mon temps
{Break}
Quand je monte, je monte, je monte, je monte chez toi
J'ai le cœur qui saute, qui saute, qui saute de joie
Et dans le petit escalier
Qui n'en finit pas de monter
Oh j'aime, j'aime, j'aime, j'aime venir chez toi
Même, même, même si c'est haut chez toi
Aussi ne t'étonne pas
Si j'ai le cœur qui bat
Quand je monte, je monte, je monte, je monte
Je monte, je monte, je monte chez toi
"Yeux tristes" or "Sad Eyes" is a scene from the 1926 silent movie classic "Ménilmontant" by the Estonian-born director Dimitri Kirsanoff. Here the scene is enhanced with a new musical score for bassoon and orchestra by the Lebanese composer Setrak Setrakian. This short video is featured at Nu Mu [sic!] Unlimited 2009, sponsored by The Delian Society:
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