Monsieur S. était, comme disent certaines langues aiguisées et un peu imagées,
usant d'un jargon peut être peu trop populaire pour le cas qui nous intéresse,
né avec une cuillère d’argent dans la bouche.
Ses doudous étaient tous très doux,
ils provenaient des meilleurs magasins de jouets,
sa jeunesse s'était écoulée au coeur des beaux quartiers de la capitale, dans la fine fleur de l'image d'Epinal de luxe calme et volupté.
Tout petit, déjà il savait se distinguer, il était le préféré de Maman,
elle le trouvait si sensible !
A l’armée, il parait qu'on s'ingénie dans les instances supérieures des gradés
à repérer les 'cœurs madeleines' au sein du troupeau,
car avec un peu de traitement de faveur, et pas mal d'entrainements adéquats,
on en extrait la fine fleur des âmes guerrières, pour fabriquer
des illuminés ne rechignant pas devant l’ampleur de la tâche à accomplir.
Maman était catholique, ce qui n’était pas le cas de papa S.,
la maison très «chic et triste» ne manquait pas de domestiques.
Le bambin n’avait guère temps de rêver,
il luit fallait aller skier, l’hiver à Megève,
et nager comme un pro, l'été dans la mer.
On avait ses petits loisirs de classe, c'était comme ça,
réglè comme du papier à musique et cela ne se discutait même pas.
Pour tenir son rang d'enfant sortilèges et d'apprenti Sorcier, sa seule liberté,
c’était de se faire capricieux.
Top choyé, parfois, c’était plus fort que lui,
il lui fallait s’échapper incongru dans la turbulence de la révolte,
pour tâter le pouls de la vraie vie,
celle qui salit son petit bonhomme.
Il lui fallait prouver qu’il était bien un homme,
quitte à semer le meilleur petit copain dans la forêt,
au cours d’une partie de boy scouts version sauce à l’anglaise.
Monsieur S., dans sa jeunesse intrépide,
connut donc les joies délicieuses de la fréquentation de nombreuses écoles privées,
avant d’attérir sur les bancs de Sciences Po,
où il se stabilisa si peu,
juste le temps de se faire quelques amis bien sentis
et d’incontournables relations gouvernementales,
en bref de remplir les blancs de son carnet d’adresses.
De l’adresse il n’en manquait pas, ni de l'idée dans l'art de la provocation,
façon Easy rider en Tchao Pantin des bisounours :
avant d’intégrer plein pots le temple du commerce,
à 20 ans, il chevauchait ainsi gaillardement
et à moto les routes charnelles de l’Asie du Sud-Est,
afin de secouer son pesant de sommeil et de tenter de tromper son ennui.
Monsieur S. était, à sa manière, un bel exemple de la sagacité de la pensée de Pascal revisitée dans l'art du calcul des apesanteurs financières,
lancé tout en haut du volcan,
mais personne ne peut affirmer qu’il en était pleinement conscient.
Après tout qu’importe, puisqu’il avait mieux senti que quiconque,
et si jeune le côté effrayant de ces espaces infinis des silences bancaires.
Il avait son petit côté janséniste qui n'était pas sans charme ni sans dangers pour le Roi Soleil.
La ceinture de Port Royal avec les petits clous qui entraient bien finement dans la chair,
en signe de souvenir de la Passion, à vif,
cela n’aurait pas été pour lui déplaire de se la faire enfiler,
mais trêve de souvenirs littéraires...cela ferait tâche.
Si sa vie dépassait l'affliction.
c'est que Monsieur S. était au fond un grand mystique.
Monsieur S. avait l’art de faire travailler la famille et un certain goût
pour la mise en scène de théâtre, un réel talent dans l'art de la manipulation,
deux oncles ne demandaient qu’à blanchir le linge sale qui s'entassait dans le panier.
Le sort du père un peu trop flambeur et paresseux,
pour être encore au goût d'une époque chimique qui faisait dans le précipité,
s’en est trouvé vite floué et flouté.
Par ici la sortie des comptes, dans une nouvelle version approuvé par la nomenklatura S.
Entre la faillite et…une place de choix pour le fils prodigue, divin opérateur de marchés,
le destin de l’affaire était écrit.
C'était un pacte de sang, digne de celui de Faust, un vrai copain d’animation pour les nuits blanches.
C'est ainsi que Monsieur S. devint le roi des raids boursiers et des parties échangistes,
le grand ordonnateur des coups de grisous sur Saint-Gobain via la Générale des Eaux, in extrémis, stoppé par le président de de la République, François M.,
dans un crochet du gauche qui se respecte,
soigne ta droite résumerait Jean -Luc G. !
Ceci expliquant cela, c’est peut- être aussi par un retour fameux du travail de l’inconscient,
que Monsieur S. réussit un coup de maître, digne de Vautrin :
la double incarnation des bénéfices de la société
ou comment Vendre la banque S." à deux reprises ".
Historiquement, ce fut une première, un chapitre qui manquait à la Comédie Humaine,
hélas demeurée inachevée,
et comme ce bon Honoré, nos deux hommes sont morts trop jeunes, à cinquante ans,
si c'est pas une belle philosophie qui vient s'écrire ici en lettres d'ors !
Monsieur S. a toujours été, au fond, un artiste et un poète,
il a su créer un nouveau style,
il a inauguré une nouvelle ère , 1,97 mètre, cela situe son homme aux sommets!
Fils à papa, jouant au casse tête de l'origine dans la surenchère des gadgets set financiers,
il caracolait, tel Pégase ou Peter Pan,
pétaradant au volant d’ un gros 4x4,
oeuvrant aux vitres fumées, dans un véhicule pur épate
choisi par son fils !
Quel artiste il faisait en show lapin et dans la mise en abime !
La destinée cela ne peut se comprendre qu’à la lecture de certains signes,
l’existence de Monsieur S. était donc placée sous celui de Dante,
c'est ainsi qu' il épousa donc Béatrice W.…
Ce qui potentiellement le rendit digne fils successeur de Michel Ange,
le propulsa au pinacle de la gloire du beau David
trônant à Florence dans le cœur de la cité bancaire jadis si florissante.
Dans la vie, des espèces sonnantes et trébuchantes, qui a dit qu’il y avait place pour le jeu du hasard ?
On parie, en souvenir de Pascal? il parait qu'il y a tout à gagner alors...
Sex and Money, c’est un jeu qui vous amène vite sur les rings
fréquentant des back stage et chantre des soirées SM sur les canapés décatis du Palace,
charme et brutalité des plaisirs gustatifs des financiers à l'amande.
Dans ce genre de petites sauteries, le sens de la famille est tout particulier,
honneur aux dames patronnesses d'un certain genre, et aux traitements Haddock :
le doigt sur les incompétences du beau-père,
si Monsieur S. échouait de justesse, pour renverser le padre,
c'est qu'il pouvait se faire payer très cher le prix de sa défaite,
et la banque ne pouvait faire autrement que de casquer un max,
c'est à cela qu'on reconnait les grands stratèges, in fine:
« Je l'ai traité comme mon fils, il m'a traité comme son père ".
maigre consolation que cette phrase bien sentie, qui vaut son pesant d'or.
Julia L. c’était juste le temps que deux extrêmes se rejoignent
assez pour faire coïncider la vraisemblance dans le dicton,
juste la bonne clef pour remonter l’horloge et faire mousser l’échéancier de la bière.
Week-end en échappées d’enfants du show bizz,
dans l’oubli temporaire des séances de casting
et des réunions de conseil d’administration,
au château familial, de Bléneau, à Paris, New York, ou à Londres
voilà qui faisait comme un mauvais remake d’une histoire à la Godard ou à la Truffaut.
En guess Star, pour mener la danse des calculs élémentaires,
la fille d’un colonel de l’Armée Rouge...
C'est ainsi que Monsieur S. et Julia L prirent des cours de tir à Genève, la pacifique.
Rien de plus positif pour approcher Jimmy Goldsmith, que ce troisième élément,
porté sur un plateau d’argent, pour exciter l’appétit qui manquait à l'appel cheval du mord.
Monsieur S., tout fringant, se lança dans des opérations hasardeuses en Russie
via Julia qui comme Nicolas et Pimprenelle rêvait sur son un petit nuage,
sans compter sur le réveil de l’ours
la belle Julia avait eue la mauvaise idée de vouloir avoir un enfant,
voilà qui corsait le tour de taille de l'histoire,
dans le paisible 16e arrondissement de Paris.
Maximilien naquit le jour anniversaire du père présumé,
qui ne se manifesta point, choisir de ne pas choisir, tel n'est pas la question.
On ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.
Dans le monde de la finance, seules les apparences comptaient,
Julia fut donc suivie par des détectives payés par Monsieur S.,
la nounou bulgare engagée parlait le russe mais n’avait pas de papiers.
Voilà ce que c'est de vouloir cracher dans le turbin,
le tout se termina dans les pleurs du bébé secoué,
l’affaire fut classée aux archives, l'enfant n'avait que quatre mois.
Monsieur S. s'occupait fort bien, par ailleurs, de ses trois enfants officiels,
et ils recevait la meilleure éducation religieuse,
je vous laisse deviner laquelle,
quand on a un compte à régler avec ses parents,
la dette est sans fin...
Genève, à l’époque, c’était bien pratique pour se refaire une santé fiscale,
au pays du médicament, rien de tel alors, pour spéculer,
sur les maladies du monde à venir, les raids financiers d'un hedge-fund,
non sans quelques voyages coucous dans les nichées de quelques paradis fiscaux.
Mais Béatrice vivait désormais à New York, et Monsieur S n’avait plus la main si heureuse.
Chez les frères Karamazov, il venait de tâter un peu de Crimes et Châtiments,
sans oublier de cracher au bassinet pour l'Idiot de service.
Avec la littérature russe, ce qu’il y a de bien c’est que c’est une épopée,
il y a beaucoup de héros qui croquent à tour de pages des tas de concombres salés,
dans la saumure du désir humain au beau milieu de la débâcle…
tout au moins, pour jouer son va tout, cela ne manque pas de classe et de piquant,
en attendant de tâter de la roulette,
spécialité de ces messieurs pragmatiques,
qui ne reconnaissent même plus le sens de la famille.
Monsieur S. eut donc désormais tout loisir pour se consacrer à la chasse,
explorant un peu plus la vraie vie interlope.
Pour achever de tuer le temps et jouer encore une fois aux Indiens,
Monsieur S. armé d’un un fusil de tireur d’élite de l’armée israélienne,
tirait des buffles en Afrique.
Bref il travaillait dans la figure du style gothique, au cœur de la jungle.
Au pays d’Alice, il n’y a pas que des merveilles,
quatre balles c’est aussi une belle issue symbolique
pour écrire poétiquement le mot fin,
le tout au milieu des Basquiat et des noirs de Soulages
c'est une belle revue filmée par Cécile B deux mille?
On n'est pas obligé de trouver cela beau ou d'en rire,
mais cela peut donner à réfléchir...
A défaut il y a tous les ingrédients pour saucer son discours de sus pence
en vrai polar, champion de la série noire.
Encagoulé, attaché par un harnais tout moulé dans une combinaison pur latex.
prince noir des affaires du désir mimétique,
Monsieur S. avez vous eu un dernier soupçon de la manipulation reine et chaman ?
C. B avait -t-elle fait chanter l’héritier de l’empire
dans le souvenir de Robespirerre M.?
Dorian Gray, aura su se déssaisir de la trop belle occasion de se voir vieillir,
le pacte signé avec M est resté sans effet.
Monsieur S. n'a rien récupéré de sa jeunesse père due.
Anabelle Li s’est jetée dans le désespoir de la folie marguerite,
tranchant dans le dis cours à la lame du rasoir,
cela n’a servi à rien d’autre qu’à faire engraisser un peu plus le mythe de Béatrice.
Les poètes ont toujours raison, on couche toujours avec des morts, Thank You Satan, merci Léo d'avoir si bien ferré le gardon.
Monsieur S. dans l’extase de l’appropriation de l'essence de l'autre,
parce qu’au fond il se sentait petit chose,
à pour le moins réussi à gagner le yoyo en bois des Iles Canaries.
Dans le franchissement de l'obstacle insurmontable,
il a trouvé le baiser ambigu de l’échec seul singulier révélateur de la divinité.
A-t'il trouvé le baiser de la femme araignée à son goût?
Tandis que Monsieur S. était si bien occupé à se détruire,
le monde financier s’engageait sur la pente glissante du fantasme de la super puissance…
on sait depuis ce qu'il en est ad venu.
Goethe, après avoir achevé son Second Faust,
mourant aurait émis ces dernières paroles,
en esquissant dans l'air, un "W":
Mehr Licht! Mehr Licht!
usant d'un jargon peut être peu trop populaire pour le cas qui nous intéresse,
né avec une cuillère d’argent dans la bouche.
Ses doudous étaient tous très doux,
ils provenaient des meilleurs magasins de jouets,
sa jeunesse s'était écoulée au coeur des beaux quartiers de la capitale, dans la fine fleur de l'image d'Epinal de luxe calme et volupté.
Tout petit, déjà il savait se distinguer, il était le préféré de Maman,
elle le trouvait si sensible !
A l’armée, il parait qu'on s'ingénie dans les instances supérieures des gradés
à repérer les 'cœurs madeleines' au sein du troupeau,
car avec un peu de traitement de faveur, et pas mal d'entrainements adéquats,
on en extrait la fine fleur des âmes guerrières, pour fabriquer
des illuminés ne rechignant pas devant l’ampleur de la tâche à accomplir.
Maman était catholique, ce qui n’était pas le cas de papa S.,
la maison très «chic et triste» ne manquait pas de domestiques.
Le bambin n’avait guère temps de rêver,
il luit fallait aller skier, l’hiver à Megève,
et nager comme un pro, l'été dans la mer.
On avait ses petits loisirs de classe, c'était comme ça,
réglè comme du papier à musique et cela ne se discutait même pas.
Pour tenir son rang d'enfant sortilèges et d'apprenti Sorcier, sa seule liberté,
c’était de se faire capricieux.
Top choyé, parfois, c’était plus fort que lui,
il lui fallait s’échapper incongru dans la turbulence de la révolte,
pour tâter le pouls de la vraie vie,
celle qui salit son petit bonhomme.
Il lui fallait prouver qu’il était bien un homme,
quitte à semer le meilleur petit copain dans la forêt,
au cours d’une partie de boy scouts version sauce à l’anglaise.
Monsieur S., dans sa jeunesse intrépide,
connut donc les joies délicieuses de la fréquentation de nombreuses écoles privées,
avant d’attérir sur les bancs de Sciences Po,
où il se stabilisa si peu,
juste le temps de se faire quelques amis bien sentis
et d’incontournables relations gouvernementales,
en bref de remplir les blancs de son carnet d’adresses.
De l’adresse il n’en manquait pas, ni de l'idée dans l'art de la provocation,
façon Easy rider en Tchao Pantin des bisounours :
avant d’intégrer plein pots le temple du commerce,
à 20 ans, il chevauchait ainsi gaillardement
et à moto les routes charnelles de l’Asie du Sud-Est,
afin de secouer son pesant de sommeil et de tenter de tromper son ennui.
Monsieur S. était, à sa manière, un bel exemple de la sagacité de la pensée de Pascal revisitée dans l'art du calcul des apesanteurs financières,
lancé tout en haut du volcan,
mais personne ne peut affirmer qu’il en était pleinement conscient.
Après tout qu’importe, puisqu’il avait mieux senti que quiconque,
et si jeune le côté effrayant de ces espaces infinis des silences bancaires.
Il avait son petit côté janséniste qui n'était pas sans charme ni sans dangers pour le Roi Soleil.
La ceinture de Port Royal avec les petits clous qui entraient bien finement dans la chair,
en signe de souvenir de la Passion, à vif,
cela n’aurait pas été pour lui déplaire de se la faire enfiler,
mais trêve de souvenirs littéraires...cela ferait tâche.
Si sa vie dépassait l'affliction.
c'est que Monsieur S. était au fond un grand mystique.
Monsieur S. avait l’art de faire travailler la famille et un certain goût
pour la mise en scène de théâtre, un réel talent dans l'art de la manipulation,
deux oncles ne demandaient qu’à blanchir le linge sale qui s'entassait dans le panier.
Le sort du père un peu trop flambeur et paresseux,
pour être encore au goût d'une époque chimique qui faisait dans le précipité,
s’en est trouvé vite floué et flouté.
Par ici la sortie des comptes, dans une nouvelle version approuvé par la nomenklatura S.
Entre la faillite et…une place de choix pour le fils prodigue, divin opérateur de marchés,
le destin de l’affaire était écrit.
C'était un pacte de sang, digne de celui de Faust, un vrai copain d’animation pour les nuits blanches.
C'est ainsi que Monsieur S. devint le roi des raids boursiers et des parties échangistes,
le grand ordonnateur des coups de grisous sur Saint-Gobain via la Générale des Eaux, in extrémis, stoppé par le président de de la République, François M.,
dans un crochet du gauche qui se respecte,
soigne ta droite résumerait Jean -Luc G. !
Ceci expliquant cela, c’est peut- être aussi par un retour fameux du travail de l’inconscient,
que Monsieur S. réussit un coup de maître, digne de Vautrin :
la double incarnation des bénéfices de la société
ou comment Vendre la banque S." à deux reprises ".
Historiquement, ce fut une première, un chapitre qui manquait à la Comédie Humaine,
hélas demeurée inachevée,
et comme ce bon Honoré, nos deux hommes sont morts trop jeunes, à cinquante ans,
si c'est pas une belle philosophie qui vient s'écrire ici en lettres d'ors !
Monsieur S. a toujours été, au fond, un artiste et un poète,
il a su créer un nouveau style,
il a inauguré une nouvelle ère , 1,97 mètre, cela situe son homme aux sommets!
Fils à papa, jouant au casse tête de l'origine dans la surenchère des gadgets set financiers,
il caracolait, tel Pégase ou Peter Pan,
pétaradant au volant d’ un gros 4x4,
oeuvrant aux vitres fumées, dans un véhicule pur épate
choisi par son fils !
Quel artiste il faisait en show lapin et dans la mise en abime !
La destinée cela ne peut se comprendre qu’à la lecture de certains signes,
l’existence de Monsieur S. était donc placée sous celui de Dante,
c'est ainsi qu' il épousa donc Béatrice W.…
Ce qui potentiellement le rendit digne fils successeur de Michel Ange,
le propulsa au pinacle de la gloire du beau David
trônant à Florence dans le cœur de la cité bancaire jadis si florissante.
Dans la vie, des espèces sonnantes et trébuchantes, qui a dit qu’il y avait place pour le jeu du hasard ?
On parie, en souvenir de Pascal? il parait qu'il y a tout à gagner alors...
Sex and Money, c’est un jeu qui vous amène vite sur les rings
fréquentant des back stage et chantre des soirées SM sur les canapés décatis du Palace,
charme et brutalité des plaisirs gustatifs des financiers à l'amande.
Dans ce genre de petites sauteries, le sens de la famille est tout particulier,
honneur aux dames patronnesses d'un certain genre, et aux traitements Haddock :
le doigt sur les incompétences du beau-père,
si Monsieur S. échouait de justesse, pour renverser le padre,
c'est qu'il pouvait se faire payer très cher le prix de sa défaite,
et la banque ne pouvait faire autrement que de casquer un max,
c'est à cela qu'on reconnait les grands stratèges, in fine:
« Je l'ai traité comme mon fils, il m'a traité comme son père ".
maigre consolation que cette phrase bien sentie, qui vaut son pesant d'or.
Julia L. c’était juste le temps que deux extrêmes se rejoignent
assez pour faire coïncider la vraisemblance dans le dicton,
juste la bonne clef pour remonter l’horloge et faire mousser l’échéancier de la bière.
Week-end en échappées d’enfants du show bizz,
dans l’oubli temporaire des séances de casting
et des réunions de conseil d’administration,
au château familial, de Bléneau, à Paris, New York, ou à Londres
voilà qui faisait comme un mauvais remake d’une histoire à la Godard ou à la Truffaut.
En guess Star, pour mener la danse des calculs élémentaires,
la fille d’un colonel de l’Armée Rouge...
C'est ainsi que Monsieur S. et Julia L prirent des cours de tir à Genève, la pacifique.
Rien de plus positif pour approcher Jimmy Goldsmith, que ce troisième élément,
porté sur un plateau d’argent, pour exciter l’appétit qui manquait à l'appel cheval du mord.
Monsieur S., tout fringant, se lança dans des opérations hasardeuses en Russie
via Julia qui comme Nicolas et Pimprenelle rêvait sur son un petit nuage,
sans compter sur le réveil de l’ours
la belle Julia avait eue la mauvaise idée de vouloir avoir un enfant,
voilà qui corsait le tour de taille de l'histoire,
dans le paisible 16e arrondissement de Paris.
Maximilien naquit le jour anniversaire du père présumé,
qui ne se manifesta point, choisir de ne pas choisir, tel n'est pas la question.
On ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.
Dans le monde de la finance, seules les apparences comptaient,
Julia fut donc suivie par des détectives payés par Monsieur S.,
la nounou bulgare engagée parlait le russe mais n’avait pas de papiers.
Voilà ce que c'est de vouloir cracher dans le turbin,
le tout se termina dans les pleurs du bébé secoué,
l’affaire fut classée aux archives, l'enfant n'avait que quatre mois.
Monsieur S. s'occupait fort bien, par ailleurs, de ses trois enfants officiels,
et ils recevait la meilleure éducation religieuse,
je vous laisse deviner laquelle,
quand on a un compte à régler avec ses parents,
la dette est sans fin...
Genève, à l’époque, c’était bien pratique pour se refaire une santé fiscale,
au pays du médicament, rien de tel alors, pour spéculer,
sur les maladies du monde à venir, les raids financiers d'un hedge-fund,
non sans quelques voyages coucous dans les nichées de quelques paradis fiscaux.
Mais Béatrice vivait désormais à New York, et Monsieur S n’avait plus la main si heureuse.
Chez les frères Karamazov, il venait de tâter un peu de Crimes et Châtiments,
sans oublier de cracher au bassinet pour l'Idiot de service.
Avec la littérature russe, ce qu’il y a de bien c’est que c’est une épopée,
il y a beaucoup de héros qui croquent à tour de pages des tas de concombres salés,
dans la saumure du désir humain au beau milieu de la débâcle…
tout au moins, pour jouer son va tout, cela ne manque pas de classe et de piquant,
en attendant de tâter de la roulette,
spécialité de ces messieurs pragmatiques,
qui ne reconnaissent même plus le sens de la famille.
Monsieur S. eut donc désormais tout loisir pour se consacrer à la chasse,
explorant un peu plus la vraie vie interlope.
Pour achever de tuer le temps et jouer encore une fois aux Indiens,
Monsieur S. armé d’un un fusil de tireur d’élite de l’armée israélienne,
tirait des buffles en Afrique.
Bref il travaillait dans la figure du style gothique, au cœur de la jungle.
Au pays d’Alice, il n’y a pas que des merveilles,
quatre balles c’est aussi une belle issue symbolique
pour écrire poétiquement le mot fin,
le tout au milieu des Basquiat et des noirs de Soulages
c'est une belle revue filmée par Cécile B deux mille?
On n'est pas obligé de trouver cela beau ou d'en rire,
mais cela peut donner à réfléchir...
A défaut il y a tous les ingrédients pour saucer son discours de sus pence
en vrai polar, champion de la série noire.
Encagoulé, attaché par un harnais tout moulé dans une combinaison pur latex.
prince noir des affaires du désir mimétique,
Monsieur S. avez vous eu un dernier soupçon de la manipulation reine et chaman ?
C. B avait -t-elle fait chanter l’héritier de l’empire
dans le souvenir de Robespirerre M.?
Dorian Gray, aura su se déssaisir de la trop belle occasion de se voir vieillir,
le pacte signé avec M est resté sans effet.
Monsieur S. n'a rien récupéré de sa jeunesse père due.
Anabelle Li s’est jetée dans le désespoir de la folie marguerite,
tranchant dans le dis cours à la lame du rasoir,
cela n’a servi à rien d’autre qu’à faire engraisser un peu plus le mythe de Béatrice.
Les poètes ont toujours raison, on couche toujours avec des morts, Thank You Satan, merci Léo d'avoir si bien ferré le gardon.
Monsieur S. dans l’extase de l’appropriation de l'essence de l'autre,
parce qu’au fond il se sentait petit chose,
à pour le moins réussi à gagner le yoyo en bois des Iles Canaries.
Dans le franchissement de l'obstacle insurmontable,
il a trouvé le baiser ambigu de l’échec seul singulier révélateur de la divinité.
A-t'il trouvé le baiser de la femme araignée à son goût?
Tandis que Monsieur S. était si bien occupé à se détruire,
le monde financier s’engageait sur la pente glissante du fantasme de la super puissance…
on sait depuis ce qu'il en est ad venu.
Goethe, après avoir achevé son Second Faust,
mourant aurait émis ces dernières paroles,
en esquissant dans l'air, un "W":
Mehr Licht! Mehr Licht!
2 commentaires:
Roman romain, film fiction, docudrame. Il y a tout pour en faire un sommet.
Tout ce qui passe n'est que symbole. «
Johann Wolfgang von Goethe]
Le second Faust
Enregistrer un commentaire