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samedi 28 février 2015

Seine, adorable maîtresse du nonchaloir

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Quais de la Seine, Paris, Institut de France.




Déambuler tranquillement le long des berges de la Seine, à Paris.
s'émerveiller simplement d'être là, à savourer la
fin de l'hiver dans la chaude lumière d'une journée radieuse et calme.
Vivre idéalement sa vie est devenu, de nos jours, une activité presque rare.
Le monde contemporain semble pris d'une insatiable frénésie de la vitesse.
Tant de Messieurs de la ville qui ne savent plus vraiment contempler.
L'état contemplatif est précieux, il est bonheur d'être par l'enrichissement de la vie.

Qui connait encore le plaisir soudain de l'éblouissement, ce frémissement de l'âme
qui survient parfois lors d'une flânerie effectuée au fil de l'eau?
Qui prend le temps de laisser libre cours aux rêves de l'être intime ?
Qui sait encore échafauder mystérieusement tout un roman personnel
au fil de la lecture décousue des pages d'une poésie qui émoustille les sens  ?


La flânerie repose le mental.

L'errance est humaine.

Flâner est un luxe de l'esprit.




Voie rapide, quais de la Seine, Paris.



SEINE


Adorable maîtresse, indolente et câline,
Soumise, souriante et lente, à cent devoirs
Et menant, l'âme égale, aux pieds blancs des collines
Dans les jardins de France, un charmant nonchaloir,

Adorable maîtresse, O seine maternelle,
Dans la neige des monts où gèle mon exil
J'ai le regret de toi, des brusques frissons d'ailes
De tes grands peupliers. Henry, vous souvient-il,

Henry qui fûtes doux et fier jusqu'à la mort,
Vous souvient-il des soirs étouffants de la ville
Où nous courions tous deux jusqu'au clapotis d'or
De la Seine berçant au jour mourant ses îles...

Vieux-Port où les oiseaux sifflent dans les roseaux,
Fjord de Courval ouvert aux brumes de Norvège,
Saint Pierre où l'arbre mort bénit la mort des eaux,
Mousson dont le silence est plus blanc que la neige,

Mystérieuse Brotonne, océan des forêts,
Saint-Adrien soumise aux tangos de la ville,
Tancarville guettant les drakkars étrangers,
Portejoie, Lavacourt, Saint-Jean de Manneville,

Que vos noms étaient doux et vos lits plein de charmes !
Lits d'un après-midi, tombeaux d'herbes et de fleurs,
Semés d'averses d'or sous les arceaux de Parme,
Dans l'ivresse des foins ardents de mâle odeur.

La Seine, à petits bruits, lèche le grand silence ;
Les péniches, portant des importants secrets
Passent, la traîne ouverte ; un oiseau fou s'élance ;
Surtout ne bougeons pas : le sommeil est si près,

Si près...si loin... il faudrait tuer ces parfums
Et ce vent frais qui vient de toi et qui s'amuse
A me crisper au long du cou de ses doigts fins.
Seine, que ton baiser comporte aussi de ruses !

Dieu ! que j'en ai goûté de lourdes soulaisons
Dans l'éblouissement de tes rides riantes.
Que j'ai repris de force dans la belle saison
A me plonger vaincu, dans ton herbe vivante,

Voici venir la nuit, tant de fois repoussée,
L'ombre emplit  de nos peurs les fossés du retour.
Mais retardant l'assaut des angoisses pressées,
La Seine brûle encor la lumière du jour.



Pierre-René Wolf

Rouen
Poèmes d'exil
Henri Defontaine, éditeur, à Rouen.
1947





Paris La Seine en 1839, daguerréotype :

http://jacquelinewaechter.blogspot.fr/2009/12/paris-lencrier-balzacien.html




Sillage d'un bateau-mouche sur la Seine, Paris février 2015






vendredi 27 février 2015

Que dois-je faire à présent ?

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Point d'heures. Temps du point chaud. Peut-être médité.
Sans doute le rêve d'un pays enflammé. 
Ou rien qu’un mirage, un reflet,
la projection lumineuse technologique  
sur la jetée de l'arborescence future de la vie à réinventer :
c'est là, où, un jour, tout d'un coup, j'ai été jeté, 
dans la pure réflexion, un éclair de lucidité à l'aube de la grande transformation.












Passages
Contre-plongée
Créations palpables des mille feuillets du sens
Caractère volontairement inachevé
en ce qui vient là à la surface
suggestionner
l'apparence du recueil des accès.





























Que dois-je faire présentement ?
Quelle serait la forme symbolique, 
la forme fragmentaire d’un discours-pari du futur?

Qui pense à ... l’image du corps actionné, amélioré,
à l'intrusion en nos pensées les plus secrètes,
à la modification de l'espace naturel,
à la disparition de l'idée même de vie privée ?








Et à présent ?

La machine commente l'agir.

Comment ne pas perdre la relation à l'intime au temps de l'hypersollicitation permanente? 


Les langues sont déconstruites et les langages sont décortiqués par les machines.

Les analyses syntaxiques, les analyses sémantiques d'un énoncé, 
auxquelles s'ajoutent divers balayages par des systèmes sophistiqués
et des processus automatisés,
fouillent à même les textes des publications mises en lignes sur le Net 
procèdent à l'analyse et au résumé automatique des conversations parlées, 
chaque découverte et nouveau contenu 
améliorent le travail de perfectionnement du web sémantique : 
une extension du web via une formalisation globale du sens des contenus.

La plupart du temps, l'activité sémantique précède l'activité syntaxique,

pour combien de temps ?

Les langues s'effacent, certaines fusionnent, 
la vitesse de circulation d'échange de l'information augmente,
au profit d'un nouveau langage, généralisé par une formule de calcul.

L'approche linguistique se rapproche de plus en plus du travail de la robotique.







Comment parvenir à isoler ce qui a du sens ?

En décrivant ce qui avait, il y a encore peu, quelque sens ?




























Hôtel des Fleurs.


C’est l’heure de la sieste.
En un pays où elle existe encore.
Peut-être.
Un printemps.
Alanguissement. 
Paupières mi-closes, 
lits aux draps de lin défaits dans les chambres aux fenêtres ouvertes.
Simplicité des lieux. 
Corbeilles de fruits.

Quelle recherche vient ici fleurir en mon esprit 
et pour qui retrouver ?











Corps allongés, rêves qui vagabondent.
Nombreux sont ceux qui sont assoupis, 
tant d'autres s'entraînent à ne pas se pacifier.
Bar désert. Pas même de barman.
Elle et lui s’interpellent.
Elle le fuit, lui l’attire, elle l’attire, lui cherche à l’atteindre.
Se réinventer, c’est décliner... la vie 
est une rupture déchirante, déchirante.








Depuis toujours les souffles chauds et tièdes des âmes qui se font chair,
des raisons des sens au frémissement des corps perdus, photosensibles.
Je ne sais plus s’il est encore de mise d’entreprendre...mais qu’importe.
Toute issue de secours semble représenter une vision critique et ironique
autant qu’un accès possible à un monde nouveau.

C'est ce qu'ils se disent...tous bas...là-bas...mais où donc ?


Les langues d'Ésope,
c'est toujours plus qu'il n'en faut dire...














La personnalisation du web nous enferme-t-elle dans notre bulle? :

http://www.slate.fr/story/39977/web-bulle-personnalisation-google


Comme il serait souhaitable de ne pas se laisser aller au bruit de fond,
et combien il serait bénéfique de toujours parvenir à isoler ce qui a du sens...
mais comment faire, à présent, 
comment évoluer sans compter sur les algorithmes,
les études statistiques,  
les probabilités que le bruit de fond ait fluctué comme un résultat de l évènement ?



« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. 
L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google 
puissent en venir à poser une question comme
 “ que dois-je faire à présent ?” 
ou encore 
“ quel job devrais-je prendre ?” ».





















« La technologie du ciblage individuel 

sera si performante 
qu’il sera vraiment dur 
pour les gens de regarder ou consommer quelque chose 
qui n’a pas été d’une manière ou d’une autre taillé pour eux. »

Eric Schmid



Satellogic permettra de voir des vidéos en direct, à haute définition,

 de n'importe quel point de la planète terre.

La société Beyondverbal, cherche à développer des détecteurs d'émotions 

qui analysent la qualité de la voix, l'intonation des locuteurs via un smartphone.












jeudi 26 février 2015

Paris paysage nous envisage l'âme.

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Nous voyons le monde à travers des filtres perceptuels,
certains états émotionnels établissent nombre de relations singulières entre la vue et la conscience.
Notre vision est orientée par les croyances et les faits culturels du pays dans lequel nous vivons.

La société occidentale valorise la force physique et les compétences intellectuelles,
entretient l'idée d'un pouvoir lié aux apparences,
justifie le changement du mode de vie habituel par la nécessité de l'adaptation
à un monde sans cesse modifié par la technologie, glorifie la liberté et la jeunesse,
discrédite la personne qui vieillit, jugée inutile, lente,
méprisée parce que rendue dépendante et fragilisée.

Le long des berges de la Seine, deux personnes âgées méditent
assises tranquillement sur le parapet en pierres naturelles,
goûtant au doux soleil d'un jour de février plutôt clément.

Ignorant le tumulte des combats ayant lieu en des mondes plus ou moins lointains,
l'agitation humaine et le vacarme de la circulation automobile si proches
qui caractérisent les capitales du monde occidental,
deux personnes se sont simplement assises,
évoquant un peu de sagesse expérimentée à la manière orientale.

La vision calme, proche, fixe
re pose le regard non figé sur le monde,
ce qui, paradoxalement,
fait promener l'esprit
sur le chemin de la meilleure adaptation à l'évolution.


Le calme stable de l'esprit s'écoule comme de l'eau claire.








La manière de nos photographies dépasse les clichés, pour témoigner, s'inspirer de la vie.








Nous voyons, autrement dit, ce qui signifie également que nous comprenons.

Un état de tension équivaut à ne pas ressentir l'étendue de son pouvoir réel, on vit
tel un automate qui serait animé de l'extérieur devant l'écran de sa propre existence.
Il existe un sens intérieur de la vision,
devenir conscient par un travail d'amélioration de soi au travers de la pratique de la  méditation
libère le plexus solaire
et améliore de facto la qualité et la souplesse de la vision.
On devient conscient et on voit qui on est réellement, loin de tout effet de distorsion,
on s'autorise à être soi-même.

La souplesse de la vision est supérieure par cette qualité de clarté-même
qui améliore la vision de la nature de l'objet observé.








Un point de vue témoigne d'un état de conscience


Un paysage nous envisage l'âme.


La vision supérieure agit tel le menu fretin, voyageur agile qui ne trouble pas la surface de l'eau.















mercredi 25 février 2015

Paris survol de nuit des certitudes humaines

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On voyait des noctambules amoureux de Paris, qui, main dans la main, se dirigeaient vers la place de la Concorde
le coeur transporté par les fascinantes nuées colorées des illuminations de la ville, 
tandis que de furtifs engins à hélices de petite taille survolaient discrètement leurs têtes ;
des films et des images des survols effectués par les appareils ont été enregistrés,
mais les drones sont capables d'explorer finement la moindre parcelle d'un territoire, étant équipés de radar, d'infrarouge
"observant" de manière radioélectrique et électro-optique
ils sont configurés pour conserver une trace photographique ou/et vidéo :

qui avait donc la meilleure vue de ce qui se passait en la capitale, 
précisément à ce moment là ?


Le survol de la provenance des drones nocturnes fait la nuit sur nombre de certitudes humaines.



Le véhicule aérien sans pilote conquiert l'espace vivant et assujettit le genre humain.






Glossaire informatique.
Survol :
"Exploration rapide sur visu, sans possibilité de modification, du contenu d'une mémoire."

Couverture

(Cursory glance, browsing).
 Examen rapide du contenu d'une mémoire à partir d'un écran, dans le but de s'en faire une idée approximative.




Depuis peu, des aéronefs sans personne à bord survolent le pays et semblent actionnés par une main invisible.

On parlait de repérages, de chantages, on craignait de nouvelles formes d'actions terroristes, on pensait à des réseaux de journalistes testeurs de projets, on imaginait des associations de plaisantins amateurs de drones lancés dans une compétition technologique effrénée, on faisait référence à des exercices surprises effectués par des services spécialisés, 
on envisageait même le déploiement par des services secrets du management d'objectifs stratégiques à buts industriels ou militaires : 
en résumé, un beau survol de la certitude d'une maitrise humaine des effets secondaires de la technologie.

A moins que ce ne soit un exercice d'anticipation pour habituer les esprits à la livraison de paquets par drones, aux pilotages automatiques envisagés globalement par certaines grandes entreprises de commerce électronique, qui élargiraient ainsi, et à moindre coût, leur périmètre d'action.

L'humanité augmentée par la technologie entre dans l'ère de la supervision totale et généralisée.








Chaque drone bien équipé  à cet effet peut survoler un territoire particulier 
pour effectuer une mission de quadrillage technologique en quête de bonnes données, la technologie réinterprète le monde en terme d'informations.

La mise en information du monde dans une société célébrant la sécurité, la rapidité de la transaction et la fluidité de l'échange, équivaut à la disparition de l'espace privé, singulier, stable, l'essence caractéristique du mode de vie traditionnel, au profit d'une société de la libre circulation du flux d'informations qui a pour vocation de réaliser la fluidification et la dématérialisation de chaque transaction, afin qu'elle soit totalement "réagençable" au sein de la matrice.







"Des ingénieurs de l’Université de Harvard ont mis au point le plus petit drone aérien. 

L’équivalent d’une mouche. 

De quoi nous surveiller ? Pourquoi pas ?"


 http://www.francenetinfos.com/les-robobees-assurent-lavenir-pesticides-70638/#5y5SRRYPdoETQR5u.99









On raconte le monde selon sa façon de penser, 

mais on est parfois plongé dans l'ignorance des conditions réelles de la réplication d'une information.
Le travail sémantique souterrain d'un programme qui vise l'efficacité 
va faire aller le discours du même au même. 
La mémétique étudie les évolutions de la culture 
et les lois de réplications de l'information,
territoire, ressource, reproduction, people, humour, scandale, information choc, 
autant de sujets et de mots clefs devenus incontournables...

La lecture sur l'écran d'une machine informatique connectée à Internet, le réseau informatique mondial accessible au public, 

s'établit le plus souvent sur des ordinateurs programmés 
pour laisser libres certains accès, 
portes dérobées, passerelles, 
autant d'éléments qui font automatiquement ressortir le caractère viral et monétisable de l'information, 
et la modélisation de nouvelles stratégies 
à l'horizon d'un nouveau type de gestion du pouvoir.


Il existerait une guerre intestine au sein de l'être humain, 
celle du gène contre le même,
le même en viendrait finalement à prendre le dessus 
du fait de la réalité de la primauté de la virtualité de l'espace d'opinion 
sans cesse reconfiguré par la technologie.



Si les robobees remplacent les abeilles qui disparaissent, seront-elles bientôt pilotées par Romeo ?















mardi 24 février 2015

Paris ouvert à la tranquillité

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Etre ouvert à la tranquillité fait survenir à soi-même.


Etre à l'aise, sans rien interroger, je viens ici et là contempler les mystérieux spectacles du monde,
 autant d'anneaux d'amarrages des fictions fleuves qui nourrissent la réalité, 
beau temps des sensations pour rêver se réaliser en toutes virtualités.

Voilà qu'il déambule l'air absent, l'esprit poète, je est comme absorbé en un autre, 

Je suis adouci
affermi
par la joie de vivre tout entier aimant.
Midi de la fraîcheur au soleil, passant sur les quais à Paris, à la mi-février.
L'oeil bleu pose un regard alerte sur le paysage, 
allégé comme le ciel apaisé, diffus comme les sillages des nuages cotonnés, 
centré dans l'indicible plénitude de l'atmosphère.



L'oubli de soi me fait comprendre l'âme du monde.








J'embrasse du regard le paysage des toits de Paris, le ciel hivernal qui bizarrement s'écoule tel un liquide citronné sucrant l'horizon
m'a amadoué l'esprit, tout désir est soudainement assouvi, 
j'éprouve des sentiments en dehors de tout évènement particulier, 
je suppose que je me suis apitoyé, sans raison,

                                                                un rien comblé,
attendri de n'être rien d'autre qu'être
attentif à tout l'espace vague, 
disposé à contempler mon paysage intérieur
étrangement calme.


L'art poétique simule l'élan de la vie.

Passagers compatissant de nous-mêmes,
compréhensifs
pour tout ce qui a été gagné par erreur,
conforté
consolé
consolidé.
Concentrés et fascinés par l'audacieux pari que nous nous lançons à nous-mêmes,
qui consiste à décrire ce que nous ressentons
en notre existence plénière, 
un peu flegmatiques, 
concernés
conciliants
trop confiants sans doute
dans les mots coutumiers,
sceptiques,
dubitatifs vis à vis du vocabulaire confortable,
 trop pondéré pour décrire la réalité de certain état d'âme.







Contempler le paysage, ne pas agir,
être déchargé
décontracté
décrispé
délassé
délesté
délivré
détaché
détendu
déterminé
disponible
se tenir dispos
l'esprit égal.

S'élever au dessus des toits,
le coeur empli de bienveillance
le corps empli de tendresse
empressé d'être en confiance
en harmonie avec le monde
en paix parce qu'on ne demande rien

Se laisser à être inattentif
se sentir ainsi
encouragé
épanoui
équilibré
éveillé.

Intensifier l'analyse fait autre sensible contact avec le réel.

L'inconscience expérimente mon esprit 
ainsi fortifié.
Je suis
gavé
gonflé à bloc
parce que je suis vivant.
Je me suis
vu
impassible
impavide
imperturbable
impliqué
incrédule
inébranlable
insouciant
inspiré
intéressé

léger

libéré

enfin libre...






Paris cool, le paysage que je vois est une création.


Je me pense d'humeur amicale
et d'humeur insouciante
j'ignore qui est ce je qui ressens
dans l'unité
l'esprit à la fois mobilisé
ragaillardi, et nonchalant.

 Je me suis nourri d'espoir,
l'esprit raffermi est ouvert.

Je ressens,
 le corps est paisible
peinard
relax
relaxé
placide
comme quelqu'un de posé.

Le présent
proche 
et quiet 
me décrit 
ici radouci et maintenant rafraîchi
par le temps miséricordieux.







La conscience voyage nomade en soi-même. 

L'inconscient est plein d'inclinations.


La vie est une émanation, l'être humain est entouré d'un nimbe
plein d'amour.



Plein d'application fait
plein d'appréciation.

Plein d'assurance rend
plein d'aplomb

Plein d'empathie
engendre plein d'affection

Plein de chaleur
comme plein d'énergie

Plein de bénignité
instaure plein de commisération

Plein de compassion
annonce plein de douceur

Plein de gratitude
miroite plein de mansuétude.

Plein d'opiniâtreté
engendre  plein de persévérance

Plein de pitié
en réponse à plein de prévenance

Plein de quiétude
  instaure plein de révérence

Plein de sympathie
et plein de tendresse
engendrent plein d'équanimité.







Panoramas de Paris, points d'observations ouverts d'un certain état mental. 

Le corps par la subtile sensation est rassasié
rassénéré
rassuré
réconforté,
c'est ce qui réchauffe le coeur
.
Le corps apaisé
et reconnaissant
recrée.

La vie imaginée par l'autre
rêve fait que je suis
régénéré
regonflé
relâché
relié.

Le panorama médité me fait reprendre reprendre haleine.

Je est repu
résolu
à rester de marbre.
Je suis
revigoré
satisfait
sécurisé
sensibilisé
renforcé
sensible
remonté
serein
soulagé
stable
stimulé

stoïque
tel est l'esprit sûr de soi.


Toujours se tenir au coeur
tranquille
vacant
zen









lundi 23 février 2015

Paris visites repères des mots émotionnels

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Paris imaginaires,
la ville redessine la vie au figuré, 
Paris familier, sans cesse re configuré,
Paris cité au plus que passé, 
tag art Paris, pochoirs des virtualités,
Paris des multiples collages, peintures sur murs bombés,
slogans et publicités qui s'affichent moitié en anglais, moitié en franglais
Paris capitale touristique, carrefour mondial du mimétisme culturel.

Paris qui me raconte toute une histoire,
à quoi sert l'histoire ?
Paris de l'histoire justifie l'action.

Paris de l'irréalité : la richesse imaginative crée d'autres repères de bonté.







Paris visites repères des mots émotionnels :
du caractère plus ou moins subjectif
de la valence et de l'intensité qui caractérisent les mots émotionnels.

Paris ville lumière, résumé en un mot peu intense
Paris passionen un mot, toute l'intensité.
La Tour Eiffel est un élément caractéristique du paysage parisien, un mot quasi neutre.
Paris de l'enchantement, du mot qui dénote une émotion,
Paris plage, du mot qui connote une émotion,
Paris qui chanteOn connaît la chanson , un mot émotionnel connoté positivement.
Paris des paralogismes formels et des paralogismes informels (1),
un mot émotionnel connoté négativement.







Paris de la joie, la réussite s'éclaire d'une histoire d'humeur au beau fixe.



Les mots à connotation positive évidente sont plus aisément reconnus.
Les mots positifs décrivent au mieux des expériences positives et de natures similaires :
qui se ressemble s'assemble...d'autant plus vite !

Les mots négatifs se signalent par une reconnaissance plus lente,
ils sont utilisés, plus particulièrement par les adultes,
pour décrire des situations et des expériences particulèrement singulières,
qui s'avèrent souvent plus difficiles à faire partager.

Les mots caractérisés par une valence évidente, à fort caractère adaptatif,
sont de nature plutôt abstraite,
les mots neutres sont de nature plus concrète.






Paris d'écritures, panoramas imaginaires,
tracés de vies romancées
échafaudées par dessus l'océan chaotiques des toits de la certitude et de la fatalité,
autant d'inventions et de scénarios qui nourrissent l'esprit
d'amours de judicieux repères à caractères évolutifs.







Nous construisons et recréons sans cesse notre vie par les rêves, insufflateurs du courant vital.








Les contenus des mots émotionnels parient sur l'ambiguité de la représentation consciente :
il existe un chemin d'accès non conscient au sens des mots.

Etre conscient, c'est vivre dans l'inconscience de la conscience qui travaille en série.
Nombre de signaux non conscients précèdent l'émergence de la conscience,
nombre de régions cérébrales différentes sont aptes à traiter l'information non consciente.

Il y a un seuil de conscience,
franchir le seuil est une affaire de mémoire, d'investigation émotionnelle et de droit de cité imaginaire.
Le pouvoir des mots est soudain,
leur lecture éclaire des zones profondes dans notre cerveau,
avec des influences notables sur notre état émotionnel.

Le cerveau de l'être humain, doté de la conscience réflexive,
est sans cesse alimenté de nombre de symboles discrets
qu'il ré agence  pour ajuster une compréhension du sens.




La vie humaine est un pari imaginaire sur l'avenir.