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vendredi 24 mai 2013

En l'état T,1 orgasme cosmique permanent ?

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Equation magique : Science + Amour = Poésie.






Distinguer orgasme de Dieu et orgasme cosmique. 
La pression de l'orgasme cosmique -
l'apparition de notre univers, est suivie de la dépression cosmique - 
l'apparition de l'homme. 
L'orgasme de Dieu est éternelle genèse de la pluralité des cosmos.





Théorèmes Poétiques











Le non-agir est la suprême action. 
Par exemple, le vide quantique est le siège du non-agir 
et pourtant il contient potentiellement tout l'univers.



Théorèmes Poétiques











Ce qui me fait vivre : ce qui se trouve entre les images, 
entre les mots, 
entre les pensées. 
Dans le vide de la pensée, 
dans le vide du sentiment, 
dans le vide du corps se lève la plénitude de la vie




Théorèmes Poétiques










Le chemin le plus court entre l'infiniment petit et l'infiniment grand 
est l'infiniment conscient.




Théorèmes Poétiques









La non-vie n'est pas la mort. C'est ainsi que la particule quantique contient en elle toute 
la vie de l'univers.


Théorèmes Poétiques









Le vide quantique est la rencontre entre l'être et le non-être. 
Le monde visible est l'être dans le non-être 
et le monde invisible est le non-être dans l'être. 
C'est pourquoi rien ne peut épuiser la richesse du vide quantique. 
Car il est le Rien




Théorèmes Poétiques










« la réalité est ce qui résiste à nos représentations, donc en tentant de définir la réalité, nous touchons aux limites de la science, notamment la non conciliation entre théorie de la relativité et mécanique quantique ».



Basarab Nicolescu






Interview Basarab NICOLESCU au sujet de ka transdisciplinarité




La transdisciplinarité est définie par Basarab Nicolescu par trois postulats méthodologiques : 
l'existence de niveaux de réalité et de perception, la logique du tiers inclus et la complexité.








Qu'est-ce que la réalité ? Définition des différents niveaux de réalité




Sans discontinuité il n'y a pas de conscience et sans conscience il n'y a pas de 
discontinuité. La discontinuité quantique est un des signes de la conscience cosmique.




B A S A R A B N I C O L E S C U
T H E O R E M E S  P O E T I Q U E S









C'est Lupasco qui a introduit l'expression "orgasme de Dieu". 
Un des ses plus beaux  rêves lupasciens : 
un univers de l'état T (T du tiers inclus). 
Des êtres, des planètes, des 
soleils, des galaxies, des étoiles dans l'état T. 
L'orgasme cosmique permanent.



B A S A R A B N I C O L E S C U
T H E O R E M E S  P O E T I Q U E S











L'enivrement infini, le vertige infini, la lucidité infinie : trois mots-clefs pour approcher 

l'orgasme de Dieu.




B A S A R A B N I C O L E S C U

T H E O R E M E S  P O E T I Q U E S











L'esprit humain fuit ce qui lui est révélé le plus infailliblement.
Stéphane Lupasco

L'Homme et ses Trois Ethiques 












"La contradiction est la sauvegarde de l'éternité" 





Stéphane Lupasco









« La contradiction existe au sein du plus petit grain d'énergie. »











Trois univers  "eux-mêmes transfinis à la puissance transfinie"














Tous les objets qui nous entourent... n'ont rien de "matériel", 
dans le sens plusieurs fois millénaire et instinctif de la notion de matière, 
ils ne sont... 
que les manifestations et les systématisations plus ou moins résistantes 
de l'énergie..." 

Les Trois Matières


Rethinking Logic : Lupasco, Nishida and Matte Blanco












jeudi 23 mai 2013

Choc éco : toute la société marginale à elle-même ...

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Karl Polanyi : prophète de la fin de l’économie libérale




« restreindre exclusivement le domaine du genre économique aux phénomènes de marché revient à gommer du paysage la plus grande part de l’histoire humaine »

Karl Polanyi 


La subsistance de l’homme

La place de léconomie dans l'histoire et la société
traduit de l'anglais et présenté par Bernard Chavance, Flammarion, 2011













Notre thèse est l'idée qu'un marché s'ajustant lui même était purement utopique. 
Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l'homme et sans transformer son milieu en désert.


Karl Polanyi 
  • La Grande Transformation (1944),
    (trad. Catherine Malamoud), éd. Gallimard, 1983 (ISBN 2-07-021332-3), chap. La paix de Cent Ans, p. 22







« Bien que les institutions de marché soient donc des institutions d’échange, le marché et l’échange ne coïncident pas »

Karl Polanyi












Permettre au mécanisme de marché de diriger seul le sort des êtres humains  et de leur milieu naturel, et même, en fait, du montant et de l'utilisation du pouvoir d'achat, 

cela aurait pour résultat de détruire la société.


Penser la marchandisation du monde avec Karl Polanyi














« Loin d’étendre le pouvoir de l’État démocratique à l’industrie, le fascisme s’est en effet efforcé d’élargir le pouvoir de l’industrie autocratique à l’État »

Karl Polanyi





 



« Cette tentative fasciste vise à faire de la vie économique l’État même »

Karl Polanyi










« Pour comprendre le fascisme allemand, nous devons en revenir 
à l’Angleterre de Ricardo »


Karl Polanyi







« Le fascisme constitue le type même de solution révolutionnaire qui garde le capitalisme intact »

Karl Polanyi












Rien n'obscurcit aussi efficacement notre vision de la société que le préjugé économiste.

  • La Grande Transformation (1944), Karl Polanyi (trad. Catherine Malamoud), éd. Gallimard, 1983 (ISBN 2-07-021332-3), chap. Sociétés et systèmes économiques, p. 214



La Modernité de Karl Polanyi








« marché de l’estime » ?

l'autodestruction du système capitaliste par


la disparition des occasions d'investissement"
la dissolution de la famille au sens traditionnel, 
la dissipation de la fonction économique de l'entrepreneur, 
la captation de l'investissement productif par l'hyper spéculation,
l'élimination de la notion de rareté résultant de
la "surproduction d'intellectuels" et de scientifiques, 
par le déni de la crise écologique et environnementale , 
par la généralisation de la robotique 
par le phénomène d'effondrement du désir et l'effet de saturation...










« Toutefois, même si les données et les raisonnements de Marx étaient encore plus erronés qu’ils ne le sont, ses conclusions n’en pourraient pas moins être valables dans la mesure où il affirme simplement que l’évolution capitaliste finira par détruire les fondements de la société capitaliste. Or, je crois qu’il en ira ainsi. Et je ne crois pas exagérer en qualifiant de profonde une intuition dans laquelle, dès 1847, cette vérité était contenue à n’en pas douter. »

(Schumpeter, 1942, 115).
17





Marx était guidé, selon Schumpeter, par le désir de démontrer scientifiquement ce que ses allégeances idéologiques le portaient à croire, c’est-à-dire l’autodestruction violente du capitalisme. Pour Schumpeter ce sont les succès et non les échecs du capitalisme qui mèneront éventuellement à sa fin.
extrait de l'article

Les limites du capitalisme selon Joseph Schumpeter et Karl Marx












« Je tiens seulement à insister ici sur l’étendue de la conception et sur le fait que l’analyse marxiste est la seule théorie économique authentiquement évolutionnaire que la période ait produite. Ni ses hypothèses ni ses techniques n’échappent à de graves objections – encore qu’en partie cela tienne à l’inachèvement. Mais la grande vision d’une évolution immanente du processus économique – lequel, fonctionnant de façon ou d’autre par suite de l’accumulation, détruit de façon ou d’autre l’économie aussi bien que la société du capitalisme concurrentiel et provoque de façon ou d’autre une situation sociale intenable, qui de façon ou d’autre va donner naissance à un autre type d’organisation – demeure une fois que la plus vigoureuse des critiques a fait du pis qu’elle aura pu. C’est pour cela et cela seul, que Marx a droit qu’on parle de grandeur quand on considère en lui l’analyste économique. » 

(Schumpeter, 1954, 2, 92).


« Dernière remarque liminaire : la thèse que je vais m’efforcer d’établir consiste à soutenir que les performances réalisées et réalisables par le système capitaliste sont telles qu’elles permettent d’écarter l’hypothèse d’une rupture de ce système sous le poids de son échec économique, mais que le succès même du capitalisme mine les institutions sociales qui le protègent et crée “inévitablement” des conditions dans lesquelles il ne lui sera pas possible de survivre et qui désignent nettement le socialisme comme son héritier présomptif. » 

(Schumpeter, 1942, 138)














Je crois profondément qu'à chaque époque, 

l'humanité a besoin d'un groupe humain qui a été trop longtemps marginalisé et qui se révolte, 
qui veut prendre sa place dans la société pour faire bouger le monde.


Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).


 Marek Halter








Tiepolo : Saint Pierre trouvant la monnaie du tribut dans la bouche d'un poisson, détail







mercredi 22 mai 2013

Type Solaire, quelle est votre couleur ?

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Quelqu'un priait Thalès de lui dire quelle était au monde la chose la plus difficile
et quelle était la plus facile. 

La plus difficile, répondit-il, est de se connaître soi-même ; 
la plus facile est de trouver à redire aux actions des autres.



Accéder à une forme de connaissance de soi-même par la métaphysique de la couleur ?
L'indifférence à la chose colorée découlerait d'une problématique psychologique particulière.
Si la mode dessine la forme d'un vêtement qui varie en fonction de la saison
qui influe sur la qualité du tissus, et si le désir d'ostentation influe sur le prix,
mais qui donc en vérité décide du choix de la couleur ?
Caractère, goût, instinct, culture, superstition, raison ou tempérament, innovations,
la couleur que vous portez en dépend et elle révèle beaucoup à votre sujet.
La couleur est source d'excitation, ou de trouble, elle peut agir sur l'entrain,
déterminer une influence sédative sur le système nerveux,
elle est susceptible d'améliorer la concentration, de favoriser le bien-être...
Dans le ciel et sur la terre, dans l'abstrait et dans le monde concret,
les couleurs et les nombres se rejoignent, inaugurant et
colorant  le cheminement de l'homme en son accès à la connaissance.
Anciennement, les métaphysiciens attribuèrent une des couleurs du spectre à
chacun des sept astres - les sept Grands du Ciel,
Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne,
ils établirent la correspondance d'un caractère défini - un type-clé,
représenté par une ou plusieurs couleurs.
Pas de type à l'état pur, mais un type contributeur
et comme pour chaque couleur de l'arc-en-ciel, la collaboration des six autres.


Colorons donc nos habits d'un brin de sagesse antique...et d'humour...












Le Soleil est représenté par la couleur jaune, 13 est son chiffre, il est premier. Il est diurne, c'est un astre chaud, synonyme d'énergie. Il est un symbole de puissance, de lumière,
c'est un signe masculin, un signe de feu. 
Le symbole alchimique du soleil est l'or.

Le type Solaire est doué de nombreux talents ; 
de belle stature, de tempérament extraverti, il suit sa propre nature, il ouvre la voie. 
Imbu de sa personne, élégant, il aime la représentation,
il cherche instinctivement à se manifester, à imprimer en société la marque 
de sa présence racée, 
il aime toucher les tissus impeccablement repassés de ses mains longues et fines. 
pour en apprécier la qualité.  
La réussite de ses choix vestimentaires est facilitée par sa minceur.
Dans sa jeunesse il apprécie les tons clairs, beiges, dorés, ravivés de vert et de bleu 
pour le choix coloré des accessoires.
Il aime les arts, les jeux de la spéculation et recherche la parure adaptée, 
synonyme de valeur discrète.
Comme il apprécie la clarté, le pragmatisme et tout ce qui se calcule et se prévoie, les successions rapprochées de contrariétés peuvent malmener le tempérament enthousiaste de cet être énergique sensible à la lumière, altérer l'expression de son naturel sensuel. 
Le mauvais temps et les aléas affectifs répétés peuvent contrer son inclinaison à participer au "caractère solaire et joyeux de la sexualité", 
le rendre inégal dans ses jugements et capricieux dans ses actes.
C'est vers l'age de soixante ans que Saturne, astre sombre s'apparente à lui de manière formelle, ainsi une teinte froide vient ternir l'or des débuts, 
et la préférence du sujet ira désormais au marron.
Parfois contrebalancé par Vénus sa complémentaire, il affichera souvent
une attirance masquée pour la couleur verte,
qui se traduira par un goût pour les mélanges raffinés 
surtout dans la gamme des teintes bronze.
Le type Solaire se caractérise par un visage ovale, 
un teint clair et des yeux gris pailletés d'or,
des cheveux légèrement ondulés, des traits réguliers
et parfois la présence inattendue au milieu de cet ensemble harmonieux 
d'un nez en mufle de lion.
Pour être tout à son aise, il devra éviter la couleur rouge, 
les temps brumeux, pluvieux, nuageux.



Une "'étude indique une tendance à associer une musique rapide à la tonalité majeure à des couleurs jaunes, claires et vives, alors qu'une musique plus lente à tonalité mineure sera plutôt associée à des couleurs sombres, grises et bleues."

extrait de l'article

Le cerveau associe nos émotions à des musiques et des couleurs














mardi 21 mai 2013

Troisième Alliance par l'oeil gauche éclairant le monde ?

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Comment établir un pont entre taoïste, bouddhiste, confucéen  juif, chrétien, musulman ? 




            "Une partie de l'élite intellectuelle formée dans les écoles française n'a pas manqué de s'intéresser aux théories philosophiques venues de l'Occident, et tout particulièrement au positivisme d'Auguste Comte. La floraison d'ouvrages spirites qui, dès le début du siècle, ont garni les rayons des librairies cochinchinoises, a par ailleurs apporté à cette élite la révélation du spiritisme occidental, particulièrement celui de l'école d'Allan Kardec, d'autant plus acceptable qu'il admet la théorie de la métempsycose.

            Le spiritisme d'origine chinoise(4) n'est certes pas inconnu au Viêt-nam : dans les temples taoïstes ont toujours lieu, depuis des siècles, des séances d'évocation des " Immortels ", les communications étant réalisées ou bien par écriture automatique, après hypnose de l'officiant, ou bien par le truchement du Co', instrument composé d'une corbeille cylindrique en osier, munie d'un manche en bois précieux terminé par une tête de phénix.

            Eux aussi, ceux que l'on appelle les vieux lettrés, beaucoup plus par dilettantisme que dans un but religieux, invoquent encore les génies, les grands philosophes, les héros et les littérateurs : l'un des assistants recueille leurs messages fréquemment sous la forme de poèmes, qui prennent la valeur d'oracles précieux. Mais avec l'abandon d'une étude systématique des caractères chinois, la coutume tend à disparaître, et ne se rencontre plus guère, en Cochinchine, qu'à Cân-Tho' et Hà-Tiên. Il s'agit donc là de pratiques à l'état décadent, comme l'était le culte des " Tam-Phu ", c'est-à-dire des " Trois-Mondes "(5).

            La rencontre des deux courants spirites - chinois et occidental - provoque, par contre, un véritable engouement pour de telles pratiques. L'essor indochinois de Cao Van Chanh devient, un moment, une revue spirite. Nguyen Phan Long, adepte fervent de la première heure, consacre au spiritisme de longs articles dans L'écho Annamite où l'on trouve, à partir de 1922, de fréquentes citations et de substanciels extraits de revues spirites françaises. Ces citations, très lues, font l'objet d'abondants commentaires. Ainsi, jusqu'en 1927, le journal ouvrira largement ses colonnes à ce que dit la presse métropolitaine sur l'au-delà et les activités médiumniques.

            A Sai-gon, puis aux alentours, des cercles spirites se fondent, où paraissent des Français : Dejean de la Batie, Latapie, Monet, Vidal(6) entre autres. En 1924 et 1925, une vague de spiritisme déferle sur tout le territoire de la Cochinchine. Des relations se nouent avec divers groupements du même genre à l'étranger, Europe et Etats-Unis d'Amérique notamment.

            C'est à ce moment-là précisément qu'apparaît au grand jour le Caodaïsme, dont le spiritisme n'est qu'un des moyens d'action. Son supérieur l'expliquera lui-même en 1938, dans une lettre au directeur du journal La Vérité publié à Phnom-Penh :

" ... Un groupe d'intellectuels se formait pour rechercher la possibilité de mettre en accord les deux civilisations, l'orientale et l'occidentale. "

" Ils ont essayé en ce cas de rapprocher les deux philosophies : la chrétienne et la confucéenne. La tentative est tellement encourageante du fait de la haute moralité des grands penseurs qu'elle converge toujours vers le Bien et vers le Beau. Il existe donc un endroit où les idées peuvent se rencontrer, donc les pensées peuvent s'unifier. Sachant cela, ce groupe d'intellectuels annamites se mettait en devoir de préparer un terrain d'entente. Ils commençaient très modestement d'abord à faire une comparaison des deux philosophies tout en cherchant un intermédiaire. Ils ont eu la satisfaction de voir les grandes idées ne pas s'éloigner des penseurs de la race humaine. La morale est unique, ce n'est que la pratique qui diffère. C'est ici pour eux un obstacle ou un accroc. La force d'action n'est pas à la portée des vulgaires humains comme eux : il est au-dessus de leur entendement. Un tout petit mouvement d'arrêt se faisant dans le mouvement caodaïste. Ces intellectuels cherchent une voie : l'unité de foi et de pratique de toutes les religions. "

" Un de leurs amis est venu de France en la personne du capitaine Monet. Il est spirite. Il s'intéressait aux recherches de ces intellectuels, mais l'entente dans la pratique de toutes les fois religieuses lui échappe aussi. Il conseille à ses derniers de consulter les Esprits. C'est pour vous dire qu'ils ont eu recours à l'aide de l'Au-Delà pour conjurer les difficultés. La première consultation spirite donnée par les Esprits, sous forme de conseil, leur donne la clé de l'énigme... "

            Et tandis que les cercles spirites de Sai-gon et des environs, sans aucun lien entre eux, recueillent divers messages, Ngô Van Chiêu, délégué administratif de Phu-Quôc, isolé sur son île dans le Golfe du Siam, entre en communication avec un Esprit Supérieur déclarant se nommer " Cao-Dài ".

            Cette expression n'est pas nouvelle. On la rencontre dans divers ouvrages bouddhiques, taoïstes et même littéraires(7). Elle a le sens de " Temple élevé " ou " Haute Tour ", allégorie symbolisant le " Palais Suprême ", le " Nirvana ", le " Séjour des Immortels ", le " Paradis ". Cao-Dài est, par extension, " Celui qui demeure dans le Temple élevé ", le " Très-Haut ", et le caodaïsme n'est autre que la sainte doctrine prêchée depuis le Temple élevé. Phan Truong Manh, directeur de la Revue Caodaïque ( Cao-Dài Giao-Ly ), membre du cénacle Chiêu-Minh, dira :

" Cao-Dài désigne le Palais Suprême situé au zénith de l'Empyrée ; c'est là que trône Dieu, entouré de sa cour comprenant les hautes entités de la dynastie spirituelle ; c'est de là aussi que Dieu envoie vers l'Humanité ses fluides bénéfiques, source d'inspirations... "    



extrait du site






Notes relatives au texte de  
 Gustave MEILLON














 : Autrefois les peuples du monde manquaient de moyens de transport, donc ils ne connaissaient pas l’autre … Aujourd’hui, toutes les parties du monde ont été explorées : l’humanité se connaît mieux elle-même, et aspire à une vraie paix. Mais à cause de la multiplicité des religions, l’humanité ne vit pas toujours dans l’harmonie. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’unifier toutes les religions en Une Seule, afin de les ramener dans l’unité première. (1926)  

Un des premiers messages reçu du Vénérable Cao Dai.


extrait de 

QU’EST-CE-QUE LE CAODAISME ?


Selon les publications de la doctrine du Cao Ðài,  le Très‑Haut lui‑même 

(Cao Ðài = “Palais suprême”, nom d'un dieu unique et salvateur)  
en aurait dicté les bases par le canal du spiritisme à son premier missionnaire, 
Ngô Văn Chiêu (1878‑1932), un fonctionnaire colonial qui, dès 1921,
en reçu  la vision sous forme d’un Œil divin (Thiên Nhãn) , 
symbole du culte qu’il allait développer en collaboration avec  
Lê Văn Trung et Phạm Công Tắc, 
tous deux médiums également choisis par l’esprit du Cao Ðài, 












Le Caodaïsme enseigne que toutes les croyances sont des manifestations différentes 

dues à la diversité des époques et des hommes d'un même culte rendu à un Dieu unique, souverain maître de l'univers. 
Il affirme l'existence de l'âme, survivant à la dépouille matérielle, 
progressant sur la voie de la perfection par une série de réincarnations au cours desquelles l'être humain se doit de pratiquer les devoirs traditionnels envers la société, envers la famille, et envers sa propre personne. 
Les règles morales sont classiques : 
elles tendent à l'amélioration de l'individu, 
à la pratique de la vertu, 
au règne de l'amour universel. 
Pour cela, il convient d'observer les cinq interdictions :

- Ne tuer aucun être vivant, 
- Ne pas être cupide,
- Ne pas faire bonne chère,
- S'abstenir d'acte de luxure,
- Eviter de pécher en paroles.


L'observance des quatre commandements 
(obéissance, modestie, honnêteté, respect) 
et la rectitude des huit chemins suivis 

(connaissance, volonté, parole, action, vie, effort, pensée, recueillement) 

amèneront l'homme à la perfection.»






















 Le testament de Chiêu est bref : dix-huit mots d'adieu, suivis de sa signature :

" Cela suffit, mes frères. Soyez unis. Le Seigneur ne nous oublie pas. Nous sommes éternels. 
Pas besoin de discours. Humblement. Chiêu. "

(...)

Il avait apporté          
"une Religion nouvelle de Paix intérieure, de concorde et d'amour du prochain, 
susceptible de les élever graduellement jusqu'au parfait Bonheur, 
au cours de leurs vies futures ".














Ðại đạo Tam kỳ Phổ độ 
(Grande Voie de la Troisième Evangélisation du Monde), 
l


 
 LES PROPHETIES


            Avant 1926, ainsi que nous l'apprennent les textes caodaïstes, les Esprits supérieurs ont " préparé le terrain ", et plusieurs citations sont reprises comme ayant annoncé l'avèvement de la religion nouvelle.

            Les premières de celles-ci se trouvent dans les enseignements de Mao-Tseu, l'un des disciples de Lao-Tseu. Aux moines qui l'écoutaient, cinq siècles avant notre ère, Mao-Tseu aurait dit, si l'on en croit la " Bible taoïque de la Pureté et de la Quiétude ".

leur vie religieuse accomplie, leur karma expiré, les Elus participeront sous l'égide du Maître Suprême à une troisième évangélisation mondiale. "

            Cette idée d'une troisième évangélisation du monde, nous la retrouvons bientôt dans la dénomination du Caodaïsme, laquelle se retrouve aussi bien sur les frontispices des oratoires qu'en tête de la plupart des documents officiels de la secte : " Dai-Dao Tam-Ky Phô-Dô " ou, en français " Grande Religion du Troisième Salut Officiel ", communément appelée par ses adeptes " Troisième amnestie de Dieu ".

            Les explications données de cette expression ne concordent pas toujours exactement. La brochure Le Caodaïsme éditée par le Saint-Siège de Tây-ninh nous apprend que les deux premières amnisties, ou révélations de Dieu, ont eu lieu, l'une en Occident avec Moïse et Jésus-Christ(8), l'autre en Orient avec Lao-Tseu et Cakya-Mouni. Mais le Bao-Dao ( " Conservateur de la Foi " ayant rang de cardinal ) Ho Tân Khoa, membre du Corps législatif, donc spécialement compétent en la matière, donne de ces deux révélations un commentaire sensiblement différent. Pour lui, au cours de la première amnistie, Dieu lui-même s'est révélé aux hommes de manières directes, mais " sous diverses formes impersonnelles ", s'adressant ainsi à Abraham, à Moïse, dictant ou inspirant les Védas et divers autres livres sacrés en Chine, en Inde, en Egypte et en Perse. Puis, durant la seconde, Dieu a eu recours à des prophètes et à des hommes inspirés dont les plus notoires sont Bouddha, Confucius, Lao-Tseu, Jésus-Christ et Mahomet.

            Quant à la troisième révélation, " au lieu de venir, comme pour les deux premières..., sous une forme humaine, Dieu, adoptant son enseignement au progrès de l'esprit humain, plus affiné qu'autrefois, s'est aujourd'hui manifesté par voie de médiumnité, ne voulant accorder à aucun mortel, fût-il sage ou un initié, le privilège de se poser en fondateur du caodaïsme. C'est ce qui constitue le caractère d'universalité de ce dernier. En effet, toute religion soumise à l'autorité d'un fondateur divin a été reconnue impropre à devenir universelle, car ses adeptes, attachés à la personnalité de ce fondateur, se refusaient à accepter les vérités proclamées par d'autres fois religieuses à l'égard desquelles ils témoignaient une intolérance parfois regrettable "(9). Ainsi donc Dieu s'est révélé aux hommes par la voie du spiritisme(10). Mais on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'écrivait Allan Kardec :

Moïse a révélé aux hommes la connaissance d'un Dieu unique, souverain maître et créateur, il a promulgué la loi du Sinaï. Prenant de l'ancienne loi ce qui était éternel et divin. Le Christ y a ajouté la révélation de la vie future dont Moïse n'avait pas parlé, et après celle de Dieu qui veut être craint, celle de Dieu qui veut être aimé. Le spiritisme enfin, prenant son point de départ dans les paraboles du Christ comme le Christ le sien dans Moïse, éclaire l'idée vague de la vie future, par la description du monde invisible qui nous entoure. "(11)

            Ceci nous rapproche étrangement de ce que dit en juillet 1960 la leçon n° 1 consacrée à l'enseignement des trois amnisties au Lê-Sanh, dignitaire mineur recruté parmi les adeptes vertueux. Il y est précisé que la première de celle-ci a eu lieu en Chine dès la plus haute antiquité ; que la seconde découle des enseignements de Laotius et de Confucius en Chine, de Cakya-Mouni en Inde et de Jésus-Christ en Palestine ; que pour la troisième enfin, Dieu a eu recours à la corbeille à bec pour promouvoir le Caodaïsme, religion destinée à assurer le salut de l'humanité. Ce salut interviendra par la fusion des préceptes du Bouddhisme, Confucianisme et du Taoïsme, les trois doctrines choisies par le Très-Haut comme les plus représentatives de la pensée des humains en Extrême-Orient, mais auquels viendront s'ajouter ceux, d'ailleurs concordants en beaucoup de points, des autres religions du monde.

            Sans plus de précision, quelques écrits du Saint-Siège rapportent qu'un ouvrage dit bouddhique, le Van Phap Qui Tong ( Les dix mille lois de l'Univers convergent à la Source Unique ) renferme la phrase annonciatrice suivante :

Cao Dài Tiên But Tho Van Tu
( Dieu, de son Palais Suprême, communiquera avec les hommes en leur dictant des messages )

            Les autres sources bouddhiques ne sont pas davantage explicites. Certes, un message divin recueilli en 1926 recommande la consultation du livre intitulé Phât-Tông Nguyên-Ly ( Principes fondamentaux du bouddhisme ) où il était précisé que Cakya-Mouni a annoncé l'avènement du Bouddha Suprême ayant pour mission de consoler, régénérer et sauver l'humanité. Des Caodaïstes ont cru voir ce sauveur en la personne de Maïtreya, en viêtnamien Di-Lac. Mais, jusqu'ici, cet ouvrage n'a pu être retrouvé nulle part.

            Les Evangiles et les actes des Apôtres fournissent à la Troisième Révélation une ample moisson de prophéties.

            Ainsi ( Saint Jean chap. XIV, versets 15 et 25 ) :

" Si vous m'aimez, vous observerez mes commandements. Et moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur(12) pour qu'il demeure éternellement avec vous. C'est l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut recevoir parce qu'il ne le voit et ne le connaît pas. Mais vous, sachez qu'il demeure avec vous et sera en vous . Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. "(13)   

            Les Actes des Apôtres ( chap. II, verset 17 ) font dire au Seigneur :

" Dans les jours ultimes, je répandrai de Mon Esprit sur tout être vivant : vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des songes. Oui, en ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et mes servantes, et ils prophétiseront. "(14)

            Ainsi, le caodaïsme sera la doctrine universelle enseignée par l'Esprit de Vérité qui se trouve à la fois en nous et autour de nous. Les caodaïstes seront les moutons qui écouteront la voix du Seigneur(15) :

" J'ai d'autres moutons encore qui ne sont pas de cette bergerie, il faut que je les amène ; ils entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ". ( Evangile selon Saint Jean, X, 16 ).

            Aussi le consolateur annoncé fera régner en ce monde la fraternité universelle entre tous les hommes, enfants du même Père, le Dieu unique.

            Certes, il se peut que nous éprouvions quelques doutes, que nous ne saisissions pas exactement la portée de toutes ces paroles. Les fondateurs de la religion nouvelle se rapportent alors encore aux paroles du Christ(16) :

" Le Consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. " ( Saint Jean, XIV, 26 ).

" J'ai encore bien des choses à vous dire ; mais elles ne sont pas à votre portée maintenant. Quand le Consolateur, l'Esprit de Vérité, sera venu, il vous mènera vers la vérité tout entière. " ( Saint Jean, XVI, 12 et 13 ).

            De Chine, à une époque plus récente, des messages de l'Au-Delà sont censés annoncer la naissance d'une nouvelle religion. Ainsi, en 1644, les Ts'ing ( Mandchous ) ont renversé les Ming. Par fidélité envers la dynastie chassée du pouvoir, et pour éviter de servir les nouveaux maîtres, les mandarins se sont retirés sur la montagne qui donnera le nom à leur secte : Buu-Son Ky-Huong ( le remarquable parfum de la précieuse montagne ). Là, des lettrés évoquent les immortels et reçoivent de l'un d'eux, sous la forme d'un poème, l'annonce d'une croyance devant apparaître dans un pays du Sud. Nous retiendrons de ce poème les deux derniers vers :

Cao nhu bac khuyet nhon chiêm nguong,
Dài tai nam phuong dao thông truyên. "
( Haut comme l'étoile polaire vers laquelle s'élèvent les regards humains,
Un Temple au Sud fera rayonner une foi nouvelle ).

            Notons, au passage, l'expression Cao-Dài formée par les mots situés au début de chacun des deux vers, expression que l'on retrouve dans un recueil d'oracles attribués à Quan-Thanh Dê-Quân(17) et intitulé Minh-Thanh-Kinh Linh Sâm ( Livre Saint et Brillant d'oracles merveilleux ).

Mang Huu Cao-Dài Minh Nguyêt Chiêu
( Du Palais suprême, une nouvelle foi resplendira, telle la pleine lune. )

            Les promoteurs du caodaïsme citent également diverses autres prophéties du même genre, mais plus proches de nous dans le temps. C'est ainsi qu'ils font appel aux conseils adressés par les Esprits à un groupe d'étudiants de la province chinoise de Fou-Kiên, et groupés dans l'ouvrage intitulé : Au Hoc Tam Nguyên
( Guide de la jeunesse dans la recherche de la vérité ). Ils ont trouvé dans le Giac Mê Ca(18) ( recueil de chants destinés à réveiller, sortir de l'aveuglement la conscience ) plusieurs vers où il fait allusion à la corbeille à bec des Caodaïstes, - " flûte sans trous ", " guitare sans cordes " -, 
et à une nouvelle révélation du Tout-Puissant :


" Dich không lô, co duyên moi gap
Don không dây vô phuoc kho nghe. "
( La flûte sans trous n'est connue que par les élus,
La guitare sans cordes n'est pas audible par les impies )

" Huu duyên moi gap Tam-Ky phô dô,
Muôn doi con tu phu nên danh. "
( Les élus seuls connaîtrons la Troisième Révélation,
A jamais, leurs noms figureront dans les écrits célestes. )(19)


            Ils rapportent enfin nombre de messages spirites recueillis durant les années 1923 et 1924 
tant en Chine qu'au Sud-Viêt-nam(20). 
Les recommandations reçues le 30 juillet 1923 sont particulièrement suggestives :

" Tâchez de vous initier au Dao ( Tao ) pour n'avoir pas à le regretter. Il est donné rarement aux humains d'en trouver l'occasion, car le Dao est une chose très précieuse, et rien au monde ne peut lui être comparé. Vous avez le bonheur et la bonne fortune de voir le Dao apparaître pour la troisième fois. Si vous en jouissez avec les autres, c'est que vous y êtes prédestinés. C'est par une grâce du Destin que le don de la Troisième Amnistie de Dieu... vous échoit en partage. Des esprits supérieurs sont venus en mission ici-bas pour le sauvetage des âmes prédestinées. Vous êtes de celles-là. Il dépend donc de votre foi agissante d'obtenir le succès. "


            Le " Pinceau des Fées " ne va plus guère tarder à provoquer la réalisation de toutes ces prophéties. En recommandant aux groupes spirites d'entrer en contact les uns avec les autres, en guidant surtout les néophytes auprès de Ngô Van Chiêu, il va faire jaillir l'étincelle d'où naîtra le Caodaïsme, cette " Troisième Amnistie de Dieu ".


extrait du site










Notes relatives au texte de  
 Gustave MEILLON















"Le Caodaïsme se présente comme étant la doctrine de Cao-Dài, le Créateur, l'Eternel qui, utilisant la voie spirite, s’est révélé au Viêt-Nam dans la nuit de noël 1925. Il se dit, plus exactement, la grande voie (religion) de la 3ème Amnistie de Dieu, ou encore celle du 3ème salut universelle accordée par Dieu en Orient. Ayant une vue cyclique de l'Univers, cette doctrine enseigne en effet que le Maître Divin, Dieu le père s'est tout d'abord manifesté en incarnation, par matérialisation psychique et en paroles pour se faire reconnaître aux initiés et aux médiums. Cette première amnistie correspond à l'époque de Moïse en Occident. La seconde amnistie se rapporte au temps de Confucius et de Laotius en Orient, à celui de Jésus-Christ et de Mahomet en Occident. Durant ce nouveau cycle, Dieu s'est révélé sous une forme humaine en la personne de son Fils et de messagers, ayant tous pour mission d'enseigner aux hommes la foi en Dieu. Chaque cycle se termine par une décadence, une dégénérescence de la société. La religion elle-même souffre de déviations coupables. Miséricordieux, le Créateur accorde alors son salut universel pour racheter les hommes et les ramener dans la bonne voie.
La troisième amnistie provient de la manifestation du Saint-Esprit. Au moyen du spiritisme, aux aspects si divers de par le monde (autant de signes précurseurs), Dieu entend ramener à lui l'humanité, plongée dans le matérialisme, 
en lui indiquant la grande voie, en lui inculquant la foi universelle
(...)
Le Viet-Nam connaît depuis fort longtemps la pratique du spiritisme. Dans les temples taoïstes, on a coutume d'évoquer les Immortels par l'entremise de la corbeille à bec. Dans le culte dit des Bà-Dông, sous forme d'hypnose, le génie prend possession du médium, généralement une femme. Mais il fallait à ces précédents quelque peu décadents l'intervention d'un élément nouveau, propre à en assurer la régénérescence. La faveur du spiritisme en Occident au siècle dernier et son introduction au Viet-Nam au début de ce siècle devaient exercer ce rôle. Parmi toutes les écoles, celle d'Allan Kardec allait jouir d'une faveur particulière.
On sait que la table frappante fut rapidement abandonnée au profit de la traditionnelle corbeille à bec. Celle-ci se présente sous la forme d'un petit cylindre en osier de 20 centimètres environ de diamètre, recouvert de soie jaune, et muni d'une sorte de manche en bois terminé par une sculpture de tête de phénix. Pour communiquer avec l'au-delà, deux médiums, assis face à face, tiennent des deux mains la corbeille retournée. Dès qu'ils se trouvent en relation avec un Esprit, ils provoquent des mouvements de la corbeille. Différents procédés sont alors utilisés pour recueillir les communications obtenues. Le bec du phénix, en picorant un tableau de l'alphabet désigne successivement les lettres composant les mots du message. Ou bien, le bec du phénix, muni d'un pinceau ou d'un crayon, trace directement les lettres ou les caractères. Parfois encore, le bec se déplace sur un plateau préalablement recouvert de sable fin ou, plus rarement, se déplace dans l'air, mais la lecture exige dans ce cas une très grande habileté des pratiquants.
La révélation de la doctrine caodaïste s'est effectuée selon ces divers procédés. Les médiums l'ont recueillie en rassemblant des messages successifs, communications et instructions émanant principalement de l'Esprit de Ly-Thai-Bach (Li-Tai-Pé), poète chinois du VIIIème siècle, fervent taoïste, mort de noyade un soir où, en état d'ivresse, il essayait de cueillir dans le fleuve un rayon de lune. C'est lui le pape spirituel du caoïdaïsme. Cette révélation était pratiquement terminée en 1930. Depuis lors, la plupart des messages reçus n'ont surtout servi qu'à l'exégèse, et n'ont jamais été admis officiellement par les autorités du Saint-Siège. On n'a pas oublié que, parmi les Esprits occidentaux les plus assidus aux séances, ceux de Jeanne d'Arc et Victor Hugo figurent au premier plan."

extraits du site


RENCONTRE AU CENTRE ALLAN KARDEC AVEC LE CAODAISME


(California, Juillet 2012 - Recueilli par Canh Tran)
 Ci-contre est un article paru dans le Numero 49, Juin 2012, Bulletin d’Association du Centre Spirite Lyonnais, racontant la visite de la délégation caodaiste au Centre fin Mars 2012.
Pour en savoir plus et connaitre les activités du Centre Spirite Lyonnais, visitez http://spirite.free.fr/











Dans la France céleste, celle des âmes entièrement dévouées aux  bons conseils 
et aux consignes venues d'hommes et de femmes de bien tels que Victor Hugo et Jeanne d'Ar, 
l'avenir chante par la grâce de l'esprit.



Notes relatives au texte de   Gustave MEILLON

Biblio annexe :


Victor Oliver, Caodai spiritism: A study of religion in Vietnamese society. Leiden, E.J. Brill, 1972; 
Jayne Werner, Peasant politics and religious sectarianism: 
Peasant and priest in the Cao Dai in VietnamNew Haven, Yale University Press, 1981.

Founded as a small elite cult in Saigon in 1925, the Cao Dai became Vietnam's first nationalist organization, and by 1930 had 500,000 members in a regional population of four million. The author combines a sociological analysis of the fundamental social conditions of the genesis and development of the movement and its cultural dimensions.


Few sociological studies had been made about such religious movements prior to the monograph of Jayne S. Werner. It may be said that her work is one of the best studies about this social phenomenon and that, due to its theory and methodology it will remain a classic. --Journal of Contemporary Asia, Vol 14, No. 2


Ralph B. Smith, “An introduction to Caodaism”, 
Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 1970,