Selon les publications de la doctrine du Cao Ðài, le Très‑Haut lui‑même
(Cao Ðài = “Palais suprême”, nom d'un dieu unique et salvateur)
en aurait dicté les bases par le canal du spiritisme à son premier missionnaire,
Ngô Văn Chiêu (1878‑1932), un fonctionnaire colonial qui, dès 1921,
en reçu la vision sous forme d’un Œil divin (Thiên Nhãn) ,
symbole du culte qu’il allait développer en collaboration avec
Lê Văn Trung et Phạm Công Tắc,
tous deux médiums également choisis par l’esprit du Cao Ðài,
Le Caodaïsme enseigne que toutes les croyances sont des manifestations différentes
dues à la diversité des époques et des hommes d'un même culte rendu à un Dieu unique, souverain maître de l'univers.
Il affirme l'existence de l'âme, survivant à la dépouille matérielle,
progressant sur la voie de la perfection par une série de réincarnations au cours desquelles l'être humain se doit de pratiquer les devoirs traditionnels envers la société, envers la famille, et envers sa propre personne.
Les règles morales sont classiques :
elles tendent à l'amélioration de l'individu,
à la pratique de la vertu,
au règne de l'amour universel.
Pour cela, il convient d'observer les cinq interdictions :
- Ne tuer aucun être vivant,
- Ne pas être cupide,
- Ne pas faire bonne chère,
- S'abstenir d'acte de luxure,
- Eviter de pécher en paroles.
L'observance des quatre commandements
(obéissance, modestie, honnêteté, respect)
et la rectitude des huit chemins suivis
(connaissance, volonté, parole, action, vie, effort, pensée, recueillement)
amèneront l'homme à la perfection.»
Le testament de Chiêu est bref : dix-huit mots d'adieu, suivis de sa signature :
" Cela suffit, mes frères. Soyez unis. Le Seigneur ne nous oublie pas. Nous sommes éternels.
Pas besoin de discours. Humblement. Chiêu. "
(...)
Il avait apporté
"une Religion nouvelle de Paix intérieure, de concorde et d'amour du prochain,
susceptible de les élever graduellement jusqu'au parfait Bonheur,
au cours de leurs vies futures ".
Ðại đạo Tam kỳ Phổ độ
(Grande Voie de la Troisième Evangélisation du Monde),
l
LES PROPHETIES
Avant 1926, ainsi que nous l'apprennent les textes caodaïstes, les Esprits supérieurs ont " préparé le terrain ", et plusieurs citations sont reprises comme ayant annoncé l'avèvement de la religion nouvelle.
Les premières de celles-ci se trouvent dans les enseignements de Mao-Tseu, l'un des disciples de Lao-Tseu. Aux moines qui l'écoutaient, cinq siècles avant notre ère, Mao-Tseu aurait dit, si l'on en croit la " Bible taoïque de la Pureté et de la Quiétude ".
" leur vie religieuse accomplie, leur karma expiré, les Elus participeront sous l'égide du Maître Suprême à une troisième évangélisation mondiale. "
Cette idée d'une troisième évangélisation du monde, nous la retrouvons bientôt dans la dénomination du Caodaïsme, laquelle se retrouve aussi bien sur les frontispices des oratoires qu'en tête de la plupart des documents officiels de la secte : " Dai-Dao Tam-Ky Phô-Dô " ou, en français " Grande Religion du Troisième Salut Officiel ", communément appelée par ses adeptes " Troisième amnestie de Dieu ".
Les explications données de cette expression ne concordent pas toujours exactement. La brochure Le Caodaïsme éditée par le Saint-Siège de Tây-ninh nous apprend que les deux premières amnisties, ou révélations de Dieu, ont eu lieu, l'une en Occident avec Moïse et Jésus-Christ(8), l'autre en Orient avec Lao-Tseu et Cakya-Mouni. Mais le Bao-Dao ( " Conservateur de la Foi " ayant rang de cardinal ) Ho Tân Khoa, membre du Corps législatif, donc spécialement compétent en la matière, donne de ces deux révélations un commentaire sensiblement différent. Pour lui, au cours de la première amnistie, Dieu lui-même s'est révélé aux hommes de manières directes, mais " sous diverses formes impersonnelles ", s'adressant ainsi à Abraham, à Moïse, dictant ou inspirant les Védas et divers autres livres sacrés en Chine, en Inde, en Egypte et en Perse. Puis, durant la seconde, Dieu a eu recours à des prophètes et à des hommes inspirés dont les plus notoires sont Bouddha, Confucius, Lao-Tseu, Jésus-Christ et Mahomet.
Quant à la troisième révélation, " au lieu de venir, comme pour les deux premières..., sous une forme humaine, Dieu, adoptant son enseignement au progrès de l'esprit humain, plus affiné qu'autrefois, s'est aujourd'hui manifesté par voie de médiumnité, ne voulant accorder à aucun mortel, fût-il sage ou un initié, le privilège de se poser en fondateur du caodaïsme. C'est ce qui constitue le caractère d'universalité de ce dernier. En effet, toute religion soumise à l'autorité d'un fondateur divin a été reconnue impropre à devenir universelle, car ses adeptes, attachés à la personnalité de ce fondateur, se refusaient à accepter les vérités proclamées par d'autres fois religieuses à l'égard desquelles ils témoignaient une intolérance parfois regrettable "(9). Ainsi donc Dieu s'est révélé aux hommes par la voie du spiritisme(10). Mais on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'écrivait Allan Kardec :
" Moïse a révélé aux hommes la connaissance d'un Dieu unique, souverain maître et créateur, il a promulgué la loi du Sinaï. Prenant de l'ancienne loi ce qui était éternel et divin. Le Christ y a ajouté la révélation de la vie future dont Moïse n'avait pas parlé, et après celle de Dieu qui veut être craint, celle de Dieu qui veut être aimé. Le spiritisme enfin, prenant son point de départ dans les paraboles du Christ comme le Christ le sien dans Moïse, éclaire l'idée vague de la vie future, par la description du monde invisible qui nous entoure. "(11)
Ceci nous rapproche étrangement de ce que dit en juillet 1960 la leçon n° 1 consacrée à l'enseignement des trois amnisties au Lê-Sanh, dignitaire mineur recruté parmi les adeptes vertueux. Il y est précisé que la première de celle-ci a eu lieu en Chine dès la plus haute antiquité ; que la seconde découle des enseignements de Laotius et de Confucius en Chine, de Cakya-Mouni en Inde et de Jésus-Christ en Palestine ; que pour la troisième enfin, Dieu a eu recours à la corbeille à bec pour promouvoir le Caodaïsme, religion destinée à assurer le salut de l'humanité. Ce salut interviendra par la fusion des préceptes du Bouddhisme, Confucianisme et du Taoïsme, les trois doctrines choisies par le Très-Haut comme les plus représentatives de la pensée des humains en Extrême-Orient, mais auquels viendront s'ajouter ceux, d'ailleurs concordants en beaucoup de points, des autres religions du monde.
Sans plus de précision, quelques écrits du Saint-Siège rapportent qu'un ouvrage dit bouddhique, le Van Phap Qui Tong ( Les dix mille lois de l'Univers convergent à la Source Unique ) renferme la phrase annonciatrice suivante :
Cao Dài Tiên But Tho Van Tu
( Dieu, de son Palais Suprême, communiquera avec les hommes en leur dictant des messages )
Les autres sources bouddhiques ne sont pas davantage explicites. Certes, un message divin recueilli en 1926 recommande la consultation du livre intitulé Phât-Tông Nguyên-Ly ( Principes fondamentaux du bouddhisme ) où il était précisé que Cakya-Mouni a annoncé l'avènement du Bouddha Suprême ayant pour mission de consoler, régénérer et sauver l'humanité. Des Caodaïstes ont cru voir ce sauveur en la personne de Maïtreya, en viêtnamien Di-Lac. Mais, jusqu'ici, cet ouvrage n'a pu être retrouvé nulle part.
Les Evangiles et les actes des Apôtres fournissent à la Troisième Révélation une ample moisson de prophéties.
Ainsi ( Saint Jean chap. XIV, versets 15 et 25 ) :
" Si vous m'aimez, vous observerez mes commandements. Et moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur(12) pour qu'il demeure éternellement avec vous. C'est l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut recevoir parce qu'il ne le voit et ne le connaît pas. Mais vous, sachez qu'il demeure avec vous et sera en vous . Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. "(13)
Les Actes des Apôtres ( chap. II, verset 17 ) font dire au Seigneur :
" Dans les jours ultimes, je répandrai de Mon Esprit sur tout être vivant : vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des songes. Oui, en ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et mes servantes, et ils prophétiseront. "(14)
Ainsi, le caodaïsme sera la doctrine universelle enseignée par l'Esprit de Vérité qui se trouve à la fois en nous et autour de nous. Les caodaïstes seront les moutons qui écouteront la voix du Seigneur(15) :
" J'ai d'autres moutons encore qui ne sont pas de cette bergerie, il faut que je les amène ; ils entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ". ( Evangile selon Saint Jean, X, 16 ).
Aussi le consolateur annoncé fera régner en ce monde la fraternité universelle entre tous les hommes, enfants du même Père, le Dieu unique.
Certes, il se peut que nous éprouvions quelques doutes, que nous ne saisissions pas exactement la portée de toutes ces paroles. Les fondateurs de la religion nouvelle se rapportent alors encore aux paroles du Christ(16) :
" Le Consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. " ( Saint Jean, XIV, 26 ).
" J'ai encore bien des choses à vous dire ; mais elles ne sont pas à votre portée maintenant. Quand le Consolateur, l'Esprit de Vérité, sera venu, il vous mènera vers la vérité tout entière. " ( Saint Jean, XVI, 12 et 13 ).
De Chine, à une époque plus récente, des messages de l'Au-Delà sont censés annoncer la naissance d'une nouvelle religion. Ainsi, en 1644, les Ts'ing ( Mandchous ) ont renversé les Ming. Par fidélité envers la dynastie chassée du pouvoir, et pour éviter de servir les nouveaux maîtres, les mandarins se sont retirés sur la montagne qui donnera le nom à leur secte : Buu-Son Ky-Huong ( le remarquable parfum de la précieuse montagne ). Là, des lettrés évoquent les immortels et reçoivent de l'un d'eux, sous la forme d'un poème, l'annonce d'une croyance devant apparaître dans un pays du Sud. Nous retiendrons de ce poème les deux derniers vers :
" Cao nhu bac khuyet nhon chiêm nguong,
Dài tai nam phuong dao thông truyên. "
( Haut comme l'étoile polaire vers laquelle s'élèvent les regards humains,
Un Temple au Sud fera rayonner une foi nouvelle ).
Notons, au passage, l'expression Cao-Dài formée par les mots situés au début de chacun des deux vers, expression que l'on retrouve dans un recueil d'oracles attribués à Quan-Thanh Dê-Quân(17) et intitulé Minh-Thanh-Kinh Linh Sâm ( Livre Saint et Brillant d'oracles merveilleux ).
Mang Huu Cao-Dài Minh Nguyêt Chiêu
( Du Palais suprême, une nouvelle foi resplendira, telle la pleine lune. )
Les promoteurs du caodaïsme citent également diverses autres prophéties du même genre, mais plus proches de nous dans le temps. C'est ainsi qu'ils font appel aux conseils adressés par les Esprits à un groupe d'étudiants de la province chinoise de Fou-Kiên, et groupés dans l'ouvrage intitulé : Au Hoc Tam Nguyên
( Guide de la jeunesse dans la recherche de la vérité ). Ils ont trouvé dans le Giac Mê Ca(18) ( recueil de chants destinés à réveiller, sortir de l'aveuglement la conscience ) plusieurs vers où il fait allusion à la corbeille à bec des Caodaïstes, - " flûte sans trous ", " guitare sans cordes " -,
et à une nouvelle révélation du Tout-Puissant :
" Dich không lô, co duyên moi gap
Don không dây vô phuoc kho nghe. "
( La flûte sans trous n'est connue que par les élus,
La guitare sans cordes n'est pas audible par les impies )
" Huu duyên moi gap Tam-Ky phô dô,
Muôn doi con tu phu nên danh. "
( Les élus seuls connaîtrons la Troisième Révélation,
A jamais, leurs noms figureront dans les écrits célestes. )(19)
Ils rapportent enfin nombre de messages spirites recueillis durant les années 1923 et 1924
tant en Chine qu'au Sud-Viêt-nam(20).
Les recommandations reçues le 30 juillet 1923 sont particulièrement suggestives :
" Tâchez de vous initier au Dao ( Tao ) pour n'avoir pas à le regretter. Il est donné rarement aux humains d'en trouver l'occasion, car le Dao est une chose très précieuse, et rien au monde ne peut lui être comparé. Vous avez le bonheur et la bonne fortune de voir le Dao apparaître pour la troisième fois. Si vous en jouissez avec les autres, c'est que vous y êtes prédestinés. C'est par une grâce du Destin que le don de la Troisième Amnistie de Dieu... vous échoit en partage. Des esprits supérieurs sont venus en mission ici-bas pour le sauvetage des âmes prédestinées. Vous êtes de celles-là. Il dépend donc de votre foi agissante d'obtenir le succès. "
Le " Pinceau des Fées " ne va plus guère tarder à provoquer la réalisation de toutes ces prophéties. En recommandant aux groupes spirites d'entrer en contact les uns avec les autres, en guidant surtout les néophytes auprès de Ngô Van Chiêu, il va faire jaillir l'étincelle d'où naîtra le Caodaïsme, cette " Troisième Amnistie de Dieu ".
extrait du site
Notes relatives au texte de Gustave MEILLON

"Le Caodaïsme se présente comme étant la doctrine de Cao-Dài, le Créateur, l'Eternel qui, utilisant la voie spirite, s’est révélé au Viêt-Nam dans la nuit de noël 1925. Il se dit, plus exactement, la grande voie (religion) de la 3ème Amnistie de Dieu, ou encore celle du 3ème salut universelle accordée par Dieu en Orient. Ayant une vue cyclique de l'Univers, cette doctrine enseigne en effet que le Maître Divin, Dieu le père s'est tout d'abord manifesté en incarnation, par matérialisation psychique et en paroles pour se faire reconnaître aux initiés et aux médiums. Cette première amnistie correspond à l'époque de Moïse en Occident. La seconde amnistie se rapporte au temps de Confucius et de Laotius en Orient, à celui de Jésus-Christ et de Mahomet en Occident. Durant ce nouveau cycle, Dieu s'est révélé sous une forme humaine en la personne de son Fils et de messagers, ayant tous pour mission d'enseigner aux hommes la foi en Dieu. Chaque cycle se termine par une décadence, une dégénérescence de la société. La religion elle-même souffre de déviations coupables. Miséricordieux, le Créateur accorde alors son salut universel pour racheter les hommes et les ramener dans la bonne voie.
La troisième amnistie provient de la manifestation du Saint-Esprit. Au moyen du spiritisme, aux aspects si divers de par le monde (autant de signes précurseurs), Dieu entend ramener à lui l'humanité, plongée dans le matérialisme,
en lui indiquant la grande voie, en lui inculquant la foi universelle
(...)
Le Viet-Nam connaît depuis fort longtemps la pratique du spiritisme. Dans les temples taoïstes, on a coutume d'évoquer les Immortels par l'entremise de la corbeille à bec. Dans le culte dit des Bà-Dông, sous forme d'hypnose, le génie prend possession du médium, généralement une femme. Mais il fallait à ces précédents quelque peu décadents l'intervention d'un élément nouveau, propre à en assurer la régénérescence. La faveur du spiritisme en Occident au siècle dernier et son introduction au Viet-Nam au début de ce siècle devaient exercer ce rôle. Parmi toutes les écoles, celle d'Allan Kardec allait jouir d'une faveur particulière.
On sait que la table frappante fut rapidement abandonnée au profit de la traditionnelle corbeille à bec. Celle-ci se présente sous la forme d'un petit cylindre en osier de 20 centimètres environ de diamètre, recouvert de soie jaune, et muni d'une sorte de manche en bois terminé par une sculpture de tête de phénix. Pour communiquer avec l'au-delà, deux médiums, assis face à face, tiennent des deux mains la corbeille retournée. Dès qu'ils se trouvent en relation avec un Esprit, ils provoquent des mouvements de la corbeille. Différents procédés sont alors utilisés pour recueillir les communications obtenues. Le bec du phénix, en picorant un tableau de l'alphabet désigne successivement les lettres composant les mots du message. Ou bien, le bec du phénix, muni d'un pinceau ou d'un crayon, trace directement les lettres ou les caractères. Parfois encore, le bec se déplace sur un plateau préalablement recouvert de sable fin ou, plus rarement, se déplace dans l'air, mais la lecture exige dans ce cas une très grande habileté des pratiquants.
La révélation de la doctrine caodaïste s'est effectuée selon ces divers procédés. Les médiums l'ont recueillie en rassemblant des messages successifs, communications et instructions émanant principalement de l'Esprit de Ly-Thai-Bach (Li-Tai-Pé), poète chinois du VIIIème siècle, fervent taoïste, mort de noyade un soir où, en état d'ivresse, il essayait de cueillir dans le fleuve un rayon de lune. C'est lui le pape spirituel du caoïdaïsme. Cette révélation était pratiquement terminée en 1930. Depuis lors, la plupart des messages reçus n'ont surtout servi qu'à l'exégèse, et n'ont jamais été admis officiellement par les autorités du Saint-Siège. On n'a pas oublié que, parmi les Esprits occidentaux les plus assidus aux séances, ceux de Jeanne d'Arc et Victor Hugo figurent au premier plan."
extraits du site
RENCONTRE AU CENTRE ALLAN KARDEC AVEC LE CAODAISME
(California, Juillet 2012 - Recueilli par Canh Tran)
Ci-contre est un article paru dans le Numero 49, Juin 2012, Bulletin d’Association du Centre Spirite Lyonnais, racontant la visite de la délégation caodaiste au Centre fin Mars 2012.
Dans la France céleste, celle des âmes entièrement dévouées aux bons conseils
et aux consignes venues d'hommes et de femmes de bien tels que Victor Hugo et Jeanne d'Ar,
l'avenir chante par la grâce de l'esprit. |
Notes relatives au texte de Gustave MEILLON
Biblio annexe :
Victor Oliver, Caodai spiritism: A study of religion in Vietnamese society. Leiden, E.J. Brill, 1972;
Jayne Werner, Peasant politics and religious sectarianism:
Peasant and priest in the Cao Dai in Vietnam. New Haven, Yale University Press, 1981.
Founded as a small elite cult in Saigon in 1925, the Cao Dai became Vietnam's first nationalist organization, and by 1930 had 500,000 members in a regional population of four million. The author combines a sociological analysis of the fundamental social conditions of the genesis and development of the movement and its cultural dimensions.
Few sociological studies had been made about such religious movements prior to the monograph of Jayne S. Werner. It may be said that her work is one of the best studies about this social phenomenon and that, due to its theory and methodology it will remain a classic. --Journal of Contemporary Asia, Vol 14, No. 2
Ralph B. Smith, “An introduction to Caodaism”,
Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 1970,