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jeudi 23 juin 2016

Chimère conte réflexions.

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La vie chimérique de Monsieur Tout Autre


  
Personne ne le sait encore , nul ne pouvait dire d'où venait vraiment Monsieur Tout Autre. 
La rumeur faisait le buzz dans les laboratoires de recherches, enflait des suites infinies de commentaires postés sur de multiples sites spécialisés du Net, 
et pas uniquement dans les communautés de Geeks :
sur la Toile, on évoquait un être singulier, chimérique, obtenu par manipulation du génome humain et programmation médicalement assistée.

Au fil du temps numérique, Monsieur Tout Autre était devenu fort ingénieux, 

Faire vaciller les semblants , établir un rapport à l'espace et au temps modifié, c'est ainsi qu'il parvenait à émerger bien supérieur dans le nuage,
surfant sans état d'âme sur le paradoxe de l'être. 
Il avait commencé au bas de l'échelle du programme informatique, pour se sentir favorablement exister, 
quoi de mieux que de multiplier le nombre de ses identités virtuelles ?

Il n'avait jamais rien reconnu de tel, relatif à la modélisation de son "sujet incertain" :

l'être-plonge dans le non-être se voulait purement innovant

Goûtant à la suprême métamorphose, versé dans le culte de l'amélioration, il réussissait merveilleusement à se survivre, 
sans cesse démultiplié dans la zone de l'entre-deux.
Dans les milieux bien informés, on le tenait pour l'un des premiers avatars issu de la fabrique de l'homme nouveau, obtenu par l'augmentation de grossesses multiples,  la modification  génétique et la fusion de l'ADN. Comme cela risquait de chambouler l'équilibre du monde ordinaire, tellement attaché à l'idée de la procréation par voie naturelle, il avait été décidé d'amadouer le grand public en parachutant la créature dans la société branchée des jeunes internautes. 
C'était un test grandeur nature, Monsieur Tout Autre était criblé de capteurs qui affichaient le détail de sa vie, reliés en permanence à une conséquente batterie d'écrans de contrôles, on est jamais trop prudent dans ces mouvances du progrès augmenté, on savait par expérience que du matériel génétique fantôme pouvait ressurgir à tout moment, n'importe où.

D'emblée, Monsieur Tout Autre se posait en sauveur, il était le rat de laboratoire idéal qui avait testé avant tout le monde, l'univers délirant de l'ultraconnexion,
afin de nous prévenir, en tout bien tout honneur, du côté Janus de la fabuleuse affaire.
Devenu surdoué en toutes choses,
grâce à ses multiples prothèses il avouait tout de go, c'était son coté farce,
que d'une certaine façon, il avait ainsi activé quelque chose qui n’est pas lui. 

Cet autre lui-même, qu'il ne reconnaissait pas, ou plus, était jour et nuit alimenté par la consommation en ligne multi-écrans d'une imagerie scientifique pointue qui faisait office de scanner permanent des meilleures productions de l'esprit savant et artistique humain. 
La prédominance de vidéos en plusieurs dimensions facilitait la transe par surexposition du cadre habituel des références de la réalité ordinaire.
Le clic tyran balayait les crêtes des flux lumineux des situations transitoires,
si l'observation crée la réalité, c'est l'incertitude mentale qui décrochait le pompon, il se jouait du ravissement avec sa guirlande clignotante de perte de sentiments, de conscience de soi. 
Le surf est bien autrement jouissif en glissant à l'extrême limite sur les plus belles vagues de la distorsion de l'espace et du temps.
L'augmentation du savoir disponible obtenu par les machines contribuait en parallèle à la démultiplication de la science de 'ignorance.
Monsieur Tout Autre se définissait par sa présence-absence, c'est ainsi qu'il ne manquait aucune raison de ne pas en être et d'en faire partie, 
il existait à l'état pur d'interaction sociale stimulante.

Ermite technicien d'une imagerie d'un "sur soi", reflet de l'hyper solitude interactive de sa vie incluse dans une  bulle virtuelle pluridimensionnelle,  
son dévoilement intime était devenu si complet 
qu'il n'avait plus lieu d'être révélateur de quoi que ce soit : 
il s'était déconnecté du souvenir qu'il avait de sa personne.
Monsieur Tout Autre, augmenté par la vision multidimentionnelle 
faisait fi de l'absorption cognitive en contribuant à établir la
taxinomie du bon caractère d'un robot, codant la grille d'un programme idéal pour cultiver la meilleure communication au sein de l'amicale robotique.

Chantre de l'auto-surveillance animée par des systèmes ordinés, il diffusait ses résultats par le truchement de conférences et de vidéos, l'idée du corps interface de connexion gagnait les esprits d'autant plus aisément qu'il informait son auditoire en lui conseillant de rester vigilant avec cette formule choc :  
plus ne rime pas automatiquement avec mieux !

Traumas, hypnose mal menée et versatilité, autant de portes ouvertes à la dépersonnalisation, à la déshumanisation : Monsieur Tout Autre avait changé sans cesse d'avis, générateur d'idées fixes fluctuantes, il dilapidait son énergie à vouloir résumer la pensée sous forme de 
codage d'un signal électrique.

Conteur de la chimère d'humanité un peu partout sur la planète, d'aucuns, fins observateurs spectateurs, affirmaient que MonsieurTout Autre tâtait personnellement de la chimère humaine animale
ils trouvaient que son comportement affiché sur son profil virtuel était un brin cochon, 
ce qui pour le plus grand nombre dépasse drôlement l'entendement !

Toute autre, plus que jamais la tête chercheuse s"auto-programmait afin d'augmenter la proportion de cellules humaines dans le corps d'animaux,  
l'esprit de l'auditoire était plongé dans l'idée prometteuse de lendemains qui chantent, calcul édifiant en soi, 
l'excitation du microchimérisme inscrit plus ou moins partout en chacun de nous.


Prophétie auto-réalisatrice par personne interposée : 
la preuve à l'appui est informatique, même la souris s'humanise...









Quelle chimère est‑ce donc que l’homme, quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige, juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur, gloire et rebut de l’univers !
Qui démêlera cet embrouillement ?



http://www.penseesdepascal.fr/Contrarietes/Contrarietes14-moderne.php





Vanité 29 (Laf. 42, Sel. 76)Combien de royaumes nous ignorent !

http://www.penseesdepascal.fr/Misere/Misere17-moderne.php







On se croit naturellement bien plus capable d’arriver au centre des choses que d’embrasser leur circonférence, et l’étendue visible du monde nous surpasse visiblement. Mais comme c’est nous qui surpassons les petites choses nous nous croyons plus capables de les posséder, et cependant il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu’au néant que jusqu’au tout. Il la faut infinie pour l’un et l’autre, et il me semble que qui aurait compris les derniers principes des choses pourrait aussi arriver jusqu’à connaître l’infini. L’un dépend de l’autre et l’un conduit à l’autre. Ces extrémités se touchent et se réunissent à force de s’être éloignées et se retrouvent en Dieu, et en Dieu seulement.
Connaissons donc notre portée. Nous sommes quelque chose et ne sommes pas tout. Ce que nous avons d’être nous dérobe la connaissance des premiers principes qui naissent du néant, et le peu que nous avons d’être nous cache la vue de l’infini.
Notre intelligence tient dans l’ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l’étendue de la nature.
Bornés en tout genre, cet état qui tient le milieu entre deux extrêmes se trouve en toutes nos puissances. Nos sens n’aperçoivent rien d’extrême, trop de bruit nous assourdit, trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue. Trop de longueur et trop de brièveté de discours l’obscurcit, trop de vérité nous étonne. J’en sais qui ne peuvent comprendre que qui de zéro ôte 4 reste zéro. Les premiers principes ont trop d’évidence pour nous ; trop de plaisir incommode, trop de consonances déplaisent dans la musique, et trop de bienfaits irritent. Nous voulons avoir de quoi surpayer la dette. Beneficia eo usque laeta sunt dum videntur exsolvi posse. Ubi multum antevenere pro gratia odium redditur. Nous ne sentons ni l’extrême chaud, ni l’extrême froid. Les qualités excessives nous sont ennemies et non pas sensibles, nous ne les sentons plus, nous les souffrons. Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêche l’esprit ; trop et trop peu d’instruction.
Enfin les choses extrêmes sont pour nous comme si elles n’étaient point et nous ne sommes point à leur égard ; elles nous échappent ou nous à elles.
Voilà notre état véritable. C’est ce qui nous rend incapables de savoir certainement et d’ignorer absolument. Nous voguons sur un milieu vaste, toujours incertains et flottants, poussés d’un bout vers l’autre.

http://www.penseesdepascal.fr/Transition/Transition4-moderne.php




Quelque terme où nous pensions nous attacher et nous affermir, il branle, et nous quitte, et si nous le suivons il échappe à nos prises, il nous glisse et fuit d’une fuite éternelle ; rien ne s’arrête pour nous. C’est l’état qui nous est naturel et toutefois le plus contraire à notre inclination. Nous brûlons du désir de trouver une assiette ferme, et une dernière base constante pour y édifier une tour qui s’élève à [l’]infini, mais tout notre fondement craque et la terre s’ouvre jusqu’aux abîmes.
Ne cherchons donc point d’assurance et de fermeté ; notre raison est toujours déçue par l’inconstance des apparences : rien ne peut fixer le fini entre les deux infinis qui l’enferment et le fuient.
Cela étant bien compris, je crois qu’on se tiendra en repos, chacun dans l’état où la nature l’a placé.
Ce milieu qui nous est échu en partage étant toujours distant des extrêmes, qu’importe qu’un autre ait un peu plus d’intelligence des choses ; s’il en a et s’il les prend un peu de plus haut, n’est‑il pas toujours infiniment éloigné du bout et la durée de notre vie n’est-elle pas également infime de l’éternité pour durer dix ans davantage ?
Dans la vue de ces infinis tous les finis sont égaux et je ne vois pas pourquoi asseoir son imagination plutôt sur un que sur l’autre. La seule comparaison que nous faisons de nous au fini nous fait peine.
Si l’homme s’étudiait le premier il verrait combien il est incapable de passer outre. Comment se pourrait-il qu’une partie connût le tout ? Mais il aspirera peut-être à connaître au moins les parties avec lesquelles il a de la proportion. Mais les parties du monde ont toutes un tel rapport et un tel enchaînement l’une avec l’autre que je crois impossible de connaître l’une sans l’autre et sans le tout.
L’homme par exemple a rapport à tout ce qu’il connaît. Il a besoin de lieu pour le contenir, de temps pour durer, de mouvement pour vivre, d’éléments pour le composer, de chaleur et d’aliments pour se nourrir, d’air pour respirer. Il voit la lumière, il sent les corps, enfin tout tombe sous son alliance. Il faut donc pour connaître l’homme savoir d’où vient qu’il a besoin d’air pour subsister et, pour connaître l’air, savoir par où il a ce rapport à la vie de l’homme, etc.
La flamme ne subsiste point sans l’air ; donc pour connaître l’un il faut connaître l’autre.
Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiatement et immédiatement, et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties.
L’éternité des choses en elles‑mêmes ou en Dieu doit encore étonner notre petite durée.
L’immobilité fixe et constante de la nature, comparaison au changement continuel qui se passe [en nous, doit faire le même effet].








S'il restait un seul cas à examiner, ce seul suffirait pour empêcher la définition


Blaise Pascal





Préf. Vide.








Transférer ses données personnelles sur écran, premier mouvement du concerto déconcertant de l'auto-mesure.









La technologie contemplative, l'oxymore fait des progrès.









Les données sont lues par des développeurs qui prétendent tout savoir de nous, 
les rois de l'apparence.












L'obsolescence de l'homme par la mise en pièce de son histoire, 
la  frappe de l'obole technologique garantit la valeur de l'offrande au cerbère de la Toile.








Avoir les abeilles : le robot prenait le roman de sa vie pour du réel.






La mainmise invisible sur les données, l'ébouriffant réseau d'un super geek !







L'illusion de la connexion diffusée par les réseaux sociaux fait réellement évaporer toute notion de vie privée.







Le cyborg conscient, chef des Dévorants. dévoré par données.





« Le type de l’ermite de masse était né. Maintenant, ils sont assis à des millions d’exemplaires, séparés mais pourtant identiques, enfermés dans leurs cages tels des ermites ».
Gunther Anders



Par un tour de passe passe technologique, tout le réel devient instantanément fantomatique.





Matrice à illusions, mode répétitif programmé, ce qui n'a lieu qu'une fois 
est rendu peu crédible.










Le réel technologique reflète religieusement le reflet.








Devenir ingénieur de soi-même par tableau de contrôle interposé, 
bonjour le robot !









Le futur tout technologique a quelque chose de terrifiant, comme la grande mutation planétaire actuellement à l'oeuvre...








La mesure de soi, perle fine ornant le collier technologique du geek.







DÉFINITION DU MOT JOUISSANCE

Etat de profiter pleinement de quelque chose.





Selon Jacques Lacan, par-delà le principe du plaisir,
la jouissance pousse l’individu à aller au-delà de ses limites
pour remporter un quelque chose qui lui procure du bien.






Mesurer toute sa vie, la grande démesure.






La grande illusion de l'optimisation artificielle de l'intuition fait passer à la vitesse supérieure : version hors champ d'humanité.



.

 « Le type de l’ermite de masse était né. Maintenant, ils sont assis à des millions d’exemplaires, séparés mais pourtant identiques, enfermés dans leurs cages tels des ermites ».

Gunther Anders, 





L'oeil de la technologie qui voit tout multiplie à l'infini sur l'écran des versions de soi-même jusqu'
à ce qu'on ne sache plus qui on est réellement.







"We risk transforming, perhaps permanently, the ways in which our brains perceive people, time, space, emotion. And isn’t that marvelous?"


https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2016/06/22/i-have-found-a-new-way-to-watch-tv-and-it-changes-everything/








"Or est qui 
  Or vault"

trésor des sentences





L'expérience abstruse de l'hyper connecté : moins je suis là, plus j'existe.






"L'or véritable ne craint pas le feu."




Les résidus de données, l'oeuvre au noir dans le circuit de l'économie de 
la toile.




Fleuve amour numérique, torrents de connexions d'amants automatiques.



Comment exister flottant entre deux états, l'esprit happé par le flux augmenté du changement  ?




La technologie contemplative, l'obscure clarté de la réalité augmentée. 





L'ultraconnexion, une brûlante question d'intensité fait artificiellement vibrer la corde sensible de l'existence commune.





 

 La technologie, une pompe économique à aspiration vitale.





L'ermitage de sombre clarté de la réalité augmentée, infinie solitude de l'ultra connexion dans l'univers des avatars.







Je suis insaisissable, miroir de l'incertitude...


http://jacquelinewaechter.blogspot.fr/2015/05/je-suis-insaisissable-miroir-de.html











jeudi 16 juin 2016

Virtuelart, une nouvelle voie.

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Virtuelart : la créative dimension, une ressource infinie d'expression.


La procréation d'art virtuel, la voie d'une nouvelle forme de mise au monde. 








Tout change subtil en toute chose, 
étrange impression d'effet miroir 
envolée dans l'espace-temps de la mémoire du vivant. 






L'artiste envisage la réaction de la révélation suprême du monde ultra-sensible.

L'art de la réflexion dans le miroir virtuel

inaugure l'ouverture d'un nouveau genre de vision.








Le détail infime compte plus que tout, 
la vibration trace des chemins lumineux de métamorphoses 
d'inscriptions 

dans le champ

quintessencié

universel.






Un support sensible au bleu et au vert, lieu-dit orthochromatique.





Un support dont la sensibilité approche la vision humaine,

lieu- dit panchromatique.






L'artiste d'un nouveau genre : lumineusement neutre !







L'artiste est un récepteur ultra-sensible des nouvelles formes de métamorphoses qui transcendent les us et coutumes, l'habituel,
l'ordre des convenances.







L'intime reflet récepteur des vibrations universelles nous accorde possibilités de nouvelle voie.






L''effet vague universel nous intime par l'accord de la nature des choses.









Etre bon récepteur, c'est au mieux lâcher-prise, 
brillant miroir intime du flux universel d'orientation de la voie.










Bien réciproque fait la lumière. 






Connections, fluidité des échanges, interpénétrations d'empreintes et mélanges génétiques incubent la diffusion du progrès de la fusion par la science des métamorphoses. 
L'art d'une nouvelle voie : la régénération du vivant par multiplication de la vie hybride.






Etre relieur-récepteur, l'art d'une nouvelle voie.









Tout le monde sait être spirituel

à la source du coeur

aller d'un pas nouveau...










dépouillé

révélé

le mystère de la renaissance


imperceptibilité 

silence


humilité





Procréateur d'art, une nouvelle voie.


Amour d'être relieur-récepteur, le meilleur moyen de
contribuer à l'art d'envisager une nouvelle forme de mise
au monde.



Plusser a pour but l'immortalité.


http://jacquelinewaechter.blogspot.fr/2015/03/plusser-pour-but-limmortalite.html